MÉ LIA CE ES
, définies.
anisostémonées ; feuilles opposées; fruit à déhiscence loculicide; embryon courbé à cotylédons soudés HlPPOCASTANÉES
libres ; fleurs .
diplostémonées; 1 feuilles.
,'samare , dou- ! ble;logesà2 ovules juxta- | posés; cotylé- I dons foliacés,
1 irrégulière- 1 ment plissés
, ! etaccombants AcÉRINÉES.
opposées;
fruit . ./5 coques crustacées, monospermes,indéhiscentes rei couvertes par
le calice mem- I braneux et
] par les péta-
I les devenus
\ charnus . . . CORIARIÉES.
alternes , très-rarement opposées; fruit : capsule à 3 loges le plus souvent monospermes; cotylédons incombants,
| libres ou soudés en une \ masse charnue SAPINDACÉE3
POLYPÉTALES HYPOGYNES AXOSPERMEES.
Le Dipt. incanus Gærtn. fournit une oléorésine , connue sous les noms cTHuile de bois (Wood-Oil) et de Baume de Gorjun ; cette huile est récoltée à Moulmein dans le Burmah , et se vend dans les bazars de Calcutta. Elle est brune, présente les caractères physiques du Copahu, dont elle a les propriétés et peut lui être substituée. On l’obtient par incision.
Le Shorea robusta Roxb. fournit le Dammar de l’Inde, et le. Vateria indica L. produit une résine appelée Copal de l’Inde.
Dryobalane Camphrier ( Dryobalanops Camphora Colebr., fi g. 571). Cet arbre de Sumatra et de Bornéo, où les naturels l’appellent C apura , fournit une sorte de camphre ( Bornêol ) , que l’on trouve dans les cavités du bois et sous l’écorce.
Le Bornéol (C'2ü H18 O") est plus
dense que l’eau (1,009) et moins volatil que le camphre du Japon. Il se présente sous forme de petits cristaux blancs, transparents , friables , d’une odeur à la fois camphrée et poivrée, d’une saveur chaude et brûlante. Dans les pays de production , on en connaît trois variétés : 1° on larmes plates ( Cabessa ) ; 2° en grains ou en petites écailles ( Ba - Fig. 571. — Dryobalanops Camphora , d’après Moquin-Tandon. V'igCl) *, 3° en poudl e
sablonneuse {Pee ).
Le premier est le plus estimé. Le camphre de Bornéo vient rarement en Europe ; les Chinois en font grand cas et le rangent parmi les aphrodisiaques.
Le Dryobalanops Camphora ne fournit du jcamphre que lorsqu’il est déjà vieux ; quand il est jeune , on en retire par incision
GUTTIFÈRES.
un liquide jaune pâle, d’odeur forte, comme térébenthinée, qu’il ne faut pas confondre avec l’huile de camphre , et qui paraît formé de 94 °/° d’une huile essentielle (Bomèène : G20 H16) et de 6 % de résine.
Suivant M. Martius, Y Huile de camphre du commerce provient, comme nous l’avons déjà vu , du Persea Camphora Spreng. (. Lau rus Camphora L , Cinnamomum Camphora F. Nees et Eberm.). Elle paraît être un mélange de camphre ordinaire et d’un hydrocarbure (G20 H16), isomère de l’essence de térébenthine.
GUTTIFÈRES.
Arbres ou arbrisseaux quelquefois parasites, à rameaux articulés ; feuilles décussées, simples, entières, coriaces, lustrées, sans stipules ; fleurs hermaphrodites, ou unisexuées et polygames, en grappes axillaires ou en panicules terminales ; calice persistant à 2-4-6 sépales arrondis; 4-10 pétales alternes ou opposés aux sépales; étamines nombreuses, libres; ovaire à 1-2 ou plusieurs loges, à 1-2-4 ovules dressés, anatropes ou orthotropes; style simple, stigmate pelté et radié ou lobé ; fruit capsulaire ou charnu ; graines souvent arillées ; embryon homotrope ou antitrope, à cotylédons épais , soudés, et à radicule très-petite.
Les Guttifères habitent les régions tropicales de l’Asie et de l’Amérique, elles sont rares en Afrique ; elles renferment, en général, un suc résineux jaune ou veit , souvent employé comme purgatif et comme matière colorante. Leurs fruits sont parfois comestibles. G’est ainsi que les baies des espèces du genre Calophyllum ont une saveur acidule-sucrée , très-agréable ; la baie du Mangoustan ( Garcinia Mangostana L.) contient une pulpe blanche, succulente, semi-transparente et de saveur délicieuse ; le fruit du Mammei d’Amérique ( Mammea americana L.) a une saveur douce et agréable.
Gomme-gutte. La substance connue sous ce nom est un suc gommo-résineux , qui forme, avec l’eau, une émulsion d’un jaune magnifique.
On ne sait pas encore, d’une manière certaine, le nom de l’arbre qui la produit. Malgré les affirmations de quelques auteurs, il existe à ce sujet beaucoup d’obscurité ; on indique plusieurs espèces des genres : Garcinia L., Stalagmites Murray ,Hebradendron Grah. , comme pouvant la fournir.
On admet assez généralement que la première mention de la gomme-gutte se trouve dans les ouvrages de Gh. de l’Ecluse ( Exot . lib. IV, cap. VIII, p. 82). Get auteur, mieux connu sous le nom de Clusius , l’avait reçue, en 1603, d’Amsterdam, où elle avait été ap-
266 POLYPÉTALES HYPOGYNES AXOSPERMÉES.
portée par l’amiral vanNeek. Cependant, selon le géographe Ritter, cette substance fut rapportée de la Chine, en 1295, par un voyageur, qui la décrivit sous le nom de Kinang-Hoang, avec l’indication que ce produit provient d’un arbre croissant à Camboge et à Siam, entre le 10e et le 12e degrés de latitude Nord. En 1677, Paul Hermann, médecin à Ceylan , annonça que la gomme-gutte est fournie par le Kanna Ghoraka des Cingalais ou Carcapulli de Lynscboten. Cet arbre fut nommé successivement : Mangostana Morella , par Gærtner ; Guttœfera vera , par Kœnig; et Garcinia Morella par Desrousseaux. En 1836, le professeur Graham démontra que ce végétal est bien un Garcinia , ce qui fut confirmé par Wight, d’après lequel l’arbre producteur de la gomme-gutte existe aussi à
Enfin la plante de Siam a été déterminée par Hanbury, en 1864, sur des exemplaires provenant de la propriété de la maison Alméida et fils de Singapour ; selon Hanbury, cette plante serait le Garcinia Morella Desr., var. pedicellata (fig. 572).
Thwaites ( Enumeratio plant. Zeylan .) dit que la gomme-gutte de Ceylan est aussi fournie par le Gare.
Morella Desrouss.
On désigne dans le commerce , sous le nom de gomme-gutte , des résines de provenance différente , que nous allons passer en revue.
Gomme-gutte de Siam.
1° En canons ou en bâtons (Pipe Gamboge des Anglais). Cette substance vient de Chine en Angleterre, par voie de Singapour. Elle est en rouleaux de 3 à 6 centim. de diamètre , et qui présentent encore parfois à leur surface des débris du Bambou, dans lequel on a reçu et fait dessécher le suc. Ces rouleaux sont de couleur jaune orangé, en général foncé , friables, souvent recouverts extérieurement d’une poussière jaune verdâtre ou jaune doré ; leur cassure est conchoïdale , fine , unie , presque brillante, semi-opaque. Cette sorte est très-homogène, inodore, d’abord insipide,
Ceylan, mais n’v est pas exploité
Fig. 572. — Garcinia Morella Desrousseaux, d’après Guibourt.
GUTTIFÈRES.
puis âcre à la gorge; elle s’émulsionne aisément, avec une couleur jaune magnifique, lorsqu’on la frotte avec le doigt imprégné d’eau ou de salive, et ne renferme pas d’amidon. Selon M. Christison, elle renferme: résine, 71 à 74 °/u. ; gomme soluble, 21 à 24; eau 4 à 5. La résine ( Acide Cambogique = G40 H23 O9, Johnston) est très-soluble dans l’éther, moins soluble dans l’alcool, insoluble dans l’eau, soluble dans l’ammoniaque liquide, avec coloration rouge hyacinthe foncé ; cette dissolution est précipitée en flocons jaunes par les acides.
Les rouleaux de la gomme-gutte en bâtons sont parfois agglomérés en masses irrégulières, qu’il ne faut pas confondre avec celles de la sorte suivante.
2° En masses ou en gâteaux ( Cake Gamboge or Lumjp des Anglais). Cette sorte est en masses informes, pesant de 1000 à 1500 gr., et dont il est difficile de fournir une bonne description. Selon M. Christison, elle contient environ 65 % de résine, 20 de gomme, 5 à 6 de fécule, 4 à 6 de ligneux, 4 d’eau.
Dans les espèces inférieures ( Coarse Gamboge des Anglais), la quantité de résine peut descendre jusqu’à 35 % , la fécule s’élever à 19 et le ligneux à 22.
Gomme-gutte de Ceylan. Cette gomme-résine est fournie par le Garcinià Cambogia Des ouss. ( Mangostana Cambogia Gærtn., Cambogia Gutta L., fig. 573), arbre que Moquin-Tandon regarde, à tort sans doute , comme produisant la gomme-gutte de Siam. La gutte de Ceylan est en larmes d’un jaune citron clair, à peu près inodores et insipides , ne formant pas d’émulsion sous le doigt mouillé ; elle contient 12 °/0 d’une huile volatile; sa résine est moins soluble dans l’éther et jaune pâle.
On trouve parfois, dans le commerce, des gommes-guttes de provenances diverses; telles sont: la Gomme-Gutte de Mysore, qui est fournie par le Garcinia pictoria Roxb. , et dont les propriétés chimiques et médicinales diffèrent de celles de la vraie Gomme- Gutte , selon Cleghorn ; la Gomme-Gutte de Bornéo , qui est peu connue (ces deux sortes sont rares); enfin la Gomme-résine du Xanthochymus pictorius Roxb. (Stalagmites pictorius Don.), arbre qui croît aux environs de Circas, dans la présidence de Madras. Cette gomme-résine est dure, gris verdâtre, ou d’un vert jaunâtre pâle, transparente, se ramollit à la chaleur et s’émulsionne difficilement.
La gomme-gutte est falsifiée avec des résines et de la fécule ; cette dernière sera décelée par l’éther, qui dissout la résine, et ensuite par l’iode ; les résines étrangères ne s’émulsionneront pas avec l’eau, et resteront à peu près inattaquées.
268 POLYPÉTALES HYPOGYNES AXOSPERMÉES.
D’autres Guttifères fournissent un suc purgatif : le suc noirâtre et amer du Clusia rosea est employé, aux Antilles, à la place de la Scammonée; la résine du Calophyllum lnophyllum L. , de l’Inde, est émétique et purgative ; l’écorce du même arbre est usitée comme diurétique.
Fig. 573. — Garcinia Cambogia Desr., d’après Moquiii-Tandon.
Le suc résineux de quelques arbres de la même famille est excitant : ainsi celui du Calophyllum Calaba L., des Antilles, peut être employé aux mêmes usages que le Copahu ; on le connaît sous les noms de Baume de Marie et d Wceite de Maria ; il est vert, et s’épaissit à l’air en restant gluant et tenace ; son odeur est forte , mais non désagréable.
HYPÉRICINÉES.
Le Catophyllum Tcicamahaca Wiild., de Bourbon, fournit aussi une résine, ordinairement appelée Tacamaque de Bourbon, Baume de Marie ou Baume vert. Celte résine est analogue à celle des Antilles, et son odeur rappelle un peu celle de PAclie.
A la suite des Guttifères, on peut mettre les genres Canella P. Browne et Cinnamodendron Endl., que M. Endlicher place dans la famille des Canellées de Martius.
Cannelle blanche. Cette écorce est longue de 5 à 10 décim. , épaisse de 2 à 5 millim. ; ses morceaux sont roulés et plus ou moins larges, selon qu’ils proviennent du tronc ou des branches. Sa face externe est tantôt couverte d’une sorte de croûte péridermique fongueuse grisâtre et crevassée, tantôt, au contraire (c’est le cas le plus fréquent) débarrassée du périderme, qui d’ailleurs s’enlève assez facilement , et alors d’un jaune orangé pâle , comme cendré , avec des taches blanches , marquées à leur centre d’un point proéminent. Sa face interne est blanchâtre et comme crayeuse ; elle a une cassure grenue, blanchâtre, marbrée ; une saveur amère, chaude, aromatique , une odeur agréable rappelant celle du girofle et de la muscade ; sa poudre est jaune. Cette écorce est fréquemment substituée à l’écorce de Winter. Elle est fournie par le Canella alb a Murr. ( Winterania Canella L.).
Ecorce de Paratudo aromatique. Cette écorce est fournie par le Cinnamodendron axillare Endl. ( Canella axillaris Mart.) ; elle a un périderme gris foncé , profondément crevassé , et un liber jaunâtre, très-compacte, à cassure grenue ; son odeur est poivrée ; sa saveur amère, très-âcre et très-brulante.
L’écorce de Malambo, dont nous avons parlé plus haut, est rapprochée de la précédente, par Guibourt, qui lui trouve plus de rapport avec la Cannelle blanche et surtout avec le Paratudo aromatique qu’avec l’écorce 3e Winter (Voy. t. II, p. 211-212).
HYPÉRICINÉES.
Arbres, arbustes ou herbes vivaces, rarement annuelles, à rameaux opposés, rarement verticillés, non articulés et à suc résineux ou limpide ; feuilles opposées, rarement verticillées , entières ou denticulées, sans stipules, souvent parsemées de glandules translucides ; fleurs jaunes, rarement rouges ou blanches, axillaires ou en cymes terminales. Calice persistant, à 4, plus souvent 5 sépales inégaux ; corolle à 4-5 pétales, à préfloraison convolutive ; étamines nombreuses, disposées en 3-5 faisceaux, rarement monadelphes ; ovaire à 3-5 loges polyspermes ; styles libres, rarement soudés en un seul ; fruit : baie ou capsule pluriloculaire , à déhiscence septicide, rare-
POLYPÉTALES HYPOGYNES AXOSPERMÉES,
ment localicide ; graines apérispermées, embryon droit ou arqué, à cotylédons foliacés, rarement charnus.
Cette famille renferme un petit nombre de genres, presque tous exotiques, et fournit quelques plantes ou produits usités en médecine. Ainsi, au Brésil, on emploie, sous le nom de Goma lacra, la gomme-résine purgative du Vismia micrantha Mart. ; au Mexique et dans la Guyane, on emploie de même la gomme-résine dn Vismia Guianensis Pers. ( Hypericum Guianense Aubl., H. bacciferum L. fils).
On préconisait jadis, en Europe, sous le nom de Tonte-saine , comme vulnéraire, résolutive et vermifuge , une Hypéricinée à baie noire, arrondie, uniloculaire, rAndroséme (. Hypericum Androsœmurn L.). Une seule plante de cette famille est maintenant usitée en France, c’est le Millepertuis ordinaire.
Le Millepertuis ( Hyp . perforatum L.), est haut de 5 à 6 décim., rameux, marqué de petits points glanduleux; feuilles sessiles, oblongues-obtuses, parsemées de vésicules translucides ( mille-pertuis) et bordées de points noirs glanduleux ; fleurs jaunes, en cyme corymbiforme ; 5 sépales; 5 pétales; étamines triadelphes, à anthères noirâtres ; ovaire triloculaire, surmonté de 3 styles divergents; fruit: capsule à 3 loges polyspermes.
Le Millepertuis exhale une odeur aromatique résineuse, quand on le froisse entre les doigts ; on l’employait comme excitant et anthelminthique. Buchner y a trouvé une résine rouge, molle, odorante, de l’acide malique , du tannin etc. Ses sommités entrent dans la thériaque, le baume du Commandeur, et forment la base de I’huile de Millepertuis , qui est très-usitée , dans la médecine populaire , pour favoriser la cicatrisation des coupures.
AURANTIACÉES.
Arbres ou arbustes orginaires de l’Asie intertropicale. Quelquesuns seulement appartiennent peut-être à l’Amérique du Sud. Feuilles alternes, imparipinnées, souvent réduites à la foliole terminale, alors articulée avec le pétiole, qui est parfois ailé (fig. 574); ces feuilles sont fermes, glabres, persistantes, criblées , ainsi que l’écorce jeune, la peau du fruit et les organes floraux, de glandes translucides, remplies d’huile essentielle ; fleurs régulières ; 4-5 sépales ou lobes calicinaux ; 4-5 pétales privés d’onglet et à base élargie ; étamines à anthères introrses, biloculaires, en nombre double ou multiple de celui des pétales , libres ou soudées par leurs filets ; ovaire sessile sur un disque charnu , libre , à 5 ou plusieurs loges, mono-polyspermes , à ovules anatropes ; stigmate capité ; style épais; fruit souvent volumineux, à mésocarpe épais, à loges en
AURANTI ÂGÉES.
général monospermes, remplies d’une pulpe contenue dans des cellules nées de leurs parois, après la fécondation. Graines parfois polyembryonées.
Cette famille comprend un petit nombre de genres et d’espèces, dont la plupart sont cultivés comme arbres fruitiers ou médicinaux. Les plus importants appartiennent au genre Citrus L. , dont deux espèces ( Citrus Aurantium Risso,
C. medica Risso) sont aujourd’hui cultivées partout où le climat leur permet de vivre à l’air libre. En Chine et dans l’Inde on cultive aussi, pour leurs fruits, le Glycosmis citrifolia Lindl. , le Cookia punctata Sonnerat , le Fer onia elephantum Correa , le Triphasia trifoliata DC.,
YÆgle Mcirmelos Correa etc. Nous n’étudierons que le g. Citrus L.
Citrus.
Calice petit, 5-lobé ; 5 pétales ; 20-60 étamines, à filets élargis, disposées en cylindre et réunies en plusieurs faisceaux ; ovaire surmonté d’un style simple et d’un stigmate hémisphérique déprimé ; fruit ( hespéridie ) à 9-18 loges à cloisons diaphanes.
Les espèces ou variétés de ce genre ont été rapportées par MM. Risso et Poiteau à huit groupes ou races : Aurantia , Bigaradiœ , Bergamiœ , Limettœ , Pampelmosei , Lumiœ , Limonia , Cedrœ.
Voici, d’après Moquin-Tandon , les caractères abrégés des cinq
principales espèces de ce genre :
/ nus; fruits j tfoboleux, doux LlMETTIEE.
i ( oblongs, un peu acides . CÉDRATIER.
Pétioles ... J k peine ailés ; j oblongs , très-acides CITRONNIER.
| fiuits. ..... | glorieux, doux ORANGER.
\ ailés; fruits globuleux, amers : . . . . BIGARADIER*
Limettier (C. Limetta Risso). Feuilles serretées, ovales-arrondies ; fleurs blanches ; 30 étamines réunies 3 par 3 ; fruits (Limettes) globuleux, jaune pâle et verdâtre, surmontés d’un mamelon obtus ; écorce ferme, assez épaisse ; suc doux, insipide. Une variété de Limettier, le Bergamottier, fournit des fruits petits, arrondis, piriformes, à écorce mince, unie, jaune doré, dont on extrait l’Essence dite de Bergamotte, qui est jaune , assez altérable et d’une densité de 0,880.
Cédratier (C. medica Risso), feuilles oblongues , aiguës, à pé-
(*)/) Rimbe. — /’) Pétiole ailé. — a) Articulation dit pétiole et du limbe.
Fig. 574.
Feuille cT Oranger (*).
POLYPÉTALES hypogynes axospermees.
tiole non ailé ; fleurs souvent privées de pistil , blanches en dedans, violettes au dehors, brièvement pédicellées, axillaires ou terminales ; 30-40 étamines ; fruits volumineux, mamelonnés à l’extrémité, à écorce épaisse, rugueüse, d’abord rouge violet, puis jaunes. Ces fruits (Cédrats) sont d’ordinaire confits au sucre ; ils peuvent atteindre le poids de 15kilogr.
• Citronnier ou mieux Limonier (C. Limonium Risso) : feuilles ovales-oblongues, aiguës, dentées, à pétiole nu ou peu ailé ; fleurs rouges au dehors, blanches au dedans, parfois privées de pistil ; 30-40 étamines polyadelphes ; fruits (Citrons ou Limons) ovoïdes, mamelonnés au sommet, à écorce jaune clair, lisse ou rugueuse , à loges remplies d’un suc abondant très-acide, et à semences jaunâtres très-amères.
Cette espèce présente beaucoup de variétés.
On retire par expression, du zeste, une huile essentielle (Essence de Citrons) jaune, fluide, un peu trouble, d’odeur très suave et d’une densité de 0,847. Par distillation , on obtient une essence incolore, très-fluide, moins suave , employée surtout pour détacher les étoffes.
On falsifie ces deux sortes d'essences avec de l’alcool et avec de l’essence de térébenthine. Pour déceler cette fraude, il suffit d’agiter l’essence avec de l’eau ; l’alcool mêlé d’un peu d’essence se combine à l’eau, qui devient et reste laiteuse. Si l’on chauffe à 300°, pendant une ou deux heures, l’essence de citron pure, son pouvoir rotatoire ne change pas; il augmente, au contraire, si elle est mêlée d’essence de térébenthine française. On reconnaîtrait d’ailleurs aisément cette fraude, en versant quelques gouttes de l’essence sur les mains, que l’on frotte ensuite l’une contre l’autre : l’odeur spéciale de térébenthine se développe.
L’essence de citrons (G10 H8), offre la plus grande analogie avec l’essence de térébenthine; comme cette dernière, elle produit un hydrate solide et cristallin , et deux camphres : l’un solide , l’autre liquide.
L’acidité du suc des citrons est due à 1’ Acide citrique (G12 H8 O14). Get acide s’extrait principalement des citrons et des groseilles à maquereau non mûres. ; mais il existe dans beaucoup d’autres fruits : framboises, fraises, cerises, oranges, cédrats, cynorrhodons, sorbes, pulpe de tamarins etc. Il cristallise en prismes rhomboïdaux, solubles dans l’eau et dans l’alcool; sa saveur est acide et agréable; il ne précipite pas la potasse, ce qui le distingue de l’acide tartrique. Chauffé, il fond dans son eau de cristallisation, puis bout.; il se décompose à 175° en produisant de l’acide pyrocitrique et dégage de l’acétone, ainsi que de l’oxyde de carbone.
AURANTIACÉES.
L’acide citrique est fréquemment employé en médecine, soit pur, soit combiné aux oxydes métalliques : fer, magnésie etc. Il fait la base de la limonade citrique et du sirop de Limons; il est prescrit comme tempérant, dans les phlegmasies intestinales, le scorbut, le rhumatisme etc. L’acide citrique est parfois falsifié par l’acide oxalique et l’acide tartriquc ; ces deux acides seront décelés quand on traite par un sel de potasse, neutre ou alcalin , la dissolution de l’acide frelaté : il se produira un précipité de crème de tartre ou d’oxalate de potasse.
Oranger (C. Aurantium Risso) : feuilles ovales-oblongues, aiguës, lisses, luisantes, légèrement crénelées, à pétiole un peu ailé ; fleurs axillaires, hermaphrodites, blanches, à pédicelle court; 20-22 étamines ; fruit (Orange) globuleux, parfois un peu déprimé, d’un jaune rougeâtre, à écorce mince, lisse ou peu rugueuse, à 8-10 loges remplies d’une pulpe douce, sycrée, acidulé; graines blanches, oblongues , arrondies, volumineuses.
Les oranges sont usitées comme aliment ; on en fait un sirop et une limonade (orangeade). Les zestes frais fournissent FEssence dite de Portugal.
On connaît un grand nombre de variétés d’Oranger ; l’une d’elles,
( C . decumanum) constitue peut-être une espèce distincte, dont les fruits, nommés Pampelmouses , sont très-gros, remplis d’une pulpe verdâtre, d’une saveur douce, peu sapide.
Bigaradier ( Citr . vulgaris Risso) : feuilles ovales-lancéolées , à pétiole fortement ailé ; fleurs blanches, très-odorantes ; 20 étamines ; fruit Bigarade ou Orange amère) globuleux, à écorce mince, raboteuse, très-odorante et très-amère , à 8-12 loges remplies d’un suc acide, très-amer.
Les feuilles du Bigaradier sont employées en médecine, sous le nom de Feuilles d’Oranger ; elles sont plus amères et plus aromatiques que celles des autres espèces de Citrus. Ses fleurs servent aussi de préférence à la préparation de YHydrolat de fleurs d’Oranger■, et de I’Essence de fleurs d’Oranger, ou Néroli.
Les jeunes fruits, connus sous le nom d’ORANGETTES ou de Petits grains, servent à la fabrication de pois à cautères et à l’extraction de FEssence de Petit-grain. M. Gorlier a proposé leur principe amer ( Aurantium ) comme succédané du quinquina et du sulfate de quinine. M. Lebreton a extrait des orangettes et de la partie blanche de l’écorce des oranges et des citrons une matière (Hespéridine) cristallisable en aiguilles soyeuses, disposées en aigrettes.
L’Hespéridine est amère, neutre, soluble dans l’alcool et dans l’acide acétique, insoluble dans beau froide et dans l’éther ; elle est colorée en vert jaunâtre par l’acide chlorhydrique ; en jaune par
POLYPÉTAEES HYPOGŸNES AXOSPERMEES.
l’acide azotique ; en jaune, puis en rouge, par l’acide sulfurique. Elle paraît être tonique.
L’Écorce d’Orange amère est usitée comme tonique et stomachique ; elle fait la base du Curaçao de Hollande ; ou en prépare un sirop , une teinture ; elle entre dans beaucoup de préparations officinales. Cette écorce se trouve dans le commerce sous deux formes : i°en quartiers verts ou jaunâtres à l’extérieur, épais, durs, compactes, d’une odeur forte, d’une saveur amère; 2° en fragments plus ou moins loiîgs, minces et spiralés, formés presque exclusivement par le zeste, qui est jaunâtre, chagriné et très-aromatique.
Les familles placées à la suite des Aurantiacées sont peu nombreuses et fournissent à la médecine un petit nombre de produits, que nous allons étudier rapidement.
’HIPPO CASTANÉES.
Arbres à feuilles opposées, digitées, sans stipules ; fleurs hermaphrodites, en panicules ; calice tubuleux, caduc, à 5 lobes , 4 pétales inégaux, onguiculés; 7-9 étamines inégales, insérées sur un disque annulaire , hypogyne ; ovaire à 3 loges bi-ovulées ; style simple , à stigmate un peu trilobé ; fruit capsulaire , à i -2-3 loges ; semences grosses, à testa brun luisant ; cotylédons très-gros et soudés ; radicule conique et recourbée.
Cette famille renferme les genres Æsculus L. et Ungnadia Endl.
Marronnier d'Inde ( Æsculus Hippocastanum L.) : grand arbre à écorce brune fendillée ; feuilles longuement pétiolées, à 7 folioles digitées, obovales, acuminées, dentées; fleurs blanches, tachées de rouge, en inflorescences terminales ; 7 étamines déclinées ; ovaire couvert de petites pointes ; fruit : capsule globuleuse, trivalve, hérissée de piquants.
L’écorce des jeunes branches du Marronnier d’Inde a été proposée comme fébrifuge, à la dose de 15 à 30 gr. ; son décocté sert parfois, comme antiseptique, sur les plaies de mauvaise nature. Elle contient du tannin , de la Fraxine ou Pauline y que les acides étendus dédoublent en Fraxétine et en Glucose , et un autre glucoside, 1 ’Æsculine ou Polychrome , dont la solution aqueuse possède des propriétés remarquables de dichroïsme, que l’on retrouve dans les décoctés de l’écorce. L’Æsculine (C42 H24 02G) se dédouble en Esculétine et en glucose ; c’est une substance un peu amère, peu soluble à froid ; on la dit fébrifuge, et on l’a préconisée aussi contre les névralgies périodiques, à la dose de 2 grammes.
L’infusion aqueuse de l’écorce du Marronnier est colorée en bleu intense par la potasse ; l’azotate d’argent y produit un précipité
CORIARIÉES. . 275
gris passant de suite au noir ; l’infusion de quinquina fournit , avec l’azotate d’argent, un précipité blanc permanent.
On a signalé, dans les capsules, un acide cristallisable , Y Acide Capsulæscique ; dans les feuilles, les fleurs et les semences, on a trouvé du Quercitrin (Rochleder). La semence du Marronnier d’Inde, renferme une fécule abondante et un principe âcre, qui disparaît par des lavages à l’eau froide, et surtout par l’eau avalisée. On y trouve de la Saponine , selon M. Fremy, et une huile efficace contre la goutte ( Genevoix ).
L’écorce du Pavia rouge ( Æsc . Pavia L., Æsc. rubicunda Willd.) passe pour fébrifuge ; ses semences font périr les Poissons.
CORIARIÉES.
Cette famille se compose d’arbrisseaux inermes , souvent sarmenteux, appartenant tous au genre Coriaria Niss. , et dont un seul mérite de nous occuper.
Redoul ou Corroyére ( Coriaria myrtifolia L., fig. 575). Le Redoul est un arbrisseau du midi de la France, de l’Espagne et de l’Italie, à rameaux tétragones, à feuilles opposées, ovaleslancéolées, simples, entières, pourvues de trois nervures : 1 médiane , 2 latérales ; fleurs en grappes, hermaphrodites ou polygames , par avortement ; calice à 5 sépales ; corolle à 5 pétales petits, charnus ; 10 étamines libres ; ovaire à 5 loges monospermes ; 5 styles à stigmates subulés ; fruit à 5 coques crustacées, indéhiscentes , incluses dans les pétales persistants et charnus.
Cette plante sert pour le tannage des peaux.
Les fruits du Redoul sont vénéneux ; les feuilles sont aussi dangereuses et causent des vertiges aux animaux qui en mangent ; leur
(*) «) Fleur hermaphrodite. — l>) Fleur femelle par avortement des étamines.
Fig. 575. — Coriaria myrtifolia (*).
POLYPÉTALES HYPOGYNES AXOSPERMÉES.
décodé est, dit-on, très-efficace pour détruire les Poux des bestiaux. On les mêle quelquefois frauduleusement au séné. Nous indiquerons plus loin les moyens de les en distinguer.
Selon M. Riban , le Redoul doit ses propriétés vénéneuses à la présence d’un glucoside, la Coryamirtine (C46 H28 O16). Ce principe , administré à un Chien de forte taille , à la dose de 0^r,2 , a produit des convulsions horribles, au bout de 20 minutes, et la mort en 1 heure 15 minutes , bien qu’il ait été rejeté en partie par les vomissements. R n’en faut que 0sr,08 aux Lapins, et 0^r,02 seulement en injection sous-cutanée. La Coryamirtine produit des secousses vives de la tête et des membres , des convulsions cloniques et tétaniques revenant par accès, avec contraction de la pupille, trismus, écume à la bouche. La mort est due à l’asphyxie et à l’épuisement nerveux. A l’autopsie, les méninges sont injectées, les vaisseaux, le cœur droit et gauche, l’artère pulmonaire, la veine cave inférieure sont gorgés de sang brun, coagulé ; le poumon est taché de brun. La rigidité cadavérique apparaît avec une grande rapidité.
La Coryamirtine n’irrite pas la muqueuse intestinale ; elle ne détruit pas la contractilité musculaire propre.
Les baies du Coriaria sarmentosa Forst., de la Nouvelle-Zélande, renferment un suc vineux, que l’on peut boire sans inconvénient, à la condition de ne pas en avaler en même temps les graines, qui sont très-vénéneuses. R en est de même du C. nepalensis.
SAPINDACÉES.
Arbres, arbustes et plantes herbacées volubiles, parfois munies de vrilles ; feuilles alternes, pennées ; stipules caduques ou nulles ; 5 sépales ; 4-5 pétales nus ou glanduleux ou pétales nuis ; 8-10 étamines libres, insérées sur un disque lobé , hypogyne; ovaire à 3 loges biovulées ; style trifide, fruit capsulaire, à 1-2-3 loges monospermes ; embryon à radicule courbée sur les cotylédons , parfois roulé en spirale. Cette famille comprend trois tribus : 1° Paulliniées : Paullinia L., Cardiospermum L. etc. ; 2° Sapindées, Sapindus L. , Thouinia Poit. etc. ; 3° Dodonéacées : Kœlreuteria Lam. , Dodonœa L. etc.
Paullinia L.
Calice à 4-5 sépales inégaux , persistants ; 4 pétales onguiculés, pourvus à leur base d’une écaille souvent bifide ; 8 étamines un peu inégales ; capsule coriace, à 3 loges et à 3 valves.
Les plantes de ce genre sont des arbustes ou des lianes grimpantes, à feuilles ailées, à fleurs en grappes et à fruits triangulaires, parfois vésiculeux. Plusieurs d’entre elles sont usitées.
SAPINDAGEES.
Selon Bodwich, le P. Africana R. Brown sert comme hémostatique ; le P. Asiatica L., dont l’écorce est amère, âcre, poivrée, aromatique, est employé comme fébrifuge à Bourbon ; le P. Meæi cana L. est, dit-on, dépuratif; le P. pinnata L., le P. triternata L., et le P. Cururu L. ont des semences vénéneuses et stupéfiantes, dont les Indiens se servent pour enivrer le Poisson et empoisonner leurs flèches. Nous*avons déjà vu que Aug. de Saint- Hilaire faillit mourir pour avoir avalé une cuillerée à café d’un miel récolté sur le Paullinia australis Saint-Hil. Enfin les Indiens préparent, avec le cassave et les semences du P. Cupana Kunth, une liqueur fermentée antifébrile.
La plus importante des espèces du g. Paullinia est le P. sorbilis Mart., appelé au Brésil Guarana üva. Le Paullinia sorbilis sè trouve au Brésil, au voisinage de l’Amazone, où ses semences sont récoltées par les Guaranis.
Les Indiens broient ces semences, sur une pierre plate préalablement chauffée, ajoutent un peu d’eau, de cacao et de fécule de manioc à la poudre ainsi obtenue et en font une pâte, qu’ils roulent en cylindres, et qu’ils font sécher au feu d’une cheminée.
Cette pâte , nommée au Brésil Guarana , est en masses cylindriques, brunes, pesant 150 à 250 grammes, et assez comparables à des cervelas. Sa cassure est rouge, marquée de points blancs, formés par des semences concassées, et présente de petites cavités dues à la grossièreté de la préparation ou au retrait de la matière. Le Guarana est amer, un peu astringent, d’une odeur propre ; il a été préconisé comme tonique et antinerveux. On y a trouvé du tannate de caféine, de l’acide tannique , une résine d’nn brun rougeâtre , une huile grasse colorée en vert par de la chloro phylle etc.
En France, le Guarana est souvent remplacé par la poudre des semences, que l’on vend sous le nom de Paullinia. On emploie encore le Paullinia en extrait, teinture, sirop etc. La poudre de Paullinia est la préparation la plus efficace ; on la donne, à la dose de 0sr,5 à lê'r,0 délayée dans de l’eau sucrée, contre la migraine, lorsque la céphalalgie est liée à un trouble des fonctions stomacales.
Savonnier ( Sapindus L.). Les Savonniers se trouvent partout sous les tropiques ; le plus connu est le Savonnier des Antilles (. Sapindus Saponaria L.), dont toutes les parties, mais surtout les fruits, contiennent beaucoup de saponine, communiquent à l’eau la propriété de mousser, et servent dans le savonnage des étoffes. Les fruits de la plupart des Sapindus servent aux mêmes usages.
On a beaucoup préconisé, il y a quelques années, sous le nom de
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• Boa-tam-payang, un fruit que M. Guibourt a rapporté, avec doute, au Sapindus rubiginosus Roxb. Ce fruit est gros comme un pruneau, formé d’un épicarpe noirâtre, mince, et d’un endocarpe mince, semi-osseux, qui contient une semence blanchâtre à cotylédons durs, réduits par la dessiccation à l’état de lames concaves. Ce fruit étant mis dans l’eau, son mésocarpe se gonfle énormément et se transforme en une gelée gommeuse transparente. M. Guibourt a trouvé dans le péricarpe de ce fruit environ 90*0/0 de bassorine. Le Boa-tam-payang a été préconisé contre la diarrhée et la dysenterie ; il ne vaut pas mieux que les mucilagineux indigènes (Lin , Psyllium, Consoude etc.).
Pois de merveille. On a appelé ainsi la semence du Cardiosper mum Halicacabum L. Cette semence est administrée par les Indiens contre les douleurs arthritiques ; mais rien ne paraît justifier son nom.
ACÉRINÉES.
Arbres à feuilles opposéees, simples ou pinnées; fleurs hermaphrodites ou unisexuées, en grappes ou en cvmes terminales ; 5 sépales; 5 pétales alternes, à préfloraison imbriquée, ou pétales 0; étamines diplostémones , insérées sur un disque hypogyne ; ovaire didyme , comprimé , à 2 loges 2-ovulées ; style simple ; 2 stigmates , subulés ; fruit : samare double ; embryon à radicule repliée sur les cotylédons, qui sont foliacées et plissés.
Le genre Acer Mœncb, type de cette famille, fournit seul quelques plantes utiles.
Erable à sucre (Acer saccharinum L.) : feuilles longuement pçtiolées, larges, à 5 lobes aigus, blanches en dessous, vertes en dessus ; fleurs petites, jaunâtres, en corymbes ; samaridies à ailes courtes, redressées, rapprochées.
Cet arbre, originaire du nord des Etats-Unis d’Amérique, est exploité pour le sucre contenu dans sa sève. Au commencement de mars, on pratique au tronc, avec une tarière, des trous ne dépassant pas l’aubier; la sève qui découle est recueillie et évaporéë sur un feu vif, jusqu’à concentration suffisante. 250 Érables donnent en moyenne 500 kilogr. de sucre ; et un Érable peut fournir de la sève pendant 30 ans. Le sucre obtenu est analogue au sucre de Canne.
L’Erable noir ( Acer nigrum Midi.), que l’on exploite également, paraît être une variété du premier ; il fournit à peu près autant de sucre. On en retire de l’Erable blanc ( A . eriocarpum
Mich.) et de l’Erable rouge ou E. de Virginie (A. rubrum L.); mais leur sève en fournit moitié moins. L’Erable Sycomore ou
P ARON YCHIÉES ET PORTULACÉES.
faux Platane (A. pseudo -Plat anus L.) peut encore fournir du sucre assez abondamment; il en est sans doute de même de l’Erable plane ou faux Sycomore ( A . platanoides L.), dont les feuilles se couvrent parfois, en été, . de grumeaux blancs et sucrés,
POLYPÉTALËS périgynes.
PLACENTATION CENTRALE.
Cette division ne renferme que deux familles peu importantes : les Paronychiées et les Portulacées. Dans la première, se trouvent : la Turquette (Herniaria glabra L.) réputée astringente et lithontriptique ; l’Herbe aux panaris ( Illecebrum Paronychia L.) ; la Gnavelle (Scleranthus perennis L.), sur laquelle on récolte la Cochenille de Pologne etc.
La seconde est surtout caractérisée par le g. Pourpier ( Portu laça Tourn.), dont les espèces sont mucilagineuses, et dont quelques-unes sont alimentaires : tel est le Port, oleracea L , qui se cultive parfois et qui est, dit-on, rafraîchissant et diurétique.
PLACENTATION PARIÉTALE.
perispermees; embryon
extraire, entourant un périsperme farineux ; étamines et pétales indéfinis.
Plantes grasses . . . MÉSEMBRIANTHÉMÉES.
droit, inclus dans un périsperme charnu ; fleurs isostémonées, à étamines
! soudées en une colonne centrale ; ovaire supère ; graines arillées ; cotylédons foliacés; plantesgrimpantes, stipulées . . PASSlFLOltÉES.
libres ; ovaire infère ou semi-infère; embryon très-petit, à l’extrémité d’un gros périsperme ; pas de stipules Grossulariées.
isos- ou méiostémonées ; étamines triai delphes ou libres , à anthères ordinaire- I l ment flexueuses ; ovaire infère ; fruit :
f I péponide. Plantes volubiles CUCURBITACÉES.
1 diplostémonées ; étamines monadelphes , apérisper- J à anthères uniloculaires; ovaire supère ,
1 mées ; fleurs . ( à style et stigmate simples ; fruit : capsule
(3-valve MORIXGHÉE».
polystémonées ; étamines libres, à anthères biloculaires ; ovaire infère, à style simple, surmonté par 3 ou plusieurs stigmates rayonnés ; fruit : baie ombiliquée au sommet. Plantes grasses ÇACTÉ»\
POLYPÉTALES PÉRIGYNES PLEUROSPERMÉES,
GROSSULARIÉES,
Arbrisseaux à feuilles alternes, simples, palmatinerviées, sans stipules, et dont le coussinet est parfois aiguillonné (fig. 576); fleurs axillaires, généralement en grappes ; calice gamosépale, à 5 divisions étalées ou réfléchies, souvent péthloïdes ; 5 pétales peu apparents ; 5 étamines alternipétales , à anthères introrses ; ovaire infère, uniloculaire ; ovules nombreux, anatropes, sur 2 (rarement 3 ou 4) trophospermes pariétaux ; 2 (rarement 3 ou 4) styles plus ou moins soudés ; stigmates courts , obtus , distincts ; baie globuleuse (fig. 577), ombiliquée, polysperme,
Fig. 576. — Feuille du Groseillier Fig. 577. — Baie du Rïbes a maquereau. rubrum , coupée longitu-
dinalement.
à graines anguleuses et à testa mucilagineux ; embryon très-petit , droit , situé à la base d’un périsperme corné.
Cette famille ne comprend que le genre Ribes L. , dont 3 espèces sont cultivées pour leurs Flg* D5.!8, — frmtdu fruits, voici leurs caractères :
Groseillier rouge (R. rubrum L., fig. 578): Arbuste sans aiguillons, à fleurs en grappes ; calice presque plan ; anthères didymes; ovaire infère, à style bifide; baies globuleuses, rouges ou blanchâtres, finement nerviées ; on en prépare un sirop et une gelée.
Groseillier noir ou Cassis ( R . nigrum L.) : pas d’aiguillons, fleurs en grappes ; calice campanulé ; anthères cordiformes ; ovaire semi-infère, à style simple: baies noir foncé , ternes. On en prépare un ratafia nommé Cassis ; ces baies sont un peu excitantes.
Groseillier à maquereau (R. uva crispa L.) : des aiguillons; fleurs solitaires ou géminées ; calice campanulé ; anthères cordiformes ; ovaire infère ; style bi partit ; baie grosse comme une ce-