‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 113 sur 162 · CALIFES · texte numérisé non relu

CALIFES

Ainsi, au commencement de ce siècle, deux empires puiisanU •*é<voulent et changent, par leur chute, la face de V Europe ti

»10 1^ 8IÈCLB*

de r^fitf. Cm deux révoltiUons ont/469 causes communee. Les descendants de Charlemagne furent tous des princes faibles ; la révolution ne pouvait 4onc manquer d*éclaler. On ne voit de même après M-Mamoufiy sur le trône des califes, que des princes efféminés qui accélérèrent la chute de cet empire.

Outre ces causes, Tempire franc et celui des califes en eurent de particulières. Les seigneurs et les Normands portaient les coups les plus funestes au premier, lorsque la secte d'Ali et les Turcs minèrent le trône du second. Mais, quant au gouvernétnent, le parallèle n'est plus possible; malgré tant de révolutions, le gouvernement des califes ne changea pas de forme, et fut toujours sous le despotisme et la tjrranniey tandis que dans Tempire franc l'autorité du trône s^anéan* Ut et les droits du peuple furent entièrement méconnus. Ccst alors qu'on voit paraître le gouvernement féodal.

L'empire de Charlemagne renfermait encore dans son sein une cause de dissolution qui lui est propre et que n'avait pas Tempire d'Aaroun. A peine affermi sur un trône qui n'appartenait pas à ses ancêtres, Charles avait conçu et exécuté le projet d'une monarchie universelle. Tout ce qui devait la composer se trouva réuni non par l'habitude du temps, mais par la force comprimante de son génie. De nombreuses provinces furent tout à coup incorporées à ses Etats ; les rois et les souverains devinrent tous sujets à la fois et devaient tous conserver en même temps le désir de leur autorité. Cependant telle était la force du pouvoir qu'il avait fondé, que ce ne furent pas les rois qui se révolièrent; et si la querelle éclata entre les peuples sous les fils de Louis leDébonnaire, ce ne fut pas pour leurs rois, mais pour eux, mais pour leur indépendance et leur nationalité , qu'ils combattirent, et la bataille de Fontenay fut une sanglante protestation contre la violence qu'on leur avait faite en les unissant.

DE EJL ÏÉODJLLITÉ*

G*est sous les premiers successeurs de Charlemagne qu'achève de se constituer la féodalité. Mais sans être entièrement déterminée, sans former une institution complète, elle exisuiten germe depuis longtemps , et c'est dans le commencement de la monarchie, à Tépoque de la conquête, qu'il faut remonter pour trouver son origine. Nous rencontrons sous la première race les qualifications qui composèrent dans la suite la terminologie féodale ; seulement alors elles désignaient des charges , tandis que, plus tard, elles <levinrent des titres, et représentèrent des droits au lieu d'exprimer des fonctions. L'histoire nous explique assez comment s'est opéré ce changement.

Primitivement les Duc$ étaient des gouverneurs de provinces, chargés de faire exécuter les ordres du roi| de lever les impôts

0«S1ÈGLB. «M

détermioëd par le monarque OU les assemblées nationales^ et de commander les hommes armés. Leur traitement consistait dam les revenus des domaines qui leur étaient assignés. Les Comtes rendaient la justice dans les cités ou diocèses qui leur étaient confiés, levaient les impôts , étaient à la tête des guerriers de leur arrondissement , et relevaient des Ducs. Leur traitement était aussi le revenu des domaines qui leur étaient assignés. Lorsqu'ils éuient appelés à la défense de quelque frontière, on 4es appelaitsmark-grafs, c*est-à-dire comtes de marche ou de frontière , d'où est venu notre mot français Marquis. Dans Fadministration de la justice, ils avaient des assesseurs ou Echevins, et des officiers inférieurs, appelés Centeniers à cause du nombre d'hommes libres auxquels ils étaient préposés , et les Comtes leur assignaient pour traitement quelque domaine ou quelque droit.

Sous les rois fainéants de la première race , ces grands offi* ciers de la couronne avaient étendu leurs attributions et augmenté leur puissance ; leurs charges, à quelques-uns, devinrent inamovibles. Pépin confirma leurs usurpations pour se les attacher, et enfin Charles le Chauve , par le capitulaire de Kierzy en 877, autorisa la transmission héréditaire des duchés et des comtés, et changea ainsi Tessence de Tancienne constitution. Les offices de Ducs et de Comtes devinrent par là de véritables fiefe, qui eurent sous leur mouvance les anciens fiefs terriioriaui compris dans le ressort de leur juridiction, et ainsi se constitua le gouvernement féodal.

Ces anciens fiefs étaient possédés par les Barons, hommes poissants par leurs terres , leurs serfs et leurs clients. Leurs propriétés étaient de deux espèces : les terres leur appartenaient en propre, sans aucune obligation ni condition particulière, poruient le nom de terres franches ou franc-aleu , et faisaient nommer leurs possesseurs Leudes ; ou bien elles composaient des fiefs assujettis à des prestations, à des redevances, à certains services ; et ceux qui en jouissaient étaient les Vassaux du roi : la première espèce seule était héréditaire.

Ces fiefs prirent naissance au moment de l'invasion , où les guerriers recevaient de la part de leur chef une portion de territoire à condition d*un service militaire , et ils étaient d'abord appelés bénéfices. Los rois mérovingiens, qui possédaient d*im-

s. 9" SlfeCLC.

ooenset domaines, fruit de la conquête, les démembrèrent pour en constituer des ûefs en faveur des guerriers ou des favoris, et nous voyons Charles-Martei partager entre ses Leudes ou Aniruttions^ à titre de bénéfices , les biens des églises qu'il avait dépouillées. Ces bénéfices furent d'abord temporaires, puisa Tie,.et enfin devinrent héréditaires, ainsi que les aïeux, et c'est alors qu'ils prirent le nom de fiefs. Le régime féodal devînt donc une intime combinaison de Télat des personnes avec l'eut des terres.

Les Vatiaux du roi donnèrent à leur tour des bénéfices à des hommes libres ou à des affranchis qui reconnurent leur suzeraineté et s'obligèrent aussi à un service militaire et à une redevance annuelle ; ou bien ils reçurent des hommes libres opprimés, comme nous l'apprend Salvien, la propriété de leurs terres , pour les défendre. Par la suite, ils la leur rendirent à condition qu'ils prendraient les armes pour leurs prolecteurs , et de là la formation des arrière-fiefs. De cet ordre de choses étaient nés des droits et des devoirs réciproques entre les suze-» rains et les vassaux , et la féodalité formait ainsi une chaîne d'obligations qui s'étendaient du roi jusqu'au dernier de ses sujets. C'est ce qu'exprime parfaitement le mot Féodalité, du latin fœdus qui signifie alliance. Mais ce régime qui aurait pu être si sage, subit, par degrés, les plus funestes altérations par l'injustice et les cruautés des seigneurs envers leurs subordonnés.

A l'époque de la féodalité, les terres étaient de trois espèces :

i® Les AUux. C'est ainsi que l'on appelait les terres qui n'étaient point soumises à la féodalité ; on leur donnait aussi le nom de Terres libres; il y en avait très-peu de cette espèce. Les aïeux étaient de deux sortes, le noble et le roturier; le noble était celui qui entraînait jus/tc^ ou mouvance; le roturier était celui auquel ces conditions manquaient.

2^ Les Terres nobles. C'étaient les fiefs, qui se subdivisaient en deux parties : les fiefs simples , et les fiefs de dignité ou terres titrées, savoir : les duchés, les comtés, lesbaronies, et par la suite les vidamies.

Quelquefois le fief se changeait en aleu , mais l'aleu finit presque toujours par se perdre dans le fief.

50 Les Hotures. On appelait ainsi certaines terres 9 relevant

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<le fiefSf possédées par des roturiers soumis à la féodalilé et sBJeto des seigneurs*

Si de Tétai des terres nous passons à celui des personnes » sous le régime féodal , nous distinguons quatre classes principales :

i« Les hommes libres, propriétaires de biens allodiaux» et jouissant de tous les droits civils et politiques. On les appelait Jrimahs ; ils étaient peu nombreux, et par la suite ils devinrent seigneurs.

^ ïjes seigneurs, suzerains et vassaux tout à la fois, possédant les fiefs dans lesquels ils exerçaient la souveraineté , en battant monnaie, levant des impôts et rendant la justice. Ils formaient, depuis le roi jusqu'au vidame et à Téouyer , une hiérarchie qu*il est utile de faire connaître.

Le roi était le premier seigneur, le suzerain universel. Cependant, quand il possédait des terres dans la mouvance d'une seigneurie , il devenait lui-même vassal du possesseur de cette seigneurie; mais alors il se faisait représenter pour prêter, comme vassal , foi et hommage k son propre vassal.

On distinguait deux classes de vassaux :

i* Les vassaux majeurs relevant immédiatement de la couronne, tels que les Ducs, qui étaient les premiers, et quelques comtes puissants à qui le roi avait accordé ce privilège.

2® Les vassaux mineurs, sabordonnés ou aux vassaux ma< jours comme les Comtes ^ ou à d'autres vassaux mineurs, aux* quels ils rendaient foi et hommage pour les fiefs qu'ils tenaient d'eux. Ainsi le Fi^iiter était le vassal du Comte ; le Baron celui du Viguier, le Chevalier était soumis au Baron, et VEcuyer reconnaissait la suzeraineté du chevalier.

L'hommage était lige ou simple. L'homme lige s'engageait h servir en personne son seigneur ; le vassal simple pouvait fournir an remplaçant. Tantôt le vassal était obligé à plége o\i pleure, UDtôt d service de corps, à devenir caution ou champion pour, ion seigneur. Tout vassal était obligé , sous |>eine de dégradalion ou de confiscation, de prendre part aux querelles de son suzerain, d'embrasser son parti, et de lui fournir pour la guerre le nombre d'hommes que comportait son fief. Les vassaux pouvaient prendre les armes contre leur suzerain pour déni de jus* lice, pour vengeance de famille et dans quelques autres cas

9U 0^ SIÈCLB,

délermiDës, Alors le roi , loin de traiter de rebelles les Tassaas insurgés, déclarait qu^ils devaient obéir à leur suzerain immédiat et le suivre à la guerre sous peine de félonie. Le vassal devait à son seigneur une aide d'argent ou une aide militaire.

Les services militaires consistaient dans Vost ou chevauchée où les vassaux étaient appelés en temps de guerre après la convocation du 6anet de Varrière-ban.

Ce ban était la convocation faite par le roi aux gentilshommes , vassaux immédiats de la couronne.

Varrière-ban était la convocation faite par ces derniers aux vassaux mineurs, et se composait de leurs tenanciers et couiamiers, c'est-à-dire de ceux qui se trouvaient dans leur mouvance ou juridiction.

L'importance du fief réglait non «seulement le nombre d'hommes, mais encore le genre de service et de prestations, Tespèce d'armes, et la qualité des équipages.

Le fief banneret fournissait vingt-cinq hommes d'armes complètement équipés , et chaque homme d'armes avait deux ar chers bien montés, un page et un variété avec chacun soo cheval.

Le fief de haubert devait un cavalier armé de toutes pièces, bien monté et accompagné de deux ou trois variété.

Le fief de simple écuyer ne fournissait qu'un vassal armé à b

ère*

Tous ceux qui étaient tenus du ban et de l'arrière-ban devaient ainsi, à leurs frais, un service de trois mois dans le royaume, e de quarante jours au delà des frontières, sans compter le temp de se rendre au camp. Les femmes envoyaient des homme d'armes en leur nom , et les évéques et abbés étaient contraint de se présenter eux-mêmes.

Z^ La troisième classe de personnes comprenait les colon tributaires et les affranchis , qui , libres de leurpersonne, payaien au seigneur une redevance annuelle sur le produit de leur terres , mais n'étaient tenus à son égard ni d hommage ni de ser vice militaire.

4® Les serfs composaient la dernière classe. Le serf attaché à la terre qu'il cultivait était transmis avec elle et n'en pouvai être arraché. Les serfs qui remplissaient quelques ofiices auprès de leur seigneur éuient appelés minUtériaux. Quelquefois ils

devenaienl les vassaas de leur maître qui leur donnail une cer^ taine étendue de terrain à charge d'hommage ; d'où vient qu'on a souvent confondu vasselage et min%$tériaUtê.

Le servage féodal était une modification de l'esclavage gaulois et romain. La différence consistait en ce que l'esclave était entièrement dépendant de la volonté ou du caprice de son maître et loi appartenait en propriété sans aucune rétribution , tandis que le serf appartenait plutôt à la terre on au château qu'au seigneur, et qu'il obtenait souvent quelques conditions favorables à son intérêt.

DKOITS ET PRITILÉCIES DU SEI«]VCirR.

Les droits seigneuriaux sont de quatre sortes : militaires, fiscaux, honorifiques et judiciaires. Nous avons déjà vu ce qu'étaient les droits militaires. Les droits fiscaux étaient des impôts que les seigneurs pouvaient établir dans leurs domaines, les taxes qu'ils y prélevaient. Ainsi les biens d*un enfant naturel, serf, roturier ou mainmortable , qui mourait «ans héritier, revenaient au seîgneor. Le seigneur s'emparait des choses perdues , de la dépouille des naufragés, de la succession des étrangers ; c'était ce qu'on nommait les épaf)e$ et le droit d'aubaine. Les droite honorifiquei servaient de marques à une souveraineté locale. On peut ranger parmi ces derniers ces sortes de divertissements rustiques qu'on peut regarder comme les. abus de la force et les effets d'un bizarre caprice. Ainsi le serf ou le vassal apportait au seigneur une alouette traînée sur un char attelé de quatre bœufs , était obligé de contrefaire l'ivrogne ou de baiser la serrure , et une foule d'autres usages aussi grossiers qu'absurdes. L2i justice seigneuriale était arbitraire , et le seigneur prononçait en souverain. L'appel aux justices royales était permis non de droit, mais de doléance, eiàla porte de chaque chef-lieu des seigneuria , dit H. de Chateaubriand , s*élevait un gibet composé de quatre pilierê de pierres ^d'où pendaient des squelettes cliquetants.

Quant aux privilèges, le gentilhomme ne payait pas la taxe personnelle, ne logeait point de gens de guerre, avait seul le droit de chasse et pouvait faire mourir un de ses serfs ou de ses vassaux , si ce malheureux avait tué un lièvre de ses garennes , un pigeon de son colombier, un chevreuil de ses forêts. Une

foule d*aatres privilèges lui étaient encore accordés par les coutumes particulières.

Quatre causes soutenaieat la féodalité :

i^ L'asservissement dans lequel \e despotisme des seigneurs tenait le peuple qui était alors sans énergie ;

SL^ L'égalité des forces entre les principaux seigneurs « et entre ceux-ci et le roi , ce qui les rendait tous également incapables de prendre de Fascendant les uns sur les autres;

3* La souveraineté des justices des seigneurs qui régirent longtemps eux-mêmes leurs terres , sans qu'aucune puissance supérieure pût réviser leurs jugements;

4<* Le droit de guerre que chaque seigneur possédait.

.COMAÉQVENCES DE LA WtOBÉJLTEJL

LVixercice continuel des armes , chez une noblesse fière , intrépide, active, et toujours en guerre ou pour elle-même ou pour ses suzerains, les liens qui unissaient entre eux les possesseurs de fiefs et d'où découla le principe du dévouement , de la loyauté , de la fidélité aux engagements, enfantèrent la chevalerie ; le langage de Thonneur tempéra la barbarie du langage « féodal, et Thonneur remplaça rinstruction. La vie de château favorisa les développements de Texistence domestique , resserra les liens de la famille, et ce fut alors que la femme acquit rioH portance qui devint de plus en plus grande. Mon Dieu, ma dame et mon roi , telle fut bientôt la devise du chevalier.

L'esprit d'hérédité , étant inhérent à l'esprit de famille , ne prit nulle part un aussi grand développement que dans la féodalité. C'est là reflet de la na:ure de la propriété à laquelle la fa* mille était incorporée. Transformant toutes les existences eo modes de possession territoriale, elle introduisit nécessairemeiu cette hérédité , règle naturelle de transmission des successions privées, et détruisit l'élection, règle naturelle de transmission pour les emplois publics.

C'est encore de la féodalité, c'est-à-dire de cette foule de grandes et petites souverainetés indépendantes , qu'est sortie Tunité monarchique, la France moderne, telle que nous l'avons aujourd'hui. En effet , les seigneurs s'étant reconnus astreints d'une manière régulière et générale à la loi de Tallégeance «t

de la féaaté , ToMigation entre le vassal et le suzerain fut d*abord le lien réciproque ; mais peu à peu les rois, recouvrant des fiefs par héritage on confiscation , 8*afifranchirent de cette gène et continuèrent à exiger gratuitement la fidélité et la sujétion féodales.De-'lMa monarchie absolue.

Quoique «adicalement^mauvaise en elle-même sous le point de vue social ; nliay^ntpu fonder ni ordre légal ni garanties politiques, n'ayant pu^ ni rSeTégulariser ni s'étendre, cependant la forme féodale conserva et sut faire valoir tilans la société euro l)éenne le droit de résistance, auquel la plupart des peuples modernes doivent leur liberté.

Louis le Gros détruisit Tasservlssement du peuple en établissant les communes ; institution qui permettait aux membres de chaque commune de s'assembler , de délibérer , de gouverner et de veil 1er à leur sûreté.

Philippe-jâî^uste déimmi l'égalité des forces, en confisquant à son profit les terres que Jean sans Terre possédait en France , ce qui le mit à même d'avoir une armée capable d'imposer aux grands vassaux.

Saint Zouis détruisitlasouverainetédesjusticesseigneuriates, en établissant dans tout son royaume des tribunaux pour rendre la justice et en admettant l'appel du jugement des seigneurs.

Philippe le Bel sut faire cesser les guerres que les seigneurs se faisaient entre eux et faisaient souvent même aux rois « en établissant une monnaie commune pour toute la France. Les seigneurs , qui jusque-là battaient monnaie , et pouva ient avec leurs richesses suffire aux frais de la guerre , se virent contraints d'y renoncer.

Ainsi que nous venons de le voir, les quatre soutiens de la féodalité étaient détruits sous le règne de Philippe le Bel; mais les fiefs subsistèrent encore jusqu'au règne de Louis XVI , où la révolution vint les renverser en 4789.

Lectdbe. — Histoire de la Civilisation européenne^ par Guizot ; Oûule poétique, à rarticle Féodalité y par Marchangy; Anal^rse «vûoftnée de l'Histoire de France y dans les Etudes historiques^ par Cliàteaubriand ; Esprit des LoiSy par Montesquieu ; Histoire CfiAque de l'établissement de la monarchie française , par l'abbé INibos; Lettres sur l'Histoire de France y par A. Tliierry (I).

TABLX4U à faire de la féodalité.

(I) 1 volume in-18. Bruxelles, Haufn^n et C«.

byLaOogle

si9 0* siècle.

Des soccessbcrs de Charles le Chauve, iosqo^a Charles ub Simple. — Les progrès de la féodalité et les ravages des Nor-» mands» des Esclavons et des Hongrois « continuèrent sous les successeurs de Charles le Chauve (Louis II le Bègue, 877-879 » Louis III et Carloman , 879-884 ) , et de Louis le Germanique « en Allemagne. — Charles le Gros, son troisième fils, appelé à gouverner la France à la mort de Carloman , à Texclusion de Charles le Simple , fils posthume de Louis le Bègue, réunit soos^ son sceptre la plupart des pays qui avaient composé Tempire de Cbarlemagne(884).

Ce prince fut incapable de maintenir son autorité contre l'insubordination des vassaux ; la lâcheté dont il fit preuve au siège de Paris (885-886), que le comte Eudes, fils de Robert le Fort » et révéque Gozlin défendirent vaillamment contre les Normands» acheva de le rendre méprisable et le fit déposer successivemeni par les Italiens, les Allemands et les Français (881).

Cette déposition suivie de la mort de Temperèur (888) sépara à jamais les peuples qui avaient obéi à Charlemagne ; Guy , duc de Spolète, et Bérenger, duc deFrioul, deux princes du sang carlovingien, se disputèrent la couronne dltalie. Les Allemands décernèrent la royauté à Amoul , duc de Carinihie, fils naturel de Carloman, roi de Bavière et d'Italie. Les seigneurs de France élurent roi Eudes, comté de Paris, pour le récompenser des services qu'il leur avait rendus contre les Normands. C*est la victoire des IVetisIrtens contre lesÀustrasiens.

Cest à la même époque (888) que se forma, sous Rodolphe Guelfe (Welf), arrière-petit-fils de Fimpératrice Judith, le royaume de Bourgogne transjurane, par la réunion d*une partie de la Savoie, du Valais, du pays de Genève et de la Suisse occidentale.

Précis historique et généalogique de la maison de BourgognSp — Les plus célèbres d*entre les Celtes, les Eduens, habiuieul entre la Sa^neet la Loire, c'est-à-dire une partie du pays nommé depuis Bourgogne, et compris sous les Romains dans la PremièM Lyonnaise.

En 415, le pays des Eduens fut envahi par les Burgundioneià peuple belliqueux, dont l'origine est incertaine, mais qui, suiva J Pline, était vandale. Les Burgundes ou Bourguignons avaiea alors pour roi Gunddaha%rei{ ils s'emparèrent insensiblement d|

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iij9 entre le RhAne étles Alpes/ et le royaume qo*ils fondèrent ht gonTerné par cinq rois jasqu*en 534, qa*i1 tomba an pouvoir des Francs, qui se le partagèrent.

Clotaire P^ qui survécut à ses firères, réunit tout le royaume [4e Bourgogne à la monarchie franque; à sa mort, il devint un nqraume particulier.

LesGarlovingiens le confondirent de nouveau avec la monar- «Ke ; et lors du partage de la France entre les enfants de Louis k Débonnaire , Charles le Chauve eut la partie de Tancien Toyaume de Bourgogne située à la droite de la Saône, et connue, 4qHiis cette époque, sous le nom de duché de Bourgogne : Lo- Ibaireeut le reste de ce royaume.

En 855, deux fils de Lothaire héritèrent du royaume de Bourgogne : Lothaire eut la Bourgogne transjurane, c'est-à-dire la Snisse et la Franche-Comté, avec quelques portions de TAlsace ; et Charles, la Bourgogne cisjurane, qui comprenait les pa^s ntoés entre la Saône, le Rhône, la mer et les Alpes.

Charles le Chauve confia le gouvernement de la Bourgogne eitjwrane à son beau-frère Bozon, qui , en 879 , se fit élire roi de ce pays, connu depuis sous le nom de royaume d*Arles ou de Provence. Son fils Louis, qui lui succéda, conquit une partie de riialie et porta le titre d'empereur.

La Bourgogne transjurane, échue à Louis le Germanique , fis de Lothaire , lui fut bientôt enlevée par Rodolphe , qui se fit «Hironner roi à Saint-Maurice- le'Valais (888) , et depuis ce temps elle eut ses rois particuliers. ^

Les deux Bourgognes forent réunies sous Conrad le Salique^ enperenr d'Allemagne en 12^3 ; mais ses successeurs, et même ' les Souabes Hohenstaufen^ n*eurent que le titre de rois et les I bommages qui y étaient attachés* Le vaste pays de Boui^ogne , I ]Ri»fiiant des troubles de l'Empire avec les papes , se démembra i presque aussitôt.

L'existence du duché de Bourgogne date, pomme nousTavons dit, du règne de Charles le Chauve (863). Eudes, troisième duc de Bourgogne, futélu roi de France en 888; les ducs continué- ROI à tenir ce duché jusqu'en lOOi , époque à laquelle il relooma au roi Bohert U Pieux qui en fit porter le titre à Henri Mo second fils.

Henri l*', en monunt sur le trône de France, laissa, en 1039,

8t4> 9* SIÈCLE.

la doehé de Bourgogne à la race capétienne. Celte branehe subsista trois cent vingt-neôf ans sous douze ducs, ets'éteigoU ea 1361 dans la personne de Philippe de Rouvre. ' Le duché de Bourgogne passa alors à Jean II, roi de France, par sa mère, Jeanne de Bourgogne, grand'tante du dernier dac. Jean le donna h son quatrième fils, Philippe, surnommé le Hardi% Ce dernier prince fut la source de la seconde raccT des ducs de Bourgogne, qui finit avec Charles, dit le Téméraire, en 1477, après avoir doré cent treize ans, sous quatre ducs. Ce fut alor$ que Louis XI réunit pour toujours le duché de Bourgogne à la couronne de France.

Marie de Bourgogne, unique héritière de Charles le Téméraire, fut forcée d'épouser le prince Maximilien, archiduc d*Âotriche ; elle lui apporta en dot le reste de ses vastes Etals. Ce mariage fut la cause de longues guerres entre les maisons de France et d'Autriche.

Les ducs de Bourgogne de la première race se montrèreot courageux et grands guerriers. Henri /«■', petit-fils de Robert^ premier duc, passa en Espagne, vainquit les Mores, et prit le titre de comte de Portugal ; ce fut son fils, Alphonse Henrtquez^ qui fut le premier roi de ce pays. On remarque particulièreaieni Hugues VI, qui accompagna saint Louis dans son voyage d'outremer, en 1248, et dont un des fils, Jean, seigneur de Charolais, épousa Agnès de Bourbon. De ce mariage naquit Béatriûc de Bourgogne, héritière de Bourbon, mariée à Robert de France ^ un des fils de saint Louis, dont la postérité prit le surnom de Bourbon. Elle descendait au quinzième degré de Robert le Fort.

La seconde race des ducs de Bourgogne a jeté beaucoup plus d'éclat que la première, et son ambition a causé de grands désordres en France.

Philippe le Hardi brave, puissant et habile, maïs qui fut tellement prodigue qu'à sa mort ses créanciers vendirent publiquement ses meubles (1404). Il avait épousé Marguerite de Flandre, héritière de la Flandre, d'Artois et de Franche-Comté, Nevers, Réthel ; elle était veuve de Philippe de Rouvre.

Jean sans Peur, que l'on voit à la tête des guerres civiles mus Charles VI. Il fit assassiner Louis d'Orléans, et fut luimême assassiné à Montereau par Tanneguy Duchâtel (1419).

Philippe le Bon qui désola la France pour venger son frère ,

9^ SIÈCLE. 9ti

eo signanl le Iraîté de Troyes (1420). Il hérita du Luxembourg, du Brabaut, de la Hollande, et institua la Toison d'Or (1467).

CharlesU Téméraire , célèbre par son ambition , par sa politique et ses querelles avec Louis XL II fut tué devant Nancy, en 1477 (voirie quinzième siècle).

Cette maison de Bourgogne donne une suite de princes, bien funestes à la France par leur caractère et leur puissance ; et quand elle s'éteint, elle lui crée par son héritage , dans la maison d'Autriche , un rival et un voisin dangereux.

A FAIRE : TMeau généalogique d»9 ducs de Bourgogne.

Lecture. — Quelques passages de Vaistoire des ducs de BourgO' çMf par M. de Barante; 2es Généalogies européennes de Tauteur. Aralie».

AL-HAMOuw, fils dUaroun-a1-Raschi1d, fut surnommé VJuguste des Arabes. 11 sut recueillir et augmenter le dépôt des connaissauces humaines qui, quelques siècles après, devaient se répandre dans toute PEurope. La cour de ce calife élaiA le séjour des poètes, des philoso* phes, des médecins, des savants de tous les genres ; il était lui-même très-instruit dans les mathématiques et dans Vastronomie. Il fit élever de toutes parts des collèges, des académies, et Bagdad devint le centre des sciences. L'Italie, TEspagne surtout, où les Arabes avaient étendu leurs conquêtes , se ressentirent de Theureuse influence de ces établissements, et fondèrent des écoles à Tinstar de celles de Koufa et deBassora, créées par le généreux calife, qui faisait traduire en arabe les meilleurs ouvrages grecs. Les relations commerciales des Arabes avec les Indes, à celte époque, leur ouvrirent de nouvelles sources d^instruction ; ils en rapportèrent les chiflîres qui depuis ont pris leur nom, et les littératures grecque et indienne, l'étant mêlées, se secondèrent et produisirent la littérature arabe proprement-dite. Al«Mamoun ne s*était pas moins distingué dans les armes que dans les lettres ; il avait étendu sa gloire militaire à la fois dans Tempire de Constantinople, en Afrique, en Italie ; une flotte partie sous ses auspices, va jeter Teffroi dans le Vatican, fait la conquête de la Sicile et de Tile de Crète qui prend dès lors le nom de Candie, de la ville que les Musulmans y bâtirent. Son frère Motassem et son neveu fFatek marchent sur ses traces; mais sous le cruel et débauché Mottavak , les révoltes multipliées et les guerres civiles déchirent les différentes provinces du vaste empire des califes. On voit bientôt se former trois Etats immenses : le califat de Bagdad, celui du Caire et celui de L'Afrique occidentale.

EIHPIRE D'OmENT.

A Timpératrice Irène avait succédé Nicéphore, qui mourut en combattant les Buld^^res; Staurace, fils de Nicéphore, fut contraint

S»t 0* SiftGLB.

de le retirer dans un monastère ; Michel CuropaiaîB, raineii par Im Bulgares, fut remplacé par Léon l^ Arménien dont le règne est peu remarquable.

mACB PBATaisMB BH o^VÊM^. — Mtchelle Bèçue ^ né eo Phrygie, plut à Tempereur Léon TArménien qui lui donna de TaTancément. Des envieux, Jaloux de sa faveur, Taccusèrent auprès de Tempereur ; il fut condamné à mort : Texécution fut retardée, à cause de la fête de Noèl. à la prière de Timpératrice. La même nuit, Léon fut assassiné par les partisans de Michel qui fut proclamé empereur, €e prince faible et vicieux laissa démembrer son empire par les Sarrasins, et mourut en 829.

Anslctcrre.

wtm DB &%BPTAACBiB. — Les Auglo-Saxons avaient fondé Vheptarchie; mais Egbert le Grand, élevé à la cour de Charlemagne et

2ui avait longtemps combattu à ses côtés, étant monté sur le trône e WesseXy montre qu^il avait profilé des exemples et des leçons du , grand homme et du vaillant capitaine, soumet les sept royaumes à sa domination, est proclamé roi de la Grande-Bretagne par rassemblée de Winchester^ fait prendre à tous ie% sujets le nom d'Anglais, et à son royaume celui d'Angleterre, bat les Danois réunis aux Bretons de Gornouailies, s'occupe à rendre les peuples heureux par de bonnes lois et une sage administration, et commence, en 827, la famille royale saxonne, dont le principal souverain fut :

ALFBED LB OKABD, quI mouta sur le trône en 872 , et mourut en 901. Il n'exista peut-être jamais un homme plus digne des respects de la postérité. L'histoire, qui ne lui reproche ni défaut ni faiblesse, le met au premier rang des héros utiles au genre humain. Vaincu par les Danois, il fut d'abord obligé de se cacher sous les vêtements d*ua pâtre ; mais, devenu paisible possesseur de son royaume» il rendit s^% sujets heureux. 11 leur donna des lois sages, régla la discipline militaire, créa la marine anglaise, établit le commerce sur des bases solides, fonda l'université d'Oxford et sa bibliothèque. Alfred fut tour à tour cultivateur, géomètre, législateur, architecte, poète, suivant que l'exigeait le bonheur de ses peuples. Il voulait que tous pussent jouir du bienfait de l'instruction, et punissait les parents qui négligeaient d'envoyer leurs enfants aux écoles publiques.

La division de l'Angleterre en comtés (sbires), ses institutions judiciaires (le jury), la création des shérifs par comlé, la sévérité de^es lois de police, et les encouragements qu'il donna à la marine, .à l'instruclion (publique et à l'industrie, attestent les vues d'Alfred et Pétendue de son génie. 11 est néanmoins hors de doute, aujourd'hui, que beaucoup d'établissements, attribués communément à Alfred, remontent à répoque des premiers rois Anglo-Saxons. Telle est, par exemple, la division de la nation en centaines (hundreds), en dizaines (lythings), et la juridiction qui se rapportait à cetto division.

Alfred le Grand convoquait régulièrement les Etats (la witte nageroot) deux fois par an à Londres; mais on n'est pas d'accord sur les élémeuia T!p^ ^rmaieut cette assemblée* On suppose qu'elle était

9^ UftCLB. NS

fÊpotée de ihane$ royaux , de thanes ordinalrei, de ceoris ou ferlien et du clergé.

LicTUBi. — Thierry, Histoire de la conquête de V Angleterre pr Ut Normande f t. !•'.

MovA&cBiB &V88B roMBÉB VA& BvmicK. — Lcs Normauds l^npareDt den côtes de la mer Baltique el y fondent IVmpire Nise , sou< le nom de Watèguee ; leur chef, Rurickj en est le pre'-

Rr grand prince. Lui et ses successeurs étendirent leurs conquêtes uis la mer Baltique et la mer Blanche jusqu'au Pont-Euxiny et Ireot trembler sur leur trône les empereurs d'Orient, pendant le iwirs du dixième siècle. Deux frères, Orkhold el Dir, qui avaient Ibandonné Rurick pour soutenir la cause des Nowogorodiene, et iMidé la république de Kiefy s*avancèrent en conquérants jusque sous les murs de Constanlinople, se firent chrétiens après avoir obtenu de lenpereur Léon YI une paix honorable, et emmenèrent des missioaiaires qui prêchèrent Tévangile aux Russes. Oleg, tuteur à^Igor, fiU Rurick» embrassa le christianisme; après avoir fait massacrer is une embuscade Orkhold el Dir, il réunit à Mowogorod Kief, où transporta le siège de Tempire russe, et menaça lui-même Pempire iCoostantinople.

! rtAST BIT voLCGBB. — Daus le sixième siècle, Lêchue, chef tfooe troupe de Sarmates, vint s'établir dans la Pologne, et fit [loiistruire, sur les bords de la Vistule, quelques forts et quelques [diflleaux. Il fonda même la ville de Gnesne, et ses descendants pri- |tail le titre de duce de Pologne. Ils subsistèrent pendant cent cin-

rate ans. A Pextinclion de cette famille, on donna le gouvernement ce duché à Cracue^ qui fonda la ville de Cracovie dont il fit la ttpitale de aes Etats -, et enfin à la mort de Popiel II ^ Pun des ducs 1^ Pologne, OD éleva au rang de duc un nommé Pia«/^en 843. H jNublit la tranquillité dans la Pologne qu'avait ensanglantée un intert^gDe anarchique de douze ans. Ziemovit, son fils, lui succéda, iBiroduisit dans son armée la discipline et la^science militaires, et sa ipostériié occupa le trône de Pologne jusqu'à Tavénement des Jagel- ' 'mu. C'est à cette époque que furent créées les dignités de haghat, ^»ALATiif et de yaivode; mais ce ne fut que dans le dixième siècle ^ la Pologne fut érigée en royaume. Boleslas /*' en fui le premier [oi. Il conquit toute la Bohême, la Moravie, vainquit les Prussiens et Kt Russes, accrut beaucoup sou royaume ; mais ses successeurs perdent le fruit de ses conquéles.

Hongrie.

ncvBsioar bbs boboaois. — Les Hongres Magyars^ origi- ■aiRiduTurkestan, repoussés de leur pays, arrivent uans la Uacie, <Ms le nom de Hongrois. Ce nom vient de Urgres, étrangers, nom poêles Avares leur donnèrent, quand ils se furent d'abord établis au Bilieud^eux, sons jârpade, leur chef; bieniôt ils s'emparent de la faoaoQie, dévastent T Allemagne jusqu'au bord du fthin , et Jet-

St* «« 6IÈCLE» I

lenC ainsi les fondemenlscPun nouvel EUf» connu depuu tous le nod

de Hongrie. 1

Boliéine.

mowi%tV7at BM »0B±MB. — Sous le règne d'Auguste, les Marco^ mans chassèrent les Boïens du milieu de la Germanie où ils s'étaien fixés prés de six siècles ayant J.-G. Ces derniers furent à leur toiw dispersés dans le 5* siècle par les deux frères Trichus et Léchus i la tête d'une colonne de Sarmates {Slaves). Léchus alla fonder bf Pologne, et Trichus la Bohème. Borziwoy fût le premier duc chrélieu. Dans le 12« siècle, la Bohème fut érigée en royaume.

HATioMs BU MOBB. — Les nallous du Mord, fracUoonées comme celles de la Germanie en un grand nombre de tribut, étaient soumise» originairement à des chefs de guerre, élus par les hommes libres, et souvent qualifiés de rois. Ces rois subalternes reconnaissaient quelquefois Paulorilé d*un roi supérieur, et formaient entre eux des confédérations guerrières. Les réunions successives de plusieurs peuplades sous un seul chef constituèrent les trois royaumes de Danemark, de Suéde et de Norwége.

ÉCIEISE.

flCBisMB BBS OBBcs. — VBOTXvs. — Saitil Içtuice, patriarche de Constantinople, ayant encouru la haine de Car€Uis,onc[e de Pempereur Michel, parce qu'il l'avait excommunié à cause de ses oaamrs scandaleuses, est renfermé par Michel dans une étroite prison, et le siège de Constantinople est donné à PhoHus qui écrit au pape pour surprendre son consentement. Biais le pape ayant appris par quelle voie il y était parvenu, le dépose et l'excommunie. Michel meurt, et Basile, qui lui succède, rétablit samf Ignace, et convoque le huitième concile œcuménique dans lequel Pboiius est condamné. A la mort d'Ignace, PhoUus est reconnu par Tempereur Basile et le pape Jean TIU pour patriarche. Mais, l'an 886, il est chassé de nouveau par l'empereur Léon» et transporté dans un monastère où il meuK (891]. Photius, par ses accusations contre PEgUse romaine, avait semé des germes de division qui se développèrent plus taid, et produisirent le schisme que consomma, au là* siècle, AficAe/ Cérulaire, patriarche de Constantinople.

CAMACTtwLx. ^ Glolrcet décadence du califat d^Espagn«. — NaUooatité derAllemagne. — Nationalité française. — Fin des invasions.

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