Scipion Nasica; adopte les lils pris par Antiochus
2. Tiberius Graccbus. de Paul-Emile. qui le renvoie sans rançoa.
«BKRrcs et caics P. SCIPÏON EMILIEN «■1CCHCS. (l'Africain II),
qui détruisit Cartbage et Numance; il avait épousé Sempronia, sœur des Gracques. — Trouvé mort dans son lit eu 130.
Lecture : Parallèle entre Annib;>l et S ipioti (Cours de littérature). — Biographie ries personnages célèbres de !a seconde guerre punique. — Géographie historique de M. Ansart.
Carte à tracer : Marche d' Annibal, carte de l'auteur.
Rome après la seconde guerre punique.
Après cette seconde guerre punique, il se fit un changement dans les connaissances et les mœurs des Romains. Ils avaient puisé le goût des lettres et des arts en passant par la Grèce. Andronicus , grec d'origine, donne la première comédie ; Fabius Victor écrit les premières annales de Rome; Ennius (de Calabre) se distingue à la fois dans la littérature, dans la poésie et dans l'histoire. Plante et Térence font d'excellentes comédies : Syracuse, cette seconde Athènes, domine.
Tant de conquêtes augmentèrent prodigieusement les richesses de Rome ; le luxe asiatique s'introduisit dans l'empire, et, par suite, la corruption des mœurs. Après les guerres puniques, le peuple romain prend une tout autre physionomie.
Observations sur les guerres puniques*
QUELQUES PENSÉES EXTRAITES DD PARALLÈLE DE CARTHAGE ET DE ROME, PAR MONTESQUIEU.
Les élèves feront des questions sur chacune de ces pensées.
1° Carthage, . devenue libre plus tôt que Rome, avait été aussi plus tôt corrompue ; ainsi, pendant qu'à Rome les emplois publics ne s'obtenaient que par la vertu, ils se vendaient à Carthage.
2° Les mœurs anciennes, un certain usage de la pauvreté, rendaient à Rome les fortunes à peu près égales ; mais à Cartilage les particuliers avaient des richesses de rois.
3° Deux factions régnaient à Garthage : l'une voulait toujours la paix, l'autre toujours la guerre ; de façon qu'il était impossible d'y jouir de l'une, ni d'y bien faire l'autre.
lx° Pendant qu'à Rome la guerre réunissait tous les intérêts, elle les séparait à Cartilage.
5° A Rome, gouvernée par les lois, le peuple souffrait que le sénat eût la direction des affaires ; à Carthage, gouvernée par des abus, le peuple voulait tout faire par lui-môme.
6° Les Romains étaient ambitieux par orgueil, les Carthaginois par avarice ; les uns voulaient commander, les autres acquérir.
7° Les Carthaginois se servaient de troupes étrangères, les Romains employaient les leurs.
8° L'établissement de Carthage, dans son pays, était moins solide que celui de Rome dans le sien ; cette dernière avait trente colonies autour d'elle, qui en étaient comme les remparts.
9° Chez les Carthaginois, les armées qui avaient été battues devenaient plus insolentes ; quelquefois elles mettaient en croix leurs généraux ; chez les Romains, le consul décimait les troupes qui avaient fui, et les ramenait contre l'ennemi.
10° Les puissances établies par le commerce peuvent subsister longtemps dans leur médiocrité, mais leur grandeur est de peu de durée.
11° La cavalerie carthaginoise valait mieux que celle des Romains pour deux raisons : l'une, que les chevaux numides et espagnols étaient meilleurs que ceux de l'Italie, l'autre que la cavalerie romaine était mal armée.
12° Dans la première guerre punique, Régulus fut battu dès que les Carthaginois choisirent les plaines pour faire combattre leur cavalerie ; et, dans la seconde, Annibal dut à ses Numides ses principales victoires.
13° Scipion, ayant conquis l'Espagne et fait alliance avec Massinissa, ôta aux Carthaginois cette supériorité. Ce fut la cavalerie numide qui gagna la bataille de Zama et finit la guerre.
14° Rome fut sauvée par la force de ses institutions. Après la bataille de Cannes, il ne fut pas permis aux femmes de pleurer ; le sénat refusa de racheter les prisonniers.
15° Ce furent les conquêtes mêmes d'Annibal qui causèrent la perte de Carthage. Il n'avait pas été envoyé en Italie par les magistrats de Carthage; il recevait très peu de secours, soit par la jalousie d'un parti, soit par la trop grande confiance de l'autre.
16° Après l'abaissement des Carthaginois, Rome n'eut presque plus
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que de petites guerres et de grandes victoires, au lieu qu'auparavant elle avait eu de petites victoires et de grandes guerres.
17 ! Il y avait à cette époque comme deux grands mondes séparés : dans l'un combattaient les Carthaginois et les Romains ; l'autre était agité par des querelles qui duraient depuis la mort d'Alexandre.
18° Les Romains eurent à peine dompté les Carthaginois, qu'ils attaquèrent de nouveaux peuples, et parurent dans toute la terre pour tout envahir.
État de l'Europe et de l'Asie après la seconde guerre punique.
Il n'y avait alors en Europe et en Asie que trois puissances en état de résister aux Romains :
1° La Grèce, où trois peuples considérables offraient une barrière redoutable : les sauvages Étoliens, les Achéens, liés par une confédération; les Béotiens, peu à craindre à cause de leur caractère indécis. Lacédémone était toujours belliqueuse;
2° La Macédoine, défendue par ses- montagnes inaccessibles, redoutable par ses peuples courageux et infatigables;
3° La Syrie, le plus puissant des États après la mort d'Alexandre le Grand ; mais les successeurs de Séleucus menaient une vie molle, efféminée; la cour donnait l'exemple au peuple, aux soldats, et ce mal se communiqua aux Romains mêmes, lorsqu'ils firent la guerre à Antiochus, qui régnait alors sur la Syrie.
C'est la cause et l'époqut de leur corruption.
Tel était l'état du monde connu après les guerres puniques.
GRÈCE
Prise d'Athènes. — Démétrius-Poliorcètes, ou preneur de villes,
est un des plus grands capitaines de l'antiquité.
Il était fils d'Antigone et de Stratonice. Ses premières armes furent heureuses. Il chassa de l'a Syrie les armées égyptiennes, vainquit les Arabes Nabathéens, prit Babylone et ravagea tout le royaume. Il secourut Halicarnasse, assiégé par Ptolémée-Lagus, et soumit la Cilicie au profit de son père. C'est alors qu'Antigone forma le dessein d'affranchir la Grèce, asservie par Cassandre et Ptolémée; Démétrius exécuta ce projet. S'étant présenté devant Athènes, il s'empara de Munichium et du Pirée, chassa de la ville Démétrius de Phalère, célèbre orateur et homme d'état distingué, et rétablit l'ancienne forme de gouvernement; ce qui le rendit pour quelque temps l'idole du peuple ; il mourut en Syrie, prisonnier de son gendre Séleucus (284).
&igue des Achéens. — (280). On nommait ligue des Achéens une confédération de douze villes dans le Péloponèse ; elle était très ancienne et peu connue. Jusqu'à la mort d'Alexandre le Grand, elle s'était maintenue sans troubles ; mais les généraux de ce conquérant