‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 124 sur 162 · DATES · texte numérisé non relu

DATES

Solitaires.

Saint Paul, ermite.

▼ers 300

Cénobites.

Saint Antoine, abbé.

Religieuses.

Sainte Syncelétique.

Maronites.

Saint Haron.

De SainUBasile.

Saint Basile.

Cannes ( bientieureuz

Albert).

Carmes décbanssés.

Prophète Élie.

8;<int Jean de la Croix.

Augustins.

Saint Augustin.

Bénédictins.

Saint Benoit.

Bernardins.

Saint Bernard.

Prémontrés.

Saint Norbert.

De la merci.

Saint Pierre Rolasque.

Trinitalres.

Saint Jean de Hatba.

CéiestiDS.

Saint Célestin.

Franciscains.

Saint François d'Assises.

Cordellers.

Id.

Capucins.

Id.

Dominicains.

Saint Dominique.

Chartreux.

Saint Bruno.

Minimes.

Saint François de Paulc.

Jésuites.

Saint Ignace de Loyola.

Trappistes. -

De Rancé.

L*borrear qu'inspiraient naturellement aux âmes vertueuses les crimes du paganisme expirant, la mélancolie profonde causée par les désastres d*un monde en dissolution , enfin le désir d'approcher sans trouble de la perfection chrétienne, engagèrent un grand nombre de pieux personnages à fuir dans les déserts de la Thébaîde pour y vivre dans la solitude.

Saint Paul, premier ermite, vécut quatre-vingt-dix ans sans communication avec les hommes.

Telle fut Forigine du mot moine, dérivé du grec motion, seuK

Le véritable instituteur des congrégations religieuses est saint Pacdme, qui le premier réunit les religieux sous un même chef et une même règle, après qu'ils eurent renoncé à vivre isolément, pour mener la vie commune dans des maisons nommées originairement cœnohium, puis monastères ( habitations des céno* bitesou moines) , et plus tard, dans le moyen âge , couvents (réunions), et cioUres (maisons fermées).

SaÎDl Basile organisa les moines dans tout TOrlent ; sa règle esiencore en vigueur dans TEgUse grecque. Les moines grecs portent le nom de caloyers»

Au commencement du moyen âge, le dégoût du monde causé par les fléaux inouïs déchaînés sur cette malheureuse époque multiplia les moines (^ins les contrées de TOccident ; des princes appelés an trône par leur naissance préférèrent le cloître ; saint Cioud, Tun des Mérovingiens, en est un exemple mémorable. Saint Benoît fut alors le grand instituteur et organisateur des moines en Occident, comme saint Basile Tavait été pour TOrient deux siècles plus tôt.

On doit aux moines de Tordre de Saint>Benoît la conservation de quelques lueurs de sciences dans les temps les plus barbares, et d'immenses travaux d'érudition dans des temps plus paisibles et moins éloignés de notre époque.

Après rinvasion des Barbares, les moines de tous les ordres ont puissamment contribué au défrichement des terres laissées incultes parla destruction des populations européennes réduites à rien dans les plus belles contrées de la Gaule et de Tltalie.

Les Carmes devraient être regardés comme te plus ancien des ordres religieux , puisqu'ils remontent jusqu'au prophète Elie qui les aurait institués sur le mont Garmel.

Dans le moyen âge ils furent reconstitués par le bienheureux Albert, en 1204.

Les Jlu^tini prennent le nom de saint Augustin , évéque d'Hippone ; leur organisation est l'ouvrage du pape Alexandre IV, en 1266.

Les frères de la Merci et les Trinitaires, institués pour la rédei&ption des captifs retenus en esclavage dans les pays musulmans, portaient aussi, en France, le nom de Mathurins, du Qom de leur fondateur saint Jean de Matha.

Les Dominicains de Paris, ayant eu leur premier couvent rue Saint-Jacques , étaient désignés en France sous le nom de Jacih hins et sous celui de frères Prêcheurs, à cause de la prédication à laquelle ils se livraient assidûment.

Les Capucins, les Cordeliei*s, les Récollets, étaient tous des franciscains, reconnaissant pour chef saint François d'Assises, dont ils suivaient les règles avec de légères modifications.

Les Minimes étaient aussi désignés sous le nom de Bons* hommes, du surnom donné par le peuple à saint François de Paule, leur fondateur.

M. de Rancé, instituteur des Trappistes , Tun des ordres les plus récents, n'a reçu de TEglise ni le titre de saint ni celui de bienheureux.

f S« SIÈCLE.

CAKACTBB.B. — Apogée et décadence de la papauté. —Extension et affermissement du pouvoir royal sur la féodalité. — Apparition du peuple dans les affaires politiques. ^

ÉVÉNEMENTS

rHAVCS. — 1314. Bataille de Bouvines. — 1236. Règne de saint Louis. — 1255. Etablissement de Tinquisition sous saint Louis. — 1269. Pragmatique sanction.

AHGLBTSRRi:. — l215. Grande Charte signée par Jean sans Terre. — 1281. Conquête du pays de Galles par Edouard !«'.

BMPiBE D^oBiBifT. — 1204. Quatrième croisade ; les Latins à Gonstantinople. — 1261. Nouvel empire grec. •— Michel Paléologue. ~ 1217. Cinquième croisade. — 1270. Sixième croisade (voir le onzième siècle).

ALLBMAGWB. — 1241. Ligue hanséatlquc. — 1268. Mort de Conradm. — 1273. Rodolphe, maison de Hapsbourg.

ITALIE* — 1259. Les Torriant et les Visconti à Milan. — 1266. Charles d*AnJou , roi de Naples. — 13&â, Vêpres SicUiennes. — 1290. Destruction de Pise par les Génois.

AWÉBiquB. •— Les Incas au Pérou.

A8IB. — 1215. Conquêtes de Gengis-Kan. — 1250. Les Mameluks en Egypte. — 1280. Les Mongols à la Chine. — 1300. Maison Ottomane en Bilhynie.

ÉGLisB. ^ 1294. Pontificat de Boniface YIU. — 1303. Institution du Jubilé.

BÉGOiJVBBTBs. «- 1270. Mifoifs de verre, — 1204. Écluses, Wranee.

DÉVELOPPEMENT

BATAILLE DE BOUVIIVES»

CAUSES, f . Conflit entre Olhon et Frédéric de Souabe , élus tous les deux empereurs d* Allemagne

13* SIÈCLE. Zll

S. Jalousie de TAngleterre et de ràllemagne contre la France.

S. Mécontentement des barons français , jaloux de Paccroissement du pouvoir royal en France. Ils excitent une guerre par laquelle iU espèrent abattre la royauté.

Une ligue formidable se forma contre Philippe- Auguste. Les barons français, le comte de Flandre, Othon IV , le comte de Boulogne et Jean sans Terre en font partie. Tous ont des griefs contre le roi de France , et s*apprêtent à en tirer vengeance les armes à la main. Ils n*ont pas moins de 200,000 hommes pour exécuter leurs projets. Philippe-Auguste n*en a que 70,000 ; mais ce nombre suffit pour qu'il les déjoue et les renverse. Enfin, la bataille a lieu dans les plaines de Flandre , et après un choc terrible où Philippe-Auguste est renversé de cheval et foulé aux pieds , la victoire demeure à Poriflamme de France.

CONSEQUENCES

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