SIÈCLE DE LOUIS XIV OU DES FRANÇAIS
Nommer ce siècle, c'est présenter à la pensée tout ce que la philosophie, les sciences et les arts peuvent déployer de plus brillant : réunion extraordinaire qui a surpassé tout ce que l'antiquité offrit de plus grand. La Grèce et l'Italie ont eu leurs périodes glorieuses; la France devait avoir la sienne. L'Angleterre peut aussi revendiquer une part de cette époque mémorable ; mais le règne de Louis XIV a fait prendre à la France une supériorité littéraire sur toutes les nations, que rien ne peut lui ravir. Dans cette affluence d'hommes célèbres, nous nous contenterons de nommer les principaux, sans oublier ceux qui sa sont illustrés dans les autres contrées de l'Europe.
TABLEAU
des hommes célèbres du siècle de Louis XI? .
Ouvrages.
Caraetère.
FRANGE
Voiture.
Benserade.
il Chapelain.
IStrAmand.
lG7/:
Amiens.
Lion.
Pari»,
Rouen.
Sonnets, élégies, épîtres, rondeaux, ballades, etc.
Sonnets, poésies, ièces de théâtre.
La Pucelle, odes, poésies.
Moïse , la Sali tude, la Lune.
Il eut plus de réputa tion qu'il n'en méritait; et plus d'esprit que de naturel.
Le rival de VoitureiS pour les sonnets; il avait | beaucoup d'esprit.
Le plan de son poème!
est assez raisonnable , mais sa versification est d'une insupportabla dureté.
Assez mauvais poète; il fut en butte aux satires de Ëoiieau.
17e SIÈCLE.
Nom.
BrékuL
Rousseau (J.-B.)
Segrais.
îeres
& ?ODtenelle,
Chaulieu.
Laîontaine
Tborigny.
Paris.
Paris.
Rouen.
Fontenay,
Château- Thierry.
Ouvrages.
LaPharsale,
Psaumes , odes, cantates.
Pastorales.
Idylles , églogues, odes, poésies divei ses.
Eglogues, la Pluralité des Mondes.
Madrigaux, odes.
Fables, contes.
CaracJère.
Cet ouvrage fut adm ré, malgré les hyperboli outrées, le style enflé, les antithèses, le faux brillant qui y régnent.
11 s'élève à la hauteur des modèles hébreux grecs; il est admirable d'élégance , de pureté , d'harmonie et de magn licence de rythme.
Rempli de naturel, de douceur et de sentiment, il sp montre imitateur trop faible de Virgile,
Elle adresse aux fleurs, aux ruisseaux, aux mou tons, des moralités Boa vent ingénieuses ; ses vers sont gracieux et faciles, mais trop prosaïques.
Il fait parler ses bergers avec trop d'esprit et pas assez de naturel versification est d'ailleurs négligée et dépourvue de charmes.
Sa poésie harmonieuse entre doucement dam l'oreille et dans le coeur, mais il manque de travail et d'art ; Voltaire l'appe iait le premier des poètes négligés.
Il excelle à un tel deg dans l'apologue que nul ne peut soutenir la comparaison avec lui. Il s'y montre tantôt lyriqu éloquent, ou moraliste sublime , ou philosophe profond, ou peintre de la nature, et partout irrésistible par le charme de sa narration et de son style, dont le naturel surtout est inimitable.
17e SIÈCLE.
Nom.
Fays.
Eoiieau.
Patra.
t jLemaitre.
Talon.
Bouiàaloue.
= iMascaion.
Bossuet-
ifwt;
Paris.
Paris.
'GO.'i
1652 Paris.
MOZ
ir:c,
Bourges.
Marseille
Dijon.
Ouvrages.
Art poétique, satires, épîtres, épigrammes , le Lutrin.
Plaidoyers.
Caractère.
Plaidoyers.
Mémoires.
Carême , exhor tations, panégyri ques, etc.
Oraisons funèbres.
Discours sur
l'Histoire universelle; oraisons funèbres; instructions pastorales ; sermons.
Il mérite le titre glo ri eux de législateur du Parnasse. Il fait justice des mauvaises doctrines ttéraires et trace la voie dont on ne saurait s'écar ter; il opère en France la révolution qu'Horace avait opérée à Rome, et, comme lui, publie des satires et des épîtres aussi belles de pensée que de style, ou il stigmatise les vices et les ridicules con temporains.
Ces habiles jurisconsultes se font remarquer par de beaux mouvements oratoires; mais la léclamatîon et le pèdan- Lisme défigurent leurs meilleurs discours.
Il se fait une grande putation d'orateur, plutôt par la vertu qui anime ses harangues que par le talent qui les dispose.
Il sait rendre dans la chaire la raison éloquente il se distingue par la méthode et la profondeur, en laissant beaucoup à désirer du côté de la vie, du sentiment et de l'élocution.
Il dépare les belles conceptions de son imag' nation hardie par l'enflure et le* mauvais goût des expressions.
Son génie écrase d'ad rniralion son époque et la postérité; sublime partout, c'est surtout dans l'oraison funèbre qu'i s'élève à cette hauteur qui lui a valu le nom dej l'Aigle de Meaux. Ses quatre panégyriques sont les morceaux oratoires les plus parfaits de notre langue: quoique la sublimité soit le caractère particulier de son génie, le pathétique , l'entraînement , la richesse , lui «ont également familiers.
17e SIECLE.
FlsoMer.
iiOD.
Mairet.
Tristan.
iotrou.
Pernes.
Quercy.
\ -.'ançon.
i6oe
Ouvrages.
Histoire de Thdodose, oraisons funèbres, sermons , lettres.
Oraisons funèbres, Petit Carême, etc.
Mandements ; dialogues sur l'elo quence de la chai re ; Télémaque.
Chrhéide : Virgl le, Sophonisbe, etc.
Marianne, Panthée , poésies diverses.
Vencestas, Chosroès, Anligone.
Le Cid, les ffc races, Cinva , Po lyeticte, Rodogune, Pompée, Nicomede, Uéracliut.
Caractère.
îl obtient par la nettela régularité, la douceur, l'élégance et surtout Ibarmonie de son style, nom d'Isocrate français.
Par un charme d'élocution continuel, une harmonie enchanteresse , un mélange de dignité et de grâce, et une intarrissable econditè de moyens, il a mérité d'être comparé à ossuet; il est le Cicéron de la chaire catholique comme l'étêque de M eaux en est le Démos tbèue.
Plus célèbre comme
écrivain et comme philo phe que comme ora ur, Fenelon a rendu
néanmoins un vrai service art oratoire dans ses
discours sur l'éloquence
de la chaire.
Il introduisit dans la tragédie le naturel des sentiments et de l'expression.
Sa Marianne obtint un succès égal à celui de la Sophunisbe de Mairet , quoiqu'il fût bien moins mérité.
Il contribua à améliorer la scène; n rivalise presque avec Corneille , dont il est l'illustre devancier, et qui l'appelait son père.
C'est un des rois de la tragédie; à lui appartient l'empire du subi'
iic-fc
distingue surtout par une grande élévation de sentiments, bi-aucoup de noblesse dans ses portraits, beaucoup de profondeur de politique, uuu graude vérité et une grande force dans ses raisonnements; tout en lui respire la grandeur et ta suajes-
lacine.
•j Thomas Cor-
•5 neille.
Gampistron.
Duché.
■ïi.w
Pays.
LaFerté-
Milon.
Roue
P, CoTneill1]
Paris
Mière.
Rouen.
Paris.
Ouvrages.
Les Frères ennemis , Alexandre .
Andromaijue , Bri tannicus, Bérénice Bajaiet, Mithrida te, Iphigénie, Phe.
dre, Eslher , Allia lie.
Ariane, le comte d'Essex, AnUochus, Maximien, etc.
Acis et Galatée, Virginie , Armi niut,Andronic, etc.
Absaton, traç eligicuse.
Polyx'ene , Man lius, Thésée, Corte
Caractère.
L'Etourdi, le Dépit amoureux , les Précieuses ridicules , l'Ecole des Maris, l'Ecole des femmes, le Misanthrope, le Tartufe, les Femmes savantes , l'Avare , le Bourgeois gentilhomme, le Médecin malgré lui, te Ma lade imaginaire M. de Pourceau gnac, la Princesse d'Elide, etc-
Le second roi de la tragédie : il domine par le sentin tnt. On admire en lui l'intelligence des passons, une élégance toujours soutenue, une correction admirable , la vérité la plus frappante, partout le langage du coeur, l'art de la versifica tion, l'harmonie et le:
grâces de la poésie por tées au plus haut degré.
De l'école de son frère; 5 vers sont faits avec beaucoup de facilité.
Il a beaucoup d'intelligence et d'art; ses caractères sont bien soutenus, son dialogue régulier,
ais son style est faible.
Ses tragédies bibliques et ses opéras ne sont pas mérite ; il déclamait parfaitement.
Son mérite n'est pas aussi connu qu'il devrait l'être; on trouve dans se tragédies des morceaux que ne désavoueraient p nos meilleurs tragiques,
La première pièce comique dont le sujet soit puisé dans le cœur humain le style soutenu rachète la faiblesse de l'intrigue.
Ses ouvrages sont l'histoire de son siècle et le tableau le plus fidèle de ta vie humaine ; son carectère est tel qu'il ne peut guère être défini, et qu'il est inimitable ; il saisit, les hommes tels qu'ils étaient et exposa en habile peintre les plus secrets replis de leurs cœurs, et le ton, le geste, le langage de leurs sentiments divers. 11 plaît autant à la lecture qu'à la repre talion, ce qui n'est ai qu'à Racine et à lui ; plus on le connaît, plus on l'aime ; plus on l'étudié, plus ou l'admire : Eoileau l'avait surnommé le Co ^emplateur.
17e SIECLE.
Nom.
Pays.
Ouvrages.
Caractère.
Mairet.
Besançon.
Sylvie.
C'est un curieux produit du bel esprit qui faisait d'une pièce de théâtre un tissu de madrigaux prétentieux.
Racine.
La Ferté-
Milon.
Les Plaideurs.
Sous une apparence bouffonne, il attaque une des plaies de l'époque.
Rtgnard.
Paris.
Le Joueur, te Légataire universel , tes Ménechmes.
Il approche beaucoup de Molière et l'égale souvent par sa verve en restant au-dessous pour le style et la philosophie.
Comédien célèbre, il lit
Baron.
Paris.
L'Ecole des Pères, l'Homme à bonnes fortunes.
aussi des pièces où le dialogue est vif, les scènes variées, mais elles n'offrent pas de grands tableaux.
Boursault.
Mucy - l'Evêque.
Esope à la ville et a la cour, le Mercure galant, etc.
Il offre une critique agréable du ridicule dans tous les genres; son style est quelquefois négligé, mais toujours facile.
Campistron.
Toulouse.
Le Jaloux désabusé, etc.
Par la vérité des caractères, l'a.rt de la conduite et la facilité du style, il aurait mérité de se soutenir à la scène.
Hauteioche.
Paris.
Le Deuil , Crispin médecin, l'Esprit follet, etc.
Quelques-unes de ses pièces sont conduites avec art, vivement dialoguées et pleines de bon comique.
1 Descartes.
Lahaye en Touraine.
Traité de t'Eomme , Méditations métaphysiques, méthode, etc.
Il doit être placé à la tête des philosophes de ce siècle; il établit la liberté philosophique et substitue l'examen individuel à l'autorité d'Aristote.
Cf.
.Pascal.
Clermont.
Lettres provinciales, pensées.
Il donne un premier modèle de la polémique éloquente, et unit la gloire du penseur à celle de l'écrivain.
Mallebranche
Paris.
Recherche de la Vérité, Traité de la Nature et de la Grâce.
Il emploie vainement les séductions de son talent à faire triompher des systèmes inadmissible!.
17e SIECLE.
Nom.
en
es
Fénelon.
Bayle.
Nicole.
La Rochefoucauld.
Labiuyère.
St-Evremont.
SHézerai.
Daniel (le Père).
Vertot.
Saint - Real (l'allié).
Quercy.
Cariât.
Gbl
Dourdan.
St-Denis-lt Guast.
Rye.
Benuctot.
Ouvrages.
Les maxime* dei Saints , les Dialv gués des Morts, la Direction pour la conscience d'un roi
Dictionnaire philosophique.
Essai etc.
Maximes.
Caractères.
Dissertations.
istoire de France jusqu'à Henri IV.
Histoire de France
Révolution! rolines, de Suède et de Portugal.
Conjuration de Venise.
Caractère.
Joignant la puissance (lu sentiment à celle de la pensée, il fait pénétrer la fois la vérité dans les cœurs et dans les esprits il montre une haute sa gesse et une sagacité poli tique qui devançait les temps.
Il jette les fondements du système de scepticisme qui prit dans le siècle sui vaut de si grands déve loppements.
Il a une bonne logique:
mais la vertu y est trop prêchée par argumenta lion, et sous une forme scolastique qui refroidit l'ame.
maximes ne sont i profondeur ; ma elles attristent parce qu'elles se ressentent trop du pessimisme de l'au leur.
Ses caractères sont des tableaux de mœurs auss fidèles que spirituelle
meut coloriés.
C'est la profession di foi d'un épicurien, mais d'un épiiurien honnête, raisonnable, et de bonne compagnie.
Il se fait remarquer par l'indépendance du caractère, la droiture des jugements; mais il néglige l'érudition solide et le style.
Il puise à des sources peu sûres les éléments d sa compilation.
Il écrit avec élégance et nti rêt, mais n'oll'rc pas de garanties suilisantes d'autbenticité.
Il présente les faits sous
e forme dramatique
qui attache, mais qui fait
souu^ouum W veittciU' du
récit.
17e SIÈCLE.
ti
Nom.
Pays.
Ouvrages.
Caractère.
Elle est tracée avec une
te
Fleury.
Montpensier , (Mlk' de)
Pari».
Histoire ecclésianliqiïe.
candeur agréable, conçue
ÛTOC 1' 10 foi, niais elle
manque de précision etde
dignité.
Paris.
Mémoire» , lettres, etc.
Ses Mémoires sont riches de piquante» anecdotes.
A travers la bi/.arrerie
1 ta (cardi-
de quelques théories particulières, et l'obsession
?i sal de).
Moutinirail.
Mi',moire§.
de se» préoccupations ner>
snniicllcs, ils révèlent le
génie de l'homme d'état
et de l'éÇriTain politique.
Scudcry (Mllu de)
lf.07
Havre • de -
J Ht obtinrent la vogue,
CUlie.Cyrus, etc. 1»" commencement <ln
Isiéclc, par leurs roman*,
(moitié chevaleresques ,
La Calprenède
Périgord.
Cléop&ir» , Pliaràmond , le comte d'Etsex, etc.
.moitié féeriques, compositions auA.si monstrueuses l>i>r leur étendue que par leur étrange té et leur extravagance.
Elle ramène le roman
Lafavette
a «les proportions conve?
1 ( M'',e de)
Havre,
laide , la Prln-
nablei et substitue la
censu de Clcvet.
peinture «le» sentiments
aux fantaisies dévergondées de l'imagination.
Tenciii
Grenoble.
Lu comte de Coin-
Bile avait tous les gen-
(M"":de).
mingti.
rcs d'esprit. .
Bien supérieur à ses
boull'o rie» tbé&tralrfi ,
lu encore aujourd'hui
Scarron.
Pari».
Roman comique.
avec un grand plaisir, peut passer pour le meilleur roman du xvn0 siècle
Typhon, etc.
dans lequel, au reste, c«
genre n'est guère qu'à
l'état d'enfance.
Ses ouvrages ont été
IGalland.
Montdidier
Mille et une
Nuitê.
presque tous empruntés aux Orientaux; ou y
trouve du piquant.
-g /'Fetis de la
Le§ Mille et un
Savant orientaliste et
8) Croix.
Jour,,
traducteur.
Ils peuvent être consi-
deie» comme des contes
Gramont.
Vtmtlrtt,
et «"ut m mpli* «bjs détails les plun piquant*! où l'époi|ue est peint» «n miniature.
17e SIÈCLE.
fa
ftiom.
fa
Pays.
Ouvrages.
Caractère.
BB
je
| C'est par des lettres
Balzac.
Angoulême.
1 qu'ils ont gagné principa- Lettres, vers. Ilement leur renommée : Son trouve chez eux la /grâce, la flexibilité et \toutes les qualités péces-
Voiture.
Isaires sauf «ne seule, le
Amiens.
Lettres, etc. fnaturel; Balzac cepeu-
ae
I dant fait pour la prose ce
Ique Malherbe avait fait
'pour les vers.
ri
Le naturel domine en
Sévigné
(Mmede).
elle, et, joint aux autres dons secondaires , lui donne une si grande su-
Bourgogne.
Lettres.
périorité, qu'elle gagne
l'immortalité par sa cor-
respondance, etclôt digne-
ment la liste des grands
écrivains du xvn« siècle.
Les opéras de
Il a fait dans la musique
plusieurs innovations qui lui ont réussi ; il a introduit des figures admirables, et a étendu l'empire de l'harmonie.
gkulK.
Floirenoe.
Cadmus , Alcesle , Thésée, Atjs, Ama-
Si
Si
dis, Roland, Armide, Isis, etc.
Hésiode, Atclne,
On admire surtout en
[Campra.
Ali.
Europe galante , Tancrède , motets , etc.
Vie de St Brune ,
lui l'art d'exprimer avec justesse le sens des paroles.
Il a beaucoup de fraî-
Le Sueur.
Paris.
St Paul , St Gervais et St Protais, ete,
La famttle de
cheur, de simplicité, de dessin, de facilité; il lui manque un bon coloris.
Il a beaucoup d'esprit poétique, de belles attitu-
nture.
en
Paris.
Darius , batailles d'Alexandr* , mort de St Etieuae, etc.
des et des draperies bien jetées; mais il manque de naturel et de facilité.
Il avait un talent singu-
Mignard.
Troyes.
Portraits.
lier pour le portrait; il avait étudié le dessin et le
coloris d'après les meil-
leurs maîtres.
les Vendeurs chassés du Temple,
Surnommé le Carrache
Jouvenet.
Eouen.
de Fiance ; paralytique du côté droit, il peignait
Descente de croix,
de la main gauche.
D&irardon.
Troyes.
Mausolée de Richelieu) Louis XIV,
Ses ouvrages sont remarquables par la pureté du dessin et la beauté de
ce \
etc.
l'ordonnance.
17* SlfeCLBL
a ES
Nom.
S es ce
fa
'Puget.
S /'Perrault.
||Mansard.
Ménage.
te «3
jDacier, D'Ablancourt
Dacier(Mme)
piler,
IJGowley.
Pays.
Ouvrages.
Caractère.
Marseille.
Milonde Cvotone, Persée, St Charles, etc.
Ses sculptures pourraient être comparées à l'antique, tant elles sont nobles et belles, si elles étaient moins raides.
Paris.
Le Louvre, l'Observatoire, etc.
Homme de génie, il mérite sa célébrité comme architecte.
Paris.
Eglises, palais, etc.
Fameux architecte, on lui doit l'invention de la mansarde.
Angers.
Remarques sur la langue française dictionnaires, etc.
Il avait beaueoup d'érudition jointe à une mémoire prodigieuse.
Castres.
Traductions d'auteurs grecs et latins
Savant philologue , il poussa à l'excès sa passion pour les anciens et entreprit de les réhabiliter parmi les modernes.
Châlons-sur- Marne.
Traductions.
Il avait beaucoup d'esprit et une érudition profonde.
Saumur.
Commentaires, traductions , remarques.
Très • célèbre par sa science et par ses vertus, elle surpassa son époux dans la connaissance des anciens dont elle enrichit les chefs-d'œuvre de ses remarques.
ANGLETERRE
Odes, opéras.
Londres.
Poésies latines < anglaises, odespii dariques, poème la Davidéide.
Courtisan et poète d compagnie, qui a idéalisé autant que possible la poésie, de boudoir.
I agrandit le champ de la poésie lyrique i l'énergie de son style et l'esprit philosophique ré pandu dans ses vers.
17e SIÈCLE.
Milton.
Londres.
Buttler.
,Prior.
Strensham.
Adwinckle
1CSS
Londt
Locke.
Le Paradis per du, œuvres di verses.
L'Astrée, la Fête d'Alexandre , l'A manl bizarre , les Femmes rivales Don Sebastien.
Salomon, satires, odes, contes.
Essai sur
l'hom
me, essai
sur h
critique, la
Bourlt
de cheveux c
nlevee
traduction
d'ilo
mure.
Wrington.
Entendeme imnin , traité uvres diverses.
Il a la gloire de doter l'Angleterre d'un venta ble poème épique ; 1; hardiesse de sa création rappelle le Dante sans qu'il y ait imitation. Plus exclusivement poète que Shakespeare, Milton déploie avec une majestueuse abondance ce que l'Ecriture lui raconte, et ce que son génie devine des mondes invisibles; ce n'est pent-être que dans l'empioi du merveilleux qu'il est quelquefois reprochable.
Dans son poème burlesque, qui n'est pas sans analogie avec Don Quichotte, il dirige une attaque terrible contre le fanatisme de toute espèce.
Fondateur de la critique anglaise, il émet les règles qui empêchent le goût de s'égarer et brille par l'éclat, la finesse et le coloris.
Poète et diplomate, il commença sa renommée par la réfutation satirique, d'une satire de Dryden,j et la compléta par des odes et des contes spirituels, et enfin un poème, Salomon, qui est son plus beau titre de gloire.
11 devient le chef de l'école dite classique ou stylistique, opposée à celle qu'on appelle romantique ou shakespearienne. Il suit le chemin batlu par Dryden, mais avec un esprit beaucoup plus philosophique. Sa Boucle de cheveux enlevée est un véritable bijou littéraire.
Il donne de merveilleux développements à la philosophie expérimentale.
C'est un des plus profonds penseurs que l'Angleterre ait eus ; ses ouvrages sont très-remarquables pour la méthode, la profondeur et l'esprit d'eiial.ys» quij les caraetériie l
17e SIÈCLE.
Otway.
Les.
Si Newton.
Hailey.
ir..'i2
fa
Pays.
Sussex.
Londres.
Wolstrop.
Londres.
Ouvrages.
Alcibiade , Titus et Bérénice , Bon Carlos, Venise sauvée, l'Orphelin, etc.
Onze pièces de théâtre. Alexandre le Grand, Thévdose, etc.
La balle-mère ambitieuse, Tumerlan.
Ulysse, Jane Grey, etc.
Livres «ur
physique.
Planisphère , observations astronomiques.
Caractère.
ESPAGNE
Lôrenzo Giacian,
Gongoia.
Cordai e,
L'Homme détrompé.
I«» délie et d'A pollon.
Il est négligé dans sa versification ; son style n'a ni grâce, ni élégance, ni pureté, et il doit ses beautés moins à l'art qu'à la nature.
Son génie turbulent ne connaissait que les capri ces de son imagination ses sujets ne sont pas tou jours bien choisis, ni ses ntrigues bien conduites
Ses tragédi es manquent quelquefois de conduite et de naturel ; mais l'harmonie de ses vers , dei scènes habilement appropriées au sujet, ont fait disparaître ces défauts.
Un des plus grands génies de l'Angleterre, il fit d'immenses découvertes et de grands travaux physique, en géométrie et en astronomie.
Célèbre astronome anglais : il mérita par nombreuses découvertes le surnom de Tycho-brahé anglais.
Homme d'esprit , il
traite sérieusement le cul iisme, exagération de tou sentiment , enflure sub stituec à l'enthousiasme vrai et profond, emphase remplaçant la simplic des idées.
Un des plus célèbres auteurs de celte classe de précieux ridicules, il fut pourtant surnommé durant sa vie l'étonnant, l'admirable.
17» SltCLE.
fa
Ko m.
ce
Pays.
Ouvrages.
Caractère.
Sa yie oiFre un étonnant mélange ; favori de
Philippe IV, courtisan,
après une jeunesse très-
2/Caldéron de g] Barca.
Autos sacramentelles , tragédies , comédies.
agitée, il meurt dans un cloître. Il peignit la nature livrée à elle-même, mit en action des trait» bizarres, des personnages invraisemblables; mais il est neuf, original, plein de hardiesse poétique, sublime quelquefois.
PORTUGAL
Manzino,
Alphonse l'Africain.
C'est le seeond poète épique du Portugal, incorrect mais élevé.
Ferreira de
Lacerda.
Porto.
Espagne délivrée.
Lope de Vega le loue de son cœur portugais et de sa plume espagnole.
; preiia de 1/ Castro.
Porto.
Ulysse.
Scènes mythologiques hrillantes, style élégant.
fc Mascaîenhas
Beyra.
Viriatus.
Poète guerrier ; son poème historique de Viriatus est célèbre ; son existence fut agitée.
f Sa e Ménezès
Porto.
Conquête de Malaea.
Son poème offre un intérêt chevaleresque , il
peint ce qu'il voit.
*Macédo.
Coïmbre.
Poèmes et odes, YOrient.
La première épopée»
moderne, quelque faux goût.
ITALIE
f Bentivogli
Mo.
Ferrare.
Guerres de Flandre.
Ce fut un prosateur célèbre; ses lettres sont d'un style remarquahle ; ses Guerres de Flandie le mettent au rang des pre-
miers écrivains.
Sarpi.
Venise.
Histoire du Concile de Trente ; Histoire du pape Paul .V et de la république de Venise.
Avec une grande finesse et une grande pénétration d'esprit , il avait une science immense, et une grande connaissance de la politique.
17e SIÈCLE.
Nom.
Marini.
Galilée.
rflMuratori.
îLassini.
Pays.
Stillo.
Naples,
Pise.
Vignola.
Ouvrages.
Ecrits de philosophie et de théologie.
Muroléide, poésies.
Ouvragei tronomie.
Dissertations; ouvrages latins.
Traités sur les
Caractère.
ALLEMAGNE
Jacob Bœhm.
[Martin Opitz
jFlemmiDg.
'Logan.
Siœon Wu
Lusace.
Buntslow.
L'Aurore, etc.
Epîgrammes .
poèmes , traductions.
Epîgrammes.
Poésies bibliques.
Il se montre dans ses
rits plus singulier que
judicieux; il avait de l'es
prit, mais peu de juge
ment.
Il donna naissance au style marinesque qui cor ompitla langue italienne et fut le génie du mauvais goût qui régna pendant le xvna siècle.
Persécuté par l'inquisr tion pour ses idées sur le système du monde, il se se rétracta tout en conser vant ses idées qui sont maintenant adoptées; tronome remarquable, il lit des découvertes impor< tantes sur le mouvement de la terre et les taches du soleil, et par son pro fond génie autant que pai ses malheurs, mériterait i lui seul d'illustrer son siè cle.
Ses connaissances étaient immenses.
Il fit de grandes découvertes en astronomie et la science doit beaucoup à ses utiles travaux.
Il donna son nom à la secte des Bœhmistes. C'était un enthousiaste dont les écrits sont inintelligibles.
Il mérite le surnom de père de la poésie.
Il a excellé dans l'ode ; ses ouvi âges sont estimés en Allemagne.
11 relève le christianis me par les poésies religieuse!.
11e SIÈCLE.
Il rendit quelque service au théâtre, sous le rapport de l'exposition et du développement des caractères.
(l'était le savant le plus
e pny- universel de l'Europe; il
a des vues profondes et
un style où la force èc-
mine.