‹ Nouveaux éléments d'hygièneChapitre 86 sur 106 · GI · texte numérisé non relu

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pas, par son abondance , la quantité qui est nécessaire à l'altération que les aliments doivent subir avant de renouveler la niasse du sang ; aussi il y a rarement excrétion de la salive. Il est pourtant quelques individus chez lesquels la sécrétion de la salive acquiert assez d'activité pour qu'il leur soit nécessaire de se débarrasser par expuition, d'une partie du produit qu'elle fournit. Certains usages excitent aussi la sécrétion salivaire ; tel est celui de mâcher du tabac ou d'autres substances irritantes. Fort souvent même la sécrétion n'est en excès que parce que l'on s'adonne à ces usages, et une erreur fréquente chez les gens étrangers à la médecine, qui méconnaissent ce fait , est de supposer que les eaux qu'ils crachent en fumant , préexistent à l'action de fumer, remplissent leur poitrine, etc., et que cet acte se borne à la débarrasser de ces prétendues eaux ; de ne pas comprendre, un un mot, qu'il est au contraire la cause la plus active de leur formation. Nous avons parlé ailleurs ( p. 267 ) des inconvénients de l'excrétion trop abondante de salive, ainsi que des corps qui la provoquent ; nous ne reviendrons pas sur cet objet.

2° Sécrétion de la bile. — Préparé par le foie pour servir à la digestion, ce liquide jaune est, de tous les fluides de l'économie, celui qui a donné lieu aux idées les plus extravagantes et aux cupides calculs de la friponnerie la plus déhontée. On dirait en vain chaque jour à la tourbe ignorante , et même aux gens instruits , mais étrangers à la physiologie, qu'un organe d'un volume immense, recevant des vaisseaux considérables, dont les blessures ou d'autres maladies sont extrêmement dangereuses, est destiné à la confection de la bile ; que cette bile est un liquide précieux sans lequel notre digestion ne saurait avoir lieu; que, s'il est préparé en trop grande quantité, comme on le suppose trop souvent, cet effet est plus ordinairement dû à ce que l'on pousse le foie à un trop grand travail en le surexcitant; que, dans ce cas, les moyens qu'on emploie pour évacuer la bile sont précisément ceux qui sollicitent le plus la production de ce fluide, puisqu'ils excitent le foie ; que cette surabondance de bile disparaîtrait presque toujours par le régime ; que s'occuper de l'expulsion de ce fluide au lieu de combattre la cause qui le rend surabondant, c'est ressembler à un homme qui , au lieu de boucher un trou par lequel l'eau entre dans sa maison, s'occupe à jeter dehors cette eau et à nettoyer l'en» trée du trou ; qu'enfin cette surabondance de bile cause rarement des maladies , mais au contraire , un résultat de maladie : tous ces raisonnements , et mille autres aussi simples , pour ne pas dire aussi triviaux, seraient inutiles ; chaque jour le médecin n'en rencontrerait pas moins des individus regardant la bile comme une humeur malfaisante, et demandant à être débarrassés de cet ennemi.

Tous les agents de l'hygiène qui diminuent ou augmentent lasécré-

tion de la bile ont été étudiés à l'occasion des organes au moyen desquels le foie reçoit ses excitations (voyez Appareil digestif, etc).

3° Sécrétion du suc pancréatique, — Opérée par le pan créa, glandequt se trouve derrière l'estomac et entre les trois courbures du duodénum, cette sécrétion est, comme celle de la bile, modifiée par les excitants propres de l'estomac (voyez Appareil digestif).

4° Sécrétion de Purine. — Préparée par les reins , glandes situées de chaque côté de la colonne vertébrale au niveau des dernières vertèbres dorsales et des premières lombaires, l'urine est plus ou moins abondante , suivant la nature des aliments , suivant la température , les qualités humides ou sèches de l'atmosphère , etc. Nous avons encore traité de tous les objets qui modifient cette sécrétion , dont la destination est d'entraîner au dehors le superflu des liquides, et d'éliminer les molécules trop animalisées ou inassimilables. Bornons-nous à dire ici que l'excrétion des urines doit avoir lieu chaque fois que le besoin la sollicite ; que la contrainte que certaines convenances imposent à cet égard amène la paralysie de la vessie, ou son inflammation accompagnée de plusieurs accidents assez graves pour causer la mort.

5° Sécrétion du sperme. — Elle est préparée par les testicules : nous avons étudié ailleurs les modificateurs qui agissent sur ces organes ( voyez Instinct de Propagation, p. 86 ).

6° Sécrétion du lait. — Elle est opérée par les glandes mammaires; l'étude de cette fonction, dont le produit est destiné à la nourriture du nouveau-né , suivra celle de l'accouchement , qui va maintenant nous occuper.

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