I. Tubes ou demi-tubes
à finsSts* Sl,rface intei'ne rouge brun; cassure égale én dehors et en dedans
a t „ *«. Quinquinas bruns ou gris :
. Ecoices offrant, sous le périderme, un anneau résineux foncé :
2o TÜberàrhCh^nrt!iSohnaeh0trS eti>oumbs de siUons longitudinaux. Q. Huanuco. laires.g dehors et pourvus de gerçures écartées, presque annu-
B. Écorces n’offrant pas d’anneau résineux sous le périderme : ^
2o Tubes d\m b^nUhf tfn°irS et à rides écailleuses Pseudo-Loxa,
des verrues subém1sesqUe’ P°UrVUS S'U°nS ^tudinaux, et présentant
30 TflbreasePreSqUe UIÜS ’ pâIes ' “
éclats Lnr&SaL“?S °U k Ie“r faCe interne> à assure fibreuse ou à
Aj!~ à e'clats Titreux QUINQUINAS jaunes ou orangés-
Carrés b rUgUeUX et stratiflé, avec des dessins en forme d’écussons'
2» Plaques; écailles du suber jaunes,' stratifiées':' ' ' ' ' ' ' - Q’ CaUsaVa nuU-
i) Creux de a SUb<j!' ré?ul,ie™ ou indistincts Q. Calisaya plat.
) creux de la face externe du suber irreguhers Q. Calisaya morada.
554 GAMOPÉTALES PÉRIGYNES PÉRISPERMÉES.
B. Cassure courte à fins éclats :
lo Suber stratifié, spongieux Q. Pitaya de Buenaventura.
2° Couche subéreuse épaisse, molle Q. P tay a de Savanilla.
3« Couche subéreuse mince, molle, blanc jaunâtre. Q. fauve, dur , léger.
C. Cassure à gros éclats; suber tabulaire 1 mince, mou, blanc jaunâtre , verru-
queux :
lo Liber de couleur jaune d’ocre Q. jaune subéreux , dur.
2° Liber de couleur cannelle Q. Cusco.
D. Cassure à longs éclats :
lo Suber mince, rugueux, dur, gercé ; liber rouge brun. Q, Calisaya fibreux.
2° Couche subéreuse molle, variant du jaune d’ocre pâle au blanc d’argent :
a) Liber jaune d’ocre Q. jaune fibreux.
b) Liber rouge Q. rubigineux.
111. Tubes ou demi-tubes, plus rarement plaques d’un rouge brun foncé; cassure à
longs éclats QUINQUINAS ltOUGEs! J
A. Couche subéreuse molle , spongieuse , verruqueuse , de couleur rouge J
brun Q. rouge subéreux. 1
B. Suber fort rugueux, mamelonné, offrant des gerçures longitudinales Q, rouge dur j
Dans le tableau ci-dessus, nous avons traduit rigoureusement les dénominations que O. Berg a appliquées aux divers quinquinas ; : ces dénominations sont à peu près les mêmes que celles que Bergen avait proposées. On en trouvera la synonymie dans les ouvrages spéciaux de Guibourt, de MM. Delondre et Bouchardat et dans la thèse de M. G. Planchon.
Quinquinas gris ou bruns. On désigne, sous ce nom, des écorces riches en cinclionine et provenant des jeunes branches. Ils se pré- j sentent sous forme de tubes d’épaisseur variable , depuis celle d’une plume à écrire jusqu’à celle du pouce; leur surface externe est de 1 couleur rouge brun , avec des points blancs pulvérulents ou écailleux, pourvue de gerçures et de crevasses longitudinales et transversales peu profondes ; les couches internes sont généralement brunes ; leur cassure transversale est plutôt régulière que fibreuse et parfois résineuse. Enfin, ils ont une saveur plus astringente qu’amère, j;' et ils donnent une poudre d’un fauve grisâtre plus ou moins pâle. <
Quinquina Huanuco. « Généralement ce quinquina a la forme de tubes régulièrement cylindriques, de 5 à 20 millim. de diamètre,! Les petits tubes sont recouverts d’un périderme finement fendillé, lij d’un gris un peu bleuâtre et bien adhérent au liber, qui est compacte, rougeâtre et comme formé de couches agglutinées. Les grosses écorces sont extérieurement d’un gris blanchâtre , ont les fissures plus prononcées, et présentent, en outre, de distance en distance,
1 Molli appelle suber tabulaire les couches du périderme , qui alternent avec celles du suber polyédrique , mais qui se développent aussi isolément dans quelques écorces, soit à leur périphérie, de manière à remplacer l’épiderme qui a disparu, soit dans l’épaisseur même de î’enveloppe cellulaire ou liber, qu’il mine et dont il occasionne l’exfoliation dans une étendue plus ou moins considérable. Selon M. Weddell, ce tissu est remarquablement développé dans l’écorce du O. laneifolia Mut., où il forme des cloisons d’aspect micacé entre les strates de sa portion exfoliée, et c’est encore lui qui forme les lignes | qui ressortent sur la tranche de la partie morte extérieure de l’écorce du G. Calisaqa .
U ne paraît, au reste, dans les écorces de Cinchona , différer en rien du suber développé dans les circonstances ordinaires. s
RUBI ÂGÉES
des fentes transversales plus marquées. Le liber est généralement épais, d’apparence ligneuse et d’un fauve un peu orangé, qui se ternit avec le temps. Le Quinquina Huanuco contient de 0,012 à 0,036 de cinchonino (en moyenne 0,027). C’est l’espèce de Quinquina gris qu’il faut préférer pour l’usage de la médecine.» (Codex.)
L’écorce de Huanuco nous a offert la constitution histologique suivante (fig. 716) :
Le suber est formé de cellules aplaties, très-développées, brunes rougeâtres , disposées en couches régulières ; il est séparé de la couche herbacée par un anneau de suber tabulaire à parois plus épaisses et rougeâtres. Le tissu de la couche herbacée est composé de cellules généralement déprimées, irrégulières, d’aspect fongueux, de couleur orangée, disposées en séries concentriques , et paraissant contenir une matière amylacée amorphe.
Les fibres libériennes sont rarement groupées par deux ou trois ; plus souvent isolées , au sein d’un tissu cellulaire à éléments irréguliers. Ces fibres sont assez grandes et présentent un lumen à peine apparent ; leurs parois sont marquées de stries concentriques nombreuses , serrées , et de quelques rares canaux.
Le Codex rapporte le Quinquina Huanuco au C. micrantha R. et Pav. ; M. Planchon le dit fourni par les C. nitida R. et Pav., C. pe ruviana How. et C. micrantha , enfin, selon MM. Soubeiran et Augustin Delondre, les écorces de Huanuco sont fournies, d’après M. Howard, par des arbres qui paraîtraient devoir être considérés comme étant différentes variétés du C. peruviana.
Les écorces du C. nitida sont plates ou roulées.
Les écorces roulées (Q. de Loxa brun compacte , de Guibourt) sont très-denses et garnies d’un périderme rugueux inégal, marqué de sillons transversaux et d 'excroissances subéreuses ; leur surface est couverte de Lichens blancs, qui lui donnent une couleur lustrée
(*) s) Suber. — cc) Couche herbacée. — cl) Couche libérienne. — A. Fibre trèsgrossie. — B. Portion de couche herbacée très-grossie.
^Fig. 716. — Quifiquina Huanuco (*).
556 ' GAMOPÉTALES PÉRIGYNES PÉRISPERMÉES.
particulière, lorsqu’ils sont humides. Cette écorce a donné à M. Howard 2 p. 100 de cinclionine ; on lui préfère les deux autres sortes de Huanuco.
Les écorces plates (Q. Huanuco plat sans épiderme , de Del. et Bouch.) offrent la constitution suivante : « La surface est d’un jaune fauve uniforme , à sillons longitudinaux moins prononcés que sur les écorces de Calisava. La texture de la surface externe n’est pas aussi serrée que celle de^ce dernier. La fracture transversale est d’un jaune plus rouge; les fibres sont courtes, mais ne se détachent pas facilement. Quand on le mâche , l’amertume se développe promp- ' tement; la saveur est légèrement piquante, sans astriction; l’épaisseur des écorces est de 6-10 millim. Ce Quinquina, malgré sa belle apparence, ne produit que 6 grammes de sulfate de quinine et 12 grammes de sulfate de cinclionine par kilogramme.
« Il se récolte à Huanuco et vient par le port du Callao , en surons de 70 à 75 kilogr.» (Delondre et Boucliardat.)
Les écorces du C. peruviana sont plates ou roulées .
L 'écorce roulée ( Quinquina rouge de Lima Guibourt, Quinquina Huanuco jaune pâle Del. et Bouch.) «est, d’après M. Howard, moins rugueuse que celle du C. nitida , mais beaucoup moins lisse que celle du C. micrantha. Son épiderme est de couleur blanche teintée ça et là de Lichens bruns ou couleur de rouille. Elle ressemble beaucoup au Calisaya, et ne s’en distingue réellement que par ses bords obliquement coupés et par l’absence d’un Lichen (. Hypocnus rubrocinctus ) commun sur le Calisaya. La surface interne est rouge brun ou couleur de rouille : elle est lisse chez les jeunes écorces, un peu fibreuse chez les écorces plus âgées. La fracture est nette et résiaeuse, la saveur amère, astringente et aromatique, l’odeur particulièrement suave.
«Cette écorce nous arrive de Cuchero par la voie de Lima.» (Planchon. )
H écorce plate ( Quinquina Huanuco jaune pâle Del et Boucli.) est épaisse de 4 à 10 millim. «La surface externe est d’un jaune pâle, avec quelques crêtes saillantes et quelques sillons longitudinaux peu marqués ; la surface interne est d’un jaune plus pâle encore. La texture est unie et serrée ; la cassure est à fibres courtes. L’amertume est prompte à se développer, un peu styptique, avec un goût légèrement aromatique. » (Del. et Bouch.)
Cette écorce est rare dans le commerce ; MM. Delondre et Bouchardat en ont retiré 6 grammes de sulfate de quinine et 10 grammes de sulfate de ‘cinchonine , par kilogramme.
Les écorces du C. nitida sont également plates ou roulées.
Les écorces roulées ( Quinquina de Lima gris brun Guib. , Quin-
RUBIACEES.
quina Huanuco roulé avec épiderme Del. et Bouch.) sont décrites par Guibourt de la manière suivante : «Écorces sous forme de tubes longs , bien roulés , de la grosseur d’une plume à celle du petit doigt, offrant très-souvent des rides longitudinales formées par la dessiccation. La surface extérieure est en outre médiocrement rugueuse , souvent presque privée de fissures transversales , ayant une teinte générale gris foncé , mais avec des taches noires ou blanches , et portant çà et là les mêmes Lichens que les quinquinas de Loxa. Le liber et d’un jaune brunâtre foncé, et comme formé de fibres agglutinées. La saveur en est amère, astringente, acidulé et aromatique ; l’odeur est celle des bons quinquinas gris. »
MM. Delondre et Bouchardat en ont retiré 2 grammes de sulfate de quinine et 8 à 10 grammes de sulfate de cinchonine par kilogramme.
Les écorces plates du C. mirantha arrivent mêlées au Galisaya. Selon M. Weddell, «cette écorce est d’une densité peu considérable , constituée par le liber seul ou par le liber et la tunique celluleuse ; celle-ci se présentant généralement sous une forme demifongueuse et imparfaitement exfoliée. Face externe inégale, anfractueuse , offrant souvent des concavités ou des sillons digitaux superficiels , analogues à ceux du Quinquina Calisaya et séparés par des éminences irrégulières de texture subéreuse , beaucoup plus rarement lisse par la persistance de toute l’épaisseur de la tunique celluleuse ; d’an jaune orangé clair et grisâtre. Face interne à fibres assez marquées, de la même couleur que la face externe, mais d’une nuance plus vive. Fracture transversale fibro-filandreuse dans toute son épaisseur ou plus ou moins subéreuse au dehors. Fracture longitudinale peu esquilleuse, à surface presque mate. Saveur assez fortement amère et se développant promptement , un peu piquante , à peine stvptique.
«Dans les écorces un peu âgées , le périderme offre une particularité remarquable : il présente très-peu d’épaisseur et semble formé par la tunique subéreuse seule ; mais, entre cette couche extérieure et le derme , on trouve très-souvent une matière pulvérulente rougeâtre , qui en forme également partie et qui résulte de la destruction de la tunique celluleuse. Il n’y a pas ici, en un mot, desquamation ou exfoliation, comme dans les autres espèces, mais bien décomposition. »
Enfin, O. Berg donne aux Huanucos les caractères suivants : Tubes enroulés en spirale, quelquefois roulés sur les deux bords. Leur face externe est d’un brun rougeâtre pâle, avec une teinte blanchâtre ; elle offre de fines crevasses transversales , ainsi que des rides et des sillons longitudinaux; leur face interne est de couleur
GAMOPÉTALES PÉRIGYNES PÉRISPERMÉES.
brun-cannelle ; sous le périderme se montre un anneau résineux foncé
Les écorces du C. umbellulifera Pav., qui souvent s’y trouvent mêlées, sont reconnaissables à leurs sillons longitudinaux larges et plats. Le C. purpurea B. et Pav. fournit une écorce moins estimée.
Ces Quinquinas arrivent de la province péruvienne de Huanuco , par Lima, et sont livrés en caisses au commerce. Dans les balles d’origine , on trouve presque toujours réunis les Quinquinas Huamalies et de Jaen pâle.
Gomme nous l’avons vu plus haut, M. Erdmann a trouvé dans le Huanuco plat un alcaloïde isomérique avec la cinchonine , et qu’il a appelé Huanoquine ou Huanokine ; selon M. de Yry, ce serait de la cinchonine très-pure.
Reichard a trouvé dans 100 p. d’écorce de Huanuco: quinine, 0,854; cinchonine, 2,240; ammoniaque, 0,086; acide quinique, 8,985; acide quinovique , 1,736; acide quinotannique , 0,515; acide oxalique, 0,152; acide humique, 27,088; etc.
L’infusé de Huanuco n’est pas troublé par la gélatine ; le tartre stibié et la teinture de noix de galles le précipitent; le chlorure de fer lui donne une teinte jaune verdâtre.
L’importance officinale du Quinquina Huanuco nous a porté à entrer dans de longs détails sur cette sorte et'ses différentes variétés ; nous traiterons plus brièvement les autres sortes de Quinquinas gris.
Quinquina de Loxa ( Quinquina de Loxa gris brun Guib.). Tubes spiralés ou enroulés sur les deux bords , minces , gris ou gris brun au dehors , ponctués de blanc , de gris brun ou de noir,, offrant de fines crevasses transversales , plus ou moins annulaires , écartées , et des rides longitudinales ; ces tubes ont une couleur brun-cannelle au dedans, et présentent, sous un mince périderme, un anneau résineux foncé.
Le Quinquina de Loxa (fig. 717) se compose en majeure partie du périderme, dont les éléments , très-irréguliers , bruns et fongueux du côté externe , se disposent en couches concentriques peu nombreuses , Fig. 717. - Coupe transversale séparées par du suber tabulaire d’un brun
du Quinquina Loxa (*). rougeâtre et gorgé de résine.
(*) A. Cellules subéreuses déformées. — B. Suber. — C. Fibre grossie. — s. Suber et couche herbacée. — l. Liber.
RUBIACÉES. 559 -
Le liber est assez mince et formé de cellules irrégulières, jaunâtres ; les libres sont très-petites , disséminées çà et là sans ordre apparent, tantôt isolées, tantôt réunies par petits groupes.
O. Berg dit que le Quinquina de Loxa vrai est formé par les jeunes écorces des Cinch. Uritusinga Pav., C. condaminea Humb., C. Chahuarguera Pav., C. macrocalyxVxw ., C. conglomerataVdis C. glanduliferaR. et Pav. , C. heterophylla Pav. , C. hirsuta R. et Pav., C. Palton Pav., C. microphylla Pav. Les écorces des C. macrocalyx et C. condaminea y prédominent ; celles de C. Uritusinga y sont plus rares : ces dernières se trouvent parfois isolément dans le commerce.
Les Quinquinas de Loxa nous arrivent de l’Équateur , par Lima , Payta ou Guayaquil.
La saveur du vrai Loxa est franchement amère et astringente ; il renferipe delà quinine et de la cinchonine , selon M. Bouchardat.
Quinquina Pseüdo-Loxa ou de Jaen nigricans ( Quinquina Loxa inférieur Guib.) Tubes noirs ou brun foncé au dehors , rarement pai semés de points blanchâtres et pourvus de crevasses transversales régulières , très-rapprochées , assez profondes , ainsi que de rides longitudinales nombreuses et anastomosées , ce qui leur donne un aspect ridé et sillonné. Leur face interne est d’un brun-cannelle foncé ; ils n’ont pas d’anneaux résineux sous le périderme. O. Berg les attribue aux C. nitida R. et Pav. , C. stupea Pav. , C. scrobicu lata H. B.
Ils sont généralement mêlés au Quinquina de Loxa. Selon Winckler, ils renferment 0,009 de quinine et 0,036 de cinchonine. Leur infusé trouble fortement une solution de gélatine; l’infusé de noix de galles le trouble à peine ; le tartre stibié le rend légèrement opalescent, et le chlorure de fer le colore en vert.
Quinquina Huamalies ( Quinquina Havane , du commerce français). Ge Quinquina, dont Guibourt décrit six sortes, est décrit de de la manière suivante, par M. Bouchardat :
« Le Quinquina de Huamalies se rencontre en écorces toujours roulées ; les plus fines sont légères , minces , disposées en longs tubes toujours roulés , dont les plus fins n’ont souvent pas plus de 2 millim. de diamètre; la teinte générale de ce quinquina est le gris terreux; son épiderme est gris noirâtre, gris foncé ou rosé, presque uni ou légèrement ridé longitudinalement ; les fissures transversales sont rares; la cassure est blanchâtre, la poudre presque blanche, la saveur amère et désagréable. Les grosses écorces de Quinquina Huamalies sont recouvertes d’un épiderme strié, blanchâtre, quelquefois rosé ou recouvert d’une matière pulvérulente ocreuse ; elles diffèrent beaucoup des écorces les plus fines ; elles présentent un
GAMOPÉTALES PÉRIGYNES PÉRISPERMÉES.
caractère auquel on ajoute beaucoup d’importance en Allemagne : ce sont des verrues disposées par lignes longitudinales , irrégulières , sur un certain nombre d’écorces. Les Quinquinas rouges qui présentent ce caractère de verrues , sont rangés par les Allemands au nombre des Quinquinas Huamalies. On pense que le Quinquina Huamalies est fourni par le C. ovali folia, nommé depuis C. Hum boldtiana.
« M. Guibourt et M. Bergen distinguent une variété de Quinquina Huamalies , désignée sous le nom de ferrugineux. Elle est caractérisée par la couleur d’ocre , tant à l’intérieur qu’à l’extérieur : cependant l’épiderme est d’un gris noirâtre ; mais le plus souvent il est usé par le frottement et fait place à la couleur de rouille de l’écorce. Get épiderme est comme tuberculeux ou verruqueux , sans fissures, ou offrant des fentes transversales assez rapprochées. L’écorce est grosse comme le pouce, fibreuse ou ligneuse, assez légère, d’une odeur qui rappelle celle de la véritable angusture, d’une saveur amère et nauséabonde. Cette variété , d’après Henry, contient beaucoup de cinchonine. »
La richesse de ces écorces en prince cipes actifs est assez variable ; elles contiennent en général peu ou pas de quinine , et de 0,85 à 6 grammes de cinchonine par kilogramme.
M. Howard rapporte les Quinquinas Huamalies ferrugineux et gris terne cl (de Guibourt) au C. purpurea Pav.
Une écorce de Quinquina Huamalies, qui nous a été remise par M.
Hepp , nous a offert la composition suivante (fig. 718). Au dessous d’un suber à mailles affaissées, se montre un tissu cellulaire ( couche herbacée) très-irrégulier , au sein duquel on voit de grandes ouvertures , de forme généralement losangique, et qui parais-
Fig. 718. — Quinquina Huamalies (*).
sent être la section de vaisseaux lati-
cifères. Les fibres libériennes sont assez développées, de grandeur inégale , disposées en groupes de 3-4 , qui ne semblent pas rangés en séries linéaires.
Les écorces des Quinquinas pâles de Jaen ne renferment que peu
(*) s) Suber. — cc) Couche herbacée. — cl) Couche libérienne. — l) Laticifères grossis (V). j
RUBIACÉES.
ou pas d’alcaloïdes. Mancini crut y avoir découvert un nouvel alcaloïde, la Chinovatine , que Winckler démontra être de YAricine.
Quinquinas jaunes ou orangés. Les écorces de ce groupe sont fournies par les troncs et les branches de différentes espèces de Cinchona. Elles sont en général composées uniquement ou en majeure partie du liber; aussi leur texture est-elle fibreuse ou esquilleuse. Leur couleur est jaune d’ocre ou brun-cannelle, et leur saveur plutôt amère qu’astringente. On y trouve surtout de la quinine ou de la quinidine.
O. Berg divise les quinquinas jaunes en plusieurs groupes, dont le plus important est désigné depuis longtemps sous le nom de Quinquinas jaunes royaux ; ces dernières écorces se présentent sous forme de «tubes à suber rugueux, foncé et profondément crevassé, ou presque entièrement débarrassés du suber, plus ou moins aplatis ^ parsemés d’écailles subéreuses plates, provenant des sillons du suber; liber ferme, brun clair, à cassure en éclats.» (O. Berg.)
Quinquina Galisaya vrai. « Ce Quinquina constitue deux sortes commerciales distinctes : 1° Il est pourvu de son périderme et roulé sur lui-même en forme de tuyaux, il provient des branches ou des rameaux de l’arbre ; 2° il est mondé ou privé de son périderme , et provient surtout du tronc et des gros rameaux ; il a la forme d’écorces plates plus ou moins épaisses.
«La première sorte est devenue rare, et cependant sa richesse en alcaloïdes en fait un des meilleurs fébrifuges que l’on puisse employer. Elle se distingue du Quinquina Huanuco par son périderme, qui est plus profondément crevassé et facile à séparer du liber , sur lequel il laisse de légers sillons répondant à ses propres fentes transversales. Le liber est aussi plus fibreux, plus amer et moins Fig. 719. — Coupe transversale du Quinquina astringent. » (Codex.) Caiisayu roulé (*).
Le Quinquina Galisaya roulé (fig. 71*9) est composé d’un périderme épais, formé de plusieurs couches séparées par du suber tubulaire brun, et d’un liber assez développé, dont les fibres sont générale-
(*) s) Suber. — cl) Couche libérienne. — A. Fibre isolée très-grossie. — B. Cellules du suber très-grossies.
GAMOPÉTALES PÉRIGYNES PÉRISPERMÉES.
ment isolées , parfois d’ailleurs rapprochées et disposées en séries radiales, au sein d’un tissu cellulaire gorgé de matières résineuses. Les couches libériennes contribuent à la composition du suber , car l’on trouve des fibres dans les portions les plus internes de ce dernier tissu. Les fibres sont peu régulières , souvent allongées dans le sens du rayon, pourvues de stries concentriques très-fines et trèsserrées et d’un lumen punctiforme ou linéaire.
«Le Galisaya mondé est uniformément fibreux et composé de fibres courtes, très-aiguës, qui s’introduisent facilement sous la peau; il faut le prendre épais de 3 à 5 millim. , compacte, pesant, d’une couleur fauve uniforme et d’une forte amertume. 1000 p. de ce Quinquina choisi fournissent 35 à 40 p. de sulfate de quinine; il faut rejeter les écorces très-minces , légères et grossièrement fibreuses, qui contiennent beaucoup moins d’alcaloïdes.» [Codex.)
Cette sorte est fournie par le C. Calisaya Wedd. (fig. 720), qui
croît dans le Pérou et la Bolivie.
Le Quinquina Calysayaplat(fig.
721) est presque exclusivement constitué par le liber , reconnaissable à ses fibres et aux rayons médullaires dont il est parcouru. Le périderme forme à sa face externe une mince couche brune trèscolorée, qui disparaîtparplaces.
Le liber est composé d’un tissu homogène, dont les cellules sont d’autant plus gorgées de matières résineuses qu’elles
Fig. 720. — Cinchona Calisaya , d’après Guibourt.
sont plus rapprochées du suber.
Les rayons médullaires sont inégalement espacés et formés de
RUBIACÉES.
cellules rougeâtres, 2-sériées au voisinage de la zone cambiale, 3-4-sériées vers le milieu et surtout au voisinage du suber ; ces cellules , d’abord radiales , deviennent plutôt carrées , à mesure que l’on se rapproche de la zone péridermique.
La section des fibres est plutôt allongée dans le sens du rayon que régulièrement polyédrique. Ces fibres sont en général isolées et disposées en séries assez régulières, parallèles aux rayons médullaires; rarement elles sont rapprochées en petits groupes; au voisinage de la zone cambiale, elles semblent parfois rangées en séries tangentielles , d’ailleurs ordinairement fort espacées. Elles ont, du reste, à peu près la même grosseur ; toutefois on en trouve quelques-unes plus petites que les autres. Leur lumen est punctiforme ; leurs parois offrent des couches concentriques très fines , très-serrées et des canaux très-étroits. A.JM/Af
M. Weddell a donné , de la Fig- 721. — Quinquina Calisaya plat (*). section transversale du quinquina Calisaya , une très-belle figure que l’on consultera avec fruit ( Hist . nat. des Quinquinas , pi. II, fig. 33).
Reichart a trouvé dans 100 p. de Quinquina Calisaya plat : Quinine, 2,701; cinchonine, 0,264; ammoniaque, 0,137; acide quinique, 6,944; acide quinovique, 0,684; acide quinotannique, 3,362; acide oxalique, 0,138; acide humique, 16,355 etc.
Dans 100 p. de Calisaya roulé, le même auteur a trouvé : quinine, 0,659; cinchonine, 0,327; ammoniaque, 0,123; acide quinique, 6,944; acide quinovique, 0,679; acide quinotannique, 2,162; acide oxalique, 0,144; acide humique, 27,345 etc.
Quinquina Calisaya var. Morada. Cette écorce est presque toujours mêlée au Quinquina Calisaya, dont il est souvent difficile de la distinguer. Ses propriétés sont, au reste, très-voisines de celles du Calisaya vrai. Elle est fournie par le C. Boliviana Wedd.
(*) s) Suber. — l) Liber. — ri) Rayons médullaires. — f f) Fibres.—/) Fibre grossie.
GAMOPÉTALES PÉRTGYNES PÉRISPERMÉES .
M. Wecldell lui attribue les caractères suivants :
Q. roulé. En tout semblable au Galisaya roulé.
Q. plat. Formé par le liber seul, moins épais en général que le Galisaya, mais d’une égale densité. Sillons digitaux de la face extérieure moins profonds que dans l’espèce que je viens de nommer ; un peu plus confluents , et les crêtes qui les séparent plus arrondies ; d’un jaune fauve brunâtre , avec des nuances un peu verdâtres dans quelques points. Surface interne d’un grain assez droit, d’un fauve un peu orangé ou rougeâtre.
Q. Galisaya fibreux. Gette écorce est fournie par C. scrobiculata H» et B. , qui habite le Pérou. M. G. Planchon la décrit de la manière suivante : «Les écorces jeunes ont l’aspect des Quinquinas de Loxa : elles sont roulées un peu différemment les unes des autres ; leur surface extérieure est pourvue d’une croûte plus ou moins rugueuse, offrant toutes les teintes depuis le blanc jusqu’au noir. La surface du liber, souvent dénudée par la chute de petites plaques du périderme , présente une couleur rouge brun plus ou moins foncé. Ge liber, bien qu’assez compacte et se cassant assez net , montre toujours de nombreuses fibres, très-visibles a l’œil. G’est le Quinquina de Loxa rouge marron de M. Guibourt. Les écorces plus âgées et plates sont un des Calisayas légers du commerce. Elles sont un peu moins denses que le Galisaya vrai : la surface extérieure , d’un brun obscur, est marquée de quelques impressions transversales très-légères et de cavités remplies d’une matière fongueuse ou de verrues irrégulières, ou encore de sillons digitaux analogues à ceux des Galisaya , mais moins profonds et séparés par des crêtes moins saillantes ; la surface interne, à grain fin et droit, est d’un jaune orangé; la fracture transversale, plus ou moins celluleuse à l’extérieur, présente, à la partie interne, des fibres longues et flexibles. La saveur est amère et astringente.
« Ges Quinquinas arrivent mêlés au Galisaya. »
Selon MM. Delondre et Bouchardat, cette écorce donne 4 grammes de sulfate de quinine et 12 grammes de sulfate de cinchonine par kilogramme. Les écorces roulées ne donnent que de 6 à 8 grammes de cinchonine.
Q. de Gusco. Gette écorce est quelquefois donnée comme Galisaya. Elle est en tubes ou en morceaux cintrés, de couleur cannelle? partiellement recouverts par un périderme jaune blanchâtre, mince, irrégulier dans les vieilles écorces. Son liber a une cassure à gros éclats irréguliers.
Ge Quinquina est produit par le C. pubescens Wedd., qui habite les forêts de Santa- Anna, près de Cuzco. Guibourt le croit identique avec l’écorce d’Arica de Pelletier et Corriol. Il renferme un alca-
RUBTACÉES. 565
loïde particulier, YAricine (G46 H26 Az2 O8) ou Cinchovatine (de Mancini).
L’Aricine cristallise en aiguilles blanches , brillantes , transparentes , inodores , non volatiles ; sa saveur, d’abord nulle , devient plus tard amère, avec une sensation brûlante et astringente. Elle est insoluble dans l’eau, plus soluble que la cinchonine dans l’alcool et dans l’éther ; l’acide azotique concentré la colore en vert intense.
Q. jaune fibreux (Q. de Ccirthagène et de Santa-Fé). Cette sorte de Quinquina est fournie par le C. lancifolia de Mutis (C. Conda minea S lancifolia Wedd.); elle comprend de nombreuses variétés commerciales , dont le rendement en quinine varie de 10 à 35 grammes par kilogr. , selon la latitude , la température , la localité , la nature , la hauteur et l’exposition du sol où croît l’arbre qui la produit.
Selon M. Rampon (cité par M. Planchon), ces écorces varient en couleur, du jaune plus ou moins foncé à l’orangé plus ou moins vif, et en grosseur, depuis l’écorce plate, épaisse de 7 à 8 millim. , jusqu’aux tuyaux roulés semblables à la Cannelle. Leur surface externe présente aussi un aspect tout différent, suivant qu’elle a été grattée jusqu’aux vraies couches corticales , ou suivant qu’on lui a laissé tout ou partie de son épiderme micacé , souvent épais , ou même de ses lichens et de ses mousses. Aussi en a-t-on fait à tort beaucoup d’espèces dans les livres et dans la droguerie.
Ce Quinquina est, en général , tenace, friable, très-fibreux, à fibres plus ou moins longues , plus ou moins fines , peu chargé de tannin. Il est d’une élaboration très-facile , et donne un sulfate trèspur, très-blanc , très-léger, supérieur sous ces divers rapports au Calisaya lui-même ; aussi est-il fort recherché par les fabricants , qui paient les variétés riches 6 à 8 fr. le kilogramme. On réserve à ces derniers le nom de Colombia , tandis qu’on donne le nom trèsimpropre de Carthagène aux variétés d’un plus faible rendement.
Ses variétés commerciales sont les suivantes : Calisaya de Santa- Fé de Bogota { Del. et Bouch.), Quinquina jaune orangé roulé (Del. et Bouch.), Quinquina jaune orangé de Mutis (Del. et Bouch.), Quinquina jaune de Mutis (Del. et Bouch.), Quinquina Carthagène ligneux.
M. Planchon rattache avec doute , à ce groupe , un Quinquina à quinidine envoyé par M. Rampon, qui le rapporte au Quinquina rouge de Mutis (Del. et Bouch.). Cette écorce fournit de 15 à 22 grammes d’alcaloïdes par kilogramme.
«Les écorces du C. lancifolia présentent, en général, des fibres corticales disposées à la fois en séries rayonnantes et en couches
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concentriques. Cette dernière disposition est surtout prononcée dans les couches extérieures du liber. Les pores de ces fibres sont d’ordinaire très-marqués. L’écorce moyenne est plus ou moins développée et contient , ainsi que le liber, des cellules à résine ou à cristaux. Dans les jeunes écorces, on retrouve la disposition des éléments fibreux en couches concentriques. Beaucoup de cellules sont encore béantes et en voie de formation ; çà et là quelques vaisseaux laticifères, et, dans les deux zones internes, des cellules à résine.» (Planchon.)
Quinquina Pitayo. Cette sorte est fournie par le G. condaminect s Pitayensis Wedd. , qui habite la Nouvelle-Grenade. Elle préseute une variété jaune et une variété rouge brun , qui ne diffèrent guère que par leur couleur. «Ce sont des écorces lourdes, dures, compactes, à fibres très-serrées, donnant une poudre à peu près inoffensive au toucher.... Elles renferment une forte proportion de tannin et de matière colorante...; d’habiles analyses et le traitement en grand chez les fabricants ont démontré que, abstraction faite de la cinchonine , ces Quinquinas donnaient , suivant la forme et la grosseur de l’écorce , de 25 à 40 grammes de sulfate de quinine par kilogramme. » (Rampon, cité par M. Planchon.).
Selon M. Rampon, la variété brune, qui jadis arrivait en grosses écorces, ne vient plus guère que sous forme de petites écorces brisées, brunes, dures, compactes, tourmentées, d’une odeur aromatique particulière, ressemblant à celle de la vieille rose. Sous cette forme, et quand il est sans mélange, ce quinquina est d’une grande richesse; il donne quelquefois 45 grammes de sulfate par kilogr., et il atteint, dans ce cas, un prix plus élevé que celui du Galisaya.
D’après M. Phœbus, les Quinquinas Pitaya ont un derme souvent formé du liber seul , ou du liber avec une portion d’écorco moyenne , plus rarement des trois parties de l’écorce ; les fibres corticales sont isolées , comme dans le Galisaya ; on y trouve çà et là quelques cellules à cristaux.
Quinquinas rouges. On rapporte à ce groupe des écorces provenant du tronc et des branches de différentes espèces de Cinchona ; leur couleur est en général d’un rouge brun ; leur liber est épais , fibreux et recouvert d’un suber également épais.
«Au Pérou, le nom de Quinquina rouge ( China Colorado) a été donné à un grand nombre d’écorces , dont deux seulement constituent le vrai Quinquina rouge officinal. Ces deux sortes ont été nommées plus spécialement encore Quinquina rouge non verruqueux et Quinquina rouge verruqueuæ.
«Le Quinquina rouge non verruqueux présente tous les caractè res extérieurs du Quinquina Huanuco : quand il est peu foncé en cou-
RUBIACÉES.
leur, on le nomme Quinquina rouge pâle ; mais il peut aussi devenir intérieurement du rouge le plus foncé. On le trouve en écorces roulées de 1 à 2 centim. de diamètre, ou en morceaux cintrés, en partie privés de leur épiderme. L’origine botanique en est incertaine ; les uns le considèrent comme une variété rouge du C. mi crantha , les autres l’attribuent au C. nitida R. et Pav.
« Le Quinquina rouge veiiruqueux se trouve de même en écorces roulées ou cintrées , ou en éclats de grandes dimensions , en partie privés de leur périderme. Celui-ci est remarquable par son épaisseur et par la matière rouge pulvérulente dont il est principalement formé. Ce Quinquina est fourni par le C. succiru - s bra , qui croît sur les pentes occidentales du Chimborazo.
Son caractère distinctif consiste dans les verrues dures et ligneuses, placées à la surface du liber, et qui paraissent quelquefois à l’extérieur du périderme.
« Les deux Quinquinas rouges, verruqueux ou non verruqueux, outre leur principe astringent, contiennent une certaine quantité de cinchonine (de 0,010 à 0,020) et fournissent, pour 1000 grammes, de 25 a 10 grammes de sulfate de quinine (en quantités inverses de cinchonine, de telle sorte qu’ils contiennent en somme de 0,030 à 0,035 d’alcaloïde).» (Codex.)
Le Quinquina rouge verruqueux (fig. 722) se compose d’un périderme brun foncé, au sein duquel on voit parfois des lambeaux d’une couche herbacée persistante. Ce périderme est séparé de la couche herbacée par une FiS- 722- — Quinquina rouge verruqueux (*).
(*) s) Suber. — ch) Couche herbacée. — l) Liber. — rm, rm) Rayons médullaires. fff) Fibres. — /’) Fibres plus grossies. — Ip) Parenchyme libérien.
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étroite zone de suber tabulaire clair ou incolore ; il est interrompu de distance en distance par la couche herbacée , qui fait saillie à sa surface sous forme de mamelons nus ou encore munis d’une faible couche péridermique.
La couche herbacée (?) est très-développée et composée de cellules à peu près quadrilatères, plus ou moins colorées par de la résine.
Les cellules du liber sont peu différentes les unes des autres , et un peu irrégulières ; les fibres , d’abord assez rares et disposées par séries espacées , au voisinage de la couche herbacée , se multiplient et se rapprochent , à mesure que l’on s’avance vers la face interne, où elles sont très-nombreuses, quoique toujours assez visiblement disposées en séries radiales. Ces fibres sont rarement réunies par petits groupes; presque toujours elles sont isolées les unes des autres par le tissu cellulaire libérien.
Les rayons médullaires sont à peine visibles au voisinage de la face interne ; ils s’élargissent ensuite et se montrent composés de cellules , plutôt carrées ou tangentielles que radiales , et de couleur plus foncée que celle du tissu ambiant.
Reichard a trouvé sur 100 p. d’écorce : quinine 0,955; cinchonine 0,289 ; ammoniaque 100 ; acide quinique 6,019; acide quinovique 0,222 ; acide quinotannique 3,179 ; acide oxalique 0,330; etc.
Au groupe des Quinquinas rouges , on peut rapporter le Quinquina rubigineux et le Quinquina Lucumœfolia.