‹ Nouveaux éléments d'histoire générale rédigés sur un plan méthodique entièrement neufChapitre 143 sur 166 · ORIENT · texte numérisé non relu

ORIENT

Conquête de la Chine. — Les Tartares Mantchoux, qui autrefois avaient été chassés de la Chine, y rentrèrent secondés par les Mongols.

17e SIECLE, 5 47

Ils mirent sur le trône la famille des Taîtsings, qui est la vingt-deuxième

dynastie.

L'empereur Hoaï-Tsong ne connut qu'au dernier instant, et quand ils étaient irréparables, l'étendue de ses malheurs. Lorsqu'il vit que les Tartares avaient été introduits dans Pékin, et que les portes de son palais leur étaient livrées, il se pendit à l'un des arbres de ses jardins.

iureng*seb aux Bncles. — L'empire fondé dans les Indes par Babour était tombé par la mauvaise conduite de ses princes. Aureng- Zeb le releva, et fut le chef le plus illustre de cet État, qu'il gouverna snviron cinquante ans, après avoir enfermé dans une prison son père 3t assassiné ses frères. Il s'affermit par la dissimulation, étendit prodigieusement son empire par sa valeur, et devint redoutable à ses voisins. 3a succession causa de grands troubles dans les Indes

Lecture : Biographie d'Aureng-Zeb.

RèiiexionsN sur le dix=septième siècle.

Au milieu de toutes les guerres qui ensanglantent le 17' siècle, deux kits se font remarquer : l'organisation du commerce et la naissance de 'économie politique. La prospérité dont avaient joui l'Espagne et le Portugal étant attribuée à leurs colonies, on voulut rivaliser avec eux ; les ïchesses que valaient aux Hollandris leurs entreprises maritimes enlammèrent de plus en plus l'émulation ; il y eut dès lors concurrence; >t quand chaque nation posséda des établissements coloniaux, jalouse le conserver le monopole des produits qu'elle en tirait, elle établit des ■èglements qui le lui assurassent ; c'est ainsi que fut créé durant cette )ériode le système qui fut appelé mercantile. Mais, privé que l'on était mcore des lumières de l'expérience, on méconnut le principe de la proscrite, et le système des prohibitions et du monopole, qui fut généralenent adopté, nuisit longtemps aux développements du commerce et de 'industrie.

Quant à l'économie politique, on comprit que les États puisent toute 3ur force dans la richesse nationale, et l'on fit tous ses efforts pour acroïtre cette richesse. Mais les vues étant encore incertaines, les moyens urent souvent mauvais, et l'on ne connut pas les saines doctrines, /entretien d'armées permanentes et nombreuses exigeait des sommes inmenses ; on se persuada que la plus grande richesse d'une nation onsistait, non dans sa valeur territoriale, mais dans son numéraire ; es lors tout l'encouragement à l'industrie eut pour but l'acquisition 'une plus grande quantité d'argent ; et , comme les fabriques et le ommerce maritime fournissaient à la Hollande un immense numéraire, ca favorisa exclusivement les fabriques et le commerce des lers. C'est ainsi que fut créé l'esprit mercantile, et que l'économie olitique, en négligeant l'agriculture, dévia de la droite voie pour en- ?er dans une route d'erreur qui, plus tard, amena dans l'Europe uns ongue crise.

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