EDOUARD III
*bincedb Galle.. Lionel de Clarbnce, Jeanne G and, Edmond d'To«.
I 1 „ . Henri iv, J. DE Beaufort TiirHARD
Richard ii, Philippa, ép. Mortimer. 1M9; ilI™"D
1399. I , J. deB. a/NE)
tloGBR, Henri v, | i
; 1413. Marguerite, ép. Richab»
Annb, i Edmond Tudor. *«■■*•»
qui donne des droit* Henri TÎj ,
au* Yorks. 1422-1461. Henri tu,
"Richard m, Edouard it, 1483. 1461.
Edouard t, ». d'York.
450 15e SIECLE.
Appujé par les Communes et par le puissant comte de Warwick, Richard prit les armes et fit Henri prisonnier à la bataille deSaint-Alban*, où périrent cinq mille royalistes, avec le duc de Sommerset. Le courage de Marguerite, qui vainquit à Wakefield où périt Richard, rétablit Henri VI sur le trône; niais Edouard d'York soutint les prétentions de son père, s'empara de la couronne, la perdit par la défection de Warwick, offensé de la conduite imprudente du jeune roi, revint en Angleterre, gagna la bataille de Barnet sur Warwick, qui y fut tué, celle de Tewkesbury, où Marguerite fut faite prisonnière ; enfin le meurtre de Henri et de son fils lui assura le trône, 1461. A la mort d'Edouard IV, le duc de Glocester, Richard III, usurpa la couronne après avoir fait périr les enfants de son frère, s'aliéna l'esprit de ses sujets par sa cruauté et son despotisme, fut vaincu et tué à Bosworth par le duc de Richemond, fleuri Tudor de Lancastre, qui réunit les droits des Deux- Roses en épousant Elisabeth, fille d'Edouard IV.
CoiBsé^iiênees. — Cette guerre dura trente-trois ans (de 1452 à 1485), pendant lesquels on dit qu'il périt près d'un million d'hommes, et environ quatre-vingts princes du sang royal; Jacques II, roi d'Ecosse, y trouva la mort, 1460. Cette querelle ne finit qu'avec la destruction des deux familles qui se disputaient le trône. Il y eut douze batailles rangées, parmi lesquelles nous distinguerons :
4° Saint- Jlbans, en 1455, dans le comté de Hertfort; le duc d'York la gagna sur Henri VL
2° Northampton, en 1 460, où Warwick fait un massacre horrible des Lancastres.
3° Wakefield, 1460, où Marguerite d'Anjou est victorieuse; Richard y mourutainsi que son second fils Rutland.
4° Saint- Jlbans, 1461 , où Marguerite délivre Henri VI.
5° Hexham, 1464, dans le Northumberland, où Henri VI est fait prisonnier pour la troisième fois; Marguerite et son fils Edouard sont sauvés par des voleurs dans une forêt.
6° Tewkesbury, 1471, dans le Glocester, où s'éteignit la famille des Lancastres, Marguerite est prisonnière, et l'on massacre son fils Edouard, qui avait épousé la fille de Warwick.
7° Bosworth- (Leicester), 1485, qui termine la guerre des Deux-Roses ; Richard III y est tué.
15e SIÈCLE. ; ft51
Avènement des TsidoE*®. — 1 485. La maison des Tudors occupa le Irône pendant tout le seizième siècle. Le règne de Henri VII fut troublé par les tenlatives de quelques prétendants, soutenus par les Yorkistes. Ce roi montra, comme tous lesTudors, une grande tendance au pouvoir absolu et fut secondé par un parlement vénal et servile. C'était en corrompant le jury et en encourageant la délation et l'espionnage que ses ministres se procuraient de l'argent, n'osant violer ouvertement le droit qu'avait la nation de voter les impôts. Marguerite, fille de Henri, épousa Jacques IV, roi d'Ecosse, alliance qui amena dans la suite les Stuarts au trône d'Angleterre.
Observations- La guerre des Deux-Roses, comme les guerres civiles de France, ayant décimé la haute noblesse, fut favorable à l'affermissement de la royauté; elle n'avait plus à redouter l'exigence de ces barons puissants et fiers qui en avaient obtenu tant de privilèges, et qui s'en servaient contre elle. Une nouvelle noblesse apparut comme en France après les journées de Crécy, de Poitiers et d'Azincourt, mais encore faible et timide, et n'osant réclamer l'héritage et les droits de celle qui avait succombé. Le peuple, d'un autre côté, fatigué de tant de secousses, avait besoin de repos ; il se prêta de lui-même au joug et troqua pour ainsi dire, par un consentement tacite, une liberté agitée contre une tranquille servitude. Aussi faut-il reporter à l'avènement d'Henri VII l'origine de la monarchie absolue en Angleterre, monarchie dont le renversement, en 1649, devait jeter ce pays dans de nouvelles révolutions et lui coûter encore tant de sang.
A faire : Tableau généalogique de la guerre des Deux-Roses.
Lecture : Histoire d'Angleterre, par Lingard. — Histoire de Marguerite d'Anjou, par l'abbé Leprévost. — Histoire des guerres civiles d' Angleterre, pariiosemond.— Histoire du règne de Richard III, par Horace Walpole.
RUSSIE
Iwan lïï Wasiliewitz. 1462. — On peut dire que ce prince commença la grandeur de sa nation; il doit être regardé pour ses brillantes qualités comme le second fondateur de l'empire russe. Il profita des troubles qui agitaient les ïartares du Kaptchak, pour affranchir sa patrie d'un joug auquel elle était soumise depuis si longtemps, établit un despotisme nécessaire à la consolidation de l'unité de la Russie et fit alliance avec des princes puissants, afin d'affermir sa domination. Il rassembla aussi les lois dans un code, introduisit le commerce dans ses États, disciplina les troupes et porta le premier le titre de Czar.
ESPAGNE
Réunion des royaumes de Castille et d'Aragon. 1474. -» Cette réunion eut lieu par le mariage de Ferdinand le Catholique, héritier d'Aragon, avec Isabelle de Castille. Henri IV, roi d'Aragon, étant mort, on plaça sa sœur Isabelle sur le trône, et la même année Jean I, roi de Navarre et d'Aragon , mourut et laissa ses États à Ferdinand» de sorte qu'ils se virent maîtres d'une grande partie de l'Espagne; ils gouvernèrent néanmoins séparément leurs États. Ce fut quelque temps auparavant, dans les factions provoquées par la faiblesse de Henri IV, que prirent naissance les saintes hermandades, compagnies levées par les villes contre les brigands qui infestaient alors la Castille. Sous Ferdinand et Isabelle elles furent un des plus puissants instruments du pouvoir royal dans ses luttes avec la noblesse et le clergé.
Ii'inquïsl&ïon en Espagne, 1481, établie par Ferdinand le Catholique. — L'inquisition avait pour but la recherche des personnes suspectes d'hérésie: si elles en étaient convaincues, elles étaient punies d'une manière cruelle. L'érection de ce tribunal fut confirmée par une bulle du pape Sixte IV, qui donna aux rois de Castille la nomination des inquisiteurs. C'est à Séville que ces redoutables juges commencèrent leurs fonctions, et le dominicain Torquemada, qui avait persuadé à Ferdinand et à Isabelle d'établir ce tribunal dans leurs États, fut mis à leur tête. Il est bon de remarquer que l'Inquisition , en commençant, était plutôt politique que religieuse, destinée à maintenir l'ordre plutôt qu'à défendre la foi, et que Ferdinand s'en servit comme d'un instrument du pouvoir absolu. Pendant quatorze ans, il fit le procès à plus de quatre-vingt mille hommes, et en fit brûler quatre à cinq mille, avec l'appareil des plus augustes fêtes.
Expulsion des Maures. 1492. — Les Maures ne possédaient plus que le royaume de Grenade ; leur faiblesse était évidente, et leurs divisions intestines l'augmentaient encore. Ferdinand et Isabelle assiégèrent Grenade; le siège dura neuf mois; au bout de ce temps, les Maures épuisés se rendirent sous leur chef Boabdil (1492). On leur dicta des conditions rigoureuses ; ils furent contraints de changer de religion ou de passer en Afrique. Quelques-uns, retirés dans les monts Alpuxaras, massacrèrent les prêtres qu'on leur avait envoyés. Forcés de céder, ils achetèrent au poids de l'or la permission de se retirer; cette spéculation enrichit beaucoup pour le moment le trésor du roi d'Espagne.
Ce fut pendant le siège de Grenade que le camp chrétien ayant été incendié, la reine Isabelle fit bâtir à sa place une ville, qui prit le nom de Santa-Fé. Ce fut aussi à ce même siège que commença à briller l'illustre Gonzalve de Cordoue. *
15e SIÈCLE. 453
ITALIE
Maison des Médicis à Florence. 1421. —Après l'expulsion de Gauthier de Brienne, duc d'Athènes, qui avait été nommé capitaine du peuple, Florence resta longtemps dans une déplorable anarchie. C'est alors que s'éleva la famille des Médicis, issue du sang plébéien, enrichie par le commerce, et qui avait su se concilier la faveur popu« laire. Jean de Médicis, alors chef de la famille, sans aucune fonction politique, sut exercer une haute influence, et devint le fondateur de la puissance de sa maison (1421). Cosme de Médicis (1429), son fils, donna des encouragements aux savants et aux artistes, et mérita le titre de Père de la Patrie. Il fonda une bibliothèque connue depuis sous le nom de Laurenliana.
Pierre, son fils lui succède en 1464. Il protégeait les lettres, mais ne fut pas habile politique; il déjoua une conjuration ourdie contre lui en 1466. Laurent son fils, fut surnommé le Magnifique, à cause de sa générosité sans bornes pour les littérateurs et les artistes de cette époque, tels que : Ange Politien, Pic de la Mirandole, Michel-Ange, etc. Le pape Sixte IV souleva contre les Médicis les familles puissantes des Pazzi et des Salviati. Julien, frère de Laurent, fut assassiné par les premiers en 1478 ; mais en 1480, toutes les forces de l'Italie furent tournées contre les Turcs, et la paix fut conclue. Laurent mourut en 1492. Pierre II, son fils , fut un prince incapable ; ayant cédé aux Français Pise et Livourne, les Florentins le chassèrent. Il périt dans un naufrage, en vue de Gaëte (1503).
Tableau des Médicis. — Généalogies, de l'auteur. (Voyez le 16e siècle pour les détails sur cette famille, dans ['Histoire de France, de l'auteur.
Maison des gforzès a Milan (1494). — Philippe, fils de Jean Galéas, étant mort, la famille des Visconti fut éteinte. Les Milanais rétablirent le gouvernement républicain ; mais, ayant donné quelque pouvoir à François Sforze, gendre du dernier duc, ce prince s'empara du duché, et commença une nouvelle dynastie.