PItlébitc utérine puerpérale
La jihléhite utérine estprofondément située. Le siège d'élection est dans les sinus de l'utérus ; de plus, les veines utéro-ovariennes sont fréquemment atteintes.
A l'œil nu, on distingue les veines enflammées; leurs parois sont épaisses, fragiles; la tunique externe est congestionnée, adhérente aux' parties voisines. On trouve souvent dans le tissu utérin, qui correspond à l'insertion placentaire, des sinus remplis d'une sanie putride, rougeâtre, ou du pus jaunâtre en connexion avec des caillots plus ou moins altérés. D'une manière générale, le contenu des veines est ordinairement du pus rougeâtre sanieux, mélangé à des caillots sanguins; après les avoir enlevés, on constate que la paroi interne est rougeâtre.
Avec le microscope, on voit que le contenu des sinus est composé de fibrine ramollie, fibrillaire ou granuleuse, mélangée à des leucocytes, à des cellules endothéliales , devenues granulo-graisseuses. On retrouve dans les parois des sinus les caractères d'une méso- et d'une périphlébite.
:t. - I^yinpliangitc puerpérale.
Les lésions de la lympJiangite puerpérale sont superficielles et soiispéritonéales, comme les réseaux lymphatiques eux-mêmes de la région;, elles ont un siège particulier : les bords de l'utérus, au niveau de l'accolement des ligaments larges, vers les angles, enfin à funion du corps et du col. Dans ce dernier point, il y a un gros vaisseau lymphatique disposé en anneau et qui est souvent le siège de la lymphangite.
A l'œil nu, on trouve les vaisseaux lymphatiques placés sous le péritoine, formant des méandres d'un blanc jaunâtre, surtout au niveau de l'insertion placentaire. Il sulïit d'enlever la séreuse i)Our les apercevoir sons forme de cylindres jaunâtres plus ou moins considérables, qui rarement atteignent le volume du petit doigt. Ils peuvent être séparés du péritoine par une petite couche de tissu musculaire, ou bien ils sont situés dans l'épaisseur du parenchyme utérin. Un grand nombre se dirigent vers les angles supérieurs de l'utérus; là ils forment des dilatafions ampullaires.
UTÉRUS
jue l'on a prises souvent pour des abcès des ligaments larges. La direction les vaisseaux lymphatiques est double ; les uns suivent les veines ova- 'iennes et l'uretère et vont se jeter dans les ganglions lombaires. E. Quin- [uaud a vu un lymphatique ayant le volume du doigt médius , et formant 'in long cylindre purulent qui paitait de l'utérus pour aller un peu au- [lessus de la région lombaire, dans des ganglions infiltrés de pus. D'autres [lymphatiques ont une direction descendante et vont se rendre dans les l'anglions sacrés et pelviens, d'autres fois, dans les ganglions lymphaiques de la gouttière sous-pubienne (Cruveilhier).
Les vaisseaux lymphatiques enflammés sont moniliformes ; ils ont des larois très-minces et demi-transparentes, sans adhérence avec les tissus oisins; enfin ils aboutissent à des ganglions lymphatiques. Le pus est l'un blanc laiteux ou chyleux; après l'avoir enlevé par le avage, on foiive la membrane interne du vaisseau blanchâtre, opaline, tomenteuse. /Bs lésions secondaires de la lymphangite utérine puerpérale sont les dénites post-pubiennes ou péri-utérines, lombaires, etc.; les phlogmasies ïxsudatives, dites phlegmons diffus sous-péritonéaux, enfin la péritonite [lle-même. Parmi les lésions éloignées et coexistantes remarquables, il tuit signaler les pleurésies, les endocardites, l'endocardite et la myocarlite puerpérale, la lymphangite pulmonaire, etc.