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Corps étrangers

Les corps étrangerslesplus remarquables juxtaposés au testicule proviennent de kystes dermoïdes ou d'inclusions fœtales. Verneuil a rassemblé avec ; soin les faits de ce genre dans un intéressant travail (3). Il a observé dans un kyste, les éléments de la peau, du cartilage, de la substance grise céré-

(1) Ernest Ci.oquet, De l'hématocèle varjinale , lUbsc de Paris, 18iG. — L. Gosselin, Recherches \ sur l'épaississement pseudo-membraneux de la tunique vaginale dans Vhijdrocele et l'hématocèle, et sur son traitement {Archives gén. de méilecinc, i" série, t. XXVII, 1851). — Bf.raud, Consi- i dérutions sur l'hématocèle ou épanchements sanguins du scrotum {Arcliiv. gén. de médecine, 18.jl).

(2) A. Vehnei'ii,, De l'inclusion scrolaJe et testiculaire, etc. .{Archives générales de médecine, \ 5' série, 1855 et 4877; Société de chirurgie, Rapport, 21 avril 1878). 1

TESTICULES

Icale. Les faits de tissu osseux trouvés contre le testicule se rapportent au lême genre de productions, presque toujours situées a droite. Les corps étrangers de la tunique vaginale, libres dans cette !ivité, ressemblent à ceux de la plèvre et du périloine, mais en miiiiature, Cbassaignac a enlevé un de ces corps étrangers longs de fl millimètres sur l-i de largeur et dont Lebert a fait l'examen microppique (1).

I ï. — l'arnsitcs.

On n'a encore observé dans le testicule et ses enveloppes que les bydatdes et les fdaires.

Guérault dit qu'on a rencontré en Islande des Jiydalidcs dans la tuniue vaginale. Astley Cooper a vu un kyste peut èli'e liydatique de la grosîur d'une perle et placé dans l'épididyme, Iloullain après avoir enlevé un îslicule, le croyant atteint d'un sarcocèle y trouva des bydatides (1). Les lits de Baillie, de Larrcy, de Dupuytren, de Vidal (de Cassis), etc., sont loins probants, celui de Gluge se rapporte à une bydatide en renfermant j' autres plus petites (îi).

! La filaire a été rencontrée assez fi'équemment dans le scrotum bien Italée et une fois dans le testicule.

Vices de conformation.

iVabsence des deux testicules {anorchidié) est due à un arrêt de déve- Dppement. La monorchidie vraie a lieu quand il n'existe qu'un seul lesicule. La cryftorcliidic est simple ou doul)le, la plupart des testicules etenus à l'anneau abdominal sont atropbiés.

i Un fait (['adhérence ou de réunion des deux testicules en un seul a été lommuniqué à L Geoffroy-Saint-IIilaire.

j L'inversion du testicule, avec la surface li])re en arrière et l'épilidyme placé en avant, est d'une grande importance en pi'alique cliirur- ;icale.

I. Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire des anomalies de l'organisation, t I, p. 54-2, Paris, 1832 - E. FoLLiN, Éludes anat. et pathol. sur les anumalics de position et les atropiiics du testicule .\rchiv. gén. de médecine, 1851, t. XXVI). — Lecomte, Eclopies congénitales des testicules, tlicse ,e Paris, n° 150, 1851.— GoEnz, Med. cliir. Zeitung, p. 789, 1853. — Goudaux et Follin, Gazette aéd. de Paris, n" 18, 19 et 22, 1856. — Curling, Traité prat. des mal. du testicule, etc., trad

(1) C. Davaine, Traité des entoioaires, etc., 2" édition, p. 391 et 81i, 187".

(2) A. FoERSTER, Ilandbuch der palhologischen Avaloniie, zwcite Auflage, lîand II, S. 3C5,

APPAREIL DE LA GÉNÉRATION

L. GOSSELIN, p. 1-6i, 1857. — Godard, Études sur la monorcliidic et la cryptorchidie, Paris 1857. — RoYET, De l'iaversion du testicule, Paris, 1859. — Godard, Iiocherches tératologiquei sur l'appareil séminal de riiommcj avec li planches; Paris. 1800. — IIewett, Cas de testiculij surnuméraire (Britisli médical Journal, mai 1876). J

SECTION II

L'ovaire est constitué par une enveloppe fibreuse que revêt le péritoine,! et par une substance molle formée de corps fusiformes et de fibres lamineuses ; il renferme un très-grand nombre de petites cavités ou sacs raem braneux qui sont les ovisacs ou vésicules de de Graaf. La tunique lami neuse de chaque ovisac adhère par la face externe au tissu propre d parenchyme ovarien; elle est tapissée d'épitliélium prismatique. Les petits ovisacs sont entièrement remplis par les ovules, plus tard un liquide s'interpose et distend la cavité, en formant la vésicule de de Graaf; l'ovule se place dans un point de la périphérie entouré de cellules (couche ou stratum proligère).

La vésicule, ou follicule de de Graaf, ayant vidé son contenu ovulaire dans l'oviducte ou trompe utérine, éprouve des modifications, il montre à la surlace une cicatrice, dans l'intérieur du sang coagulé et plus tard un contenu jaunâtre plus ou moins pigmenté par la transformation de l'hématine. Les lésions les plus remarquales de l'ovaire affectent la substance parenchymateuse ou médullaire et les vésicules de de Graaf devenues kystiques.

Inflammations aiguës et chroniques de l'ovaire.

Les modifications apportées par la grossesse aux organes génitaux et en particulier à l'ovaire, quoique physiologiques, sont très-voisines de l'état inflammatoire. Le tissu propre est plus hyperhémié, les cellules sont plus gonflées, les fibres musculaires lisses plus longues et plus volu= i mineuses, aussi l'ovarile puerpérale est-elle la plus fréquente*

i. — Ovnrito aiguë:

VoVarite ou oophorite aiguë est rarement observée en dehors de l'état puerpéral. La menstruation difficile, l'inflammation du péritoine périphérique sont ordinairement concomitantes ; les déplacements, les trail-

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latismes sont les causes les plus réelles, ainsi que les inflammations ubséquentes aux parotides, à la variole, etc.

Dans l'inflammation aiguë légère, l'ovaire a augmenté de volume et il 'stplus mou. La membrane interfolliculaire est rouge, injectée ou jaunâtre, les vésicules sont plus grosses et plus remplies de liquide. On trouve des ifiltrations séreuses du tissu propre, de petites hémorrhagies ; à un degré lus avancé, il existe du pus infiltré ou collecté.

Femme, vingt-huit ans, succombant à l'hôpital Necker avec une ovarite ou jophorite survenue après les règles. En ouvrant l'abdomen, je constate de la léritonite péri-ovarienne gauche ; l'ovaire est gros, quadruplé de volume, sa jrface est sillonnée de vaisseaux dilatés. La couleur est violacée, d'un rouge oiràtre au niveau d'une vésicule récemment rompue. Eu pressant l'ovaire auche, je trouve sa consistance pâteuse, demi-fluctuante, ce qui est dû à une inhibition de sérosité. Sur une section, il s'écoule beaucoup de sang noirâtre ; lusieurs des vésicules sont distendues par un liquide séro-sanguinolent, avec es concrétions fibrineuses. De plus, je constate de petits abcès renfermant du us sanieux, leur volume varie depuis celui d'uae tête d'épingle à un grain de lisin. Le tissu de l'ovaire est partout infiltré de sérosité, enfla toutes les vésiiiles paraissent plus volumineuses.

Avec le microscope, je constate beaucoup de leucocytes dans la sérosité amiante et de plus, dans les follicules de de Graaf je vois les éléments du sang, e la fibrine, des cellules épithéliales, des leucocytes nageant dans un liquide .'ouble, un peu rougeàtre et sanieux. L'ovaire droit était simplement congesonné ; l'utérus n'était pas gravide.

Dans Vovarite puerpérale, on trouve une congestion ordinairement fès-prononcée de l'ovaire, des exsudats fibrino-purulents abondants fecouvrant l'ovaire et la trompe. Le pus est infiltré ou collecté dans le tissu e l'ovaire. Dans les follicules, le liquide est séro-purulent. Parfois l'ovaire aigne dans un exsudât pseudo-membraneux puriforme. Dans d'autres is, l'ovaire fait partie du pseudo-kyste purulent qui s'ouvre dans les 'rganes creux voisins.

Les terminaisons de l'ovarite sont: l'induration par une multiplication es éléments du tissu lamineux dans la période aiguë ; plus tard, il se brme des faisceaux de tissii conjonctif amenant une sclérose, partielle Ifdinairement, mais qui peut aussi être généralisée.

Le ramollissement gris, la fonte putrilagineuse ou la gangrène de l'ovaire nt lieu sur'tout dans l'ovarite puerpérale ; tous les tissus sont alors réduits n Une matière grisâtre^ sanieuse, presque difflncnLe:

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