DISPOSITIONS HEREDITAIRES
ses à ceux où elles ont été levées, ne devraient-ils point choisir à cet effet les individus dont le tempérament et la constitution sont de nature, non-seulement à ne pas souffrir , mais encore à être améliorés par ce changement de climat? Nous croyons que M. le docteur Costal-» lat a (ait une proposition très-utile, lorsqu'il a demandé à la chambre des députés rétablissement à Alger, d'une maison sanitaire où seraient envoyés les individus atteints des premiers symptômes de la pttfchisie.
I. Saisons. — Elles résultent de l'inclination de l'axe du globe sur le plan de l'écliptique. Elles ont sur le nombre des naissances et des décès, aux différents âges, une influence qui sera indiquée lorsque nous traiterons des effet» de la chaleur ou du froid, principalement à l'article des sensations externes ( voye* Tact). Elles contribuent , comme le climat et toutes les autres circonstances mentionnées, à faire varier l'emploi ( en mesure et en qualité ) des modificateurs de l'organisme. Il sera donc tenu compte des modifications que peuvent apporter les saisons à l'emploi de chacun d'eux ; mais, comme dans les différentes saisons, les objets qui agissent sur nos organes sont toujours ceux que nous venons de mentionner en parlant des climats , nous n'avons rien de plus à dire ici des saisons.
K. Dispositions HSaâoiTAiBEs. — La même cause ignorée qui produit la transmission des traits des parents aux enfants , opère une transmission de ressemblance dans différents organes. Un père trans met , chaque jour, à son fils un cerveau , un cœur , des poumons , un foie, plus ou moins développés et irritables; de là l'identité héréditaire dans le mode d'exécution des fonctions de ces organes ; de là aussi, identité héréditaire de dispositions maladives. C'est ainsi, ce nous semble, qu'on doit se rendre compte de ce qu'on dit sur l'hérédité de la folie, de la phthisie , de la goutte , etc. ; maladies toutes beaucoup plus difficiles à guérir quand la circonstance de l'hérédité existe, que quand elles se développent sous la simple influence.de circonstances éventuelles. Eh bieul que fait l'hygiène relativement aux prédispositions héréditaires? elle offre à uhacun des organes des, *pr plications spéciales émanées des deux principes suivants:
Premier principe : Prévenir l'effet des prédispositions hèréditaw**» plaçant l'individu, né avec une prédisposition héréditaire, dan* des circonstances opposées à celles sous l'influence desquelles ses parents ont contracte la maladie à laquelle il est prédisposé, et même dans des circonstance* propres à contrebalancer son organisation vicieuse. — Exemple; Si un homme, élevé dans la carrière de l'ambition, devient affecté d'une monomanic qui roule sur la vanité , et donne le jour à un fils qui , dès sa tendre enfance, montre un penchant à la vanité . on doit donner au fils une éducation opposée à celle qu'aura reçue le père. Cet en-
PROLÉGOMÈNES
tant ne devra jamais être encouragé dans ses actions par des louanges, par l'émulation , etc. , etc. ; on devra, ao contraire, trouver d'antres moyens d'encouragement. Ceprincipe rentre nécessairement dan» la direction à laquelle nous soumettons tous les organes, puisqu'il s'agira toujours, à l'occasion d'eux, de réprimer ce qui est trop développé, ou de" développer ce qui Test trop peu.
Deuxième principe : Prévenir les prédispositions héréditaires par l'union des individm^ui ont des prédispositions opposées, des prédominances organiques différentes. Cette règle d'hygiène doit trouver des applications à l'article Mariage.
L. États passagers de l'économie , compatibles avec la santé, mais exigeant des précautions particulières dans l'application des règles de l'hygiène. ^~ Ces états sont la dentition , la présence des règles , la grossesse. Ils modifient passagèrement les organes, donnent au système nerveux une plus grande excitabilité , et à toute l'économie une plus grande mesure de sensibilité ; en conséquence , ils réclament quelques ap* plications spéciales : ainsi , le bain froid , utile , je suppose , à toutes les femmes placées dans telles circonstances , ne sera pourtant pas administré à telle femme pendant le temps des règles ; la dentition exigera telle modification dans oertains objets dont se compose le régime de l'enfant ; tel genre d'exercice sera dangereux pour la femme grosse, quoiqu'il convienne généralement aux femmes hors l'état do grossesse,; etc. , etc.
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Itègtcs générales d hygiène applicables a tous les organes.
1. Tout organe est créé pour être mis en action , parce que cette action doit plus ou ihoins concourir à la conservation de l'individu ou de l'espèce ; or, dans l'état de santé , aucun des organes de 1 économie ne peut, sans inconvénient, être laissé dans un repos absolu.
2. L'exercice bien dirigé d'un organe augmente sa nutrition et son volume (l'exercice est une véritable irritation , mais une irritation physiologique bypertrophianle ), étend la sphère de sa fonction, fait naître dans cette organe un besoin , souvent impérieux, d'entrer en action. C'est à ce besoin que me semble devoir être attribué ce qu'on appelle , pour certains organes , impulsion, désirs, voUtion , volonté, instinct , penchant ( V oyez la définition de ces mots dans la seconde section ). Tous ces attributs seront toujours d'autant plus prononcés, que l'organe qui les manifeste sera plus exercé , plus fort ; de là découle celte règle d'hygiène et de morale qui prescrit de dèvelop-