‹ Nouveaux éléments d'histoire générale rédigés sur un plan méthodique entièrement neufChapitre 90 sur 166 · ROYAUTÉ · texte numérisé non relu

ROYAUTÉ

Avec la réforme dans la

Elle ne se présente pen civilisation et la barbarie: daut longtemps que sous la ' f«W««t«, il se fait un chat, i ,, .. . ,, . . .. r. ,. ,, - . . i cernent dans i état soc;al : les

Iclle soutient 1 aristocrate ieo-. forme d'une force brutale et ° f t . -, ,.

, communes font naître 1 mdale, et empêche ainsi la dis- anaich. que -, elle ne connaît dùstr;e le commerce et Ta-! Solution de l'ordre social : elle, pas mè. ne les décrets de }'£- griculture; en même temps est le refuge des lettres, l'ap-' glise. Son épée fait seule son la royauté s'affermit, se for-, 'pui du fable, la garantie de! droit. Peu a peu elle s'orga- : tiUe 5 elle s'uilit à la bourila paix publique. Son pou-Uise, s'adoucit, se moralise, : ^"^'^'f5 » ar,slo,,at.e| i .' ,. . ■ . , . .... et allaibl;t la prééminence,

von- grandit successivement; grâce a la chevalerie, qui fait ; sacerdotate . eJie devient le' et devient abusif; son désir | naître des sentiments géné-'pivot de l'etal soc al, et le' jdc suprématie générale pro- i eux, la loyauté, la poésie, la centre de tout m nvenie 'voque des réformes dans les' courtoisie ; Cette époque de mœurs et dans la discipline j transition est signalée par les ecclésiastique. {croisades et les communes.

c'est l'acheminement d royauté suzeraine à la royauté souveraine.

Mais bientôt la royauté à son tour trouve un contre-poids dans les parlements , les cortès, les diètes , émanés à la fois de la noblesse, du clergé et des communes. Ces assemblées, premier type du système représentatif, donnent l'éveil à l'esprit public et au sentiment national. La forme républicaine domine dans les communes et s'établit en Italie et en Suisse. Depuis le 11e siècle tout est en mouvement ; les esprits secouent les langes de l'ignorance; les découvertes se multiplient; le

ÉTAT DE L'fiUROPE

langues s'harmonisent ; l'entendement humain est en progrès, le passé sert de véhicule au présent, et la fin du 15e siècle, signalée par l'arrivée des Turcs en Europe, par la découverte de l'Amérique, par celle de la nouvelle route pour aller aux Indes , fait pressentir une régénération sociale.

, Lecture : Histoire du Moyen-Age, par Desmichels. — Heeren. — Guizot.

Succession des peuples du moyen4ge«

Il ■ ÉPOQUE

NOMS

FONDATEURS

1 DE L'ORIGINE

DES PEUPLES

Peuples Barbares qui ont envahi S'empire romain.

5e Siècle 409

Suèves.

Hermanric, en Espagne.

Alains,

Gondèric, en Espagne.

— ftlS

Bourguignons,

Gondicaire, dans les Gaules.

Francs,

Pharamond.

Vandales,

Genséric, en Espagne.

Huns,

Attila, en Europe.

Angles et Saxons,

llengist etlïorsa, en Angleterre.

Hernies,

Odoacre, à Rome.

Lombards,

Alboin, au N. de l'Italie.

Wisigoths,

Ata/ic, en Italie.

— ftl5

Vallia, en Espagne.

Ostrogoths

Théodoric, en Italie.

Les Peuple

s de l'Histoire do Moyen-Age sont :

5e Siècle Û81

Français, Clovis.

Lombards,

Alboin.

espagnols,

Léovigild.

Arabes.

Mahomet, législateur.

Maures,

Abdèrame.

Suédois,

Biorn.

Anglais,

Egbert, premier roi.

Polonais,

Piast.

Russes,

Rurik.

Allemands,

Conrad I, premier roi.

Danois, i

Suènon.

Hongrois,. 1 Etienne I.

Napolitains, Siciliens,

Roger II, premier roi.

Portugais»

Mp'i. Henriquez, 1er roi.

Bohèmes»

■Oltocar I.

Turcs d'Asie,

«Osman I.

Suisses,,

Melclitlial, Staufîacher, Walter Furst. Guillaume Tell, libérateurs.

AU MOYEN-AGE. fgQ

Classification des peuples d'après leur Importance.

La classification des peuples, d'après leur importance relative, dépend non-seulement de leur durée, mais du rôle qu'ils ont joué et de la part qu'ils ont eue dans la civilisation ; sous ce rapport, on peut les classer à( la manière suivante :

1° Les Arabes-Maures; 2° les Français; 3° les Anglais; k° les Espagnols; 5° les Allemands; 6° les Bourguignons; 7° les Turcs-Ottomans; 8° les Portugais; 9° les Hongrois; 10° les Suédois; 11° les Bohèmes; 12° les Polonais; 13° les Napolitains; 14° les Russes; 15° les Suisses.

Divisions de l'histoire du moyen4ge0

L'histoire du moyen-âge commence, comme nous l'avons dit, à la fondation des États modernes, vers la fin du 5e siècle (476), et finit à la prise de Gonstantinople par Mahomet II, empereur des Turcs (1453). Elle a une durée de près de dix siècles ou de neuf cent soixante et dix-sept ans.

D'après les grands événements qu'elle embrasse et les révolutions qui s'y opèrent dans les institutions, les mœurs et les idées, on peut la diviser en six époques, dont chacune aura son caractère particulier.

1° Clovis, ou la fondation des états modernes d'Occident (484-622), 5e-7e siècle.

2° Mahomet, ou l'origine des empires d'Orient (622-800), Te-9e siècîe.

3° Charlemagne, ou l'empire d'Occident renouvelé par les Français ; siècle d'ignorance et de superstition, malgré les efforts et le génie du chef de l'empire (800-936), 8M0e siècle.

4° Çthon le Grand, ou l'empire d'Occident passant aux Ailemands; extinction de toutes les lumières dans l'Occident (936- 1100), 10e-12e siècle.

5° Godefroy de Bouillon, ou les expéditions religieuses (Croisades); renaissance du droit public et particulier (H 00-1 273), . !2e-13e siècle.

6° Rodolphe I, de Hapsbourg ; renaissance des beaux-arts en Italie, jusqu'à la prise de Gonstantinople par les Turcs 4273-1453), 13e- 15e siècle.

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