Mnntaisnesde laNouvéUe-Botlaade
. Les Gimbres, les Gotbs, les Suèves, I les Teutups, les Alain», les Francs, I les Normands, les Danois» les Saxons; Ic^est delà que paraissent émaner tous les Européens.
Peuples de la Hoscovie, de IU> kraine, de la Pologne, de la Turquie, ' euOn toutes les générations Scythes, I esclavones, vandales, sarmates, lllyriques et tartares qui ont Inondé successivement TEurope orientale.
Les familles arabes , Israélites, syrlenues, persanes -, ensuite les mau' resqnes, les barbaresques et les ma-| roquines.
Les familles Indiennes et mongolesj répandues jusqu'au Gange, au Malabar et à la côte de Coromandel.
Familles polaires de Samoïèdes, de Tungouses, deJakutes, d'Ostiakcs; elles se sont étendues vers Torienl jusqu'au Kamstcliatka; vers l'occident elles ont peuplé la Laponie etl le Groenland, le Labrador avec le!
pays des Esquimaux, dans TAmérlque.
Les bordes Kalmoukes, Mongoles, Elculhes qui étendent leurs vasiesj rameaux dans toute TAsie septen^ trionale.
Mongols orientaux et méridionaux, Malais, Chinois, Siamois, Japonais, etc.
Peuples du Pérou et du Yucatan, du Mexique, de la Louisiane et de la Californie.
Brésiliens, Paraguay, Chiliens, et les habiunls des terres Mageliaulques.
Nombreuses colonies de la mer du Sud jusqu'à la Nouvelle-Zélande et nadagascar.
Peuples occidentaux de l'Afrique, familles de nègres proprement dits.
Gafrcs.
Race bottentote
Les habitants de la Noavelle-Hoi-j lande et les Papous. I
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OBSERVATIONS
CUa MS TABLEAU DES GRANDES FAMILLES.
D'après ce tableau, les grandes familles primiiives paraissent avoir eu dans le principe des foyers d'où elles se sont disséminées et reproduites de proche en proche par des augmentattonx successives de populations. Ces foyers de propagation peaveni se reconnaître à la beauté et à la perfection corporelle de chaque famille qui la précède ; et, comme le genre humain s^esi dispersé par des colonies , il est naturel de croire qu'il a suivi «rabord les terres avant de s'exposer à Tinconstance des eaux et à un Océan inconnu.
Ainsi les familles humaines paraissent avoir établi leurs foyers primitifs près des élévations du globe , et de là elles se sont écoulées, comme les fleuves des montagnes , jusqu'aux extrémilés des terres et aux rivages des mers.
C'est dans les pays de moniagnes que l'espèce est la plus florissante , plus libre et plus féconde : c'est la patrie première du genre humain , c'est de là que coule sans cesse l'urne des générations ; c'est du sein des montagnes que sortent les conquérants et les colonies pour descendre dans les plaines fertiles.
Considérons de plus que chacun' de ces foyers est le centre d'une langue-mère d*où sont découlés différents idiomes oa dialectes. Par exemple , le point central et originaire de la famille celtique qui est placé au nord, a répandu la langue germanique partout où les peuples de ces contrées se sont établis.
Si la France, l'Italie et l'Espagne ne parlent pas aujourd'hui une langue d'origine teutonique , c'est parce que la langue latine a prévalu et a modifié considérablement la première. Mais avant les conquêtes des Romains et l'introduction du latin dans l'Europe australe, le langage des Celtes et des Ibériens ressemblait à celui des Helvétiens, des Germains et des autres peuples teutons.
Il en est de même de la famille esclavone , dont on entend la langue depuis le golfe de Venise jusqu'aux extrémités de la Russie, quoiqu'elle subisse plusieurs dialectes. On sait que les langues d'Orient, comme celles des Arabes, des Syriens, des Phéniciens, des Persans, des Malais, des Juifs, etc., ne sont que
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les divers idiomes d*unâ langae-mère, Varaméen. Non-seulement la forme du corps et le langage présentent des traits communs dans chacune de ces grandes familles humaines ; mais les mœurs* les usages, les costumes et les idées religieuses semblent indi« quer aussi une source commune pour chacune d'elles , quoiqu'une foule de circonstances aient beaucoup multiplié les accessoires. Il nous paraît donc probable que chaque race humaine a des points ou des foyers d'où sont sorties les diverses familles que nous trouvons répandues aujourd'hui sur la terre.
Lecture : io Histoire naturelle de Baffon; 2o Histoire naturelle 4e Virey (1) ; 3* Esquisses littéraires de l'auteur (2).