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Hernies vésicales

Les liernies vésicales ordinaires, ou cy stocèles ,sontmo'ms intéressante que les hernies tuniquaires. Les cystocèles ont lieu par l'anneau inguinal par l'anneau crural, elles sont périncales, vaginales ou enfin elles passer à travers une éventration abdominale.

Les hernies tuniquaires vésicales sont remarquables et consistent dan le déplacement de la membrane muqueuse à travers la tunique muscu leuse ; elles forment les loges vésicales ou vessies supplémentaires de plu sieurs auteurs. On sait que les couches musculaires de la vessie offrent un épaisseur très-inégale dans les divers points en laissant même quelque intervalles, et dans les vessies, dites à loges ou à cellules, la hernie de 1 muqueuse à travers les fibres musculaires est des plus évidentes. Le carac' tère anatomique de cette lésion est que cette vessie supplémentaire, d grandeur variable, est dépourvue de fibres musculaires.

Cruveilhier a vu une vessie supplémentaire deux fois plus considérabl que la vessie véritable qui était beaucoup plus épaisse et facile à recon naître (1). Il a vu aussi la poche accidentelle occuper la place de 1 vessie elle-même qui était rejetée de côté. Chez un zoologiste de grani mérite ayant peur du cathétérisme, le refusant obstinément et dont 1 vessie ne se vidait que par regorgement, j'ai pu reconnaître une herni tuniquaire vésicale, parfaitement arrondie et lisse, située à droite dan l'abdomen en dehors de l'ombilic. Après le cathétérisme et par des près sions abdominales, la tumeur qui était brusquement apparue se dissipj de même.

La forme des cellules ou poches tuniquaires vésicales est sphéroïdal ou conoïde, ou comme un doigt de gant ; le volume variable, parfois très petit. L'orifice est plus ou moins ouvert, et quand il est large, il perme le passage de calculs ou de concrétions dans les poches tuniquaires.

Ruptures et perforations de la vessie.

Les ruptures vésicales sont plus fréquentes que les ruptures de l'œso i phage et de l'estomac. Elles peuvent résulter d'un traumatisme, surtout lî vessie étant remplie, ou encore d'un coup violent, d'une chute, du passage d'une roue de voiture, de la compression de la tête du fœtus pen dant l'accouchement. Le bas-fond est le siège de la rupture par violenc(

(1) J. Cruveilhier, Traité cl anatomie pathologique générale, t. I, p. 591, 1849.

mm

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extérieure ; dans le cas de réplétion excessive, la solution de continuité se produit au-dessus de l'insertion des uretères ou en avant du col. l Dans les cas de cystite préalable avec parois ramollies, la déchirure peut avoir lieu à la paroi supérieure, partie la plus mince et la moins soutenue; dans ce cas l'urine s'épanche dans le péritoine. Après le séjour trop prolongé d'une sonde à demeure portant sur le bas-fond vésical, et dans les autres cas, l'urine arrive dans le tissu cellulaire du petit bassin jet elle y détermine des abcès ou au moins une inflammation urineuse.

^ Les perforations suites d'abcès, d'ulcères vésicaux, de destructions de néoplasmes sont spéciales. Elles donnent lieu à des communications anormales, elles occasionnent aussi des fistules vésicales dont voici l'énuméra-

ftion : fistules vésico-vaginales, vésico-rectales, vésico-utérines, vésico-

|utéro-vaginales , entéro-vésicales, vésico-cutanées, tantôt ombilicales,

itantôt sus-pubiennes.

' Corps étrangers et parasites.

fl . — Corps étrangers ; Calculs vesicaux.

I A. Les corps étrangers de la vessie introduits par l'urèthre dans un but I inavouable sont nombreux, ce sont des aiguilles, des fragments de bois ou d'ivoire, de métal, etc. Les sondes, les bougies, des débris d'instruments de chirurgie ont pu rester dans la vessie après rupture ou dessoudure, et se sont recouverts rapidement de concrétions de phosphate calcaire. Je n'y insiste point.

B. Les sédiments, sables, graviers et calculs vésicaux sont formés dans le rein ou le bassinet et descendus dans la vessie, ils y forment des corps étrangers qui s'agrandissent par le revêtement de couches nouvelles.

Les sédiments proprement dits, résultant de l'excès de certains principes constituants de l'urine, sont fréquemment observés dans les maladies. Le plus commun est celui qui se produit dans les urines dites rares et fébriles rendues limpides, mais se troublant par le refroidissement. Il résulte de la précipitation d'urates de soude et d'ammoniaque, contenant parfois l'urate de chaux et de magnésie. Ces urates se déposent en grains microscopiques larges de 1 à 5 (voy. fig. 208), agglutinés ou en amas, parfois avec de petites aiguilles cristallines.

Les sédiments d'acide urique sont les plus communs après ceux d'urates alcalins. Ils forment une masse moins grande et ressemblent à de la

APPAREIL DE L'URINATION.

brique pilée ou à une poussière rouge. Ils sont mêlés souvent avec les autres sédiments ; on les observe chez les rhumatisants et surtout chez les goutteux, les grands mangeurs et buveurs. Les caractères

FiG. 208. — Urate de soude et d'ammoniaque.

de l'acide urique des urines, cristallisé et vu au microscope, sont trèsnets (fig. ^209).

Les cristaux d'acide hippurique sont très-rares, exceptionnels et représentent des prismes bipyramidaux ou des aiguilles allongées cristallines (1).

Voxalate de chaux accompagne des maladies très-diverses, mais l'oxalurie survient facilement après l'usage de certains aliments, de l'oseille par exemple. On trouve avec le microscope, les cristaux d'oxalate de chaux, invisibles à l'œil nu et ordinairement peu abondants. La forme en octaèdre cubique est remarquable entre toutes, celle dite en enveloppe de letlre vient d'un octaèdre à base élargie (fig. 210). Certains cristaux d'oxalate de chaux ont la forme en sablier, ou ressemblent à deux reins réunis par la concavité, et striés (fig. 5^11). Ils sont souvent ainsi dans le noyau des calculs.

Les dépôts granuleux de carbonate de chaux et phosphate tribasique

(1) Charles Robin, Leçons sur les humeurs normales et morbides, etc., 2° édition, p. 869, fig. 29, 1874.

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de chaux ne sont jamais en grande quantité. Ils sont associés ordinairement au suivant dans les urines alcalines.

FiG. 209. — Cristaux d'acide urique vus dans les sédiments urinaires.

C'est le phosphate ammoniaco-magnésien qui se produit et se dépose abondamment dans les inflammations vésicales chroniques avec urines neutres ou alcalines, dans les paralysies, etc. La forme de ses prismes est des plus caractéristiques (fig. 21-2).

LABOULBENE. 50

786 , APPAIîEIL DE L'URINATION.

Les sédiments de cystine sont peu épais, grisâtres ou blanchâtres et des plus rares. La cystine se reconnaît, outre les caractères chimiques,

FiG. 210. — Cristaux octaédriques Fig. 211. — Cristaux en sablier et striés

d'oxalate de chaux. d'oxalate de chaux. (Beale, pl. xxiv.J

à la forme de lamelles hexagonales, de baguettes allongées ou à ses prismes à six pans tout à fait incolores (fig. 213) solubles dans l'ammo-

FiG. 212. — Prismes de phosphate ainmoniaco-magnésien. (Robin et Verdeil, Chbnie

analomique, pl. vu.)

niaque sous les yeux de l'observateur, ce que ne fait pas l'acide urique.

Les sables, graviers et calculs urinaires vésicaux ont une grosseur très-variable. Les moindres, presque microscopiques, sont pulvéru-

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lents. Plus volumineux, ils constituent des graviers de forme arrondie ou irrégulière, et quand leur dimension atteint celle d'un grain de

FiG. 213. — Cristaux de cystine.

raisin ou d'une noisette, ce sont des calculs progrement dits, dont la quantité ou le nombre varie en rapport inverse de la grandeur.

Le volume des calculs, d'un grand intérêt pour l'opérateur, peut être considérable, on eu a vu pesant plusieurs kilogrammes et qu'on croirait à peine avoir pu se trouver dans une vessie humaine. La forme ordinaire est ronde ou ovoïde, parfois ils sont arrondis, ou aplatis comme des galets de rivières. Les calculs volumineux se moulent pour ainsi dire sur la

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