‹ Nouveaux éléments d'hygièneChapitre 28 sur 106 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

amocr de l'approbation , vanité , ambition , amour de la gloire.

Toutes ces dénominations indiquent les modifications d'une même qualité fondamentale , dont l'organe , suivant Gall , se manifeste à l'extérieur du crâne par deux proéminences saillantes , en segment de sphère , placées sur les côtés de la proéminence ovale et allongée de l'organe de l'estime de soi. Ces proéminences, suivant Gall, se trouvent sur les pariétaux , à un tiers de la distance comprise entre la suture pariétale et la suture temporo- pariétale , en partant de la première. La vanité est essentiellement distincte de l'orgueil : si l'homme vaniteux est friand de respects et de soumissions , il n'en observe pas moins toutes les formes obséquieuses que dédaigne au contraire l'homme orgueilleux , dont toutes les manières sont arrogantes, qui ne sait ni plier les reins ni fléchir la tête. Gall établit fort bien cette différence. « L'orgueilleux , dit-il , est pénétré de son mérite supérieur, et traite du haut de sa grandeur, soit avec mépris, soit avec indifférence , tous les autres mortels ; l'homme vain attache la plus grande importance au jugement des autres, et recherche avec empressement leur approbation. L'orgueilleux compte que l'on viendra rechercher son mérite; l'homme vain frappe à toutes les portes pour attirer sur lui l'attention et mendier quelque peu d'honneur. L'orgueilleux méprise les marques de distinction, qui font le bonheur de l'homme vain : l'orgueilleux est révolté par les éloges indiscrets; l'homme vain aspire toujours avec délices l'encens même le pins maladroitement prodigué ; l'orgueilleux ne descend jamais de sa grandeur, même dans la plus impérieuse nécessité; l'homme vain s'abaisse jusqu'à ramper, pourvu qu'il puisse arriver au but. » ( Fonctions du Cerveau.)

La vanité s'exerce sur des objets de plus ou moins de valeur. La femme place la sienne dans sa parure ; l'homme dans les emplois, les décorations, etc. La vanité se remarque même chez les animaux: on s'en sert chez quelques-uns comme d'un ressort propre à obtenir d'eux ce que l'on désire. Le chien est sensible aux louanges ; certaines espèces de singes sont excessivement sensibles à la moquerie. Ces divers faits, auxquels je pourrais ajouter toutes les preuves de vanité que donne l'enfant au berceau ou le sauvage de l'Amérique sep-

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