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ÉpUhcIîoiucs du testicule

Vépithéliome testiculaire ou cancer, on sarcocèle ordinaire, est un des néoplasmes les plus fréquents de cet organe. Il est primitif et très-rarement secondaire ; de plus, il occupe un seul testicule.

La tumeur formée par l'épithéliome peut acquérir des dimensions très- \ grandes; on l'a vu de A, 5, 6 et même 9 livres. L'infiltration épithéliale ou quelques nodosités disséminées marquent le point de départ du néoplasme et s'étendent très-rapidement. Le testicule est d'abord affecté, puis l'épididyme. «

La néoplasie épithéliale comprime les tubes séminifères, qui sont i it repoussés au loin et finalement détruits. L'enveloppe albuginée résiste, i k distendue et longtemps intacte; mais elle est envahie à son tour, ainsi i i que l'épididyme, le cordon, les lymphatiques des régions pelviennes i i et rélro-périlonéalc.

Avec le microscope, on constate que l'épithéliome testiculaire débute I l par les cellules épithélialcs multipliées et modifiées des tubes séminifères. i

L'épithéliome encéphaloide du testicule est le plus fi'équcnt et le I plus volumineux. Sur une coupe, on voit une masse d'étendue vaiiable, ' ! ou des amas de néoplasme, blanchâtres, mollasses, qui donnent par î

(1) J. Renaut, Lymphadénome du testicule, etc. {Bulletins de la Société anat. de Paris, p. 122, 1875). — M.M.ASSEz, in Manuel d'histologie pathologique de Cornil et Ranvicr, 3' partie^ p, 1110, 1876. — U. TiiÉLAT, Lijmphadénome malin du testicule (Société de chirurgie, 1877.)

(2j J. Gruveilhier, Anatomie pathologique du corps humain, livraison XXX, pl. 3 et A.

{'.]} T.-B. Gurling, Traité prat. des maladies du testicule, etc., Irad. L. Gosselin, p. iOG, 1857,

TESTICULES

la pression un suc miscible à l'eau. Ce suc lactescent distingue l'épilhéiiome du sarcome. Très-souvent l'cncéplialoïde testiculaire offre des pisseaux capillaires très-nombreux, ectasiés et avec des prolongements; jpn a dans ce cas la variété hématode du cancer testiculaire (fig. 221). La Ippture de ces vaisseaux occasionne des hémorrhagies et des épancliements sanguins d'abondance variable.

Fifi. 2'2I. — Vaisseaux de l'épi lliélionie ou cancer liématoilc du testicule *.

Le squirrhe, avec prédominance de l'élément fibreux, offrant moins de cellules et de noyaux, est beaucoup plus rare ou exceptionnel. La tumeur testiculaire n'est })as très-volumineuse; elle est dure, mamelonnée et bosselée. Elle s'accroît lentement. Sur la coupe, on trouve souvent une cicatrice lardacée, jaunâtre, par dégénérescence graisseuse de l'épitliélliome.

L'épitliéliome testiculaire offre encore une variété kystique, dans laquelle la paroi des cavités bourgeonne et fournit des exci'oissances revêtues de cellules épithéliales de diverses variétés. Le contenu des Itystes est colloïde ou sanguinolent et les cellules granulo-graisseuses. Malassez a décrit cette variété sous le nom d'épilbéliome muqueux ou myxomateux.

* Fig. 221. — Vaisseaux capillaires d'un épitliéliome télungiectasiquc ou hématode du testicule. Les capillaires larges et à parois minces offrent des appendices en cul-de-sac indiquant leur formation par bourgeonnement (Uindlleiscli, Histologie pathologique).

APPAREIL DE LA GÉNÉRATION

©. — Tuberculose tosticulaîrc.

La tuberculose du testicule peut être primitive, précédant celle des poumons ; elle se montre dans l'épididymc, et celui-ci est plus fréquemment atteint c|ue le testicule. Quand la tuberculose est généralisée, elle est, en général, plus avancée dans l'épididyme.

Les granulations tuberculeuses testiculaires apparaissent comme des petits corps grisâtres, très-fins, disposés en série, plus serrés et plus confluents vers le rete testis. Quand les tubercules sont volumineux, ils se groupent; le centre, devenu jaunâtre et caséeux, se ramollit. La portion caséifiéc provoque une inflammation éliminatrice et le pus grumeleux s'ouvre au dehors, après un temps assez long. A cette période, la tuberculose testiculaire coïncide souvent avec celle de plusieurs autres portions de l'appareil génito-urinaire, telles que la prostate, les vésicules séminales et les reins (1).

Examinées avec le microscope, les granulations miliaires très-fines qui siègent sur la tunique vaginale sont composées comme celles de la plèvre et du péritoine. Les granulations grisâtres qui occupent les tubes séminaux se produisent en anneau autour de ces tubes; en déroulant ces derniers, on voit, à un faible grossissement, une nodosité occupant une partie de la circonférence et en ce point le tube est dilaté. Plus tard, le tube séminifère renferme dans son intérieur des cellules épithéliales devenues granulo-graisseuses, tandis qu'à la périphérie sont des corpuscules néocytiques, plus ou moins granuleux et déformés. L'aspect est celui dont j'ai parlé pour les vaisseaux de petit volume (voy. p. 511 el fig. 135).

Les tubercules ramollis ne permettent pas toujours de constater la partie centrale, formée par un canalicule séminifère ou un conduit épididymaire, mais parfois la lésion est évidente.

Les tubercules du testicule peuvent se caséifier en s'incrustanl de sels calcaires et ceux-ci sont nettement déposés en forme de cylindre le long des tubes séminifères. Les lésions de la tuberculose chronique avec éli; mination des produits tuberculeux, offrent des trajets fistuleux recouverts de tissu embryonnaire et parfois un bourrelet fongueux au dehors, également constitué par des cellules embryoplastiques et des vaisseaux de nouvelle formation. Gosselin a signalé la tuberculose extérieure de l'épididyme ayant lieu, avec calcification, lorsque le produit morbide, au lieu

(1) Cm. Dufour, Élude sur la tuberculisalion des organes génito-urinaires, Ihùsc de Paris,

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ile rester enkysté s'est fait jour dans le tissu cellulaire ou lamineux envionnant en y prenant un développement parfois considérable (1). p. RicoRD, Marche de la tubcrciilisatioa dans les organes génitaux (Bull, de l'Académie de lédeclne, t. XVII, p. 791, 1S5'2).— B.^uchet (L.-J.). Des tubercules au point de vue chirurgical, lèse d'agrégation de chirurgie, Paris, 1857. — Duplay et Denonvilliers, Tuberculisation aiguë es testicules (Union médicale, 1860). — J. Cruveilhier, Tubercules testiculaires (Traité d'anapmie patiiologique générale, t. IV, p. 795, 1862). — Nicaise, Des tubercules du testicule (Gaz. nédicale de Paris, p. 437, 1873). — G. Tizzoni et J. Galle, Ein Beitrag zur Lehre von dcr lodentuberculose (Archiv fiir path. Anat. und Physiol., t. LXIII, 1875). — J. Gaule, Rccli. inat. sur le testicule tuberculeux (Phthisis testis) (Archiv fiir pathol. Anat. und Physiol., LXIX, p. 64et2I3, 1876). — P. PiECLus, Du tubercule du testicule et de l'orchite tuberculeuse, 'hèse de Paris, n° 189, 1876. — L. Malassez, Note sur le siège et la structure des granulations :Liberculouses du testicule (Archiv. de pliysiol. normale et patiiologique, p. 56, 1876). — L. Gos- Ielin, in Curling, et Clinique chirurgicale de la Charité, 3= édition, 1878.

La sypliilis constitutionnelle détei'minc dans le testicule une orchilc interstitielUc, caractérisée par une néoformation, entre les tubes sémiliaux, de tissu embryoplastique devenant plus tard fibreux. On constate, de la sorte, un écartement des tubes par les éléments nouveaux ; la membrane propre formant la paroi de ces tubes est aplatie, resserrée, l'intérieur ne renferme plus de cellules ou à peine quelques-unes. Dans cet état, le testicule envahi en totalité ou en partie, a sa tunique albuginée épaissie (Ricord) ou même végétante (périorchite). I L'orchite interstitielle syphilitique décrite d'abord par Bell, A. Gooper, Bérard, Ricord, etc., a été récemment étudiée chez les jeunes enfants par IHutinel. La lésion est ordinairement diffuse, rarement localisée; c'est l'toujours autour des vaisseaux que s'amassent les éléments embryonnaires, puis le tissu interstitiel s'infiltre de jeunes cellules. La deuxième phase du processus est marquée par la transformation en tissu scléreux, qui comprime et atrophie les tubes séminifères.

Les gommes et les syphilomes testiculaires s'accompagnent constamment d'orchite interstitielle et de périorchite. La néoplasie siège dans l'albuginée ou dans le tissu fibreux nouveau placé entre les tubes sémij nifères. Les masses grisâtres ou jaunâtres syphilitiques proviennent de la dégénérescence des éléments fibreu.x. Les syphilomes sont durs et ne suppurent pas ; la compression, puis l'atrophie des tubes séminifères par ces néoplasies est la règle. C'est à elles que se rapporte la plus grande partie de l'orchite chronique décrite pïu' Curling. Le ramollissement puri- I forme (voyez page 797) scrail-il lié à la syphilis testiculaire (?)

î. — Syphilis testiculaire.

(1) L. GnssELi.v, in Curling, Traité pratique dex mqlndies des testicules, p. 332, note, 1857.

ArPAKElL DE LA GÉNÉRATION

NoRTH, Mcd. Times and Gazette, vol. I, p. 403, 1863. — A. Fournier, Sarcocèle syphilitique (Mouvement médical, n"' 44, 43, 44, 40, 1875). — Lewin, Berlin, klin. Wochenschrift, n»' 2 et 3, janvier 1876. — Henoch, Berl. klin. Wochenschrift, n" 33, p. 483, 1877. — J. Parrot, Syphilis héréditaire (Revue mensuelle, n" 9, p. 669, 1877). — Hutinel, Sur les lésions syphilitiques du testicule chez les jeunes enfants (Revue mensuelle, n° 2, p. 107, 1878).

S. — Kystes du testicule.

La maladie hjslique du testicule décrite nettement pour la première fois par Astley Cooper, consiste en petites loges ou cavités kystiques situées sous ralbuginée dans la substance testiculaire. Il est évident aujourd'hui qu'il y a plusieurs espèces différentes de ces kystes, et que les i uns proviennent do la dilatation de canaux préexistants, tandis que les autres i résultent d'une distension des aréoles du tissu conjonctif ou lamincux. Les kystes formés par la dilatation des tubes séminifères, rapprochés

par A. Cooper des tumeurs enkystées du sein dues à la dilatation des conduits galactophores, sont parfois très -nombreux et même innombrables (fig. Ils consti-

tuent une affection locale, Fœrster s'est assuré que ces kystes sont tapissés par un épithélium petit et proviennent d'un élargissement avec isolement des canaux séminifères. Leur contenu d'abord gliitineux, peut plus tard être séreux.

Beaucoup de sarcomes kystiques testiculaires, avec des noyaux d'encliondrome et formation de fibres musculaires, sont produits par l'cctasic des tubes propres du testicule. D'autres kystes testiculaires sont liés à l'épithéliome. Nepveu a suivi le processus de dilatation des tubes séminifères et vu des globes perlés situés dans les lobes agrandis. Ces lobes perlés (4), se rapportant à ceux de l'épithéliome des lèvres (voy. p. 80, tig. 6 et 8), ont été aussi trouvés par Cruvcilhicr dans les dilatations aréolaires du cancer testiculaire.

Fig. 22-2. — Kystes du testicule (d'après Curling)

(1) YiARDOT, Essai sur les Uimeurs perlées des tesiicules, thèse de Paris, n» 122, 1872.

TESTICULES. 809

Existe-t-il des dilatations des vaisseaux capillaires et lymphatiques du 3Sticule semblable à celles des nœvi? (voy. p. 032 et 057). L'observaiion est muette sur ce point.

Malassez a décrit avec grand soin un épiLlitMiorae myxoïde kystique. )ans le fait observé par lui, les productions kystiques situées dans le entre du testicule étaient isolées du parenchyme tesliculaire rejeté sur le 'ôté. Les kystes situés au milieu d'un tissu conjonctif à peu près normal, étaient assez volumineux, comme un pois ou une noisette. La surface pterne des kystes était en général lisse, mais elle présentait sur plusieurs les végétations ou villosités saillantes; elle était tapissée par des cellules e toutes formes, polygonales, aplaties, cylindriques, en capsule, quel- [ues-unes à cils vibratiles. Les cellules desquamées étaient colloïdes ou n dégénérescence graisseuse. Malassez n'a pas vu de modification des iubes séminifères, ni de passage à la ti'ansformalion kystique. L'épithéiome est pour lui de nouvelle formation en dehors de ces tubes. I L'histoire anatomique des kystes testiculaires est encore à l'étude. Des vystes dermoïdes et par inclusion fœtale ont été trouvés plusieurs fois lans le testicule (voyez Corps étrangers).

T.-B. CuRMNG, A pratic?! Trealisc on tlie Discases of Testis, etc., in-S», London, 1843; et rad. h. GossELiN, p. 408, avccfig., 1857.— L. Gosselin, r>cchcrches sui- les kystes de répidiyme, du testicule et de l'appendice testiculairc (Archiv. gén. de médecine, 4'* série, 1848 . XVI). — ■ U. Trélat, Sur un cas de kystes du testicule de l'espèce décrite par A. Cowper pus le nom d'hydatide ou maladie enkystée du testicule (Archiv. gén. de médecine, 5' série,

III, 1854). — J. GiiUVEiLHiER, Kystes exlra-testiculaires (Traité d'anat. pathologique générale, [ III, 1856). — Ch. Robin, Origine épidiilymaire des tumeurs dites sarcocèles encéphaloïdes et iystique du testicule (Arcliiv. gén. de médecine, 5° série, t. VU, 1856. — Malassez, Note sur n cas de maladie kystique du testicule (Archives de physiologie normale et pathologique, p. 122, vec planche, 1875).

Hémorrhagie et Anémie des testicules, fl. — Ucniorrlingic tci^tîculairc

L'hémorrhagie testiculaire proprement dite a lieu dans l'intérieur inêmc de la substance du testicule. C'est l'apoplexie du testicule de Crul'eilhier (1) et l'hémalocèle intratesticulaire de Cornil et Ranvier (2). 311e peut coexister avec l'hématocèle vraie péritesticulaire. Dans un cas, |1 y avait un caillot décoloré du volume d'une petite pomme. Ce caillot ^tait traversé par des vaisseaux cà parois épaisses. Les couches périphéiques montraient des tubes séminifères dissociés et englobés dans le

(1) J. Cruveilhier, Traité cVanat. pathologique générale, t. IV, p. 229, 1862.

(2) Cornil et Ranvier, Maymel d'histologie ■pathologique, 3" partie, p. 1103, 1870.

810 AIM-AKEIL DE LA GÉNÉRATION

caillot. La substance testiculairc contiguë offrait des lésions d'orchite parencliymaleuse et d'orchite interstitielle, caractérisée par une production abondante d'éléments embryonnaires arrondis.

Dans les cas d'orchite varioleuse, j'ai trouvé des ecchymoses intratesticulaires (voyez p. 794). J'ai signalé les épanchements sanguins de l'épithéliome encéphaloïde (voyez p. 805).

Anémie tosticnlairo.

L'anémie testiculairc (1), sur laquelle Gosselin a insisté, est caractérisée par un certain degré d'atrophie et par une pâleur très-prononcée \ du tissu propre et tubuleux du testicule, ptdeur dûe à la petite quantité ii de sang que renferme l'organe. Gosselin a constaté l'absence des sperma^ .j tozoïdes, tant dans le testicule que dans l'épididyme et les voies sperma- ■{ s tiques, dans les cas d'anémie testiculairc qu'il a observés. j t

L'anémie peut être bilatérale, occupant ainsi les deux testicules, ou j f unilatérale, et alors elle coïncidait toujours avec une autre lésion, soit du testicule, soit de ses enveloppes. Elle est surtout remarquable après l'inflammation de la tunique vaginale avec hématocèle et principalement | avec oblitération de la cavité.

Hydrocèles et Hématocèles péritesticulaires. 1. — nydrocèlcs.

hlujdfocèle de la tunique vaginale est due à une inflammation de cette tunique. Le liquide qui la forme est en général transparent, citrin, et possède plus ou moins de fibrine. La quantité de liquide varie : on a trouvé depuis 100 grammes jusqu'à 3000 grammes et plus. On aperçoit quelquefois des flocons albumineux flotlant dans le liquide. Ce j liquide peut être coloré en jaune par la cholestérine, disposée en la- | lamelles micacées, ténues et brillantes. Dans les cas où un kyste épidi- {| dymaire s'est rompu, le liquide renferme des spermatozoïdes. Si la lésion , est récente, la suiface de la tunique vaginale est lisse, quoique son tissu conjonctif soit accru. Dans les hydrocèles anciennes, la séreuse est considérablement épaissie ; elle prend parfois une consistance cartilagineuse

(1) L. GossEi.iN, in Curling, Traité prat. des maladies dit, testicule, p. 81 et suiv., 1857. — Lereboullet, Contribution à l'élude des atrophies testiculaires et des hypertrophies mammaires observées à la suite de certain,es orch\les (Gaz. hebdom. de méd- et de citir., n° 31 et suiv., 1877).

TESTICULES

u osseuse et elle est le siège de productions fibreuses, de néomemanes et d'excroissances.

Le testicule est situé ordinairement (fig-. 222), et à moins d'inversion,

la partie postérieure de la tumeur, un peu aujessous du centre. La substance tubuleuse est en jénéral saine, mais il peut arriver que le liquide Dntenu en quantité considérable dans la tunique, aginale, comprime le testicule, le modifie dans sa |)rme, et même détermine quelquefois une atropbio îîus ou moins notable.

Les hydrocèles anciennes offrent les lésions de inflammation chronique (voy. Plèvre, p. 536) : on Dnstate des stratifications de néomembranes ou |éohymènes, pourvues de vaisseaux, et tantôt avec es dégénérescences graisseuses ou des dépôts îlcaires. D'autres fois, on remarque des plaques, ne coque fibreuse, des saillies mamelonnées ou prruqueuses, plus ou moins sessiles ou pédicules. Quand ces productions fibreuses se détachent. Iles constituent des corps étrangers libres dans la h'euse vaginale testiculaire ; on les trouve encore icrustées de sels calcaires.

Les hydrocèles vaginales sont compliquées parfois de kystes ou ien d'une hernie scrotale congénitale ou acquise.

Lliydrocèle enkystée provient d'un sac péritonéal non oblitéré sur )ut le trajet du cordon ; plusieurs kystes sont quelquefois situés au-dessus ;s uns des autres. L'hydropisie d'un ancien sac herniaire oblitéré diffère Qcore de la précédente.

Les kystes spermatiques qui se trouvent surtout au niveau de l'épididyme roviennent d'une dilatation des conduits spermatiques, leur contenu est ^alin et le m.icroscope y montre des animalcules spermatiques et des îUules épithéliales desquamées. Paget les regarde comme constitués par ne formation nouvelle de conduits, mais cela est peu probable.

La dilatation des restes du corps de WoUf et de l'organe de Giraldès, Qalogue aux kystes péri-ovariens, est remarquable par le licpide séreux u'elle renferme. On n'y trouve point de spermatozoïdes.

Les hydrocèles chyleuses ou lactescentes ne renferment pas de lait éritable, mais les éléments de la lymphe après rupture de vaisseaux fmphatiques.

FiG. 523. — Hydrocèle ouverte do la tunique vaffinale *.

* Fig. 2-23, — sticule.

Hydrocèle de la tunique vaginnle, niontrant la dispositiori ordinaire du

812 APPAREIL DE LA GÉNÉRATION

"V. Marcé, Des kystes spcrmati:|iios, tlièse de Paris, 485G. — F. Panas, Mém. sur les cnuses et la nature de l'Hydrocèle vaginale simple ou idiopatiiiqnc des auteurs (Arcliiv. générales de médecine, janvier 1872). — Ramos de Fonseca, Hydroeûles vaginales, thèse de Paris, 1876, — P. Valnot, De la vaginalite suppuréc, thèse de Paris, n° 170, 1876.

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