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AI'PAi; Kll. DK LA GÉNÉHATION
*. — ©varîto chronique. ' ,
Vovarite chronique succède à la forme aiguë ou s'établit à la longue; I elle est caractérisée par Tluduration ovarienne. Une multii)lication du tissu 1 conjonctif ou lamineux comprime les fibres musculaires ainsi que lef ' vésicules et détermine la formation des faisceaux fibreux. Ceux-ci envahissent une partie ou la totalité de l'ovaire, qui présente alors unej sclérose bien marquée. '
A. CiiÉr.E\u, Mcmoiros pour sorvir à Fétndc des maladies do l'ovaire, Paris, I84i. — SCANZONI," | Trailé pralii]iic des maladies d.'s organes sexuels de la femme, trad. Dor et Socin, Paris, 1858.i j — KiwisCH Klinisclio Vortriige itber spocicUe Pathologie und Tlierapie dor Krajiklioitcn des wcib-, lichen Geschlechts, Prag, 18i9. — B. Biîraud, Recherches sur l'orchite et i'ovaritc varioleuso' (Archiv. gén. de médecine, 5° série, t. Xlll, p. 588, 1859. — DuNCAN, Ovaritis (Edinhurgli med,»j i Journal, vol. XVII, n" 3, 1871). — Bouveuet, Ovaritc double, non puerpérale, etc. (Bull, delaj ';| société anatomiquc di Paris, p. 539, 1875). — A. Boinet, Traité prat. des maladies des ovaires, j . in-8», Paris, 1876. — T. Gallahd, Leçons sur l'ovarite (Union médicale, 18C9. — Leçons clini-i ques sur les maladies des femmes, Paris, 1873). — Cl'llinworth, Abcès des deux ovaires, etc., The Lancet, 11. p. 608, 1877). — Merlou, De l'ovarite aiguë, thèse de Paris, n° 219, 1877. i 1)
Hypertrophie et Atrophie des ovaires. | ,
A. Vhypertrophie vraie des ovaires est restreinte aux périodes raen- ' struelles et à la grossesse. La fausse hypertrophie avec développement des} néoplasmes est des plus fréquentes. ' 1
B. Vatrophie des ovaires arrive dans la vieillesse après la ménopause { " par disparition des ovisncs. L'ovaire est réduit à la moitié et môme au' ' tiers de son volume normal et représente un corps allongé dur, ratatiné, ' * comme plissé sur lui-même. Parfois, il est aplati et oblong, comme s'il j ^ avait été comprimé. A la coupe , on voit que la membrane d'enveloppe a | augmenté considérablement d'épaisseur; la substance propre, les vésicules j ,^ de de Graaf n'existent plus.
Dans les adhérences ovariennes très-serrées et compactes, l'ovaire comprimé s'est généralement atrophié ; il disparaît aussi avec le développe- i ment des fibromes ou des fibromyomes.
OVAIRE
Néoplasmes ovariens.
1. — !«nrcoiiiri« : Fihro-inyonics s Enviiondi-oiiics : l>yinplioincs.
A. Sarcomes. — Le volume des sarcomes de l'ovaire est très-variable : lans une observation de Villard (1), la tumeur pesait 7 kilogrammes, l s'agissait d'un sarcome embryonnaire avec kystes bématiquôs. D'antres ois on a trouvé des kystes séreux au milieu des tumeurs sarcomateuses.
B. Fibro-myonies. — lisse présentent sous la forme de petites tumeurs )lus ou moins arrondies, tantôt superficielles, tantôt profondes ; d'autres [ois ce sont des masses du volume du poing, dans lesquelles il se
Iîveloppe des kystes. Si on examine le tissu de l'ovaire on voit qu'il t tranformé en une masse uniforme, composée de fibres conjonctives et. usculaires.
Les fibromes ou les tibro-myomes ovariens, anciennement décrits et mt l'analyse hislologique n'a point été faite, constituaient pour Cruïilhier les corps fibreux de l'ovaire analogues aux corps fibreux de utérus. Il a fait remarquer leurs différences, les uns ne dépassant pas volume d'un pois, les autres atteignant une grandeur telle qu'ils pesaient 46 livres.
En voici deux types principaux :
Femme, viiigl-six ans, n'ayant pas eu d'enfants. Les deux ovaires étaient rem- )lacés par deux corps fibreux dont le plus considérable avait le volume d'un œtus de sept mois et l'autre un volume moindre d'un tiers. Leur surface était égèrement bosselée, leur dureté considérable. Leur section montra qu'ils staient constitués par un tissu fibreux? très-dense enroulé à la manière des ;orps fibreux de l'utérus. Ce tissu ne pouvait se lacérer ni par les plus fortes ractions, ni par les plus fortes pressions. Il était uniforme dans toute l'étendue le la tumeur. Point de traces du tissu de l'ovaire. Un de ces corps fibreux préientait à sa surface un kyste séreux qui aurait pu contenir une pomme d'api (2).
L'observation suivante se rapporte à une très-grosse tumeur ovarienne, prouvée à la Salpètrière :
I Aliénée, morte dans le service de Mitivier. La tumeur ovarienne remplissait: toute la capacité de l'abdomen, comme dans la grossesse la plus volumineuse. i travers la paroi abdominale, la tumeur était d'une dureté pierreuse et présen-
(1) Villard, DuUetiii de la Société aiiatomique, p. 195, 1870.
(2) Liégeois, Bulletin de la Société analomique de Paris, p. iiO, 185i, et J. Gbuveilkieî!, Traité d'unat. pathologique (jénérale, t. III, p. 704-, 1856.