CHRONOLOGIE
OES PRINCIPAUX ÉVÉHXiMEWTa BES GUERRES D'aNGLETERAB.
SousZ^tt^s FI, — 1119. Défaite de Brenneville. — Le roi s'y distingue.
Sous Philippe II, — 1214. Victoire de Bouvines. — Le roi s'y dislingue, ainsi que Henri Clément, maréchal, Guérin, évéque de S«n}^, Galon de Montigny, Guillaume Desharres, Eudes III, duc de Bourgogne. Philippe de Dreux, évéque de Beauvais. — Du côlé des ennemis, Oihon IV, et Ferrand, comte de Flandre, fait prisonnier avec )« comte de Boulogne et celui de Hollande.
Sous saini Louis, — 1242. Victoire de Talllebourg et de Saintes. — Français : saint Louis. — Du côlé des Anglaia : Henri JU. — Hugues de Lusignan, comte de la Marche.
Sous Philippe VI, — !346. Défaite de Grécy. — Siège de Calais. Français : Montpezat. —Jean de Hainaut. — Gaucher de Châlillon, connétable. — Le roi de Poiiéme ; Raoul, duc de Lorraine. — Eustacbe de Saint-Pierre. — Du côlé des Anglais : Edouard 111. » Le prince de Galles. — Artevelde de Gand. — Robert d'Artois.
Sous Jean II, le Bon. — 1356. Défaite de Poitiers. — Guerriett français ; Louis de Blois. — Pierre de Bourbon. — Du côté dei Anglais .* le prince Noir.
Sous Charles VI. — 1364. Auray. — Français : Duguesclin. — Anglais : le Captai de Buch. — Chandos. — Tatbot.
Sous Charles VI. - 1415. Défaite d'Azincourl. — 1420. Trallé de Troyes. Français : Le duc de Bourgogne. — An^Ms : Henri V.
iS* Sltl€LE. S68
Sous Ckarkê ril. — 1424. Déhïit de Verneuil. — 1429. Siège «rortéans. — 1450. Vicloire de Formigny. — 1431. Gompiègne. — Français : Jean Stuart, comte de Douglas. — Jeanne d*Ârc. — Dunois. — Richeniond. — Anglais : Bedfort. — Warwick. — Suffolk.
A PAIRE : Tableau synoptique avec les développements sur chaque Pille et sur les personnages remarquables,
CONSÉQUENCES
Les guerres d*Aog1eterre, d'abord si funestes à ta France, se terminèrent à son avantage. 1» Elle reconquit toutes les provinces que les Anglais avaient soumises ; 2<* Tautorilé de ses rois s*accrut considérabiement, et la puissance des grands vassaux diminua par conséquent de plus en plus ; S» la politique fit de grands progi j^s, Tadministration intérieure acquit plus de régularité; le gouvernement fut mieux assis ; 4» la rivalité des deux peuples, qui n\i jamais cessé depuis, servit du moins à donner à Tintelligence plus d'activité, et la langue des deux nations fut mieux étudiée réciproquement.
« Pendant cette guerre, dit M. de Las Cases, les deux peuples ne se « trouvèrent jamais dans une position égale ; un hasard singulier fit « constamment correspondre dans les deux nations un grand prince « à un roi incapable , un étal prospère à un état anarcliique. Le sort « de la guerre suivit cette marche des circonstances, n
Travail : Justifier la pensée précédente par les événerocnls et par les personnages.
LiGTDRE. — Histoire de France ysir Michelet,
Allemag^nc.
Henri lY avait été fait prisonnier ; il s*enfuit à Spire, où il ne put même obtenir nn emploi de chanoine ou de chantre. Il mourut bientôt après à Liège, laissant un exemple des vicissitudes humaines. Pour comble de persécution, son corps fut déterré par les ordres de son fils et du pape, parce que, disaient-ils, il était mort excommurfié. Le règne de Henri Y ne fut qu'une lutte continuelle entre le pouvoir tem> pore! et TEglise; celle-ci, profitant d'une guerre contre le chef de Tempire et «es grands vassaux, obtint enfin, au concile de fVorms , que rinvesliture par Tanneau et la crosse fût laissée aux papes , tandis que les rois d'Allemagne auraient la prérogative d'investir les princes ecclésiastiques par le sceptre, en les assimilant ainsi, pour le service féodal, aux vassaux laïques. Avec Henri Y (1135) s'éteignit \\ maison de Franconie, qui échoua dans son projet de détruire les fiefs héréditaires et de soumettre l'Eglise. Pendant qu'elle régnait, parut pour la première fois la noblesse^ considérée comme ordre séparé dans l'Etat. Un empereur, d'une maison particulière, sépare la dernière période de la période de Souabe. C'est Lothaire Ily duc de Saxe etdeSupplembourg ; la maison de HohenstauFen s'opposa à son élection ; on combattit de part et d'autre avec acharnement. La mort de Lothaire (1 1 37) Urmine les guerres civiles.
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