‹ Nouveaux éléments d'hygièneChapitre 33 sur 106 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

INSTINCT DE CONSEBVATION.

Les disciples de Gall, depuis la publication de ses travaux, avaient, à son exemple , rejeté du nombre des forces fondamentales ce sentiment, de tout temps connu , en physiologie comme dans le langage du monde, sous le nom de sentiment ou instinct de conservation. Toutes nos facultés , disait Gall , concourent à la conservation de l'individu ou de l'espèce ; c'est pour la conservation individuelle que la nature nous donne la sensation de la faim , l'instinct carnassier, les instincts de propre défense , de propriété , de construction , etc. ; la nature n'avait donc pas besoin de créer un instinct spécial pour porter l'homme à se conserver. Quelques phrénologistes aujourd'hui ne sont plus de cet avis, et ont réintégré, je ne dirai pas dans ses attributions, car elles sont presque toutes envahies, mais au moins dans quelquesunes d'elles , l'instinct qui nous occupe. Il consiste , suivant M. Vimont, dans une impulsion qui porte les animaux à fuir , ou à être sur leurs gardes lorsque quelques circonstances extérieures paraissent menacer leur existence. Suivant le même auteur , il produit , quand il est très-développé chez l'homme, l'égoïsme. Suivant M. G. Combe, l'instinct de conservation trcs-développé produit l'amour extrême de

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