W AI'PAliKlL l)K LA GÉNÉRATION
rioiir, vers le liers supérieur et latéral au-dessous d'uiie ouverture tubulaire, on voit un petit corps pédiculé.
L'examen microscopique fait avec soin et vérifié par Charles Robin ne m'ai laissé aucun doute sur la nature de ce produit pathologique. Les follicules caractéristiques de la muqueuse utérine y abondent. C'est une membrane organisée, la muqueuse elle-même de l'utérus (i).
t. — Métrite pD-orondo ou parcncliyiiintcus^c aiguë; Myoïuétcile niguë.
La métrite profonde ou parenchymateuse aiguë, mésomélrite, idio-i métrite (Hervieux), myométrite aiguë, fréquente dans les services d'hô-i pital, est rarement observée à l'amphithéâtre; elle est accompagnée de l'inflammation de la muqueuse et souvent du péritoine ; on ne la trouvé pas isolée. Le tissu utérin est uniformément augmenté de volume et do consistance; il est rouge, plus vascularisé, infiltré de granulations et del néocytes, noyaux, cellules embryoplastiques. La cavité utérine est agran-, j die. L'étal de l'utérus rappelle de loin ce qui a eu lieu pour le cœur danf^ les cas d'endocardite et de péricardite aiguës. ■ i
■■«'■■iuiéti'ite, Parnuiétrito, Kxouiétrito.
La périmétrite, paramétrite ou exométrite, inflammation périphériquei de l'utérus, est indéniable » le péritoine, revêtant les faces utérines, a été trouvé adhérent aux tissus voisins par des fausses membranes molles etj ij lâches, aussi bien que par destractus ou des lames néohyméniques. MaisN, la suppuration peut-elle être observée sous le péritoine, et y a-t-il en un ' i mot des abcès péri-utérins? Je n'^en ai jamais vu. Je pense que la majeure | partie des phlegmons péri-utérins sont d'abord des pelvi-péritonites séro-| î adhésives, entre les interstices desquelles un liquide séro-purulent peut' • se déposer et en imposer de la sorte pour des abcès péri-utérins. ; '
Les ahcés ntérins provenant de la suppuration du tissu propre de l'utérus sont excessivement rares : à peine en signale-t-on quelques exemples en dehors de l'état puerpéral, et encore faut-il faire des réserves pour la fréquence des abcès puerpéraux, le plus souvent intra-vasculaires. J'ai insisté à plusieurs reprises auprès des accoucheurs, dans mes demandes pour savoir s'ils avaient observé la suppuration du tissu propre
(1) A. Laboui.bkne, Olineri'alion d'une muqueuse utérine rendue ajnrs un mois et demi île rétention des rer/les (Comptes rendus de lu Société de biologie, t. Il, p. 103, 18r>0).
UTÉRUS
de l'utérus non gravide, et leur réponse a été ordinairement négative. La suppuration utérine dans les diverses parties du parenchyme est donc tout à fait exceptionnelle.
Inflammations utérines puerpérales.
. Les inflammations de l'utérus gravide sont remarquables par leur ten- ' dance à la propagation à tous les tissus et à la purulence. Non-seulement l'utérus est atteint dans sa muqueuse, sa séreuse et le tissu fibro-musculaire, mais les veines et les lymphatiques prennent part à la phlegmasie. De là, résultent des lésions multiples, retentissant sur tout l'organisme, et donnant aux inflammations puerpérales une gravité considérable. Pour la facilité de la description, j'exposerai successivement la métrite, la phlébite, la lymphangite puerpérales.
j i. — Métrite puorpérnie.
La métrile puerpérale, ou des nouvelles accouchées, est une métrile profonde parenchymateuse, pouvant intéresser tous les tissus inira- et péri-utérins. Elle est malheureusement très-fréquente et en voici un exemple :
Femme, vingt-trois ans, primipare, morte à l'hôpital Necker. L'utérus est volumineux, flasque, non revenu sur lui-même. Après avoir été fendu, je trouve la muqueuse d"une couleur lie de vin, recouverte par un liquide de même
Il couleur et même puriforme, sanieiix. 11 existe manifestement un ramollisse-
fment pulpeux de la membrane.
I Au niveaîu de l'implantation placentaire, je remarque des débris du placenta infdtrés de liquide sanieux et fétide. Du reste, toute celte région est d'un brun noirâtre. Par places, il existe une sorte d'exsudat pseudo-membraneux, non résistant et seulement pulpeux.
Avec le microscope, le liquide revêtant la muqueuse est composé de jeunes cellules, de leucocytes, de i,^ranulations protéiques. J'y trouve beaucoup de 1 vibrions, etc. Le chorion de la muqueuse renferme aussi de nombreux leucocytes j et des éléments du tissu conjonctif ou lamineux, tuméfiés et en voie de dégénérescence graisseuse. Les fibres utérines sont granuleuses. Le col de l'utérus est rouge, violacé, ramolli, présentant des déchirures latérales au niveau desquelles je retrouve, par places, l'aspect pseudo-membraneux noté plus haut.
Le tissu de l'utérus est mou, gorgé de liquide, sans abcès dans l'intérieur; les sinus veineux et les lymphatiques sont remplis de pus sanieux.
! L'état de l'utérus et de ses membranes, celui des ovaires, des
APPAP.EIL ni!; LA GÉNÉRATION.
trompes et. du péritoine sont variables dans les phlegmasies puerpérales. 11 en est de même pour les déchirures du vagin et de la vulve. Les lésions anatomiques, visibles à l'œil nu, sont quelquefois peu en rapport avec les accidents très-graves qui se sont manifestés. Les vaisseaux doivent, en pareille circonstance, être soigneusement examinés.