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Epitliélîoine ou cancer intestinal

V épi théli orne, ou le cancer, si fréquent dans l'estomac, est plus rare dans les intestin; toutefois aucun point de l'intestin n'est absolument épargné. On le trouve surtout aux deux extrémités du conduit, dans le duodénum, le rectum, et plus souvent dans le gros intestin, dans le côlon, que dans l'intestin grêle. Fréquemment le cancer intestinal est secondaire, tandis que, dans l'estomac, il se montre comme lésion primitive.

Les diverses formes de cancer déjà étudiés dans l'estomac se trouvent dans l'intestin : épithéliome fibreux ou squirrhe, épithéliomc glandulaire, médullaire ou encéphaloïde, épithéliome cylindrique villeux et, entin» colloïde ou myxomateux ou gélatineux.

(1) A. Laboulbène, Note pour servir à iltistoire des tumeurs érectiles de l'inlestin {Bulletin de l'Académie de médecine, 2° série, t. I, p. 462, 1872).

INTESTINS

L'épithéliome pavimenteiix peut être observé à l'anus.

La forme et la disposition des épithéliornes de l'intestin sont assez variaîles ; ordinairement le carcinome intestinal est sous l'apparence de :umeur arrondie, soulevant la muqueuse qui fait saillie au dedans, c'est-àiire dans la cavité intestinale. Parfois c'est une masse enroulée en cylindre, il toute la paroi étant prise, la lumière du conduit est obstruée, d'où des rétrécissements redoutables.

L'hypertrophie des tuniques musculeuses a lieu au-dessus des points rétrécis, et la muqueuse y est souvent altérée. Les ganglions lymphatiques voisins sont atteints, et des tumeurs de volume variable se développent sOus la séreuse péritonéale, ainsi que dans le foie. Les autres viscères sont encore le siège de dépôts d'épithéliome; tels sont les poumons et les reins.

Les ulcérations du cancer intestinal sont irrégulièrement arrondies, jjOrdinairement assez étendues, fongueuses, à bords élevés. Parfois plusieurs itumeurs peuvent être observées sur divers points de l'intestin, ulcérées ou non. Les perforations intestinales sont assez fréquentes à la suite des l'pithéliomes par propagation et infiltration dans les couches profondes. Les hémorrhagies sont fréquentes surtout dans les formes du fongus héinatode.

Dans beaucoup de tumeurs cancéreuses de l'intestin, on constate l'épiihéliome cylindrique (fig. 37). Je renvoie à ce que j'ai dit pour l'estomac ile cette forme du cancer (voy. pp. et 130), à laquelle se rapporte la (igure suivante :

FiG. 37. — Coupe pratiquée sur un épitliéliorae à cellules cylindriques du gros intestin

* Fig. 37. — g, y, couche des glandes de Liebcrlviihn hypertrophiées, à droite ces glandes sont détruites dans la partie ulcérée ; h, h, cavités tapissées d'épithélium cylindrique, et dont les parois ont des végétations p, p, revêtues de cellules du même épithélium. A droite de la figure les papilles p, p, sont très-longues et recouvertes doc ellules cylindriques. Grossissement, 100 diamètres (V. Cornil, Mémoires de VAcadémie de médecine).

APPAREIL DE LA DIGESTION

L'épilhéliome cylindrique intestinal commence par l'hypertrophie des glandes de Lieberkiihn, puis les glandules allongées s'avancent dans le tissu sous-muqueux, l'envahissent et y forment des cavités. Celles-ci, revêtues de cellules cylindriques, envoient des prolongements dans toutes les directions et pénètrent ainsi dans les tuniques intestinales. L'épithéliome pavimenteux s'accompagne parfois de dégénérescence colloïde dans plusieurs de ses parties.

L'épithéliome colloïde, ou gélatineux, ou myxom.ateux, est plus rare dans l'intestin grêle qu'au rectum ; il en sera question avec ce dernier organe (voy. Rectum).

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