VERRE D'ANGLETERRE
CAUSES
Ces causes sont au nombre de trois.
lo L*avénemenl de Guillaume le Conquérant an trône d'Ang'eUrre.
^ Le mariage d'Ëléonore de Guyenne avec Henri il.
3* Les prétentions d'Edouard 111 à la couronne de France.
DÉVELOPPEUENT*
!• Elévation du duc de Normandie au trône d'Angleterre (1066).
Guillaumer duc de Normandie et vassal du roi de France, élait fils naturel de Roberi, duc de Normandie. Il prétendit avoir éié institué héritier de la couronne d'Angleterre par Edouard le Confesseur, en reconnaissance des services que lui avait rendus Robert, son père. Guillaume passa en Angleterre et conquit la couronne en la disputant IHarold, fils du comte Godmn^ reconnu roi par la nation. Guillaume défit son compétiteur à ffasttngs, en 1066. Harold fut tué dans letïombat, et le duc de Normandie reçut avec le titre de roi celui de conquérant.
Celte fortune inattendue d'un vassal puissant et courageux commença la rivalité des deux pays.
2» Mariage d'Ëléonore de Guyenne avec Henri II (1152).
Louis F/I, en répu(»iant Eléonore de Guyenne, ajoute à cette rivalité de puissants m /tifs. Mécontent de son épouse, il oublie qu'en la renvoyant il doit' estituer sa dot ; et la princesse, soit par goûr, •oit par politique, If, porte deux mois après à un des plus puissants
SGI f%* SIÈCLE.
vasianx du roi de Franc<>, à Henri Planfiigenet, due d*Anjou et d« Normandie, fils de Geoff^ Planiagenet, et de Bflathilde, fille de Henri !•', roi d'Angleterre.
Deux ans après ce mariage, Henri Plantagenet est appelé à succéder au trône par Etienne, comte de Boulogne, fils d^Âdèle, sourde Henri I«».
S» Prétentions d'Edouard Hl au trône de France (1398).
Les prétentions û* Edouard III à la couronne de France ont éié cause des plus sanglants démêlés fntre les deux nations. A la mort de Charles le Bel, Edouard III voulait faire valoir ses droits comme fils é'isabelle , sœur de Charles le Bel; mais le jugement des pain ayant mainlenu la loi salique, en Péloignant du (rône pour y placer Philippe de Falots, petit- fils de Philippe le Hardi, le monarque anglais ne respira plus que vengeance; Il vint fondre sur le pays, en prenant pour prétexte Tasile qu'avait accordé Philippe de Valois i David Bruce, roi d'Ecosse, détrôné par ses armes.
€es prétentions d'Edouard III, passant à ses successeurs, boulevcN sèrent la France qui, pendant près de quatre cents ans, se vil, pour ainsi dire sans interruption, ensanglantée par mille combats et dé* chirée par la guerre civile.