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Pachyméningite .spinale casccuse

On admet généralement que la paraplégie, dans le mal de Pott, résulte de la courbure anguleuse et exagérée du canal rachidien, courbure )'é-

MOELLE ÉPINIÈRE. 1039

iiltant de l'affaissement des vertèbres : d'où la compression lînale de la loelle épinière. Mais la compression peut être produite par un abcès aséeux qui repousse le ligament vertébral et fait saillie dans le canal acbidien. Le plus souvent le ligament s'ulcère, se détruit; le pus venu e l'os et caséeux irrite la face antérieure de la dure-mère qui s'enflamme ; [ en résulte une pachyméningite externe caséense (Michaud, Charcot). mI face externe de la dure-mère végète, tandis que les portions moyenne l interne sont peu altérées. Il survient de la sorte une espèce de tumeur ililegmasique comprimant la moelle sur un point et rarement en nneau(i). Les troncs nerveux présentent parfois les lésions de la névrite.

La moelle est lésée au niveau du point comprimé. On voit les lésions impies de la compression brusque, mais, parfois, on constate une altéra-

Iion de texture consistant en une myélite transverse interstitielle primiive, subaiguë ou chronique. La névroglie est transformée en tissu cononctif, les trabécules sont épaissies, les cylindres de myéline ont dispara ; "m trouve à leur place des corps granuleux; mais certains cylindres d'axe )nt persisté. A partir du point lésé, il peut se faire des dégénérescences secondaires ascendantes ou descendantes. La moelle, môme profondé- :iient altérée^ peut récupérer ses fonctions.

Un malade, cité par Charcot, était guéri d'une paraplégie par myélite transl/erse, et avait succombé à une coxalgie. Charcot a trouvé la moelle réduite, eu in point, au volume d'un tuyau de plume d'oie, et cette moelle avait les apparences d'une sclérose avancée. Au milieu des tractus, on voyait une assez grande juantité de tubes nerveux avec enveloppe de myéline et cylindre d'axe; le lombre de ces tubes était bien au-dessous du taux normal, et cependant le rétablissement complet de la sensibilité et de la motilité s'était opéré.

A. Meyer, De Pachymeningitide cercbro-spiiiali, Bonnœ, 1861. — Charcot, De la pachymélingite cervicale liypertropliique (Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie, p. 35, [871, et Leçons sur le système nerveux, amyotrophies, p. 246, 1874). — Joffroy, De la pachy- Tiéningite cervicale hypertrophique d'origine spontanée, thèse de Paris, 1873. — Rendu, Pacliynéningite dorso-lombaire (Bulletins de la Société anatomique de Paris, p. 598, 1874). — Papazian, Pachyniéningite caséeuse, thèse de Paris, n" 108, 1875. — BURTIN, De la pachyméningite spinale lypertrophique, thèse de Paris, n° 41, 1878.

Néoplasmes des méninges racMdiennes, du tissu cellulo-adipeux,

du racMs, etc.

A. Les néoplasmes des méninges rachicliennes constituent ordinairement des tumeurs redoutables, quoique n'ayant pas de tendance à un grand accroissement ou à la généralisation. Leur siège primitif est sur la

(1) Michaud, Sur la ménitujite et la mijélite dans le mal vertébral, thèse de Paris. 1871.

AI' PAU El L DE L'INSERVAT10>'.

face interne de la dure-mère, où elles se pédiculisent, ne dépassant guère le volume d'un œuf.

i° Les diverses variétés de sarcome, surtout la variété médullaire à cellules rondes, ont été observées.

2° Cornil et Ranvier ont signalé un cas de fibrome de la pie-mère.

3° On trouve rarement Vépitheliome, ou cancer primitif.

Âf" he psammome ou tumeur arénacée (voy. p. 979) atteint le volume d'un haricot et comprime la moelle.

5" Les échinocoques forment des tumeurs hydatiques, siégeant entre le feuillet viscéral de l'arachnoïde et la pie-mère.

6° Les hématomes résultent des pachyméningites hémorrhagiques.

B. Les tumeurs occupant le tiss.u cellulo-adipeux du rachis sont peu nombreuses. On a constaté :

1° Vépithéliome ou le cancer secondaire, à la suite des carcinomes du sein; 5° des sarcomes; 3° des kystes hydatiques primitifs.

Il faut remai-quer ici que les abcès, les kystes hydatiques, les anévrysmes, concourent à comprimer la moelle, soit en passant par les trous de conjugaison, soit en détruisant les vertèbres.

C. Les tumeurs de V enveloppe conjonctive des racines nerveuses sont : i° des névromes; 2° des iibromes; 3° des myxomes. Toutes ces tumeurs ont commencé par produire des lésions des nerfs, el secondairement des compressions de la moelle épinière.

A. Hyperhémie ou congestion des méninges et de la moelle. — L'hyperhémie, ou la congestion des membranes de la moelle, occasionne la turgescence des vaisseaux de la pie-mère et de la dure-mère, tandis que le tissu nerveux, surtout la substance grise, est lui-même d'un rouge foncé ou d'une teinte hortensia. On rencontre souvent la congestion cadavérique qui occupe les parties déclives ; dans les mêmes circonstances, la coloration rougeatre est produite par une imbibition postmortem, due à l'hématine dissoute à la suite de la putréfaction.

A l'œil nu, on voit souvent un piqueté rouge des membranes et du tissu nerveux : la substance grise est d'un rouge sombre, avec dilatation des vaisseaux. Cette lésion se trouve dans les varioles, dans certaines fièvres typhoïdes à forme spinale, dans la méningite cérébro-spinale épidémique au début, etc.

NERFS

B. Héiiiorrhagies méningées spinales. — Ces hémorrhagies se font lantôt, et le plus fréquemment, entre les vertèbres et la dure-mère {licmorrJiagies extra-méningées), tantôt entre les méninges elles-mêmes (hémorrhagies méningées). Le sang est noir, coagulé ou encore liquide; il occupe le tissu conjonctif de la face externe de la dure-mère, ou la cavité de l'arachnoïde {hémorrhagie intra-arachnoîdienne) , ou, enfin, il est épanché dans le tissu de la pie-mère {hémorrhagies sous-arachno'idiennes).

Les hémorrhagies de la dure-mère sont limitées par le tissu lamineux ; les caillots entourent les racines nerveuses. Les apoplexies de la face interne de la dure-mère et des mailles de la pie-mère sont trèscirconscrites, mais parfois diffuses; ordinairement, on les a trouvées associées à des hémorrhagies céphaliques.

G. Pach y méningite hémorrhagique. — Il semblerait que la forme d'hémorrhagie par néomembranes et rupture de vaisseaux embryonnaires, arrivant comme dans la dure-mère cérébrale, dût être fréquente; il n'en est rien, et G. Ilayem n'a pu en réunir que quelques exemples (voy. Pachyméningite cérébrale, p. 1001).

SECTION III

Les nerfs sont des conducteurs des excitations nerveuses, tantôt centrifuges et venues des centres, tantôt centripètes et périphériques, cutanées ou viscérales.

Les tubes nerveux sont tantôt minces et sans moeUe (fibres de Remak), tantôt larges, à double contour et myéliniques; ils ont pour partie principale le cylindre d'axe revêtu de la membrane de Schwann, avec interposition de myéline dans les tubes larges à double contour. Des étranglements, placés de distance en distance, limitent des segments interannulaires.

Les tubes nerveux, revêtus de périnèvre et groupés en faisceaux, sont finalement enveloppés d'une couche conjonctive ou lamineuse ; ils forment alors les nerfs proprement dits, ayant l'apparence de cordons d'un volume variable.

APPAREIL DE L'INNERVATION

Inflammations des nerfs; Névrites aiguës et chroniques.

Les lésions inflammatoires des nerfs ne sont pas difficiles à préciser quand elles sont bien marquées ; il y a une névrite générale intéressant les tubes nerveux et les enveloppes conjonctives ou lamineuses. Mais dans la névrite partielle, le névrilème périphérique seul peut être atteint; on a ainsi la périnévrite ; d'autre part, quand la névrite intéresse le tissu interposé aux tubes nerveux, elle est inlerstitielle ; enlin, quand les tubes nerveux eux-mêmes sont atteints, la névrite est parenchymateuse.

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