Atrophies c!n foie
L'atrophie du foie, ou ses états atrophiques, répondent, en sensinverse^ à ce qui vient d'être dit pour l'état opposé d'hypertrophie vraie ou fausse.
L'atrophie du foie est réelle, après une oblitération vasculaire complète, une ischémie, du reste, rare dans le foie, où la circulation se supplée facilement par des voies collatérales. L'atrophie est marquée au voisinage immédiat des tumeurs solides ou liquides, des gommes et autres produits néoplasiques qui étouffent les éléments normaux cellulaires, dans les cirrhoses et scléroses, etc.
L'atrophie est caractérisée par la condensation et l'aplatissement des cellules hépatiques, dont la masse constituante, peu ferme à l'état normal, est facile à modifier dans la forme. De plus, le contenu des cellules est plus foncé en couleur et renferme des granulations jaunâtres, parfois brunâtres. Le foie est réduit en masse dans toutes ses dimensions; la capsule de Glisson est plissée ou ridée, mais la charpente fibreuse du foie n'est pas hypertrophiée;' seulement, les cellules faisant en grande partie défaut, la consistance est augmentée.
Cette altération des cellules hépatiques constitue l'atrophie réelle et observable chez les malades qui succombent après une nutrition insuffisant et une autophagie prolongée. Tels sont les sujets à rétrécissement œsophagien.
On a désigné sous le nom d'atrophie du foie des états fort différents ; ainsi Vatrophie rouge résulte d'une hyperhémie ancienne ; j'en donnerai bientôt la description et la figure.
Vatrophie jaune aiguë répond à l'inflammation parenchymateuse (voy. p. 279) et elle n'est point caractéristique; Vatrophie chronique est la cirrhose granuleuse.
Les expressions d'induration du foie et de ramollissement de cet organe n'ontplus cpi'un intérêt historique ; ces termes ontperdu toute valeur etne répondent pas à une altération spéciale ou distincte. Ainsi, dansl'atrophie jaune aiguë, dans la congestion sanguine, dans la première période de la stéatose, le foie est plus ou moins ramolli, tandis que il s'indure dans les pigmentations, les états scléreux anciens. Il faut donc renoncer à se servir des termes ramollissement et induration, qui indiquent au plus une apparence gressière, approximative, et dire : hyperhémie avec ramollissement du tissu, ou hyperhémie pigmentaire avec induration, ou bien encore cirrhose indurée.
FOIE
La détermination des éléments anatomiqiies altérés est caractéristique, c'est là qu'est la vraie lésion à indiquer et à exprimer le plus exactement possible.
Néoplasmes et dégénérescences du foie.
Les tumeurs néoplasiques et les dégénérescences de la glande hépatique sont nombreuses ; parmi les premières se voient les sarcomes, les angiomes, les lymphadénomes, les épithéliomes. Dans les dégénérescences on trouve la stéatose, la pigmentation du foie, l'amylose, la tuberculose et la syphilis hépatiques.