MENACÉES
Cette famille ne renferme que des arbres ou des arbustes exotiques, les uns périspermés (. Méliées ), les autres apérispermés (Trichiliées). Ces végétaux ne sont point usités en Europe, bien qu’ils aient des propriétés très-actives.
Le Margousier ( Melia Azedarach L.) est cultivé dans le midi de l’Europe, à cause de ses fleurs violacées à odeur suave, d’où son nom de Lilas de Chine. Sa racine amère, nauséabonde, est un excellent vermifuge ; ses fruits sont réputés vénéneux , et ses feuilles astringentes et stomachiques.
L’écorce amère du Melia Azadirachta L. est employée, dans l’Inde, contre les fièvres et les rhumatismes. Le docteur Piddington en a retiré un principe cristallisable , amer et fébrifuge, qu’il a nommé Azadirine.
POLYGALÉES.
Les Guarea purgcins St.Hil., G. cathartica Mart., G . trichilioides L., et les Trichilia havcmensis Jacq., T. cathartica Mart. ont des propriétés purgatives et émétiques puissantes. L’écorce du Carapa guianensis Aubl. est fébrifuge ; ses graines fournissent une huile très-amère, employée à l’éclairage ; les Indiens s’en frottent le corps pour se mettre à l’abri de la piqûre des Insectes.
Les semences du Touloucouna (Car. Touloucouna Guill.) fournissent aussi une huile amère, d’un jaune pâle, servant comme la précédente à la fabrication du savon. M. E. Gaventou a signalé, dans l’écorce de cet arbre, un principe amer et fébrifuge, qu’il a nommé Touloucounin.
POLYGALÉES.
Plantes herbacées ou arbustes, à feuilles alternes, simples, entières, sans stipules; fleurs irrégulières, axillaires, solitaires, ou en épis, en grappes, rarement en panicules ; calice à 4-5 sépales (fig. 563), les deux latéraux (ailes) plus grands et pétaloïdes ; corolle de 3-5 pétales, dont l’antérieur en carène, recouvrant les organes sexuels;
8 étamines libres , ou monadelphes et divisées supérieurement en 2 faisceaux, chacun de 4 anthères ordinairement uniloculaires ; ovaire comprimé , à une ou deux loges 1-2-spermes ; fruit : capsule souvent biailée, à déhiscence loculicide, rarement drupe ; graine suspendue , souvent arillée ; embryon renversé ; périsperme charnu ou nul.
On divise cette famille en deux tribus : les P oly gâtées : étamines diadelphes, capsule déhiscente à deux loges, embryon périspermé (Polygala L. , Monnina R. et Pav.) ; les Kramériées : étamines libres, fruit indéhiscent à une loge, embryon apérispermé (Krameria LoffL, Soulamea Lamk. , etc.).
Polygala amer (Polygala amara L.). Plante vivace, à racine rameuse, blanchâtre ; tiges couchées, redressées ; feuilles alternes : les inférieures obtuses, obovées; les supérieures lancéolées, aiguës; fleurs bleues , en grappe terminale ; calice à 5 divisions inégales ; corolle à 5 pétales soudés par la base : les supérieurs égaux, l’inférieur concave, lacinié ; style dilaté ; stigmate concave , à deux lèvres, la supérieure dressée plus grande.
Cette plante est très-amère ; sa racine est tonique et purgative. On lui substitue le Polygala vulgaire (P. vulgaris L ), dont la racine est faiblement aromatique , à peine amère , un peu âcre. (*)
(*) 5, s) Les 3 petits sépales. — 5’, 6-’) Les 2 grands sépales. — c, c’) Corolle (3/1).
248 POLYPÉTALES HYPOGYNES AXOSPERMÉES.
Polygala de Virginie ( Pol . Senega L.), plante à racines tortueuses ; tiges pubescentes ; feuilles lancéolées , glabres ; fleurs blanches tachées de rouge , en grappe terminale , et à pétale inférieur non frangé.
La Racine de Polygala varie de la grosseur d’une plume à celle du petit doigt ; elle est grise , tortueuse , munie , dans toute sa longueur, d’une côte saillante , qui occupe toujours la concavité des sinuosités. L’écorce est grise et comme résineuse ; l’axe ligneux blanchâtre. Cette racine a une saveur fade et mucilagineuse , puis âcre, amère, augmentant la salivation, et une odeur un peu nauséabonde. Elle renferme un principe particulier, la Sénéguine (Gehlen) ou Acide Polygalique , qui en est la matière active, et qui, suivant M. Bolley, est de la Saponine. Ce principe est blanc, pulvérulent, très- âcre ; sa poussière détermine de violents éternuements. Il est très-soluble dans l’eau tiède ; c’est à lui que les décoctions ou infusions de Polygala doivent la propriété de mousser fortement.
M. Quevenne a signalé encore, dans le Polygala de Virginie , une matière jaune très-amère, inodore, jaunâtre, en écailles minces, et un acide nouveau {Ac. Virginéique ), gras et volatil, auquel le Polygala doit en grande partie son odeur. Ce nouveau corps est analogue aux acides Valérianique et Phocénique.
La racine de Polygala est employée en Amérique contre la morsure des Serpents ; à faible dose, elle augmente la perspiration cutanée et pulmonaire ; à haute dose, elle est vomitive et purgative. En Allemagne , on l’administre avec succès contre les ophthalmies les plus intenses.
M. Peschier prétend que le Pol . chamœbuxus L., plante alpine de l’Europe, renferme les mêmes principes que le précédent, et pourrait le remplacer. La racine du Pol. Poaya Mart. est usitée comme vomitive au Brésil.
Dans l’Amérique du sud , on emploie l’écorce de la racine d’Yallhoy ( Monnina Polystachya R. et Pav.) comme tonique et astringente.
Cette racine est simple, fusiforme, longue de 60 centim.; son écorce est jaune paille , avec des points grisâtres ; sa cassure fibreuse, son odeur nauséabonde, sa saveur fade et mucilagineuse, puis âcre et amère ; sa poudre irrite la muqueuse nasale ; son décodé mousse fortement. On y a trouvé plusieurs résines, et un principe particulier, la Monninine. La monninine est amère, presque aussi âcre que la céro-résine d’Euphorbe , soluble dans l’eau , l’alcool, les acides, les liqueurs alcalines, qu’elle colore en jaune très-intense ; insoluble dans l’éther, les huiles fixes et volatiles.
POLYGALÉES.
Racine de Ratanhia. Elle est fournie par le Krameria triandra R. et Pav., plante du Pérou. Cette racine est grosse comme le doigt, cylindrique, ligneuse, plus ou moins ramifiée, formée d’une écorce assez épaisse , rouge brun , un peu fibreuse , inodore , très-astringente, et d’un bois dur, blanc rougeâtre , peu sapide. Pendant un certain temps , cette racine a été remplacée , dans le commerce, par un Ratanhia originaire de la Nouvelle-Grenade, et que l’on attribue au Krameria Ixina L. Ce dernier, nommé Ratanhia Savanille ou brun, est d’un brun plus foncé que le précédent; son écorce est plus épaisse ; il fournit un extrait plus abondant, mais moins soluble dans l’eau et moins astringent (Réveil). Traitée par l’eau, l’écorce seule donne un tiers de son poids d’extrait, et la racine (écorce et méditullium) un neuvième (Dorvault).
L’écorce de Ratanhia renferme 42/100 de tannin, un acide cristallin, Y acide Kramérique , un principe immédiat, la Ratanhine (Ruge) etc. C’est un astringent puissant, employé contre la diarrhée, les hémorrhagies passives, les écoulements muqueux. On l’emploie en poudre , en extrait , en décoction , en infusion , en sirop etc.
L’extrait de Ratanhia du commerce vient surtout des pays où croît le Ratanhia. Cet extrait , assez semblable au kino , est très-peu soluble, et ne vaut pas celui des officines. L’extrait de Ratanhia doit être préparé dans le vide, ou du moins au bain-marie ; on l’empêche de s’oxyder, selon M. Breton, en le préparant avec de l’eau légèrement sucrée. A l’hôpital civil de Strasbourg, M. Hepp prépare l’extrait de Ratanhia de la manière suivante : le Ratanhia est épuisé avec l’alcool à 56° e ; les liqueurs sont concentrées et laissées en repos , afin de permettre la précipitation des résines, puis reprises par l’eau. Le soluté est filtré et mis à l’étuve dans des assiettes, jusqu’à dessiccation complète.
Cet extrait renferme jusqu’à 58 °/0 de tannin et il se dissout bien dans Teau , tandis que l’extrait du commerce se dissout mal dans l’eau et ne renferme guère qu’environ 16 °/0 de tannin.
Plusieurs Krameria fournissent des racines pouvant être substitués au Ratanhia.
Dans l’Inde, on emploie comme tonique, vomitif etc,, la racine, avec écorce, du Soulamou ( Soulamea amara Lamk.), que Rumphius appelait Rex amaroris .
Les Polygalées renferment une plante vénéneuse, le Pol. venenata Juss., qui croît à Java; ses. feuilles sont longues de 6-8 pouces, et ses fleurs sont gluantes ; il est très-redouté des indigènes.
POLYPÉTALES HYPÜGYNES AXOSPERMÉES.
CAIYI ELLIACÉES.
Arbres ou arbustes à feuilles simples , alternes , plus ou moins coriaces, ordinairement persistantes, sans stipules ; fleurs régulières, blanches, roses ou rouges ; calice et corolle isomères, à 3-5 parties, rarement davantage ; étamines indéfinies ; ovaire à 2-3-5 loges , surmonté d’autant de styles ; ovules suspendus , campulitropes ou anatropes; fruit: tantôt indéhiscent, coriace ou charnu , tantôt capsulaire et à déhiscence loculicide ou septifrage; périsperme charnu, ou dur, ou nul.
Cette famille peu naturelle a été divisée en six tribus, dont une seule, celle des Camelliées ou Théacées , nous intéresse, à cause des genres Thea L. et Camellia L.
M. Endlicher rapporte la Gomme Kutira de l’Inde , au Cochlospermum Gossyp>ium ■ ( Bombax Gossypium L.) ; nous reviendrons sur ce sujet en traitant des gommes des Légumineuses.
Thé de la Chine ( Thea sinensis Sims., fig. 564). Arbrisseau à feuilles coriaces, ovales-oblongues, un peu acuminées, finement serretées , parsemées de glandes nombreuses , renfermant l’essence constitutive de l’arome du Thé ; fleurs blanches axillaires ; 5 sépales persistants, courts, imbriqués, ovales-arrondis, les extérieurs plus petits ; 6 à 9 pétales arrondis, concaves, un peu soudés à leur base ; étamines nombreuses; anthères introrses, cordiformes, à déhiscence longitudinale ; ovaire 3-loculaire , subglobuleux , hérissé de poils rudes; fruit tricoque, à déhiscence loculicide ; chaque loge renferme 1-2 semences sphériques, apérispermées, à cotylédons charnus, oléagineux.
La récolte des feuilles a lieu plusieurs fois par an. On les met dans de petites bassines ou sur des plaques de fér chauffées au feu, et on les remue jusqu’à ce qu’elles se crispent ; on les place alors sur des tables, où elles sont roulées à la main, soit une à une, soit plusieurs ensemble, selon la qualité. Cette opération ayant été répétée 2-3 fois, on vanne les feuilles, on les étend à l’air ; enfin, on les crible quand. elles sont bien sèches, et on les enferme dans des caisses ou des boîtes, à l’abri de l’air et de la lumière. Certaines espèces sont, en outre, aromatisées avec les fleurs du Lanhoa (i Olea fragrans L.), du Sasankwa ( Camellia Sasanqua Thunb.), du Yulan ( Magnolia Yulan L.), du Sambac ( Jasminum Sambac Ait.) etc.
Il existe, dans le commerce, un assez grand nombre de sortes de Thé, fournies par deux variétés du Thea sinensis : le Th. viridis L., auquel on rapporte les Thés verts; le Th. Bohea L., auquel on rapporte les Thés noirs. Nous allons faire connaître les principales sortes commerciales de Thé.
CAMELLIACEES.
Fig. 564. — Thé de la Chine.
Thés verts.
Thé Hayswen-Skine : Feuilles mal roulées, d’odeur forte non suave. Il est de qualité inférieure, comme le suivant.
Thé Songlo : Grandes feuilles mal roulées, d’un vert grisâtre, donnant un infusé jaunâtre.
Thé Hayswen : Feuilles grandes, bien roulées, d’un vert bleuâtre, d’odeur agréable, de saveur astringente.
Thé perlé : Brun globuleux, formé par les feuilles jeunes du Thé Hayswen roulées en long et en travers, d’où leur forme arrondie ; odeur très-agréable.
Thé poudre a canon : F euilles coupées transversalement en 3-4 partiês et finement roulées en petits grains ; odeur très-agréable.
252 POLYPÉTALES HYPOGYNES AXOSPERMÉES.
Thé Schoulang : Ce paraît être du Thé Hayswen aromatisé avec les fleurs du Lanka a ; il est rare et très-suave.
Thé impérial. Ce Thé, inconnu en Europe, est fait avec les bourgeons à peine épanouis.
Thés noirs.
Thé Boui-bou : Mélange de feuilles peu roulées, brisées, poudreuses; c’est le plus commun.
Thé Souchon : brun noirâtre, odeur et saveur assez faibles ; il est formé de jeunes feuilles lâchement roulées.
Thé Pékao : brun noirâtre , formé de feuilles plus jeunes , petites, roulées, couvertes de duvet, blanches au bout ( Péko à pointes blanches ), d’odeur suave ; c’est le plus estimé et le plus cher.
Thé Congo : formé par les jeunes feuilles du Thé Boui ; son odeur est suave. Il est généralement employé en Angleterre et en Russie.
La couleur des Thés noirs est attribuée à ce que leurs feuilles sont soumises à une dessiccation lente , pendant laquelle elles brunissent et perdent de leur astringence.
Les Thés verts sont plus âcres, plus aromatiques et plus excitants que les Thés noirs ; aussi ces derniers sont-ils préférés par les peuples qui en consomment beaucoup.
Le Thé active la digestion et la circulation , excite le système nerveux central, agit comme diurétique etc.
Le Thé vert fournit une infusion transparente , jaunâtre, un peu amère , qui rougit la teinture de tournesol, réduit les sels d’argent, les sels d’or, le proto-azotate de mercure , et précipite en blanc par l’azotate de plomb.
L’infusé du Thé noir est moins amer ; il est brun orangé , rougit le tournesol, réduit les sels d’or et non ceux d’argent ou de mercure, et précipite en fauve l’azotate de plomb.
Le Thé contient, entre autres principes, du tannin, de la Théine , de la caséine, une huile volatile etc.
* La Théine, Caféine ou Guaranine (ClC H10 Az4 O4 + 2 HO) se trouve aussi dans le Café , le Cuarana , le Maté ; elle cristallise en prismes blancs, soyeux, longs, ténus, inodores, un peu amers ; fond à i78°, se sublime sans altération à 384° et se dissout dans 98 p. d’eau froide, 97 p. d’alcool, 194 p. d’éther; l’eau bouillante en dissout beaucoup, et la dissolution se prend en bouillie par le refroidissement.
La théine est un alcaloïde (?) faible , qui , suivant Mulder , est associé au tannin dans le Thé.
La caféine , prise à faible dose , produit un léger assoupissement , bientôt suivi d’une excitation générale , favorable au travail intel-
CAMELLIACEES.
lectuel ; elle active la combustion, augmente la sécrétion de la bile et de l’urée. A haute dose, elle paraît n’être pas vénéneuse, mais provoque les vomissements. Toutefois M. Stuhlmann a conclu de ses expériences que la caféine est un poison, et qu’elle tue, à dcrses relativement petites, en déterminant des paralysies, lorsqu’elle arrive en contact avec le système nerveux. La caféine et ses sels (citrate, lactate, malate) ont été préconisés contre les hémicrânies, les gastralgies et les fièvres intermittentes.
La théine n’est pas un aliment; elle passe rapidement dans les urines ; d’ou sans doute les propriétés diurétiques du thé et du café.
Selon Mulder, l’essence de Thé a une odeur forte, cause le vertige et peut agir comme poison. Cette huile volatile, combinée avec le tannin, agit comme diurétique ; la majeure partie se volatilise par la dessiccation des feuilles de Thé.
L’emploi de l’eau bouillante , pour préparer l’infusion de thé , est indispensable, en ce sens qu’elle dissout le tannate de théine , et précipite la caséine.
La caséine existe, dans le Thé, en proportion considérable (20 à 30 °/0 selon M. Peligot); on s’explique ainsi pourquoi les habitants du Thibet mangent les feuilles qui ont servi à faire l’infusion, ces feuilles leur fournissant un aliment plus nutritif que la plupart des autres produits végétaux.
Les thés, surtout les thés verts, sont souvent falsifiés.
Suivant M. Rob. Fortune, les Chinois colorent, avec du bleu de Prusse additionné de Curcuma, le thé vert destiné à l’exportation, et y ajoutent un peu de plâtre, pour lui donner un aspect efflorescent, analogue à celui du duvet des jeunes feuilles. Dans des échantillons de thés verts saisis en France, on a constaté la présence de chromate de plomb et de bleu de Prusse ou d’indigo.
Les thés noirs sont moins falsifiés ; mais on a trouve des Pekao colorés par de la plombagine.
Tout le monde connaît les Camellias, en raison de leurs belles fleurs.
POLYPÉTALES HYPOGYNES A PLACENTATION AX1LE, SOLVENT APÉU1SPERMÉES.
CALICE A PRÉFLORAI^OA VALVAIRE.
MALVOÏDÉES.
Feuilles alternes, stipulées ; calice à préfloraison valvaire; corolle à préfloraison généralement tordue ; étamines en nombre égal ou multiple, souvent monadelphes, quelquefois en partie stériles; Cauvet. II. îs
POLYPÉTALES HYPOGYNES AXOSPERMÉES.
3-5 ou plusieurs carpelles mono-polyspermes, libres ou soudés autour d’une colonne centrale; ovules campylotropes ou anatropes; embryon à cotylédons foliacés, inclus dans un périsperme mince , mucilagineux, parfois nul.
Cette classe forme le passage aux polypétales hypogynes apérispermées ; elle correspond à la classe des Columniferæ de M. Endlicher, et comprend quatre familles : Malvacées , Sterculiacées , Ti liacées et Büttnériacées.
TILIACÉES,
Les plantes de cette famille sont généralement mucilagineuses et émollientes ; quelques-unes sont alimentaires ; telle est la Corette potagère ( Corchorus olitorius L.), que l’on cultive pour ses feuilles , en Asie , en Afrique et en Amérique. Une seule Tiliacée nous intéresse réellement, c’est le Tilleul d'Europe ( T ilia europœa L.), dont on connaît deux variétés, souvent regardées comme deux espèces distinctes : le Tilleul a petites feuilles, ou Tilleul sauvage, Tillon (T. microphylla Vent.), et le Tilleul a grandes feuilles ou Tilleul de Hollande (T. platyphylla Scop.). On emploie aussi le Tilleul argenté (T. argentea Desf.), qui se distingue du Tilleul d’Europe, par ses feuilles blanches en dessous, ses fleurs plus grandes et plus odorantes et ses fruits ovoïdes.
Le Tilleul d’Europe est un grand arbre , à feuilles distiques, simples, inéquilatérales, cordiformes , dentées, pourvues de stipules caduques ; fleurs en cyme corymbiforme , portées sur un pédoncule axillaire (fig. 565), en partie soudé à la nervure médiane d’une bractée membraneuse, oblongue, spatulée, d’un vert jaunâtre; le pédoncule floral s’en sépare vers le milieu du limbe bractéal, et semble être épiphylle; 5 sépales jaunâtres, caducs-, à préfloraison valvaire ; 5 pédales d’un blanc jaunâtre, à préfloraison imbriquée; étamines nombreuses, libres ou un peu soudées, à anthères introrses , bilocu-
(*) /) Feuille à côtés (a, a’) fort inégaux. — l) Bractée. — pd) Pédoncule soudé à la bractée dans toute sa portion inférieure. — pd*) Pédoncule libre au-dessus du milieu de la bractée — fr ) Fruits.
Fig. 565.- — T ilia platyphylla , d’après P. Duchartre (*).
STERCULIACÉES. 255
laires ; ovaire globuleux , velu, à 5 loges 2-ovurlées ; style simple ; stigmate 5-lobé ; fruit : carcérule à 5 loges monospermes ; graines anatropes.
Les feuilles et l’écorce du Tilleul sont mucilagineuses et émollientes.
Les Fleurs ont une odeur suave. Elles contiennent une huile volatile incolore, peu connue, qui passe avec l’eau distillée sur les fleurs récentes. L’eau distillée de Tilleul étant plusieurs fois cohobée, te charge d’essence et détermine une sorte d’ivresse gaie, avec une stimulation toute particulière.
Les fleurs sèches de Tilleul sont employées en infusion, comme antispasmodiques et diaphoniques , ou sous forme d’hydrolat. Généralement , on préfère les fleurs pourvues de leurs bractées ; nous ne saurions trop répéter que .les bractées sont à peu près inertes et donnent une boisson moins agréable.
STERCULIACÉES.
Plantes à calice coriace, caduc , gamophylle, pentamère, chargé en dehors de poils cotonneux, étoilés. Fleurs assez souvent unisexuées, régulières ou un peu irrégulières; 5 pétales libres ou 0; étamines biloculaires, indéfinies, monadelphes ; ovaire à 5 carpelles, plus rarement 3 ou 2, en général multiovulés ; fruits divers, souvent ayant l’endocarpe chargé de poils à l’intérieur. (Duchartre). g. Adansonia L , Bombax L., Sterculia L., Heritiera Ait. etc.
A l’exemple de M. Endlicher , nous réunissons ici les Bombacées aux Sterculiacées. Toutefois, par ses anthères uniloculaires, cette famille se rapproche davantage des Malvacées. « Chez les Bombacées, la colonne staminale est divisée plus ou moins profondément en 5-8 rameaux, portant chacun 2 anthères, tantôt libres ou réniformes ( Adansonia ), tantôt adnées , globuleuses (Cœlostegia) , ou linéaires (Matisia), ou sinueuses ( O chroma ) ; la capsule est loculicide ou indéhiscente ; les cotylédons sont enroulés ( Ochroma ), ou plissés-tordus (Adansonia , Bombax) , ou plans ( Cheirostemon ) » (Decaisne et Le Maout).
Baobab ( Adansonia digitata L.). Cet arbre peut atteindre jusqu’à 12 mètres de diamètre ; il croît dans le centre de l’Afrique, du Sénégal en Abyssinie. Ses feuilles, qui sont digitées, alternes, non dentées, sont employées en poudre, sous le nom de Lato , comme condiment. Adanson s’en est servi contre la diarrhée et la fièvre intermittente.
M. Duchassaing a préconisé l’écorce du Baobab comme fébrifuge. Cette écorce paraît sans action sur le système nerveux et sur la respiration ; elle ralentit le pouls, augmente l’appétit et la perspi-
ration cutanée. Elle est très-mucilagineuse et contient un principe particulier , Y Adansonine.
Le fruit du Baobab renferme une pulpe acidulé et sucrée, dont on fait une boisson assez agréable, employée dans les fièvres. Cette pulpe étant séchée et réduite en poudre, sert comme astringente dans l’hémoptysie, les pertes utérines, la dysenterie etc. Ce fruit est très-recherché par les Singes, d’où son nom de Pain des Singes.
Fromagers (g. Bombax). Nous parlerons plus loin de la bourre incluse dans les fruits de ces arbres. Le B. pentandrum L. fournit une gomme utilisée dans les maladies intestinales ; aux Célèbes, selon Rumphius, on mange ses semences. D’après Blume, la racine du B. malabaricus Blume , de Java, est vomitive. Le suc des racines du B. Ceiba L. est apéritif ; l’écorce est vomitive.
Sterculiers (g. Sterculia). Ce genre doit son nom à la fétidité de deux de ses espèces. Les fleurs du St. fœtida L. ont une odeur repoussante ; ses semences sont comestibles et fournissent une huile excellente. Les fruits du St. Ivira Sw. sont pleins de poils roux, très-irritants. Les fruits du St. acuminata Palis, fournissent des semences, connues sous le nom de Kola , noix de Gouran ou du Soudan etc. ; ces semences ont la propriété de faire paraître agréable l’eau saumâtre elle-même. Aux Philippines, on mange, dit-on, les fruits du Mollavi [Heritier a littoralis Lamk.) ; ces fruits sont amers et astringents, selon Rheede.
BÜTTNÉRIACÉES.
Plantes à calice herbacé ou pétaloïde , non cotonneux , mais parfois velu dans des fleurs isostémones, gamophylle, 4-5-mère ; fleurs hermaphrodites , régulières ; 5 pétales ou 0 ; androcée isostémone et oppositipétale, ou diplostémone oupléiostémone, en partie stérile ; pistil à 4-5 carpelles, rarement plus, à loges bi-pluriovulées ; en général capsule (Duchartre). G. Büttneria Loffl., Theobroma L. etc.
Cacaotier ( Theobroma Cacao L., fig. 566). Cet arbre, originaire du Mexique et de plusieurs autres parties de l’Amérique du Sud, a été naturalisé dans les Antilles, la Colombie, la Guyane, les Philippines, Bourbon etc; il atteint une hauteur de 10 à 12 mètres. Feuilles lisses, entières, elliptiques, brièvement pétiolées ; stipules caduques; fleurs pédicellées, fasciculées , blanchâtres, inodores; pétales rétrécis vers leur milieu, spatulés au sommet; 10 étamines: 5 stériles, alternipétales , 5 fertiles, oppositipétales , à anthères extrorses didymes ; ovaire ovoïde , tomenteux, à 5 loges, marqué de dix sillons ; style simple, 5 stigmates aigus.
Le fruit, appelé Cabosse , est ovale, jaune , long de 14 à 18 centim.
BÜTTNÉR1ACÉES. 257
glabre, aminci au sommet en pointe obtuse, indéhiscent, uniloculaire, marqué de 5-10 côtes tuberculeuses. Sous un péricarpe épais, dur, coriace, se trouvent 15 à 40 semences incluses dans une pulpe
Fig. 566. — • Cacaotier. — a) Semence.
jaunâtre, mucilagineuse et acidulé. Ges semences sont ovoïdes, comprimées, lisses, brunâtres, grosses comme des fèves ; leur épisperme est scarieux, brun fauve; l’amande est lisse, de saveur amère, d’odeur faible ; elle est constituée par un embryon brun violacé , à cotylédons lobés, irrégulièrement plissés.
258 POLYPÉTALES HYPOGYNES AXOSPERMÉES.
Les semences du Cacaotier sont connues, dans le commerce, sous le nom de Cacao . Il existe plusieurs sortes de cacaos, pouvant être rangées sous deux catégories :
1° Les Cacaos terrés, qui ont été enfouis dans la terre pendant quelque temps, et dont on distingue deux sortes : le Cacao Caraque, qui vient des côtes de Caraccas ; le Cacao Trinité , qui vient de l’île de ce nom. Le premier est plus gros, plus foncé en couleur et plus estimé que le second.
2° Les Cacaos non terrés, comprenant les Cacaos des Iles (Cacaos : de Saint- Dominique, de la Martinique , de la Guadeloupe etc.), le Cacao Maragnan ou Para , et enfin le Cacao Soconusco , qui vient du Guatemala, et qui est très-estimé.
Les cacaos non terrés ont été séchés aussitôt après leur extraction du fruit ; ces sortes de cacao sont moins estimées pour la fabrication du Chocolat , mais fournissent une plus grande quantité de Beurre de cacao.
M. Alfred Mitscherlich a trouvé dans -100 p. de cacao Guayaquil : beurre, 45 à 49 ; fécule, 14 à. 18; glucose, 0,34; sucre de Canne 0,26 ; cellulose, 5, 8 ; matière colorante , -3,5 à 5,0 ; matière albuminoïde, 13 à 18 ; Théobromine , 1,2 à 1,5 ; eau 5,6 à 6,3.
La théobromine (Cu H8 Az4 O4] forme des cristaux microscopiques appartenant au système rhombique ; elle est légèrement amère, peu soluble, inaltérable à l’air, et se volatilise sans décomposition, entre 290° et 295«.
Le Beurre de Cacao a la consistance du suif, le goût et l’odeur du cacao ; il fond à 30° , se solidifie à 23° , renferme beaucoup de stéarine, avectrès-peud’oléineetdelapalmitine. Il est blanc ou blanc jaunâtre. Pour l’obtenir, on broie à chaud le cacao torréfié ; on y mêle 1/5 ou 1/10 de son poids d’eau bouillante, on le met dans une forte toile et on l’exprime entre deux plaques de fer chaudes. Le beurre qui s’écoule est purifié et mis dans des fioles à médecine , ou coulé en tablettes. Le beurre de cacao entre dans la composition de plusieurs pommades et cosmétiques ; on l’emploie contre les gerçures du sein; on en fait des suppositoires.
Le cacao fait la base du Chocolat , du Racahout , du Palamoud , du Théobrome. Les pauvres en recueillent les téguments (coque), dont ils prennent la décoction, en guise de chocolat. Il entre dans quelques préparations, telles que le Vin de quinquina au cacao (Réveil, Bugeaud).
Le chocolat est un bon aliment, que tous les estomacs ne supportent pas dkiilleurs; il sert à masquer la saveur d’un certain nombre de médicaments et , pour cette raison , il est surtout utile dans la médecine des enfants.
MALVACÉES
On connaît un certain nombre d 'espèces (?) ou variétés du Th. Cacao ; telles sont les suivantes : Th. bicolor Kunth, Th. speciosum Willd., Th. subincanum Mart., Th. sylvestre Mart., Th. microcar pum Mart. etc.
IVIALVACÉES (fig. 567).
Pétales réunis, à .la base de l’onglet, entre eux et avec le tube staminal ; anthères uniloculaires , réniformes, attachées par leurs échancrures.
Fleurs régulières , complètes : calice caliculé , 5-fide ou 5-parti , persistant ;
5 pétales inéquilatéraux ; étamines indéfinies, monadelphes; carpelles unis en un pistil à 5-3 loges pluriovulées , ou séparés en ovaires généralement nombreux et uniovulés ; styles connés inférieurement et en nombre égal à celui des carpelles; capsule pluriloculaire , loculicide, à loges polyspermes dans le premier cas ; coques monospermes dans le second. Végétaux la plupart herbacés ou sous-frutescents , mucilagineux , à feuilles entières ou palmées (Duchartre). g. Lavatera L., Malva L., Althœa Cav.,
Hibiscus L. , Abelmoschus Medik., Gossypium L. etc.
Guimauve officinale ( Althœa officinalis L., fig. 568).
Plante vivace , à racine pivotante, subcylindrique, un peu
Fig, 567. — Diagramme de la fleur Fig. 568. — Guimauve officinale, d’après
d'une Maiive (*). Moquin-Tandon.
(*) s) Calice en préfloraison valvaire simple. — c) Corolle en préfloraison tordue. — e) Etamines superposées en plusieurs verticilles bisériés. — cp) Carpelles groupés autour d’un axe central.
rameuse, jaunâtre en dehors, blanche en dedans; tige dressée, tomenteuse ; feuilles alternes, molles, douces, blanchâtres , 3-5lobées; stipules membraneuses, pubescentes, 2-3 laciniées ; fleurs blanc rosé, subsessiles, axillaires et fasciculées ; calicule à 9 divisions ; 5 sépales, 5 pétales entiers, sub-cordiformes , soudés inférieurement avec les filets staminaux ; carpelles nombreux , pubescents, non marginés, monospermes, disposés en cercle déprimé.
La Racine de Guimauve du commerce est dépouillée de son épiderme, blanche, charnue, plus ou moins fibreuse, d’odeur faible caractéristique, de saveur mucilagineuse, un peu sucrée ; elle renferme une matière gommeuse abondante, de Y Asparagine, du sucre cristallisable etc. On l’emploie, comme émolliente, en décoction, ou sous forme de poudre, de sirop etc.
Les Fleurs sont réputées pectorales; les Feuilles de Guimauve entrent dans les espèces émollientes.
On peut substituer, sans inconvénient , VA. narbonnensis L., à l’^4. officinalis. Il n’en est pas ainsi de la racine de la Rose Trémière ou Passe-rose (Al. rosea L.), qui est plus ligneuse, jaunâtre, poreuse, couverte d’une écorce plus épaisse et plus rude. Les fleurs d’une variété pourpre foncé de cette dernière espèce servent, comme matière colorante, dans la falsification du vin.
g. Malva L.
Calicule à S divisions distinctes , semblant naître du calice ; calice gamosépale à 5 divisions; pétales subcordiformes, échancrés au sommet; étamines nombreuses, carpelles monospermes, indéhiscents.
Les diverses espèces de Mauves de nos contrées sont émollientes et peuvent être substituées les unes aux autres ; on emploie la plante entière, les feuilles et les fleurs.
Les Fleurs de la Mauve sauvage (M. sylvestris L. , fig. 569) sont généralement préférées aux autres, en raison de leur corolle plus large ef d’une récolte plus facile. Ces fleurs sont d’un rose pourpre ; elles bleuissent par la dessiccation. La lumière et l’humidité détruisent cette couleur bleue; aussi faut-il mettre les fleurs à l’abri de ces influences.
La Mauve sauvage est très-commune et ses fleurs sont peu falsifiées ; on peut d’ailleurs les remplacer au besoin par celles de la Mauve alcée (M. Alcea L.), de la Mauve musquée (M. moschata L.), de la Mauve en arbre ( Hibiscus syriacus L.), du M. glabra Desr. etc.
Les fleurs de la Petite Mauve ou Mauve à, feuilles rondes
MALVACÉES
(M. roturidi folia L.) ont les mêmes propriétés, mais elles sont plus petites, d’un rose pâle, et bleuissent à peine en se desséchant ; aussi ne sont- elles pas récoltées et n’emploie-t-on cette plante qu’entière, comme émolliente.
On prescrivait jadis , comme antispasmodiques , les Semences d’Abelmosch ou graines d’Ambrette, fournies par YAbelmoschus communis Medik. ( Hibiscus Abelmoschus L.) , plante de l’Inde , naturalisée en Égypte et aux Antilles. Ces semences sont grises, réniformes, comprimées, surtout près du hile, et marquées d’une fine rayure , qui suit la courbure du testa. Elles exhalent une forte odeur de musc, quand on les frotte , et ne servent plus guère qu’en parfumerie ; les plus estimées viennent de la Martinique.
Dans les régions chaudes de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique, le fruit vert du Gombo ou Bahmia ( Hibiscus esculentus L.) est fort employé, soit à cause de son abondant mucilage, soit cuit et assaisonné, comme aliment.
L’écorce des Hibiscus cannabinus L. et H. clypeatus L. sert à faire des cordages et des tissus.
Beaucoup de Malvacées sont des plantes d’ornement ; telles sont : la Ketmie rose ou Rose de Chine (. Hib . Rosa-sinensis L.) , la Ketmie rouge (Hib. phœniceus L.), les Malope, les Abutilon etc.
D’autres jouent un grand rôle dans l’industrie des tissus ; telles
Fig. 569. — Mauve sauvage.
262 POLYPÉTALES HYPOGYNES AXOSPERMÉES.
sont les diverses espèces et variétés du genre Gossypium L. , dont les semences (fig. 570) sont couvertes de poils connus sous le nom de Coton. Ces poils sont formés par une cellule simple, cylindrique , longue souvent de 4 à 5 centim. , et qui, par la dessiccation, s’aplatit, en se tordant sur elle-même en une spirale lâche.
Des poils de même apparence naissent de la paroi interne du péricarpe des Bombacées; mais ces poils ne peuvent être utilisés comme ceux du Cotonnier.
Le coton cardé est employé contre les brûlures et les érysipèles; on en fait des moxas. Traité par un mélange d’acide azotique fumant (1 p.) et d’acide sulfurique monohydraté (2 p.), il se transforme en une matière explosible , conservant l’aspect du coton , et connu sous les noms de Fulmi-co ton , Coton-poudre , Pyroxyline etc.
La pyroxyline dissoute dans un mélange d’alcool et d’éther constitue le Côllodion.
Selon Ainslie, les feuilles , les racines et les fleurs du Cotonnier servent comme émollientes, dans l’Inde. On retire de ses semences une huile brunâtre , douce , employée dans l’économie domestique. L’huile de Coton est voisine de l’huile de Palme , par sa composition (Slessor) ; M. Kuhlmann en a retiré une belle couleur bleue.
POLYPÉTALES HYPOGYNES A PLACENTATION AXILE; APÉPiISPERMÉES.
CALICE A PRÉFLORAISOjV IMBRIQUÉE. — EXAMINES IADÉXIAIES.*
DIPTÉROCARPÉES.
Cette famille, voisine des Tiliacées, renferme un petit nombre de genres, originaires de l’Inde et de l’archipel Indien. Elle présente les caractères suivants : Calice à 5 sépales tous accrescents , ou dont 2-3 seulement grandissent en ailes, avec le fruit ; 5 pétales sessiles, .
* Voir le tableau ci-contre.
DiPTÉROCARPÉES.
à préfloraison convolutive ; étamines indéfinies, 1-2- sériées, à anthères introrses ; ovaire triloculaire, à loges 2-ovulées ; ovules pendants, anatropes ; style et stigmate simples ; fruit: capsule coriace, indéhiscente. Arbres résineux à feuilles alternes, simples, entières, penninerviées, à stipules caduques, convolutées, terminales ; fleurs axillaires ou terminales, en grappes ou en particules.
Cette famille tire son nom du genre Dipterocarpus Gærtn., dont plusieurs espèces fournissent des huiles ou des résines.
Dicotylédones polypétales hypogynes à placentation axile et à graine apérispermée.
rîS
/monadelphes à anthères uniloculaires; ovules l amphitropes ou semi-anatropes; cotylédons
, , . . , . \ foliacés , pliés sur la radicule
1 valvaire ; etami- ] 7 ^
nés \ libres, à anthères biloculaires ; ovules ana-
tropes; cotylédons disposés selon l’axe de la radicule ; calice persistant , à deux divisions accrescentes et devenant aliformes . .
('non ponctuées; cotylédons soudés entre eux ; styles soudés ou nuis .
j ponctuées ; cotylédons non soudés ;
! plusieurs styles libres, rarement \ soudés
simples en apparence , et ponctuées. . .
[composées, non ponctuées . .
imbriquée; i étamines^
soudées par les filets; fleurs diplostémonées ; feuilles .
MALVACÉES
DiPTÉROCARPÉES.
Guttifères.
Hypéricinées.
Aurantiacées.