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Tiiiiieui-t4 inixtcs de la parotide

A la suite de cet exposé détaillé, il me paraît utile de reprendre l'ensemble des tumeurs les plus fréquentes et offrant une composition multiple dans leurs éléments constitutifs. Ces tumeurs ont pour caractère clinique d'évoluer lentement, de n'avoir que peu de tendance à l'envahissement et à la repullulation. Il y a quelques années à peine, on s'accordait à y voir une simple hypergenèse des acini glandulaires (tumeurs adénoïdes, adénomes). Les recherches ultérieures ont montré que ce qu'on considérait comme la règle était l'exception. Sans nier la possibilité d'une tumeur par la simple multiplication et l'augmentation de volume des culs-de-sac, on doit reconnaître que ce fait est loin d'être commun. Le plus souvent, si cette hypertrophie glandulaire existe, elle n'est en quelque sorte qu'un épiphénomène, et ce qui domine, c'est la production dans le stroma lamineux de chondrome, de fibrome, de tissu fibroplastique. On y rencontre aussi des kystes, soit séreux, soit sanguins.

Voici une observation qui montre nettement l'ensemble d'une tumeur mixte de la parotide :

Feinine, quarante ans, bien constituée, ne présentant aucun signe de cachexie. Depuis une dizaine d'années, elle a vu se former peu à peu, derrière et audessus de l'angle du maxillaire inférieur droit, une grosseur qui a acquis progressivement le volume des deux poings. Au-dessus d'elle, la peau n'est pas sensiblement modifiée ; pas de développement vasculaire ; pas d'adhérences profondes.

La tumeur occupe la totalité de la région parotidienne, elle la déborde en bas et en avant, elle est de consistance inégale. En certains points, une dureté élastique contraste avec la mollesse el là dépressibilité qu'on trouve à la partie

GLANDES SALIVAIRES

supérieure. En y recherchant de h\ transparence, on la constate très-nettement, non-seulement dans la partie molle, mais encore dans une certaine étendue de la partie élastique et dure. La palpation fait reconnaître des bosselures assez nombreuses et inégales. En saisissant la tumeur à pleine main, en essayant de la faire mouvoir sur les plans profonds, on voit qu'elle possède une certaine mobilité et qu'elle n'adhère pas à l'os maxillaire. Le lobule de l'oreille n'est presque pas soulevé et on peut le faire glisser facilement sur la tumeur. Cette femme ne se plaint pas de douleurs; elle n'a pas d'hémiplégie faciale, ni de surdité. Un peu de gêne est tout ce dont se plaint la malade, et le volume croissant de la tumeur la pousse à réclamer une opération.

Examen de la pièce à Vœil nu. — Une coupe médiane fait constater la complexité de la masse morbide. En haut et en avant, la coupe passe par trois kystes, dont deux contenaient de la sérosité sanglante, et le dernier un liquide brun analogue au contenu des liématocèles. La majeure partie de la tumeur est formée par un tissu homogène, d'un blanc mat, dont la densité est moindre qu'on n'aurait pu le croire chez la malade avant l'ablation. Ce tissu ne crie pas sous le scalpel, mais il est divisé en plusieurs masses secondaires ou lobules par des travées fibreuses résistantes qui se laissent plus difficilement sectionner.

Au centre d'un des lobes précédemment signalés, on observe un ramollisse, ment marqué, en sorte qu'à ce niveau le tissu a la consistance de la colle ou de la gélatine. Par places, à la périphérie de la masse enlevée et entre les divers lobes, on reconnaît des portions de la glande parotide qui ne paraissent nullement altérées. On est frappé, du reste, de la netteté des limites de la tumeur qui paraissait pour ainsi dire enkystée dans du tissu lamineux, très-làche et n'adhérant point aux parties profondes non plus qu'à la peau.

Examen microscopique. — Le tissu prédominant est le tissu cartilagineux ; les divers lobules en sont formés, mais à leur périphérie je trouve une assez forte proportion de tissu fibreux qui leur sert pour ainsi dire de périchondre. En certains points, le tissu fibreux est très-épais et le microscope y décèle une grande quantité de noyaux et de corps fibro-plastiques indiquant qu'il est en voie d'évolution ; en ces points la tumeur mériterait le nom de fibro-enchondrome (Virchow).

Tous les lobes n'ont pas une constitution identique. La majeure partie est formée de cartilage hyalin. Au-dessous de la capsule fibreuse qui l'enveloppe et dans laquelle rampent des vaisseaux, on trouve une couche de capsules aplaties dans le sens de la surface ; puis on remarque des capsules globuleuses et enfin des capsules mères très-grandes contenant de nombreux chondroplastes. Quelques-uns de ces éléments ont acquis des dimensions exceptionnelles. Dans quelques chondroplastes, on observe des gouttelettes huileuses remplissant la cavité. Enfin, des petites masses de tissu adipeux sont reconnaissables à leurs éléments dans plusieurs parties du stroma de la tumeur.

APPAREIL DE LA DIGESTION

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