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méningite tuberculeuse

Les lésions de la méningite tuberculetise sont caractérisées par la néoplasie accompagnée de lésions inflammatoires. Les exsudats prédominent à la base, d'où l'explication des convulsions, des troubles oculaires, de ceux de la respiration et de la circulation.

Les granulations tuberculeuses, déjà plusieurs fois décrites, sont grises, demi-transparentes, du volume d'un grain de millet à un pois, et constituées, dansée dernier cas, par des agglomérations de tubercules, ayant un

ENCÉPHALE

pport direct avec les vaisseaux. Le siège de prédilection, avec le maxium de développement des tubercules, est dans la pie-mère qui entoure s circonvolutions adjacentes à la scissure de Sylvius, près la circonvotion de Broca, ou les ciiTonvolutions frontales ascendantes et pariétales cendantes. On a tenté d'expliquer, d'après les travaux de Ferrier, Hitg, etc., les paralysies, les convulsions, l'aphonie, qui surviennent parfois ans le cours de la méningite tuberculeuse (voy. Localisations cérébrales). On peut, avec de l'attention, apercevoir les granulations à première vue; ais quelquefois il fimt enlever la pie-mère au niveau de la scissure de ylvius, la laver, et l'étaler ensuite sur une lame de verre pour l'examiner vec une loupe. On voit ainsi les plus fines granulations qui sont difficiles trouver.

Avec le microscope, on constate que les granulations tuberculeuses sont

Fir,. 293. — Méningite tuberculeuse *

ormées par de jeunes éléments qui ont pour siège la gaîne lymphatique de Charles Robin, et déposées aussi dans le tissu lamineux ambiant, au niveau de la bifurcation d'un vaisseau ou sur les branches capillaires afférentes (voy. fig. 293). Le vaisseau qui occupe le centre de la granulation, est le siège d'une thrombose, ce qui explique l'œdème cérébral et méningé survenu par pression collatérale, et le ramollissement inflammatoire dû à l'arrêt de la circulation.

* Fig. 293. — Coupe de la pie-mère et du cerveau dans une méningite tuberculeuse, a, a, vaisseau de la pie-mère assez volumineux et rempli d'éléments cellulaires; b, b, tuberculisatioii commençante dans les espaces lymphatiques; c, nodules tuberculeux ou tubercules miliaires de la pie-mère; d, d, d, couche extérieure de la substance corticale du cerveau infiltré d'éléments cellulaires; e, e, substance cérébrale normale; f, f, petits vaisseaux afférents moniliformes, atteints de dégénérescence tuberculeuse de leur paroi. Grossissement environ 250 diamètre. (E. Rindfleisch).

1004 APPAKEIL DE L'INNERVATION.

La pie-mère est adhérente au tissu cérébral par un travail d'encéphalite hyperplasique consécutive (Tigges, Hayem) (voy. fig. 293) ; le tissu cérébral est congestionné et ramolli. Le microscope fait constater de grandes cellules à plusieurs noyaux, de forme et de volume différents, des myélocytes granuleux. Les vaisseaux gorgés d'hématies montrent des hémorrhagies dans leurs gaines lymphatiques, ainsi que la tunique adventice enflammée avec multiplication des éléments cellulaires.

L'exsudat est souvent fibrino-purulent, occupant le tissu sous-arachnoïdien, surtout vers la scissure de Sylvius et les origines des nerfs crâniens; il est dense et résistant. C'est par extension qu'il atteint la convexité des hémisphères. L'exsudat liquide constitue des épanchements ventriculaires, d'où le nom d'hydrocéphalie aiguë, qui a été donné à la méningite tuberculeuse. Le liquide est tantôt clair et limpide, tantôt louche et floconneux, ce qui est dû à la multiplication des éléments épithéliaux épendymaires, ou à des leucocytes.

Dans les cas de méningite tuberculeuse compliquée, on rencontre de l'hémorrhagie méningée ou encéphalique, mais plus souvent une coexistence de tubercules du cerveau, des parois crâniennes, et enfin une méningite spinale (Liouville),

HoEPrENGARTNER, Untersucliungen iiber die Natur der Gehirnwassersucht, Stuttgart, 1802. — CoiNDET, Mémoire sur l'hydrencépiiale ou céphalite interne hydrocéphalique, Paris, 1817. — Constant et Fabre, Sur la méningite tuberculeuse (Académie des sciences de Paris, 1835). — RiiFZ, Recherches sur les symptômes et les lésions anatomiques de l'hydrocéphale aiguë, thèse do Paris, 1835. — Lediberder, Essai sur l'affectioii tuberculeuse aiguë de la pie-mère, thèse (le Paris, n° 410, 1837. — Valleix, De la méningite tuberculeuse chez l'adulte (Archives gén. de médecine, 3" série, t. I, 1838). — Legendre, Étude sur les deux formes de la méningo-encéphalite tuberculeuse, Paris, 1846, et De la méningite tuberculeuse, etc., Paris, 1853. — SUR- MAY, Mémoire sur la tuherculisation aiguë des méninges chez l'adulte (Gaz. méd. de Paris, p. 808-820, 1855). — S. Empis, De la granulie, etc., in-8, Paris, 1865. — V. Cornil, Actes du congrès méd. international, Paris, 1868. — E. Quinquaud, Observations sur la méningite tuberculeuse avec paralysies et aphasie (Bulletins de la Soc. anat. de Paris, mai 1869). — Archam- BAULT, article Méningite tuberculeuse (Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 2° série, t. VI, p. 581, 1873). — Rendu, Recherches cliniques et anatomiques sur les paralysies

liées à la méningite tuberculeuse, Paris, p. 150, 1873. Landouzy, Contribution à l'étude

des convulsions et des paralysies liées aux méningo-encéphalites fronto-pariétales, thèse de Paiis, 1876. — jAccorD et Labadie-Lagrave, Nouveau dictionn de méd. et de chir. pratiques, t. XXII, p. "211, 1876.

A. Pachyméningite si/philiUque. — On constate primitivement une pachyméningite scléreuse simple, ordinairement étendue; mais d'autres fois le tissu scléreux est parsemé de nodules qui sont des syphilomes ou gommes jaunâtres, c'est la pachyméningite scléro-gommeuse.

ENCÉPHALE

Les gommes de la dure-mère sont situées sur la face externe ou sur la ice interne; elles constituent des tumeurs le plus souvent multiples, de 1 grosseur d'un noyau de cerise et placées ordinairement au voisinage e la troisième circonvolution. Le tissu est tantôt grisâtre, résistant, avec 3 centre jaunâtre, tantôt fibreux, cartilaginiforme, d'autres fois gélatileux et comparable à de la gomme adragant. Enfin la matière gomneuse peut être infiltrée ou bien répandue en lames et ressemblant à du >us concret. Souvent au voisinage des gommes, la substance cérébrale est levenue fibreuse, gommeuse. A. Fournier a dit que les méningites gomneuses ou hyperplasiques étaient infectieuses par voie de continuité.

B. Pie-mérite syphilitique. — Elle est caractérisée par un épaississenent fibreux de la pie-mère, soit en plaques soit sous forme de traînées ;ur le trajet des vaisseaux; souvent les trois membranes se fusionnent ankylose des méninges de Fournier). De plus, il existe une adhérence les méninges à la substance corticale (ankylose cérébro-méningée, Fourlier) ; les vaisseaux peuvent être comme étranglés et devenir le siège de hromboses avec ramollissement cérébral.

Les nerfs ont parfois éprouvé l'altération scléreuse, ou bien, ils sont infiltrés par la matière gommeuse syphilitique.

j Néoplasmes et Parasites des méninges cérébrales.

A. Sarcomes. — Ces tumeurs, de volume variable, peuvent atteindre la grosseur d'un œuf de poule; tantôt elles sont sphériques, tantôt ellipsoïdes et en forme de disque aplati. Les membranes encéphaliques forment une enveloppe complète ou incomplète. La pie-mère adhère parfois, la dure-mère presque toujours. Quand l'adhérence n'a lieu qu'à la duremère, la tumeur provient de cette membrane; souvent le néoplasme ayant contracté des adhérences multiples comprime ou pénètre la substance I cérébrale.

Les tumeurs sarcomateuses intra-crâniennes appelées : fongus de la dure-mère, fibrophytes de la dure-mère (Cruveilhier), tumeurs fibro-plastiques (Lebert), endothéliomes (Lancereaux), etc., présentent plusieurs variétés. Elles sont distinctes des cancers ou épithéliomes à végétation et généralisation rapides ; Cruveilhier faisait remarquer expressément : que les tumeurs de la dure-mère, nées à la face interne et à la base du crâne, compriment et refoulent la substance cérébrale, mais ne l'envahissent pas à la manière des tumeurs cancéreuses (1). Au contraire, les tumeurs de la

(1) J. Cruveilhier, Traité d'anatomie pathologique générale, t. III.. p. 646, 1856.

lOOG

APPAREIL DE L'INNERVATION

voûte crânienne sur La face externe de la dure-mère sont toutes ou presque toutes carcinomateuses.

Les sarcomes de la dure-mère sont fort souvent lobules, disposés en groupes de fibres avec plusieurs centres de développement, et à leur base on trouve souvent des prolongements durs et ossiformes.

Les sarcomes méningiens cérébraux offrent toutes les variétés déjà décrites pour l'encéphale (voy. p. 975) : tumeurs à myélocytes, sarcomes névrogliques, etc., leurs éléments anatomiques sont des cellules de formes remarquables (fig. 294). Ces tumeurs provenant parfois de la

Fig. 294. — Sarcome de la dure-mère *.

dure-mère, viennent aussi de l'arachnoïde, de la pie-mère ou des plexus choroïdes.

* Fig. 294. — Éléments cellulaires d'un sarcome pédiculé, ou tumeur fongueuse de la duremere, situé près de la base du rocher, a, cellule sphéroïdale creusée d'une cavité arrondie, le noyau est placé sur le côté ; b, grande cellule creusée d'une excavation contenant deux amas de granulations jaunâtres, mobiles dans un liquide; c, cellule creusée de deux cavités pleines d'un liquide repoussant le noyau ; d, cellule à deux noyaux creusée d'une cavité; e, cellule rompue sur un de ses côtés, remplie par un corps hyalin ; g, h, i, j, cellules rompues, atrophiées, sur une partie de leur largeur, réduites à un filament fusiforme irrégulier ; k, l, cellule à deux noyaux, vue de face et de profil, ressemblant alors à un corps fusiforme ; m, n, cellules ressemblant à des anneaux, mais néanmoins sphériques et remplies d'un corps hyalin ; o, p, corps hyalins ou finement granuleux, séparés des cellules, isolés ou contigus et formant des amas, pouvant devenir polyédriques par pression réciproque. Grossissement 450 diamètres (Ch. Robin, Anatomie et physiologie cellulaires).

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B. Fibromes. — Les corpuscules de Pacchioni peuvent, en se multipliant, constituer des fibromes méningiens. Les fibromes de la dure-mère forment des tumeurs arrondies, lisses, bosselées ou non. Leur volume varie depuis celui d'une petite noisette jusqu'à celui d'une orange. La couleiu^ est d'un blanc nacré, parfois grisâtre ou rose.

C. Myxomes. — Les myxomes méningiens, appelés collonema par MûUer, se montrent sous l'aspect de masses verdàtres, molles, gélaliniformes, dépourvues de suc lactescent. Avec le microscope, on y voit des cellules de formes très-diverses et gonflées par une substance muqueuse.

D. Les lipomes, tumeurs adipeuses, stéatomes, siègent dans la piemère. L'existence de ces tumeurs constitue un fait intéressant, parce qu'il y a, de la sorte, production anormalè d'un amas graisseux, par erreur de lieu ou hétérotopique.

E. Les chondromes sont durs, élastiques, de couleur blanchâtre ou un peu grisâtre, et se développent surtout chez les jeunes sujets.

F. Les ostéomes par ossification de la dure-mère sont incontestables. Monneret cite un cas où la dure-mère était transformée en une calotte osseuse; pour Virchow, l'ostéome serait le résultat d'une pachyméningile chronique. Le siège de prédilection de l'ostéome, survenant surtout à l'âge moyen de la vie, est la faux du cerveau. Cruveilhier distingue une forme d'ossification en granulations réunies, semblables à des grains de millet, une forme en aiguilles ou stalactites osseuses, et une ossification par larges plaques. De plus, il lait remarquer le siège primitif de l'ossification sur la face interne arachnoïdienne, procédant ainsi du dedans au dehors.

G. Épithéliomes, carcinomes. — Le cancer primitif des méninges est très-rare, il ne se ramollit ni ne s'ulcère point. Les variétés d'encéphaloïde, de squirrhe, de colloïde, rarement mélanique, ont été signalées. Le carcinome, ou épithèliome secondaire, est le plus fréquent.

Les épithéliomes nacrés, le cholestéatome (Millier), les sarcomes angiolithiques, les psammomes, les tumeurs perlées (Cruveilhier) des méninges cérébrales, me paraissent devoir être rapportés plutôt à des variétés d' épithèliome qu'aux sarcomes véritables.

H. Tubercules. — En dehors de l'infiltration tuberculeuse produisant la méningite spéciale (voy. p. 1002), on peut trouver dans les

APPAREIL DE L'INNERVATION

méninges des masses tuberculeuses isolées, jaunâtres, de la grosseur d'une noisette et se composant de deux parties : une partie demi-transparente vasculaire et périphérique, l'autre centrale, opaque et jaunâtre. Dans cette dernière, les vaisseaux sont oblitérés, tandis qu'ils sont perméables dans les tumeurs à myélocytes. i

I. Syphilomes. — Tantôt isolés, tantôt infiltrés, ils forment une tumeur qui peut égaler le volume d'un œuf, mais qui n'est jamais enkystée (voy. Syphilis cérébrale et Méningite syphilitique),

.1. Parasites. — Les Hydatides à Ëchinocoques sont très-vaves dans les méninges et ordinairement en petit nombre. Le Cysticerque celluleux, larve du Ténia armé, se trouve dans la pie-mère, et les ventricules cérébraux, mais rarement. Leur nombre varie parfois de trois à soixante (voy. Parasites de l'encéphale).

Hémorrhagies méningées.

Les hémorrhagies méningées se divisent en primitives et en secondaires. Les hémorrhagies primitives comprennent : les hémorrhagies extra-méningées, les hémorrhagies sus-arachnoïdiennes, les hémorrhagies sous-arachnoïdiennes, ventriculaires , mixtes. Les hémorrhagies secondaires produisent les hématomes de la pachyméningite externe et interne.

A. Hémorrhagies extra-méningiennes. — Le sang s'est épanché entre le crâne et la dure-mère. Ordinairement, c'est l'artère méningée moyenne qui est lésée, le plus souvent à la suite d'un traumatisme ; chez le nouveau-né, cette hémorrhagie constitue le céphalématome interne.

B. Les hémorrhagies sus - arachnoidiennes sont rares chez les adultes, mais plus fréquentes chez les nouveau-nés, où elles prennent le nom d'apoplexie des nouveau-nés, asphyxie, mort apparente des nouveau-nés. 11 y a souvent coïncidence de congestion cérébrale et même d'hémorrhagie capillaire. Parrot a rencontré des lésions dégénératives des cellules du tissu conjonclif et des noyaux des parois vasculaires; ces altérations sont importantes pour la palhogénie de ces hémorrhagies.

Chez l'adulte, l'hémorrhagie sus-arachnoïdienne récente offre le sang fluide ou coagulé; les caillots sont mous, sans adhérence, parfois ils forment des sortes de membranes iibrineuses. Les expériences physiolo-

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giques et les faits cliniques démontrent que le sang peut s'enkyster, que la membrane d'enkystement peut s'organiser, que cette néomembrane ou néohymene contient des vaisseaux à parois embryonnaires.

G. Hémorrhagies sous-arachnoïdiennes. — Leur siège anatornique est entre l'arachnoïde et la pie-mère ou dans l'épaisseur de celle-ci. Tantôt ces hémorrhagies forment des taches ou sont étalées en nappe peu épaisse, tantôt le sang fuse assez loin et produit un épanchement sousarachnoïdien spinal. Ordinairement on ne trouve pas de kyste. Parfois il y a coïncidence de ramollissement par attrition, mais on ne voit pas avec le microscope des corps granuleux; dans certains cas, la pie-mère est infdtrée de sang et son aspect rappelle celui d'un placenta.

Il y a souvent, avec les hémorrhagies sous-ai'achnoïdiennes, des lésions vasculaires pathogéniques : ce sont des dilatations ancvrysmatiques intracràniennes avec rupture, le plus souvent, du tronc basilaire; presque toutes les artères ont été trouvées lésées, jusqu'aux artérioles de la pie-mère.

D. Hémorrhagies ventriculaires. — Le sang épanché dans les ventricules peut venir de plusieurs sources : d'un foyer hémorrhagique de la couche optique ou du corps strié, d'une hémorrhagie sous-arachnoïdienne, ou d'une rupture des vaisseaux des plexus choroïdes. Sous le nom à'hémorrliagie périventriculaire ou sous-éjjendi/maire, Parrot a décrit l'hémorrhagie des parois des ventricules, hémorrhagie qui siège entre la couche optique et le corps strié, sous la lame cornée.

Baillarger, Du siège de quelques hémorrhagies méningées (Arcliiv. gén. de médecine, 1834). — LONGET, Quelques considérations sur les exhalations sanguines des méninges, tlièsc de Paris, 1835. — BouDET, Mémoire sur l'hémorrhagie des méninges (Journal des connaissances médicochirurgicales, 1838). — J. Cruveilhier, Kystes de la dure-mère (Anatomie pathol. du corps humain, liv. XX, 1830-1842). — Prescott-Hevvett, Medico-chir. Transactions, 18i-5. — Discussion sur l'hémorrhagie des méninges (Bulletins de la Société médicale des hôpitaux de Paris, t. IV, 1867). — Blaguez, Hémorrhagie méningée (Union médicale, 18G7). — LÉpine, Note sur deux cas d'iiémorrhagic sous-méningée (Comptes rendus de la Société de biologie, 1867). — Archambault, Dictionn. encyclopédique des sciences médicales, 2° série, t. VI, 1873. — I.uneau, Étude sur la patliogénie des hémorrhagies primitives de la cavité de l'arachnoïde crânienne, thèse de Paris, n" 297, 1873. — J. Parrot, Étude sur l'hémorrhagie encéphalique cliez le nouveau-né (Archives de tocologie, 1875). — Jagcoud et Labadie-Lagrave, Nouveau Dictioni\aire de médecine et de chirurgie pratiques, t. XXII, p. 93, 1876.

LABOULBENE.

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APPAREIL DE I/INNER VATION

SECTION II

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