DISTRIBUTION UES LOCAUX HT DÉPENDANCES
Maisons à étages élevés sans habitat ion dans les caves — — avec habitation dans les caves
Maisons au ras du sol avec caves non habitées
avec caves habitées
sans caves
Choléra.
Typhus
Dans la même ville, J. Kôiosi constate que rlinbilalion îles caves abrège de deux à trois ans l'existence. Toutefois, ce mode de logement lui a paru amoindrir l’intensité de trois maladies infectieuses, la scarlatine , la diplithérie et le croup; tandis qu’il semble augmenter la fréquence de la coqueluche et favoriser la propagation de la rougeole.
Le séjour des caves était naguère encore très en vogue à Lille et, aujourd’hui même, les classes les plus aisées ne se défont pas sans peine de l'habitude héréditaire ; on séjourne volontiers dans des sous-sols d’aspect flatteur, de construction perfectionnée et récente, qui ne sont qu’à moitié des caves, mais des caves en réalité. Avec d’autres conditions agissant dans le même sens, celte regrettable pratique semble bien avoir multiplié, dans le Nord, la scrofule, la tuberculose, le rachitisme, et n'a certainement pas élevé l'ensemble de la population au point de vue de l’esthétique non plus que sous le rapport de la vigueur et de la résistance vitale.
Les sous-sols ne sont pas notablement meilleurs que les caves, à titre d’habitation permanente. Une loi anglaise, Act for promoling lhe public heallh, de 1848, exigeait que les caves ou sous-sols habités eussent au moins 2œ,44 de hauteur entre le plancher el le plafond ; que celui-ci atteignît au moins à 1 mètre au-dessus du niveau de la surface de la chaussée; qu’une tranchée de lm,50 de profondeur et de 0m,80 de largeur, descendant plus bas que le sol de la cave, séparât toule la maison du terrain environnant. C’était un fâcheux compromis; la Société des hygiénistes allemands, réunis à Munich en 1875, répudia absolument les caves et sous-sols à litre de demeure permanente ; elle n’eut qu’un lort, à notre avis, ce fut de les tolérer pour le séjour intermittent, en qualité de cuisines ou d'ateliers, sous réserve toutefois de sages et nombreuses dispositions d’aération et d’assécbemenl, que nous reproduirons plus loin.
Il importe, à ce propos, de remarquer que les caves et sous-sols ne se vendent pas spontanément, quand l’air extérieur est plus chaud que le leur. Ainsi, en été, leur atmosphère plus lourde reste stagnante, à la faveur de sa fraîcheur, qui n’est plus dès lors qu’un attrait dangereux.
Nous avons indiqué plus haut (page 516J une façon de se passer de cave. D’ordinaire, dans ce cas, on élève le rez-de-chaussée de 50 à 60 centimètres au-dessus du sol, et 1 on en assure 1 isolement par les couches imperméables, superposées à un remplissage de scories, de fragments de briques, ou toule autre substance non infectée et d’aération facile.
i£«-z- iic- chaussée. La valeur hygiénique du rez-de-chaussée se juge
d après ce qui est au-dessous et, dans les groupes d’habitations, par ce qui est au-dessus. Suffisamment élevé au-dessus du sol, avec une cave et un plalond conslruits suivant les règles, le rez-de-chaussée esl toujours très salubre s il n a pas d étages par-dessus (on lui supposant d’ailleurs le
S 38 mes ABRIS ET DU VÊTEMENT; ! | Hygiène
cubage cl l'aération convenables). Lorsque les étages interviennent, sans provoquer une condensation exagérée de population, ils né compromettent la salubrité du rez-de-chaussée qu’autanl que, d’un côté à l’autre d’une rue, les bâtisses élevées se font ombre réciproquement, en d’autres termes, quand la hauteur des maisons est hors de proportion avec la largeur de la rue, convenablement orientée. Ce qui, en effet, peut nuire aux locaux du rezhde-cbaussée, s’ils sont bons en eux-mômes, c’est que 1 arrivée jusqu’à eux de la lumière solaire et des courants aériens soit interceptée par une circonstance dépendant de leur situation par rapport aux étages.
Étages. — Qu’une famille, môme nombreuse, fût-elle un régiment, dispose, dans une bâtisse unique, du rez-de-chauSsée pour les installations culinaires et dé propreté, pour la salle à manger, pour le local où s’accomplissent les œuvres professionnelles, et celui où l’on satisfait aux relations extérieures banales; d’un premier étage, pour la demeure de jour, le cabinet de travail, le salon de réception des personnes que l’on veuL honorer, d’un deuxième étage pour le dortoir, commun ou fragmenté; il est évident que le tout sera parfaitement sain en soi, pourvu que les dimensions et les jours convenables aient ôté assurés à chacun des locaux. Il est rare, en pareil cas, que l’on ait besoin d’un troisième étage, sauf pour les chambres modestes des domestiques, lesquelles n’en sont pas plus mauvaises, puisque tout le monde est du large.
Malheureusement, celte distribution excellente et presque idéale d’une maison est le privilège du très petit nombre dans les grandes villes. D’ordinaire, chaque étage contient toute une famille, quelquefois deux ou plus, qui ont tous leurs locaux sur le même plan, se gênant l’un l’autre. Les étages représentent des habitations complètes, des maisons superposées. La situation devient inquiétante, et tout d’abord il est clair que celte superposition ne saurait se répéter beaucoup, sans devenir un véritable encombrement. Il y a une limite à imposer à la multiplication des étages, en vue de la salubrité de toute la maison et sans parler de ce fait que les familles les moins aisées, sacrifiées à l’ordinaire, sont celles à qui échoit fatalement l’étage supérieur, avec la fatigue et la gêne qu’emportent les relations au dehors, les montées et les descentes qu’exigent les plus simples besoins d’approvisionnements.
Les règlements municipaux, dans les grandes villes (Voy. Hygiène urbaine), subordonnent la hauteur des maisons à la largeur de la rue; en général, la première ne doit pas dépasser la seconde. Mais celte règle permet, malheureusement, de regagner par la superposition des étages l’encombrement que la largeur de certaines rues, des boulevards par exemple, semblait devoir éviter. On l’a seulement dans le sens vertical au lieu de le laisser horizontal. Les hygiénistes allemands demandent que Ion ne dépasse pas cinq étages, y compris le rez-de-chaussée, l’entresol et les mansardes. C’est déjà beaucoup, même pour des demeures privées.
>Nous serions disposé à repousser absolument toute habitation permanente dans les combles , comme nous l’avons fait du séjour même intermittent dans. les sous-sols. Ce n’est pas l’aération qui nous inquiète le plus, en
générale.] DISTRIBUTION DES LOCAUX ET DÉPENDANCES.
ceci, au moins immédiatement, mais la calorification, étant admis préalablement que la hauteur absolue de logements pareils n’est pas assez considérable pour infliger un véritable surcroît de travail aux habitants, dans l’acte de la monlée et celui de la descente. Los logements dans les combles sont liés froids en hiver, très chauds en été (surtout avec les toits métalliques) ; c’est un péril absolu. De plus, par contre-coup, le froid de 1 hiver oblige les pauvres gens (à qui ces combles sont naturellement réservés) à se surchauffer avec leurs appareils primitifs et dangereux, à s’aérer d autant moins, de môme que l’excessif échaufi'emenl de 1 atmosphère intérieure pendant l’été les porte à ouvrir leur logement à tous les courants d'air et à s’exposer aux refroidissements nocturnes.
Les habitants des combles sont des malheureux, parmi lesquels la mort fauche naturellement avec plus de sévérité qu’ailleurs. Cependant, à considérer les chiffres empruntés à Schwabe (page 536), il semble bien que les conditions mêmes de leur demeure aggravent notablement la situation. Virchow soupçonnait que le simple fait de gravir quatre ou cinq étages d’escalier devait directement et mécaniquement compromettre l'issue de la grossesse chez les femmes de celte classe, qui représente précisément le prolétariat. Sommerbrodt a tenté de trouver l’expression numérique de cette influence en recherchant les rapports, à Berlin, de la multiplication des maisons à quatre étages avec la mortalité. Les chiffres prouvent que celle-ci croîl comme celle-là. En 1822, il y avait, à Berlin, .1,5 morts-nés p. KlOO hab. ; en 1870, 1 ,8; en 1873, 1 ,7 p. 1,000 et 4,8 p. 100 de toutes les naissances (en 1822, 4,4 p. 100). Ces résultats ne sont pas, à la vérité, suffisamment démonstratifs, attendu que par l’augmentation numérique des habitants la misère générale augmente aussi.
Par ailleurs, les combles et les greniers sont fort utiles à la maison quand ils ne servent qu’à remiser des denrées ou des effets; ils l’assèchent et l’aèrent par en haut, comme la cave par en bas; ils enferment ou laissent passer au-dessus des pièces habitées une épaisse couche d’air, éminemment apte à réaliser l’indifférence de l’atmosphère du dedans vis-à-vis des alternatives de la température ambiante.
La véritable raison de l’insalubrité de la superposition des étages réside en ceci: qu’elle est un mode de l’encombrement. Si l’individu vicie incessamment, par tous ses actes vitaux, l’air et le sol, il est clair que le groupe familial les compromet davantage et que la superposition en hauteur de semblables groupes augmente les souillures jusqu’à un point intolérable, surtout si, comme dans les grandes villes, le même fait se répète dans le sens latéral, par la juxtaposition de nombreuses habitations à étages multiples. Chaque individu d’un groupe doit disposer d’une surface de quelque étendue; il est dilûcile d’en calculer et d’en fixer le minimum, mais on peut dire qu’en général la santé des agglomérations humaines croît comme les dimensions de celte surface. On compte, par maison, 8 habitants à Londres, 32 à Berlin, 35 à Paris, 52 à Pélersbourg, 55 à Vienne. La capitale anglaise n’a guère qu’une mortalité de 22 p. f ,000, moins. élevée que la moyenne de toute la France.
340 »KS ABItlS ET UU VÊTEMENT. |Hygiône
iivHti na< ion «le» i»ièt*e». — Dans 1 g s conditions moyennes, le logement privé comporte une cuisine, une pièce où l’on mange (salle à manger), une pièce où l'on travaille, une pièce où l'on reçoit (salon, quelquefois confondu avec un local d’une autre destination), une ou plusieurs pièces dans lesquelles on dort ( chambres à coucher, avec ou sans cabinet de toilette). Il faut y ajouter le local, non moins indispensable que le reste et qui a des rapports si étroits avec la salubrité de l'habitation, dans lequel on satisfait aux besoins naturels ( cabinet d aisances).
Celles de ces pièces dans lesquelles on ne fait que passer, comme la salle à manger et !e salon de réception, préoccupent peu l'hygiène. D’ailleurs, les habitants sont portés à soigner d’une façon particulière ces locaux, que l’on montre au public, et, d'habitude, le confortable y est d’autant plus complet qu’il y est moins réellement utile. Il n’en est pas de même des autres.
Sous le rapport de la situation respective de ces locaux de destination spéciale, les maisons à un ou deux étages, occupées par une seule famille, se prêtent admirablement à la distinction entre les pièces affectées aux relations extérieures elle véritable logement de la famille, telle qu’on la retrouve dans les maisons de Pompéi, dans les maisons mauresques d’Algérie, et telle que les Américains modernes la recherchent. Les II aliens du temps de Vilruve, qui, à vrai dire, vivaient plus au dehors que chez eux, ne mettaient pas leurs fenêtres sur la rue, mais sur des cours intérieures; la première de ces cours était celle des affaires, des visites, des occupations journalières ; la seconde, nettement séparée de la précédente, donnait accès aux pièces réservées à la famille. Les maisons mauresques d'Alger, de Conslanline, ont aussi cette double cour et les fenêtres en dedans, touL au moins un étage inférieur où se font les affaires, et un supérieur, auquel donne accès une galerie en saillie où se tiennent les femmes et les enfants, et que l'homme regagne à l'heure où il veul être chez lui et s’appartenir. Dans nos mœurs, il n’y a plus ni gynécées ni harems, et c’est apparemment un progrès; mais, tout en ouvrant les fenêtres de la maison sur la rue, c'est une pratique louable d’affecter, comme les Américains, le rez-de-chaussée aux relations extérieures et le premier étage au réel chez soi. A Lille et dans d’autres villes du Nord, cet agréable et salutaire usage de la maison à un ou deux étages pour une seule famille persiste et même s’étend, à la faveur des constructions nouvelles que comporte l'agrandissement de la ville : salle à manger, salon et cabinet d’affaires, cuisines quelquefois, sont au rez-dechaussée; la vie de famille se passe au premier et au second élages. Sous le rapport de la salubrité des habitations, la classe moyenne, et à plus forte raison les classes riches, seraient dans des conditions très favorables si, comme il a été dit, beaucoup ne cédaient encore au besoin de faire dans le sous-sol la salle à manger des jours ordinaires, et à celui de fragmenter, par des cloisons intempestives, en cabinets de toilette, en alcôves, des pièces qui eussent fait une bonne chambre à coucher, en leur laissant toute leur tenue.
Cuisine. — On admet trop aisément que la cuisine soit installée au soussol, une véritable habitation de cave, sous prétexte que les hôtes de la maison ne doivent pas être gênés par ce qui se passe dans la cuisine, ni inversement. Le séjour du sous-sol étant positivement mauvais, il semble d’un bel égoïsme que les maîtres l'infligent à une ou plusieurs personnes
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chargées justement de préparer les éléments de la fonclion primordiale, l’alimenlalion. Notez que la cuisine en action est un art à quelques points de vue insalubre, puisqu’il use du charbon et produit des détritus organiques et des eaux impures. Que l’on commence au moins parlai offrir une atmosphère primitivement irréprochable.
Donc, les cuisines au rez-de-chaussée, qu’il est d’ailleurs facile d’écarter un peu et d’isoler de la salle à manger et du salon, doivent être seules approuvées absolument.
Wiel et Gnehm demandent, avec raison, que la cuisine soit spacieuse, liante de pl afond, bien ventilée et tout particulièrement bien éclairée. Ces exigences légitimes ne trouvent pas aisément leur satisfaction dans les souterrains. Je préfère de beaucoup la pratique de quelques «cotiages» anglais, qui placent la cuisine sous le toit. Toutefois, celte disposition n’est compatible qu’avec la mai-on à peu d’étages, à cause de la nécessité de ménager, à côté de la cuisine, un local pour le dépôt de combustible et de ne pas en éloigner sensiblement l’endroit où sont, conservés au frais la viande, les légumes, les boissons. Dans les grandes bâtisses, divisées en appartements que le propriétaire loue à autant de familles, chaque logement a sa cuisine particulière qu’on place le plus possible du côté du nord-ouest et sur la façade postérieure.
La cuisine étant exposée à la fumée et aux gaz de la combustion du bois ou du charbon, elle doit avoir au moins une fenêtre s’ouvrant à l’air libre et divisée en deux compartiments, dont le supérieur à châssis mobile, pour pouvoir rester presque habituellement ouvert, plus ou moins. Le foyer sera particulièrement soigné, quel que soit l’appareil en usage, et un tirage énergique et sûr y sera adapté. Les fourneaux à enveloppe de briques sont préférables aux appareils de fonte, parce qu’ils échauffent moins l’atmosphère.
Le sol de la cuisine se prête à êlre dallé, carrelé ou en ciment, pour de fréquents lavages; les parois latérales, pour la même raison, devront être revêtues, jusqu’à une certaine hauteur, de briques vernissées ou de carreaux de faïence. Si ces parois ne sont pas peintes à l’huile et susceptibles de lavages, il faudra les blanchir à la chaux au moins une fois par an. La cuisine doit posséder un robinet d’eau situé au-dessus de l’évier, et un tuyau de conduite des eaux ménagères s’abouchant par un siphon avec l’égout. Toutes facilités seront données pour le collcctionnement provisoire des délrilus et pour leur enlèvement, et une surveillance assidue s’exercera sur ce local et sur ces manipulations qui fournissent si aisément l’occasion et la malièro de fermentations putrides, dangereuses pour le cuisinier d’abord, pour loule la maison ensuite (Voy. plus loin : Les foi/ers de souillures dan< la maison).
Il y a quelquefois, au voisinage immédiat de la cuisine, une buanderie. En raison de l'humidité, des vapeurs, des odeurs, de la chaleur, que dégagent les appareils à lessiver quand ils fonctionnent, celle annexe n’est inoffensive qu aillant que la cuisine et la buanderie sont à la fois en plein air, un peu reculées des pièces d’habitation, énergiquement ventilées.
1ÎES A.UH1S ET DU VÊTEMENT. ' ' [llygiènft
Cabinet de travail. — Celte pièce doit avoir de 3m,50 à 4 mètres de hauteur et être assez longue pour cpie l'homme qui l'habile puisse de temps à aulre quitter son bureau cl son fauteuil de cuir et luire un peu de mouvement en arpentant l’espace. L exposition à l est est celle que Riant regarde comme la meilleure. La ventilation en sera assurée par un mé< a nisme automatique ; celui que Riant conseille nous paraît tout à fait illusoire (corniche métallique creuse, divisée en deux canaux superposés et percés de trous, l’un pour introduire l’air pur, l’autre pour donner issue à l’air vicié) ; l’on ne saurait trop recommander la large ouverture des fenêtres, le matin, avant l’arrivée de l’homme de cabinet, et dans la journée, chaque fois qu’il s’éloigne pour prendre ses repas ou pour tout autre motif. C’est le moyen unique d’oxyder les précipitations organiques diverses qui emplissent d’ordinaire ces sortes de pièces d’odeur de crasse, de bouquins et de tabac. On y joindra l’abstention de meubles inutiles, surtout de ceux qui sont faits d’étoffes villeuses et absorbantes, réservoirs de poussières et de méphitisme. La manie du bibelnt devrait s’arrêter au seuil de cet endroit et les œuvres d’art elles-mêmes n’y pénétrer qu’avec discrétion.
Chambres à coucher et cabinets de toilette. — On tolère, à Paris, 2m,7 et même 2m,6 dans les entresols et à l’étage supérieur; en fait, ce n’est pas trop exiger que de réclamer un minimum de 3m,o0. D’ailleurs, dépasser 4m,50 est un luxe inutile et même gênant; s’il y a lieu de chauffer la pièce, la hauteur exagérée entraîne une dépense de combustible en pure perte. Bien qu elle ne soit occupée que la nuit, la chambre à coucher ne doit pas moins pouvoir être visitée, pendant une partie du jour, par la lumière du soleil. Pour l’aération, il n’est pas utile d’avoir aulre chose que les fenêtres et la cheminée, quand il ne s’agit de l’asile que d’une personne ou de deux; mais il faut à la plus petite chambre à coucher au moins une fenêtre s’ouvrant à l’air libre, de plus d’un mèLre de largè, et le plus possible ayant la hauteur même de la pièce; si la chambre est spacieuse, on lui donnera une fenêtre pour chaque 2 mètres, au plus, de façade. Ne pas oublier que les meubles diminuent l’espace primitif, et, à titre de surfaces « ou matériaux infeclables », supprimer rigoureusement tout ce qui multiplie, sans profil, les angles, les plis, les saillies propres à recevoir et à garder les poussières, cloisons superflues, alcôves, rideaux de lit, boiseries de revêtement avec des moulures, des encadrures. Wiel et Gnehrri sont antipathiques aux armoires ou placards, pratiqués dans le mur et servant principalement de gardes-robes; ces armoires, recevant les vêtements qui ont clé portés s’imprègnent d’odeurs, d’émanations, sont envahies par les parasites, et n’en restent pas moins très difficiles à ventiler et à nettoyer. Les armoires mobiles sont pré, érables, pourvu que, dans les dimensions de la pièce on ait tenu compte de la place qu’elles occuperont. Un vestiaire dislnct est mieux encore.
Des hygiénistes conseillent d’avoir soin que le lit soit situé de lel'e sorte que la lumière de la lune n’arrive pas à la tête du dormeur. Le conseil est bon: même sans être « lunatiques », beaucoup de personnes ont le cauchemar pour avoir avoir négligé cette précaution (Wiel et Gnclnn).
générais.]