OBSERVATIONS SUR GRÉGOIRE VII
En considérant Grégoire YII, sous le rapport d'homme d'Etat, de souverain temporel, on ne peut lut refuser ni le génie qui conçoit de vastes desseins, ni le caractère qui préside à leur exécution ; comme chef de religion, il a été jugé moins favorablement. Sa conduite hautaine envers Henri, les principes de la suprématie absolue, dont le premier il voulut étendre les conséquences jusque sur les devoirs de la fidélité des sujets envers leur souverain, font élever de vives censures contre sa mémoire. On ne doit pas oublier cependant qu'il rendit de grands services à la religion, en rétablissant sur le trône pontifical cette dignité, cette sévérité de mœurs qui, plus d'un siècle avant lui, en avaient été bannies par l'effet des intrigues les plus honteuses.
lA coMTBSSB BiATHiLDE. — La comlcsse Mathilde, dont nous venons de parler, était fille de Boniface, comte de Toscane et cousin de i*empereur Henri. Elle avait épousé Godefroy le Bossu, fils du duc de Lorraine. Ellemoufut en 11 iti, et légua ses Etats au saint-siége. Ils comprenaient la Toscane, Mantoue, Parme, Reggio, Plaisance, Modène, Ferrare, une partie de TOmbrie, le duché de Spolette^Yérone, presque tout ce qui est appelé aujourd'hui, le patrimoine de saint Pierre, depuis Yiterbe jusqu*à Orvielto. avec une partie de la marche d'Ancône. L*empereur d'Allemagne, Henri Y , s'empara de cette vaste succession, en qualité de chef de l'empire et de plus proche parent de Mathilde ; il se rendit à Rome, où il se fit couronner une seconde foi» par Maurice Bourdin, archevêque de Prague et légat, qu'en revanche il fil nommer pape sous le nom de Grégoire YIII. Ces querelles finirent p^r le concordat de Worms. Henri Y renonça à l'investiture par la crosse et Tanneau, se réservant seulement de conférer les bénéfices
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avec le sceptre. La mort de Heori V mit fin à la maison impériale de Franconte. •
TVRca SBLJorciBsa* — tes Turcs Selloucides sont sertis du tm» kestan. Ils conquirenl TAsie Mineure, une partie de la Haute-Asie, et jouèrent un grand rôle dans les croisades. Tograi-t)eg, petit-fils de Seljoiick, prit le titre d*Emir-al-Omrati après s'être emparé de la Perse et de Bagdad, et est regardé comme le fondateur de leur empire. Après le sultan Maleck. qui avait achevé de soumettre l*Asie, l*empire des Seijoucides fut divisé, et de ses débris se formèrent trois grands Etats: 1» Tempire d'Iran ; 3« celui d*Iconium ou de Roum ; 3« IVmpire de Syrie, qui se subdivisa en sultanies d*Aiep et de Damas. Un neveu de Togrul fonda encore Tempire de Kerman, soumis plus tard par les Kbowaresmiens.
LE MONDE