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Tuberculose de l'estomac

Les tubercules sont rares dans l'estomac, cependant j'en ai vu des exemples ; ils ressemblent à ceux de l'intestin, mais il ne faut pas les

* Fig. 30. — Cellules de répithélium colloïde ou gélatlniforme. o, cellule vésiculeuse, coiiti'nant une autre cellule dans sou intérieur; 6, h, cellules vésiculeuses vides; c, cellule vésiculeuse avec un noyau sphérique ; d, cellulp volumineuse et distendue, renfermant trois autres cellules; e, e, cellules atrophiées. Grossissement, 300 diamètres. (V. Çornil, Mémoires de V Académie de médecine, t. XXVJI).

APPAREIL DE LA DIGESTION

conlbndre avec des petites masses caséiformes déposées parfois dans les glandules et autour des ulcérations chroniques; Fœrsler dit que les l^anglions lymphatiques voisins sont engorgés de matière tuberculeuse dans la tuberculose de l'estomac.

Les tubercules situés profondément et même sous le péritoine formant la tunique externe de l'estomac, peuvent, par leur fonte, amener des perforations. Les granulations tuberculeuses du péritoine abdominal, si | ' nombreuses dans certains cas de phthisie galopante sont en général bien ^ plus rares sur l'estomac que sur les intestins (voy. Tuberculose intestinale).

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La syphilis de l'estomac est encore plus discutée que celle de l'œsophage. Je crois à son existence sans pouvoir en olfrir d'exemple et je pense que certains ulcères chroniques de l'estomac peuvent avoir pour cause directedes syphilomes en plaques et des gommes de l'estomac. On réunira des observations probantes pour établir ce point difficile de syphilographie. J'ai vu des malades incontestablement syphilitiques et offrant les signes de l'ulcère simple de l'estomac bien plus que ceux de la gastralgie ordinaire, guérir parfaitement par l'iodure de potassium.

Hyperhémies , hémorrhagies.

La congestion de la membrane muqueuse de l'estomac est très-marquée chez le nouveau-né. De plus les ecchymoses légères et une exsudation .sanguinolente dans la cavité stomacale ne sont pas rares chez le fœtus et dans les premiers temps de la vie ; ces troubles circulatoires sont dus à la gêne de la circulation pulmonaire et à celle du foie.

Chez l'adulte, l'hyperhémie provient de la présence des aliments, surtout s'ils sont trop chauds ou trop froids et composés de substances excitantes. , L'hyperhémie stomacale offre des mailles et des arborisations tantôt en plaques, tantôt en points séparés.

Vaném ie de la muqueuse stomacale et des autres tuniques ne se trouve que dans l'anémie générale vraie, après une perte abondante de sang, ou bien dans les maladies avec marasme. |

Les hémorrhagies de l'estomac sont interstitielles ou bien elles ont lieu dans l'intérieur de sa cavité. Les ecchymoses légères sont sous forme de taches et de piqueté brunâtre ou noirâtre, non enlevées par le lavage; elles

EST O.MAC

ne font pas de reliol" à la suifare, ou au contraire elles proéminent fortement, de un centimètre parfois dans certaines intoxications déjà signalées, (voyez page il 3).

Ces hémorrhagies interstitielles sont une des causes de l'ulcère simple de l'estomac. Rindtleisch les regarde comme la plus fréquente (1), peut-êtrela seule, ce qui est une exagération. Pour lui l'ulcère simple est conséculif àun inlarctus hémorrhagique : celui-ci occupe toute r('^iaisseur de la muqueuse, les glandes tubuleuses sont noyées dans le coagidum. Quand le suc gastrique a dissous et digéré l'infarctus, il reste une perte de sub-^ stance de même grandeur, l'ulcère simple est établi ; la réaction formatrice est faible dans le fond et sur les bords di l'ulcère, et le suc gastrique détruit et dissout les éléments cellulaires nouveaux avec une grande rapidité, de là l'extrême cbronicité de la réparation.

L'érosion bémorrhagique de Cruveiibier est une lésion analogue : ces érosions liémorrbagiques sont superticielles, ai'i'ondies, ou oblongues, situées sur les replis de la muqueuse, leur grandeur est de "li millimètres à 0, 8 et plus. Quand elles guérissent il y a du pigment noir à leur place.

Les hémorrhagies clans la cavité de l'estomac après rupture de vaisseaux anciens ou ceux de formation nouvelle, ont lieu dans la plupart des maladies stomacales, les néoplasmes, les anévrysrnes, le scorbut, les déviations du flux menstruel. La cavité renferme du sang en caillots ou au contraire sous l'apparence de suie d('layée, de marc de café, parce que dans le premier cas le sang n'est pas attaqué par le suc gastrique; dans le second, au contraire, il est digéré en partie.

La nmqueuse sous-jacente à un épanchement sanguin considérable peut ne présenter que de faibles altérations. 11 faut distinguer bien entendu les faits dans lesquels le sang provient des fosses nasales ou des bronches, ou bien du pharynx et de l'œsophage après avoir été dégluti.

En résumé le sang versé dans la cavité stomacale peut être en caillots, en petits fragments ou au contraire sous forme de poussière noire. J'en reparlerai en traitant des vomissements de sang (voyez page i5'i).

La pigmentation qui résulte de l'héinorrhagie interstitielle ne s'enlève pas par le lavage.

Déplacements. — Hernies de l'estomac.

Les déplacements ont des causes multiples. Ceux qui sont congénitaux; seront exposés en traitant plus bas (voyez page 147) des hernies stomacales. Les autres, compatibles avec la vie, ou survenus dans l'Age adulte,

(I) E. RiNDFLEiscH, Traité d'Iiistologie pallioloyiquc, trad. Cross, p. 368, 1873.

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sont les suivants : rcstoniac prend une position verticale ou bien il s'abaisse vers riivpogastre ])ar la tii'ande courbure, les deux points extrêmes pylore et cardia, restant à leur place; Testoniac se dilate (voyez dilatation), mais dans certains cas le pylore s'abaisse et l'estomac devient en quelque sorte rectiligne. Si le cardia est abaissé à son tour, l'œsophage s'allonge en proportion suivant la remarque de Pierre Bérard. Le ventricule change parfois de position i)arce qu'il est refoulé par une tumeur du foie ou de la rate, ou paice qu'il est extrêmement dilaté.

La dilatation et le rétrécissement de l'estomac vont immédiatement nous occuper.

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