‹ Nouveaux éléments d'histoire générale rédigés sur un plan méthodique entièrement neufChapitre 33 sur 166 · Azer, de Zelpha · texte numérisé non relu

Azer, de Zelpha

Lecture : Joseph, poème par Bitaubé. — Omasis, tragédie de Baour-Lormian.

%©* Siècle.

SOMMAIRE

Assyrie. — 1993. Bélus. — 1968. Ninus. — 1916. Règne de Sémiramis, Grèce. — 19S6. Inachus dans l'Argolide. — Fondations des Inachides. Découvertes. — 1991. La bière inventée par les Egyptiens.

ASSYRIE

La dispersion du genre humain était à peine consommée que Nemrod, sixième fils de Chus, commença à se rendre puissant. Chasseur intrépide, il devint guerrier, et avec le secours des Chusites, ses compatriotes, il s'empara de la terre de Sennaar, et fonda Babylone (2640), dans le môme temps qu' Assur, fils de Sem, jetait les fondements d'une ville qui plus tard porta le nom de Ninive. Moïse nomme trois autres villes élevées par Nemrod, Hach, Acoaret Callace, mais on en ignore la position. D'ailleurs les commencements de l'empire d'Assyrie offrent beaucoup de difficultés chronologiques et géographiques ; et cependant, dans le siècle où nous sommes, il était parvenu au plus haut point de gloire, puisqu'il s'étendait sur toute l'Asies entre la Méditerranée et

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l'Euphrate, jusque sur l'Afrique orientale, et sur la partie de l'Europe la plus voisine du Pont-Euxin .

On croit que Nemrod conquit le royaume de Ninive sur Assur ; qu'en 2218 les Arabes s'emparèrent des Etats de l'empire babylonien ou de Chaldée, et qu'ils les conservèrent jusqu'à l'année où Bélus, ayant vaincu ces derniers, réunit ces deux pays, et forma ainsi le premier împire d'Assyrie.

Ninas et Sémiramis Ire. — Ninus, fils de Bélus, agrandit Ninive, et soumet les Arméniens, les Mèdes et les peuples de l'Asie supérieure jusqu'à Bactres. Il fait le siège m Bactres , et s'empare de cette ville par les conseils de Sémiramis, femme d'un de ses officiers ; les Orientaux la nomment Adossa (fleur de Myrte). Ninus lui donna le surnom de Schem-Rami (signe élevé) parce qu'elle lui facilita la conquête de Bactres, en élevant certains signaux. Ninus augmenta Ninive sur le Tigre, en l'entourant dune muraille de cent pieds de haut, couronnée de mille cinq cents tours.

Ninus épouse Sémiramis, qui lui succède en 4 916.

Cette princesse étend glorieusement son empire ; les historiens font parler ainsi Sémiramis, qui régna 42 ans : «La nature m'a donné le corps d'une femme, mes actions m'ont égalée aux plus vaillants des hommes. Avant moi aucun Assvrien n'avait vu des mers; j'en ai vu quatre, que personne n'abordait lant elles étaient éloignées ; j'ai conlraint des fleuves à couler où je voulais, et jamais je ne l'ai voulu qntaux lieux où ils pouvaient être miles ; j'ai fécondé les terres stériles, en les arrosant de mes fleuves ; j'ai élevé des forteresses inexpugnables ; j'ai percé avec le fer des boules à travers des rochers inpraticabies; j'ai frayé à mes chariots des chemins que les bêtes fauves elles-mêmes n'avaientjamais parcourus , et au milieu de ces travaux j'ai trouve du temps pour mes plaisirs et pour mes amis. » — El e trace des grandes routes, entoure Babylone de murailles, et y fait construire ces fameux jardins qui ont été mis au nombre des sept merveilles du monde.

Son expédition dans les Indes fut malheureuse : elle fut vaincue sur les bord de i'Indus. — Ninias, son fils, lui succéda après l'avoir privée de son autorité et peut-être de la vie.

Lectures : La tragédie de Sémiramis^ par Voltaire. — Hérodote. — Clésias. — Diodoie de Sicile.

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Observations sur Sémiramts.

Les historiens , tant anciens que modernes, ne sont d'accord ni sur les exploits, ni sur l'époque de Sémiramis; les uns font vivre cette princesse dans le 20e siècle (Diodore, Gtésias, Justin, Eusèbe); les autres dans le 13e (Miot); Hérodote dans le 8e et Volney dans le 6e. — Peut-être pourrait-on admettre plusieurs Ninus et plusieurs Sémiramis. Quoi qu'il en soit, nous devons avertir nos jeunes lecteurs de l'obscurité cpi règne dans la chronologie des souverains de Babylone. Si notre opinion avait plus de poids, nous soutiendrions la version d'Hérodote qui fait Sémiramis contemporaine de Nabonassar, dont l'ère , époque aujourd'hui certaine, commence en 747 ; elle serait donc antérieure de 45 ans à la première ruine de Ninive. Ce serait alors seulement qu'elle aurait exécuté, soit comme régente, soit comme reine, les travaux que son génie , son goût pour les grandes choses, et surtout sa politique ont dû lui faire entreprendre.

Religion des Assyriens.

Les Babyloniens avaient deux ordres de Dieux : les héros divinisés et les astres ; ils adoraient aussi les éléments, le Tigre , l'Ëuphrate et certaines divinités nationales , comme Nisroch , Ânameluch, Thammuz ou Adonis,

Quant à la cosmogonie et à la métaphysique, on croit qu'ils s'adonnaient spécialement à étudier le côté matériel dz la création, à la différence des Brahmines occupés presque exclusivement de Vidée.

Les personnes instruites formaient la classe des mages, dont les fonctions et les droits étaient héréditaires. — Ils croyaient à l'immortalité de l'âme qu'ils considéraient comme la pure émanation de la lumière incréée ; à une providence réglant toute chose, mais dirigeant tout en vue de l'homme : de là les erreurs de l'astrologie. — Cependant on ne peut douter de leur profond savoir sur le cours des astres.

On fait venir le mot mage du perse, mige-gusch (oreilles coupées), et cependant Jérémie (630 sous Josias) compte un archi-mage parmi les principaux membres de la cour de Nabuchodonosor, et à cette époque Cyrus ne s'était pas emparé de Babylone (538).

GRÈGE

Inacfeiag, Egyptien ou Phénicien d'origine, vint s'établir avec une colonie dans le pays appelé depuis Argolide, et régna sur des peuples sauvages. Ses fils et petit-fils, nommés Inaclùdes, firent plusieurs fondations.

| 1° Phoronée, son fils, rassembla les peuples dans une ville qu'il nomina Phoronée.

j| 2° Ar.cos, son arrière-petit-fils, changea le nom de Phoronée en celui l'Argos, et appela la contrée Argolide.

3° Ephyre, sa sœur, fonda Coiïnthe.

4° Phégée, son fils, bâtit Phégée, en Arcadie. ' 5° Pélasgus, son petit-fils, fonda en 1883, le royaume d' Arcadie; i: iapprit aux Arcadiens à se vêtir de peaux de sanglier, à se bâtir des ipabanes, et à se nourrir de glands au lieu de feuilles d'arbres, Il émigra jcn Thessalie avec les Arcadiens, qui prirent le nom de Pélasges.

6° Spartus ou Sparton, son petit-fils, jette les premiers fondements de Sparte en 1710.

7° Mécénàus, son arrière-petit-fils, par Sparton, son père, donna naissance à Mycènes, en 1884.

8° Ly«aon, fils de Pélasgus, .bâtit la ville de Lycosure, et y éleva un [autel à Jupiter, auquel il commença à sacrifier des victimes humaines : c'est pour cela que les poètes le font métamorphoser en loup.

9° ïo, sa fille, que des marchands phéniciens enlevèrent et emmenèrent en Egypte, où sa bonté la rendit digne d'Osiris, surnommé Jupiter, ce qui donna lieu à l'épisode de la fable.

10° Danaiis, l'un de ses descendants, qui s'établit à Argos voir le 16e siècle) ; comme il était le fils de Bélus, l'Egyptien, il fut le chef de la famille des rois Bélides. ""

11° Acrisius, petit-fils de Lyncée, dont la fille Danaé épousa Persée , (voyez le 14e siècle).

12° Mégapenîhe, fille de Prétus arrière-petit-fils de Danaiis ; il est le chef de la troisième maison d' Argos nommée Prélides.

18° Agékor, arrière-petit-fils d'Inachus, et fondateur des Phéniciens (voyez le 17e siècle).

19° Ègyalée, qui fonda Sicyone.

, Lectures : Précis historique de MM. Poirson et Cayx. — Art de vérifier les dates.

Tableau à faire : Généalogie d'Inachus.

19e Siècle.

SOMMAIRE

Grèce. — 4835. Premiers peuples de la Grèce. — Les Pèlasges. — Fondation

de Sicyone par Egyalée.

Egypte — 1842. Propagation de la philosophie égyptienne chez les Grecs et

chez les Hébreux.

Découvertes. — 1850. Invention des caractères d'écriture attribuée aux Siclo-

niens.

GRÈGE

Les Pèlasges. — Les fables inventées par les Grecs sur les hommes qui, les premiers, habitèrent leur pays, n'offrent à l'esprit rien qui puisse le satisfaire. Observons seulement que le souvenir d'un déluge s'était conservé chez eux. Il paraît que Javan, fils de Japhet, fut le père des familles qui vinrent s'établir dans la Grèce, au temps de la dispersion des peuples.

Ces peuples paraissent être issus des Thraces, nation considérable dont le pays s'étendait du nord de la Grèce au nord du Pont-Euxin. Ainsi c'est par terre et non par mer que les Pèlasges seraient venus dans l'Occident. Les descendants de Javan, établis dans la Grèce, portèrent longtemps le nom de Pèlasges ; iis vivaient errants dans les forêts ; se nourrissaient du produit de leur pêche, de fruits sauvages qu'ils disputaient aux animaux. Nous ne connaissons rien de leur histoire, de leurs mœurs ni de leur religion.

Ces peuples primitifs restèrent pendant plusieurs siècles dans cet état d'ignorance et de grossièreté. Pendant ce temps les sciences et les arts se formaient dans l'Orient, et surtout dans les Indes, en Phénicie et en Egypte.

Diverses colonies, sorties de ces deux derniers pays, principalement, abordèrent de différents côtés dans la Grèce. Elles communiquèrent par degrés leurs connaissances aux habitants du pays, et parvinrent enfin à les civiliser. Ces colonies asiatiques et égyptiennes n'étaient dans le commencement que des troupes d'aventuriers, ayant chacune ses chefs pour se défendre.

Attirées par la beauté du climat, par la fertilité de la terre

19e SIÈCLE. 53

et la facilité de former des habitations,, elles vinrent s'établir en Grèce. Tout prouve qu'elles» prirent paisiblement possession du pays. Ces colons employèrent la douceur, les bienfaits et la confiance pour s'attacher les Pélasges, auxquels ils communiquèrent les sciences et les arts qui étaient cultivés dans leur patrie. Ils bâtirent des villes qu'ils ornèrent, et attirèreni les indigènes, qu'ils finirent par civiliser en leur faisant adopter des lois sages et la religion symbolique de l'Orient.

Du côté du sud étaient venus l'agriculture et les arts ; dis côté du nord, par l'Hellespont, des croyances religieuses avaient été apportées; alors, à l'adoration muette des Pélasges, ils substituèrent un culte plus expressif et plus rationnel. Lày comme en Orient, ce fut l'imagination qui joua d'abord le principal rôle.

Ce fut ainsi que les peuples primitifs de l'Occident et les nouvelles colonies orientales se trouvèrent unis par tous les liens civils et religieux qui attachent les hommes. Ils ne formèrent plus qu'une seule nation, la nation grecque*

Suivant Hérodote, il se détacha des Pélasges un corps de peuple sous le nom d' Hellènes ; les premiers restèrent dans la barbarie, les seconds se civilisèrent; les Pélasges furent toujours considérés comme la tige des Ioniens, les Hellènes comme celle des Doriens ; les Athéniens ne voulaient pas se dire Ioniens [V. le 16e siècle). Quant a leur langue, elle paraissait venir du sanscrit. Ces peuples avaient emprunté l'écriture des Asiatiques occidentaux, en conservant néanmoins l'usage de tracer les caractères de gauche a droite comme les Indiens, au lieu de prendre celui des Arabes, des Égyptiens, des Phéniciens, de droite à gauche. Le mot Pélasges, serait synonyme de premier habitant, du grec pelas, proche; etgaïa, terre.

On croit que le royaume de Sicyone (Péloponèse) fut le premier formé en Grèce, et on lui donne pour roi Égyalée ; mais ces commencements sont trop obscurs pour s'y arrêter. Ce pays ne devint célèbre qu'à l'époque de la ligue achéenne.

Lecture : Histoire ancienne deRollin. —Origine des Lois, des Sciences et des Arts, du P. Goguet. — Lecture dans Pausanias et dans Hérodote.

EGYPTE

Philosophie Egyptienne. —On croit remarquer qu'à cette époque les Hébreux et les Grecs ont ouvert avec les

Égyptiens leurs premières relations. Joseph et les patriarches hébreux, d'une part, les Pélasges, de l'autre, ont cherché des asiles en Egypte. Les. Hébreux étaient alors simples pasteurs arabes, et les Pélasges, des Scythes ou Thraces, qui étaient venus s'établir sur un sol rajeuni par quelques révolutions du globe. Les uns et les autres étaient des peuples nouveaux, tandis que déjà les Chaldéens, les Sidoniens et les Égyptiens étaient ou astronomes, ou- navigateurs, ou philosophes et savants dans la théologie, la morale, la politique, la guerre, le commerce maritime, etc. C'est par suite de ces communications, et pendant leur séjour en Egypte, que les Hébreux et les Grecs puisent ensemble leurs premières connaissances.

Les Grecs donnent à leur -culte le génie des peuples occidentaux, c'est-à-dire qu'ils mêlent aux idées des Egyptiens celles des Slaves et des Druides. Ainsi- les Hébreux auront une idée plus pure, plus vraie de la Divinité ; les Grecs la symboliseront dans tout ce qui frappera leurs sens ; ceux-ci seront panthéistes, ceux-là déistes.

Lecture ; Histoire comparée de la philosophie, par Arnoult.

f 8e Siècle.

SOMMAIRE

Egypte. — 1725. Naissance de Moïse. — Culte de Sérapis. Grèce. — 1796. Déluge d'Ogygès.

Découvertes. — 17^9. Epiméthêe invente l'art de faire des vases de terre. — Hespêrus invente les règles du Jardinage.

EGYPTE

Hfoïsc. — Après la mort de Joseph, les Israélites, devenus puissants, excitèrent la jalousie des Egyptiens qui, pour détruire leur race, exercèrent sur eux les plus violentes persécutions; ils les occupèrent à bâtir les villes de Phithom et de Ramessès, ainsi qu'à d'autres travaux très rudes. Ces moyens ne suffirent pas; le pharaon Aménophis, à qui, dit l'Écriture, Joseph était inconnu, ordonna qu'on fit mourir tous les enfants

18e SIÈCLE. 55

mâles de ce peuple. Moïse venait de naître à Tanis, d'Amram et de Jocabed, de la tribu de Lévi (1725). Sa mère le tint caché pendant trois mois; mais craignant enfin d'être découverte, elle le mit dans une corbeille et l'exposa ainsi sur le Nil. Il fut sauvé par Thermutis, fille du roi, qui le donna à nourrir à Jocabed elle-même. Devenu grand, Moïse fut adopté par la princesse et élevé dans le palais du Pharaon. Il se forma au milieu des hommes les plus savants et les plus puissants de l'Egypte ; initié à leurs mystères, il s'initia à leurs connaissances, apprécia la cour et parvint à un degré supérieur de science et de sagesse.

Chefs des Hébreux jusqu'à la sortie d'Egypte.

Né en

Mort en

Né en

Mort en

Abraham,

Caath,

Isaac,

Amram,

Jacob,

Moïse,

Lévi,

Héliage ct'Ogygès. — Ogygès, venu des pays orientaux, Scythe Cimmérien d'origine, était roi de l'Attique et de la Béolie. On rapporte que, dans son temps, une inondation submergea ses états ; elle fut causée sans doute par le débordement du lac Copaïs. Les historiens ne sont pas d'accord sur cet événement. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'au temps de Sylla (4eT siècle avant J.-C.), on célébrait encore à Athènes une fête qui rappelait cet événement. Les Grecs nommaient Ogygien tout ce aui remontait à une haute antiquité.

56 17e SIÈCLE.

l»e Siècle.

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