ialnctocèlc et Kyslox du sein
A. La galaclocèle est une tumeur formée par la rétention du lait accumulé dans une portion de la glande mammaire (2). Tantôt la tuméfaction
' FiG. 252. — Cellules des canalicules et des acini mammaires infiltrés de pigment noir. I. Cellules épithéliales infiltrées; 2, tissu conjonctif interstitiel fibrillaire. Grossissement 2.'jl) diamètres (Gornil et Ranvier).
(1) Gornil et Ranvier, Manuel d'hislologie pathologique, 1" partie, p. 329, fig. 1G4, 1869. I' (2) A. FoRGET, Consid. sur la galar.tocele mammaire ou tumeur laiteuse du sein (Bull, de 'Jhérapeutigue, t. XXVll et XXVill, 1844;.
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876 Al>l>AHIilL DE LA GÉNÉRATION. .
a lieu au centre, tantôt au pourtour du mamelon. On trouve du lai altéré, coagulé, privé de ses éléments liquides dans les galaclocèles qu paraissent provenir des conduits galactophores dilatés. La poche es unique ordinairement, parfois cloisonnée et comme aérolaire, commuai quant avec les acini glandulaires, ce qui la distingue dés kystes. i Les parois de la poche de la galactocèle sont épaissies et même indu j rées sur quelques points; de plus, elles peuvent être amincies et mèmd ulcérées en d'autres (Forget). En ce cas, le tissu mammaire périphériquti entre en suppuration. Le volume des galactocèles est quelquefois énorme l Scarpaena mesuré une de trente-deux pouces de circonférence, la tumeui tombait sur l'abdomen. Quand la tumeur lactée siège en dehors de If glande, il faut admettre des lobules isolés, peut-être des mamelles surnuméraires placées près de l'aisselle (voy. Vices de conformation de In mamelle).
B. Kystes el lacunes mammaires. — Les kystes divers et de naturel variée de la mamelle ont été fort étudiés. Astley Gooper le premier a! décrit une maladie hydatique ou kystique de la mamelle ; Benjamin Brodie rattacha les kystes à une dilatation des conduits excréteurs delà'*™ glande etleurdonnale nom de sarcomes séro-cystiques. Paget les divisa en' kystes simples ou stériles et en kystes proligères. Broca admet des kystes l^" néogènes et progènes; Nélalon des kystes uni ou multiloculaires; Velpeau|*™' des kystes séreux, séro-sanguins et séro-muqueux, etc., etc. ' !
Labbé et Coyne, qui ont longuement étudié la question des kystes du"* sein au point de vue historique et qui ont cherché à établir leur développement, discutent tour à tour les dénominationsde cysto-sarcome (MûUer), de kystes par rétention ou bien par ramollissement de tumeurs néoplasiques (Billroth), ainsi que les kystes lacuneux des bourses muqueuses |* (Verneuil et Broca), enfin la théorie ingénieuse de Cadiat sur la formation i des kystes par adénomes (4). . ™
La présence des kystes coexistant avec les tumeurs mammaires estf*l évidente, mais se rapportent-ils nécessairement à ces tumeurs, à l'adé- j* nome, par exemple, comme le veut Cadiat? Je n'oserais l'affirmer. La plupart des kystes ont une origine mammaire dans les conduits, ou entre ' *ii les deux parois des acini et des canaux; d'autres sont extramammaires etse , Lé| produisent dans le tissu cellulaire ou conjonctif rétromammaire, dans la | Wj) bourse muqueuse de cette région. Plusieurs se forment dans une tumeur \ ip préexistante et ressemblent à des géodes : tels sont les kystes des carci- 1%\ nomes. ' 'F^
Quoi qu'il en soit, le plus grand nombre des kystes mammaires pro- «
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(1) Labbé et Coyne, Traité (Jes maladies bénignes xlu sein. p. 137-151, 187G. ! •
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MAMELLE
'jnnent de l'oblilération des conduits lactés et des culs-de-sac, distendus jiis déformés par des végétations diverses proéminant sur les parois, (i voit alors, sur une coupe des tumeurs, des espaces lacunaires plus ou loins étendus, rapprochés comme des fentes, et irréguliers sur leur jmrtour.
Outre les kystes précédents et les lacunes des tumeurs du sein, on (^nnaît des kystes sébacés superficiels, des kystes Jiématiques (voy. Héjjorrhagies du sein), des kystes dermoïdes avec productions pileuses. hs kystes à Échinocoques sont parasitaires (voy. Parasites de la mamelle).