Ciian$;rène cérébrale
En dehors du ramollissement dû aux oblitérations vasculaires (voy. Ramollissement cérébral), il existe une mortification du cerveau, très-rare- . ment observée, mais réelle. Outre la gangrène traumatique, on peut trouver des foyers de mortification consécutifs à la carie du rocher, une gangrène cérébrale métastatique consécutive à la gangrène pulmonaire, la gangrène spontanée des aliénés paralytiques (1).
Le pus mis en communication avec fextérieur, dans certains cas d'otite avec carie du rocher et abcès du cerveau, devient fétide, ayant la coloration verdàtre des tissus gangrenés. Dans des faits de gangrène cérébrale liée à la gangrène pulmonaire, le foyer encéphahque grisâtre, ardoisé, répandait
(1) G. PoTAiN, article Cerveau, pathologie (Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, t. XIV, p. 343, 1873).
ENCÉPHALE
ne odeur repoussante. Les noyaux gangreneux multiples étaient situés rès de la surface ou dans l'épaisseur de la couche corticale; ils étaient ombreux, du volume d'un pois et même de 4 ou 5 centimètres de dialètre. Dans le foyer, était la substance cérébrale désorganisée, de la latière pigmentaire hématique, etc. Les foyers gangréneux résultaient lanifestement d'embolies de même nature.
Les faits de gangrène centrale des aliénés déments, rapportés par Bailirger, Bruny, Dclasiauve, Marcé, sont difficiles à expliquer. La masse du )yer gangréneux était d'un gris ardoisé, noirâtre ou brune, limitée à la Libstance corticale ou dans toute l'épaisseur des circonvolutions, sans amollissement préalable et avec l'odeur fétide caractéristique.
Hypertrophies et atrophies cérébrales.