OTHON LE GRAND
00 L'BMPiaE D*OGGIDBNT PASSANT AUX ALLBUANDS (936).
ÉVÉHEMStnS.
r»AficB. — 919. Etablissement des Normands sous Charles III (le Simple). — 987. Hugues-Capet, premier roi de la race capétienne.
omiBWT. — 908. Dynastie des Fatimites. — 998. Dynastie des Gazné- ▼ides dans rinde. •— 946. Bouhides en Perse.
ALUBMAAHE. — 911. Gourad I«% roi de la maison de Franconîe. — 919—936. Maison de Saxe. Henri l'Oiseleur. — 969. Conquête de ritalie par Otfaon le Grand. -» 984. Création du margraviat d'^uiriehe et du comté de Hollande.
ftvssia. — 980. Wiadimir, grand-duc de Russie.
aoHa&ta. — 919. Fondation du royaume de Hongrie.
▼sHisB. — 1001. Agrandissement deYenise.
BSVAAVB. — 919. Abdérame 111, ou les Mores à Cordoue.
wÈQowuwLrmB.-^ Armoiries, — 1100. Chiffres arabes. — Horloges à balancier,
DÉVELOPPEMENT
Vrance.
Les Norhaiids dans la NsasiRiE. -« Les Scandinaves , peuples du nord de FEurope , se sont fait connaître dans leurs ineorsîons soas le nom de Danois et de Normands. Depuis le règne deCharlemagne, le beau pays de France les avait tentés» et remboachare de la Seine et celle de la Loire leur offraient une entrée facile : ils s'étaient plus d'une fois montrés dans cette contrée»
Gharlemagne, qui prévoyait leurs dévastations, avait fait construire des forts pour s'opposer à leurs ravages ; mais , à la mort de ce prince , ils redoublèrent d*audace. Sous les règnes de Loois le Débonnaire et de Charles le Chauve , Rouen , Pontoise ,
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Paris, les virent porter dans leurs murs le fer et la flamme. Enfin» sons Charles le Simple, Rollon, leur chef, qui. s*était exilé de la Norwége pour ne pas plier sous le joug tyranuiqae d^Harold, roi de ce pays , rassemble dans la Séante ses parents , ses amis, fait un appel aux Danois (des Orcades et des Hébrides), et vient en France faire tant de ravages que le faible roi Charles le Simple se voit obligé de lui céder, à condition qu'il embrasserait le christianisme , cette partie de la Neustrie qui depuis fut appelée Normandie. Rollon accepta ce traîf^^ ainsi que la main de Gizèle, fille du roi de France; mais h ne voulut pas s'humilier à rendre à Charles les hommages obligés : il fut convenu qu'un de ses officiers le remplacerait ; ce dernier le fit avec une insolence qui aurait sans doute été punie , si la France eût été moins faible ; il leva slhaut la jambe de Charles dont il devait baiser le pied , que ce prince tomba et fut la risée des Normands présents à cette scène.
Rollon fut un grand homme : il donna à ses peuples , pour qui le carnage était une vertu , des institutions sages qui'^firent leur bonheur. Une ancienne tradition nous dit qu'il sut tellemeot imposer à ses sujets, que les maisons restaient ouvertes sans crainte des voleurs, qu'on était à Tabri des vexations et des violences encore longtenaps après sa mort, seulement en invoquant son nom, Ahl Roll, d'où jih! Ro, et par corruption Haro. Guillaume le Conquérant, qui en 1066 s'empara du trône d'Angleterre, était le sixième descendant de Rollon de la manière suivante :
io Raoul ou Rollon, qui épousa Gizèle, fille de Charles le Simple; 2^ Guillaume Longue Épée; 5^ Richard sans Peur, gendre de Hugues le Grand ; 4^ Richard II , le Bon ; 5^ Richard 111; 6<> Robert le Diable, mort en pèlerinage ^JiVGuillaume le Conquérant, fondateur de la monarchie normande es Angleterre, 1066.
OBSERVATIONS
6Dft LB CARACTftEK DES INCURSIONS NORMANDE».
tes Incursions Scandinaves étaient fort différentes des grandes migrations germaniques, qui avaient eu lieu du 4« au 6* siècle. Les Barbares de cette première époque, qui occupèrent la rive gauche du Rhin ou qui s*établirent en Angleterre, y ont laissé leur langue. La petite colonie saxonne de Bayeux a gardé la sienne au moins doq
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cents ans; au contraire, les Normands des 9« et 10« siècles ont adopté la langue des peuples chez lesquels ils s'établirent, ce qui prouverait que les pirates scandina^s semblent avoir été des exilés, des bannis qni se firent rois de la mer, parce que la terre leur manquait; ils abordèrent sur les côtes seuls et sans famille, et lorsqu'à force de revenir annuellement piller, ils se furent fait une patrie de la terre quils ravageaient, il fallut des Sabinos à ces nouveaux Romulus ; ils prirent femmes, et les enfants, comme il arrive nécessairement, parièrent la langue de leurs mères.
On pourrait comparer les Normands et les Sarrasins : les premiers désolèrent le nord, tandis que les Arabes infestaient le midi; on pourrait distinguer trois périodes principales dans les incursions de ces peuples : !<> celle des incursions proprement dites ; 2» celle des statioBs;3« celle des établissements fixes. Les stations des Normands étaient généralement dans les îles à Tembouchure de TEscaut, de la Seine et de la Loire; celles des Sarrasins à Fraxinet Oa Garde Fraisnet) en Provence, et à Saint- Maurice en Valais; telle était Taudace de ces pirates qu'ils avaient osé s*écarter ainsi de la mer, et s'établir au sein même des Alpes , aux défilés où se croisent les principales routes de l'Europe.
Les Sarrasins n'eurent d'établissement important qu'en Sicile. Les Normands, plus disciplinables, finirent par adopter le christianisme, et s'établirent sur plusieurs points de la France; particulièrement dans le pays appelé de leur nom Normandie,
Hcgoes-Capet, premier roi capétien. — La faiblesse des soccesseurs de Charlemagne et la puissance des grands vassaux amenèrent la décadence de la maison carlovingienne. Déjà Eudes, fils de Robert le Fort, tué dans un combat contre les Normands, et qui avait lui-même si vaillamment défendu Paris avec Tévèque Gozlin contre les Barbares , avait été élu roi des Français à la place de Charles le Gros, et aux dépens de Charles le Simple qui n*avait recouvré ses Etats qu'après sa mort. Charles avait été encore détrôné par les seigneurs mécontents , qui avaient mis à sa place Robert , frère du dernier roi. Robert ayant été tué dans un combat delà main même de son rival, Hugues le Grand, duc de France et le plus puissant des vassaux, fit donner à Raoul ^ son beau-frère , une couronne qu'il aurait pu prendre pour luimême. C'était la politique de Pépin d'Héristal. A la mort de Raoul, il rappela Louis, fils de Charles le Simple, qui s'était retiré en Angleterre. H^gues-Capet , son fils , qui avait hérité de ses talents et de sa puissance , 8e contenta d'être longtemps (e ▼assal redoutable de Lothaire, puis de Louis V, qu'il voulait bien souffrir sur le trône. Mais , à la mort de Louis V , il se fit proclamer roi par rassemblée de Noyon , au préjudice de Charles
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de Lorraine , onde do roi et le dernier descendant de Charge* magne , prince qai s'était auiré ia haine et le mépris delà aaÛM en se reconnaissant le vassal de Tempereur Otiion II. Il fit de ▼ains efforts pour faire valoir ses droits; Hugues le vainquit el le fit prisonnier. Charles, étant mort peu de temps après, bisa Hugues tranquille possesseur du diadème.
Cette époque est remarquable dans notre histoire par la substitution d'une royauté nationale au gouvernement de la cooqoiU'
Orient.
STVASTiB BBS FATiiiiTEs. «Lesmauxqui accablèrent reniHR de France depuis la mort de Cbarleraagne se firent aussi sentir dav les vastes conquêtes des Arabes, en Asie et en Afrique. La Caifalesieài califes et rambilion des émirs excitèrent des révoltes et des guenfi civiles, qui amenèrent la décadence et le démembrement du caliM* Bagdad. L'imprudente création d'une ganle d'esclaves turcs psrk calife Motassem (S33-842) mit la souveraineté de ces prineet ï ^ merci du caprice des étrangers, qui disposaient du trône, tsudii^ les premiers ministres ou émirs Al-Omrah (depuis 935 sous le «ai* Âl-Rhadi) réunissaient Tautorité civile et militaire. Les califeiDeciii> servèrent plus que le pouvoir ecclésiastique ; et les gouvernearsdetpir' vinces profitèrent de cette anarchie pour s'y rendre indépendants (I9t){
Déjà (en 868) l'Egypte s*était détachée du centre de rempirestf! Mahadi Abdallah, qui se disait descendant de Fatime et qui y M le califat des Falimiles (908). Il étendit sa domination sur unegm^ partie de l'Afrique septentrionale. Moez- Allah, arrière-petU-liliil Mahadi en prenant le titre de calife et d'émir des croyants, établitiM finitivement sa résidence au Caire (969). Les califes Fatimiteiii^ cendant de Fatime, fille de Mahomet et femme d'Ali, s'empsrM malgré les Turcs Seldjauddes, de la Syrie, de la Palestine et de l'AnH septentrionale. '
Cest à la fin du 1 1* siècle que le califat avait atteint son pluik* degré de puissance; le commencement du 12« fut l'époque de i* déclin.
STNA8TIS DB8 GAXHéVIDEB tPAVS L'iVDE. — Un priOCe IT
ométan , appelé Mahmoud, gouvernait à Test de la Perse lefVj Etat dont Gazna se trouvait être la capitale. 11 était estimé pour talents militaires et pour son zèle envers sa religion ; aussi le hii avait-il accordé te titre de amod ad doualel, c'est-à-dire de ta foi. Ce petit souverain fit des conquêtes sur les parties o taies de Tlndostan et devint le chef d'une dynasUe connue sous le de Gasnévides,
B0VHIDB8 sn VBRSB. — Bouhla, pêcheur de la province de prétendait descendre des Sassanides. Ses fils firent des cooqnMes marquables, et finirent par se rendre indépendants des califes aus^iK" ils ne laissèrent que le pouvoir spirituel en 946.
Allemagne.
Depuis la déposHion de Charles le Gros (887), l'AIIemacrte et lUaUe étaient livrées aux guerres inleslines et aux invasions des étrangers. A l'époque de la dissolution de Tempire des Francs, les Alieroands étaient partagés en cinq grandes peuplades gouvernées par des ducs : 1» les Francs ou Franconiens, entre le Rhin et le Mein; 2" les Bavarois, dans le Tyrol , la Bavière actuelle , Tévéché de Bamberg , le Salzbourg , la Carintbie et la Carniole; S^ les Souabes ou Allemands dans la Souabe proprement dite, le pays des Grisons et la Suisse septentrionale ; 4» les Thuringiens, dans la Hesse-Eleclorale, les districts de Merselmurg, de Fulde et d*£rfurt; S^les Saxons, dans les pays situés entre l'Eibe, le Weser et le Bas-Rhin ; on peut encore y ajouter les Frisons, répartis dans les cantons, en partie sous la dépendance de la Lorraine et de la Saxe, en partie indépendants. La rivalité qui existait entre ces peuples, régis par des coutumes différentes, la diversité de leurs dialectes et le» progrès de la féodalité, furent un obstacle puissant à la force politique des Ailemands.
La valeur du roi Arnoul, fils naturel de Carloman (887-900), qui avait obtenu la couronne impériale , promettait de mettre un terme aux progrès des Normands et des Esclavous. Mais sous le règne de Louis IV dît l'Enfant (900-9 11 ), dernier des Garlovingiens en Allemagne, ce pays fut livré de nouveau aux ravages des guerres féodales et aux dévastations des Hongrois, fixés en Pannonie depuis 899. A la mort de ce roi et au refus û'Othoiiy duc de Saxe, d'accepter la couronne, les Etats la déférèrent à Conrad de Franconie (91 1 ), l'un des quatre^ducs qui exerçaient alors le plus d'autorité sur les peuples d'Allemagne. Ce prince eut à combattre à la fois le duc Henri de Saxe, son plus redoutable ennemi, et les Hongrois, auxquels il paya tribut. Co/irad, en mourant, désigna lui-même le duc de Saxe aux suffrages desseigneurs(919).
Henri l«', l'Oiseleur (919-9o6) , premier roi de la maison de Saxe, força les ducs d'Allemagne à reconnaître son autorité. Il réunit la Lo^aine à l'Allemagne (9:§5), fonda et fortifia àt^ villes, obligea une partie de la noblesse et des habitants libres de la campagne à s'y établr, en leur accordant de grands privilèges , et , après avoir aguerri et discipliné les Allemands dans les combats contre les Esclavons, il refusa le tribut aux Hongrois et les défit à la bataille de Mersebourg (953).
Son fils Oihon !«', le Grand (936-973), aussi courageux que Henri, le surpassa en lumières et en habileté. Il étouffa les rébellions des vassaux, combattit avec succès le roi de France, Louis lY d'Outremer, les Danois, le duc de Bohême et les princes esclavons qu'il rendit tri* kitaires, et remporta une éclatante victoire sur les Hongrois près du Lecb (954). Appelé au secours d'Adélaïde, veuve de Lothaire il, roi 4'ltalie, que Bérenger II, marquis d'ivrée, usurpateur du trône de son époux « \oulait contraindre à donner la main à Adalbert son fils , Otbon passa les Alpes, vainquit Bérenger et se fit couronner roi d'Italie |I5S), ea devenant l'époux de la reine Adélaïde,
SSO «0« SlfeCLC.
Othon le Grand ne négligea rien pour abattre la puissance des grands et des papes ; il y réussit en partie, et fonda plusieurs écoles <fui eoutrtbuèrent à propager les lumières et la civilisation dans la Germanie.
L'union d'Othon 11 avec la princesse Théophanie, fille de femperenr grec Romain 11 (972) , n'eut ni pour TAllemagne, ni pour Tautorlté impériale, les avantages qu'Othon le Grand en avait espérés. Pendant les règnes d-Olhon 11 (973-993) etd*Ollion III (9931002), PAIIemagne et ritalie furent en proie aux troubles les plus graves; les factions se disputaient le souverain pouvoir à Rome en Tabsence des empereurs, et se jouaient de Taulorité pontificale avilie. Olhon II fut malheureux dans sa tentative de soumettre la Fouille et la Galabre (981 ), qu'il revendiquait comme dot de sa femme. Olhon 111, son fils, Télèvedu célèbre Gerbe rt , depuis le pape Silvestre II, se vit obligé de prendre d*assaut la ville ds ^ome (998), où l'usurpateur Crescence, après avoir chassé le pape nommé par l'empereur, avait disposé de la papauté et renversé la domination des Allemands.
L'horrible vengeance qu'exerça le vainqueur ne servît qu'à exciter la haîne des Italiens contre les étrangers et à accroître les difiScultés d'une réunion complète de Pltalie et de TAllemagne*
Lectubs. — Histoire particulière d^AUemagne.
Bossie.
'WLADiMiRy GRARD-Bvc Bs BussiE. — A Rurick aTdfent soccédé plusieurs princes dont les règnes ne présentent aucun intérêt général, sinon que tous avalent attaqué avec acharnement Tempire d'Orient, et plusieurs assiégé Conslanlinople. Les Russes semblent avoir eu de tout temps l'instinct de la domination sur les rives du Bosphore. Dans le 10« siècle, "Wladimir, après avoir augmenté ses Etats de ceux de ses deux frères, porte la guerre en Orient; mais ensuite il se réconcilie avec l'empereur Basile, qui lui donne la main de sa sœur Anne. Il se fit chrétien, et embrassa le rit grec : toute la nation suivit son exemple. C'est alors que furent brisées les idoles les plus révérées de la nation russe, entre autres celles de Péroun, dieu de la guerre. Wladimir, mis au nombre des saints dans le calendrier russe, mourut en 1015.
roRDATioft nir comté de hollahde et bv biaroilaviat s'autriche. — En 984, le comté de Hollande fut établi en ^veur de Thierry ^ comte des Frisons. A la môme époque le margraviat d'Autriche fut créé et donné par Othon II au petit-fils d'Albert, comie de Bamberg. Ce margraviat d'Ostriche (d'où Autriche) ou Marche orientale, renfermé jusque-là dans le duché de Bavière, ne comprend que les pays situés sur VEtns, auxquels on a donné le nom de Haute- Autriche. Léopold s'empara de la Basse-Autriche qui était aux Hongrois, et rétablit vers cette partie du Danube les anciennes frontières germaniques qu'avait posées Charlemagne. Il posséda ce margraviat, appelé aussi marche orientale et pannonfenne, non comme ud fief, mais comme un fi anc-aleu libre de toute redevance et vassalité.
iO* SIÊCLB» 83»
Hongrie.
roHOATioH D8 LA KonARCHii} HOftGRozsB. — Pendant que ]et Scandinaves infestaient 1^ nord et roccidcnt de PEurope, et que les Arabes envahissaient les pajs du midi, les Hongrois ou Magyars , originaires de TAsie, et repoussés par d'autres hordes, s*aTançaient sur la fin du neuvième siècle (884-889 ) à travers les Garpathes et les pays qui arrosent le Dnieper et le Dniester^ pour occuper successivement la Dacie, la Pannonie et le Noricum. Almus et son fils Arpad (889-894) sont considérés comme les fondateurs de Vancienne race des rois de Hongrie. Us établirent leur domination dans la Pannonie occidenlaftc appelée depuis Hongrie (900-908), tout en se maintenant en TransphAki et en Moravie,
Alors aussi commencèrent les terribles invasions des Hongrois, qui firent trembler à la fois l'Allemagne, la France, Tltalie, l'empire Grec. Après avoir rendu TAIIemagne tributaire, les Barbares fuVent enfin repoussés dans leurs limites de la Pannonie. Ils embrassèrent le cbrislianisme et devinrent plus sédentaires. Etienne fut le premier qui porta le titre de roi ; le pape Sylvestre l»" lui envoya la couronne apostolique , et Tempereur Henri lui donna sa sœur en mariage. Ce prinee est regardé comme le fondateur de la monarchie hongroise. Les Hongrois ne se soumirent qu*avec répugnance aux lois de la civilisation, aux pratiques de la religion chrétienne, et Etienne fut obligé de les contenir par le frein d'une législation sévère. L'autorité royale était limitée en Hongrie par une assemblée de prélats, d'offîtiers royaux et de grands propriétaires, que le roi convoquait à vo« lonté. L*anarchie qui régna en Hongrie, après la mort d'Etienne, ■écessita Tintervention des empereurs d'Allemagne ; et ce ne fut que sous Bêla !•% en 1063 , que ce royaume cessa d'être regardé comme an fief de l'empire.
Tenise.
La navigation et le commerce continuent à faire fleurir la république de Venise qui, depuis le 7e siècle, s'était donné un doge. Ses flottes pénètrent partout et amènent l'abondance. Les victoires des Vénitiens sur les Hongrois qui osèrent les attaquer montrent combien celte république est déjà puissante. €*est à cette époque que les Dalmatiens f par une délibération libre et générale (tOOl), se soumettent à Venise, qui figure dès lors parmi les premières puissances. Haltresse ainsi de V Adriatique y celte république fit prendre à son doge le titre de duc de Dalmalte.
AmoéKAMA III y ou irEs MORss BB coRDOVE. — Lc règnc iTAfodérame 111- est célèbre, parce que sous lui l'empire des Mores acquit une prospérité extraordinaire. Tout ce que l'imagination peut se figurer d^opulence dans les villes, de splendeur dans les palais, tout ce que le développement de la civilisation moderne a introduit d'élégaoce et d'urbanité dsips nos usages, tsl est le spectacle attrayant
et singulier que les Arabes d'Espagne ont donné au milieu de ces «^nèbres de barbarie qui couvraient le reste de TEurope.
Cependant Abdérame III fut souvent vaincu par les rois chrétiens de l'Espagne septentrionale, et particiiUf renient par Ramire II, roi de Léon, à la bataille de Simancas, le 6 août 938. Le roi des Mores mourut à TAge de soixante-treize ans (960) , après avoir porté le sceptre pendant un demi-siècle avec plus de gloire que de bontieur ; car il disait lui-même qu'il n^avail été heureux que quatorze jours de sa longue vie.
Lectcbb. — De V Espagne y parViardot.
LE MONDE SUR LA nnr ne nmÊniE siècle.