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KyMtes hy<lati€|ue!4 ; kyMtes h Kchinocoques

Les kystes hydaliques peuvent être trouvés dans toutes les portions

FiG. 85. — Kyste hydatique du foie, coiiiimMii(|uant à travers le diapljragiue, avec la plèvre

et le poumon. (Frericlis.)

du foie : lobe droit et lobe gauche, partie supérieure et partie inférieure de l'organe, superficie, bords, profondeur. Ordinairement, il n'y a qu'un

APPAREIL DE LA DIGESTION

seul kyste, surloul. s'il est volumineux; cependant on en rencontre aussi deux ou trois, parfois cinq et six ; de plus, les hydatides à Échinocoques s'observent à la fois dans le foie et dans d'autres parties du corps, et s'avancent, par perforation du diaphragme, dans les cavités du thorax (voy. tig. 85).

Les kystes hydatiques du foie, par leur développement dans le côté droit de l'abdomen, refoulent le diaphragme en haut, compriment le poumon droit et déplacent le cœur à gauche et en haut (voy. fig. 86). Frerichs a vu le diaphragme remonter jusqu'à la deuxième côte et même se rapprocher de la clavicule et l'atteindre.

Fig. 86. — Kyste liydatique volumineux du foie, ayant refoulé et déplacé les organes

thoraciques *.

Les kystes hydatiques de la face inférieure du foie proéminant en bas dans l'abdomen dépriment l'estomac, le côlon et la masse intestinale; ils arrivent parfois jusqu'au dessus dubassin. Ces rapports avec les parties contiguës expliquent les accidents de compression variée qui en résultent.

La rupture des kystes hydatiques dans les cavités contiguës est suivie

* FiG. 86. — Déplacement du poumon, du cœur et de l'estomac, par un kyste volumineux du foie, à Écliinocoques. h, diaphragme s'élevant jusqu'à la 2' côte; c, foie avec deux kystes hydatiques; d rate; e, cœur; f, estomac. (Frerichs.)

(le guérison ou de mort, suivant les organes (plèvre, bronches, estomac, intestins, parois thoraco-abdominales, péricarde, péritoine, vaisseaux).

Le foie dans lequel se sont développés un ou plusieurs kystes hydaliques est déformé ou non ; dans les cas extrêmes, le foie, ainsi qu'il a été dit, prend des proportions énormes. Le tissu hépatique est atrophié pai' les progrès du kyste qui le comprime et l'aplalit ; sur quelques points, le tissu est hypertrophié en volume, les acini sont gonflés, les cellules et les noyaux plus volumineux, sans offrir d'altérations saisissables.

Les hydatides proprement dites sont des vésicules de grandeur variable, des poches ayant l'aspect de l'albumine peu cuite, tremblotantes, remplies de liquide. La couleur est hyaline ou d'un blanc bleuâtre ou grisâtre. Ces poches renferment un liquide très-transparent, semblable à de l'eau distillée.

Autour des poches volunnineuses et isolées, on trouve que le tissu du foie est revêtu d'une couche fibreuse, résistante, blanchâtre, constituée par des fibres de tissu conjonctif ou lamineux, et formant une membrane d'isolement. C'est un véritable kyste adventif pourvu d'un réseau vasculaire sanguin venant du foie, tandis que les vésicules hydatiques sont dépourvues de tout vaisseau.

Les vésicules hydatiques dont le volume atteint celui d'une noisette a un œuf, une pomme et beaucoup plus, celui d'une tète de fietus, par exemple, sont dans leur intérieur tantôt remplies seulement d'un liquide

FiG. 87. — Fragment de membrane liydatique levètu de la membrane germiiiale *.

• lair, tantôt renfermant à la fois du liquide et un assez grand nombre d'autres hydatides absolument semblables.

Dans le dernier cas, l'hydatide est dite : hydatide mère, et celles qu'elle

* FiG. 87. — Morceau ou fragment liaclié de membrane hydatique, vu par la tranche et montrant la disposition lamelliforme; 1, membrane enroulée; 2, membrane étalée; a, aspect de lames superposées; fc, membrane gcrminalc granuleuse placée en dedans,!, et en dessous, 2. — Grossissement, 300 diamètres.

renferme ont été appelées : hydatides filles. Il n'y a là qu'une question de contenance, mais non une différence de structure.

Si on examine avec soin le liquide de plusieurs vésicules, on trouve que tantôt il est tout à fait limpide, mais que souvent il laisse déposer de petits grains blanchâtres, apercevables à l'œil comme une fine semoule.

Ces granulations blanches, qui nagent dans le liquide, et dont plusieurs restent attachées à la partie interne des vésicules, sont des Échinocoques, | véritables scolex du Tœnia echinococcns. '

Le moindre morceau de vésicule hydatique est caractéristique. Lorsqu'on observe à divers grossissements un fragment obtenu en coupant ou hachant la vésicule et placé sur la tranche, on voit une disposition lamelliforme toute spéciale (voy. fig. 87).

Qu'on se représente un livre, ou mieux un album à feuillets d'inégale épaisseur vu par la tranche, et on aura une idée de cette disposition de j lamelles emboîtées. Du reste, à l'intérieur de l'hydatide mère et même ' à l'extérieur, on voit, en examinant avec soin, des bourgeons qui se développent ultérieurement en vésicules; ces bourgeons détachés, comprimés et examinés au microscope, ofïrent exactement la même disposi- j tion que les enveloppes hydatiques constituant les grandes vésicules (voy. fig. 88).

Fig 88. — Fragment de membrane hydatique de grandeur naturelle avec bourgeons et un

de ces bourgeons grossi *.

La figure 87 montre, à la partie interne de la membrane hydatique, une couche grenue des plus remarquables et découverte par Charles Robin. Cette couche est une véritable membrane germinale donnant

* Fig. 88. — I, fragment d'hydatide humaine de grandeur naturelle, la surface couverte de bourgeons ; 2, un des bourgeons comprimé, formé de feuillets stratifiés, la cavité centrale est. libre, sans membrane germinale. Grossissement, 40 diamètres. (Davaine.)

FOIE

naissance aux Échinocoques, et suivant que l'iiydatide est pourvue ou non de cette membrane, elle est ou non fertile. Les termes d'hydatide mère ou lîlle n'expriment que le lait de vésicules renfermant ou ne renfermant pas d'autres vésicules : la membrane germinale, seule, rend l'hydalide fertile par la production d'échinocoques ; dépourvue de membrane germinale, l'hydatide mère, remplie de vésicules semblables à elle, est réellement stérile par rapport aux Echinocoques, dont la production est alors impossible.

Les Échinocoques (èx"'oç, hérisson, et xoxxor, grain), qu'il me reste à décrire, proviennent par bourgeonnement de la membrane germinale, revêtant l'intérieur des hydatides dites fertiles. D'abord, ils sont constitués par une granulation blanchâtre, à peine visible à l'œil nu, qui se produit à la surface, qui plus tard se pédiculise et se détache pour nager librement dans le liquide liydalique.

Les Echinocoques sont formés par une vésicule arrondie; sur la partie postérieure, on trouve parfois les traces du pédicule par lequel l'animal tenait à la mendjrane germinale (1). La partie antéricui'c offre quatre ventouses et une double couronne de crochets (fig. 89).

Le corps est garni de granulations formées de carbonate de chaux et de phosphate de chaux, unis à une matière organicj[ue (2).

Fig. 89. — Échinocoques du foie de l'homme *.

La grandeur du corps est de 0'"™,'2 à 0™'",25 = 200 ,^ à 250 y. quand la tète est rentrée, et il acquiert 3 dixièmes de millimètre quand la tète est sortie et allongée.

L'Echinocoque avalé par un carnassier, chien ou loup, trouvant dans l'intestin de ceux-ci les conditions nécessaire à son développement, devient

* FiG. 89. — Échinocoques du foie. Les deux Échinocoques placés à gauche sont, le premier avec la partie antérieure invaginée, le second avec cette même partie sortie; tous les deux ont en arrière les traces du pédicule. A, un Échinocoque placé à droite, à corps arrondi, sans pédicule ; d, couronne de crochets.

(1) Ch. RoiiiN et Littré, Dictionnaire de Médecine, 14" édition, 1877, page 491, figures.

(2) A. Lahoulbène, Note sttr les corpuscules calcaires des Echinocoques {Mémoires de la Société de hioloyie, 5' série, t. 11, p. 57, pl. m, 187"2}.

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le Tœnia ecJiinococcus, dont la tète est semblable à celle de l'ÉcIiinocoque, dont le corps est composé de trois anneaux, le dernier aussi long que les deux précédents réunis, et pourvu seul d'organes génitaux (fig. 90). L'ovaire est grand et sinueux, les œufs sont sphériques. Les cucurbitains, après leur séparation, sont presque aussi volumineux que le ténia tout entier.

En résumé, les vésicules hydatiques, entourées d'un kyste adventice dans le foie, et constituant les Acéphalocystes de Laennec (a, privatif, xtyrA^, tète, xjo-tic, vessie), ne sont qu'une des pbases de développement du Ténia écliinocoque. Ces vésicules, qui par bourgeonnement endogène ou exogène, produisent dans leur intérieur des vésicules hydatiques semblables h elles-mêmes, sont remplies d'un liquide spécial, transparent, non albumineux, presque dépourvu de sels. A la surl'ace eciiinococcus *. interne de beaucoup de ces vésicules hydatiques se développe une membrane germinale, et elles sont alors l'ertiles, car sur cette membrane naissent des Echinocoques ou Scolex de Ténia. Ce qui est extrêmement remarquable, c'est le développement considérable de l'hydatide par rapport au Ténia minuscule, dernier terme du développement cyclique de ce ver, tandis que les Ténia armé et inerme de l'homme, qui proviennent du porc et du bœuf, ont de petits cysticerques répondant à l.'hydatide, et de longs strobiles ou Ténia au dernier terme de leur développement (1).

Les kydatides, ou poches hydatiques bien développées, peuvent dans la suite otfrir des modifications qu'il importe de faire connaître. L'hydatide s'épaissit sur plusieurs points, devient cartilaginilbrme, la surface interne est rude, inégale, enduite de sels calcaires. Elle n'est plus ronde, mais bosselée, avec des enfoncements ou des sortes de diverticules. La paroi cédant sur quelques points, la poche peut communiquer avec les vaisseaux biliaires et sanguins. D'autres fois, quoique bien plus rarement qu'on ne l'a dit, l'intérieur est rempli d'un liquide purulent. J'en ai ( onununiqué une observation à Trousseau (i^) ; depuis j'ai observé un nouveau fait très-probant et que j'ai montré à Davaine. |

Femme, trente-six ans, moi le à l'Iiôpital Necker, avec un kyste du foie dia-

* Fie. 90. — Tœnia echinococcus, monti-aiit la tète avec sa couronne de crochets, les ventouses, et le dernier segment avei; un ovaire rameux et l'orifice génital latéral. (Moquin- Tandon.)

(1) A. Laboulbène, Sur les Ténias, les Échinocoques et les Bothriocéphales de l'Homme {Bullelins de la Société médicale des hôpitaux de Paris, séances d'octobre et de novembre 1876).

(2) Trousseau, Clinique médicale de VHÔtel-Dieu, édition, 1877, tome 111, p. 270.

FOIE

giiostiqué pendant la vie et remontant à environ dix ans. A l'ouverture de l'abdomen, il s'écoule une grande quantité de sérosité cilrine. Les poumons sont refoulés en bas, jusqu'à la cinquième côte droite et gauche; à leur face externe, ils offrent des adhérences minces et néo-membraneuses.

Le foie occupe toute la partie antéro-supérieure de l'abdomen et la partie aatéro-inférieure du thorax, depuis les cinquièmes côtes droite et gauche jusqu'à une ligne horizontale passant à 2 centimètres au-dessous de l'ombilic. Les dimensions verticales sont 28 centimètres pour le lobe droit, 27 centimètres pour le lobe gauche ; les dimensions horizontales, pour le lobe droit 22 centimètres, pour le lobe gaucheà partir du ligament falciforme, 13 centimètres ; enfin, l'épaisseur est, pour le lobe droit, de 7 centimètres et demi à 9 centimètres. La vésicule biliaire est dilatée.

Le kyste est situé vers la partie supérieure et externe du lobe droit.

Le foie est donc très-volumineux; il offre, près du ligament falciforme et sur le lobe droit, des signes de périhépatite : le péritoine et la capsule de Glisson sont épaissis. Le diaphragme adhère Irès-fortement sur plusieurs points, par des néo-meinbranes résistantes qu'on ne parvient que difficilement à détacher. Une bride médiane fait adhérer la paroi du kyste, et autour, principalement en bas, on voit des îlots irréguliers de tissu de nouvelle formation constituant des plaques jaunâtres faisant relief à la surface du foie.

En ouvrant la poche hydatique, il s'écoule un liquide jaunâtre, d'aspect purulent, contenant un grand nombre de vésicules hydatiques, le liquide ayant une odeur fade et un peu alliacée. Les parois de la poches sont très-épaisses; en incisant avec soin ces parois sur la partie saillante et en prolongeant autant que possible les incisions, on voit que le kyste occupe une grande partie du lobe droit, ayant II) centimètres de diamètre dans le sens antéro-postérienr et 18 centimètres environ dans le sens postéro-interne. Les parois sont irrégulièrement épaissies, le point le plus mince a 3 millimètres, le plus épais étant de 7 et même de 8 millimètres.

L'intérieur du kyste ayant été largement ouvert, je trouve une collection considérable d'hydatides, les unes, de 4 à 5 centimètres de diamètre, les autres de 1 centimètre seulement, un grand nombre plus petites. La plupart sont llé- |i tries. Le liquide placé entre les vésicules hydatiques est puriforme, d'un S jaune blanchâtre et crémeux. Sur les parois, on remarque une grande quantité de matières blanchâtres semblables à du mastic, adhérentes par places, non !' adhérentes sur d'autres ; quand on les détache, on voit à leur surface d'implantation des ecchymoses et des places brunâtres. A la partie supérieure, le tissu du foie est congestionné, il offre aussi de petites extravasations sanguines. Près de la paroi gauche et vers le milieu de la poche la plus vaste, se trouve une petite cavité communiquant avec la grande.

Une membrane hydatique, nettement séparable, circonscrivant et entourant ! toutes les vésicules, occupe la majeure partie de la grande poche; elle envoie dans la petite cavité un long prolongement.

En se rapprochant de la partie médiane, on trouve une surface lisse, nettement muqueuse, revêtue par une poche hydatique n'adhérant point. Cette sur-

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face est trmi jaune verdàtre, et à ce niveau se trouve une dilatation très-manifeste à laquelle viennent aboutir les branches afférentes des canaux hépatiques supérieurs et inférieurs. Le canal cholédoque est extrêmement dilaté. Près du duodénum, il a un volume suffisant pour laisser passer le doigt médius. Une membrane hydatique teinte elle-même en jaune verdâtre par imbibition, était prolongée jusque dans la partie inférieure du canal cholédoque.

Le liquide de la vésicule est bilieux et paraît normal, le canal cystique n'est pas dilaté et s'ouvre dans le canal cholédoque très-agrandi. La vésicule biliaire dilatée ne contient ni hydatides, ni calculs d'aucune sorte.

Le lobe gauche du foie, examiné avec le plus grand soin, ne présente ni hydatides, ni aucune autre altération appréciable.

Les hydatides, examinées au microscope, offrent les unes une membrane germinale, tandis que d'autres en sont dépourvues. Un très-grand nombre ont des Echinocoques ; plusieurs, ratatinées, renferment néanmoins des crochets de parasites.

Le liquide est nettement purulent, il présente des leucocytes sans noyaux et nudéolés, beaucoup de matières grasses, des éléments biliaires sous forme de cristaux irréguliers, colorés en jaune brunâtre. (J'ai fait constater à C. Davaine la purulence du liquide.)

La transformation du liquide par la pénétration de la bile dans l'intérieur, et par la production de pus, est une cause de guérison spontanée, mais quelquefois d'accidents redoutables. Dans un degré extrême, les Echinocoques périssent, le liquide se résorbe, il ne reste qu'un magma granulo-graisseux, parfois semblable à du mastic, où on trouve encore les crochets des Echinocoques. La membrane hydatique, plissée, ridée, chiffonnée, ressemble à un petit paquet de taffetas gommé, entouré d'une membrane fibreuse. Mais, même dans ce cas, le diagnostic est possible : dans un lait de ce genre, j'ai pu établir l'existence d'un kyste très-ancien chez un sujet ayant succombé à une tout autre affection, et, à force de recherches, montrer à Béhier les crochets d'Échinocoques, ce qui n'a laissé aucun doute.

Dans l'observation suivante d'un kyste hydatique ponctionné, les Echinocoques ont été observés dans le liquide, puis celui-ci s'étant reproduit, je n'ai trouvé que des ci^ochets, les animalcules étant détruits. Il s'agissait d'une femme morte de tuberculose pulmonaire un an après la ponction du kyste :

Femme, trente-trois ans, phlliisique, venue à l'hôpital Necker en 1873 avec un kyste hydatique du foie qui fut ponctionné avec un trocart de petit volume en présence de Davaine. Le liquide était transparent, clair, renfermant des Écliinocoques. La malade, se sentant très-bien, était sortie. Elle rentre en février 1874; l'état pulmonaire s'est aggravé et le foie renferme de nouveau du liquide. La malade succombe le 20 mars.

FOIE

Le foie a le lobe droit très-volumineux, le lobe gauche est très-petil. Le kyste siège dans la parlie la plus externe du lobe droit, de manière à n'altérer en rien la disposition du bile, des lobes médians et des canaux biliaires. Il convertit la partie du foie qu'il occupe en un corps à peu près sphérique (le diamètre transverse total du foie est de 27 centimètres; le lobe droit est haut de 18 centimètres, épais de 14 centimètres). Outre la saillie de la face convexe, on voit aussi sur la face concave une tuméfaction bémispbérique fluctuante, mais d'aspect et de coloration dillérente de celle que présente la face supérieure du kyste. Ici, en effet, la poche est encore recouverte d'une mince lamelle de tissu hépatique, tandis que, en bas, la poche se montre à découvert et avec une couleur d'un blanc jaunâtre.

Cette tumeur line uante ne comprime aucun organe voisin, ni les canaux biliaires, ni l'intestin. En la percutant, on a la sensation simple de flot. .le l'ouvre à sa partie déclive. Il s'écoule un liquide citrin, avec quelques dépôts floconneux. Puis, avec le liquide, sort finalement la membrane hydatique composée de deux couches bien nettes, l'une externe, ressemblant à de l'albumine cuite, translucide, friable, l'autre interne, ou couche prolifère mince, d'un jaune verdâtre comme la peau des raisins peu mûrs. Pas de vésicules hydatiques nageant dans le liquide.

La paroi enkystante est très-dure, criant sous le scalpel comme du cartilage, épaisse de 3 à 4 millimètres, vascularisée, recouverte, à la face interne, de concrétions très-résistantes, très-adhérentes, inégales.

Au microscope, le liquide hydatique ne renferme ni leucocytes, ni pigment biliaire, ni Echinocoques h l'état ordinaire. Mais je constate dans le dépôt formé au fond du liquide des crochets arqués et très-reconnaissables.

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