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IV. L’habitation, milieu respiratoire

L homme et les animaux, à l’air libre, vivent de cet air et lui rendent des matériaux de déchet) mais celte consommation et ces impuretés disparaissent immédiatement dans la masse atmosphérique, grâce â son énormité et à ses mouvements incessants. Lorsqu’au contraire nous séjournons sous des abris à parois compactes ou perméables, leur atmosphère limitée cesse plus ou moins complètement d’ôtre en communication avec 1 océan aérien extérieur et subit, sous son cube restreint, toutes les conséquences des actions vitales auxquelles l’air doit participer. Cette atmosphère perd progressivement ses qualités positives et en acquiert

DES AltRIS ET DU VÊTEMENT.

[Hygiène

d’autres de plus en plus suspectes ou offensives. Pour bien dire, c’est un milieu usé, par conséquent insuffisant et qui ne tardera pas à être nuisible.

Il s’agit donc d’abord et tout au moins de retarder l’altération de l’air et d’on atténuer le degré, puis de remettre le plus tôt et le plus largement possible l’air intérieur en communication avec l’atmosphère libre, de remplacer môme l’air qui a servi par de l’air normal. Tel est le but de la ventilation , avec des caractères dont le sens est toujours le même au fond, mais qui, comme on le voit, peuvent varier selon qu’on la veut plus ou moins parfaite. Beaucoup d’hygiénistes se contentent d’une simple dilution , à un degré déterminé et assez haut, des impuretés atmosphériques; et il faut reconnaître qu'il est difficile d’obtenir davantage dans certaines habitations. Nous croyons cependant qu’il faut toujours chercher à se rapprocher de l’idéal, c’est-à-dire à substituer de l’air pur à celui qui s’est imprégné des déchets de la vie.

Sources et nature des altérations de l’air. — Les principales sources de l'altération de l’air des lieux habités sont :

1° La respiration. — Un adulte consomme en 24 heures 746 grammes (520 litres) d’oxygène et produit 847 grammes (443 litres) d’acide carbonique (Vierordt), c’est-à-dire de quoi porter à 8 ou 10 p. 1000 de CO2, en vingt-quatre heures, l’air de toute une pièce de 45 mètres cubes, s’il n’était pas renouvelé.

A 16 respirations par minute, d’un volume de 400 à 500 centimètres cubes chacune, l’air normal étant supposé à 4 p. 10,000 de CO'2 et l’air expiré à 4 p. 100, l’homme excrète par jour, en moyenne : 450X0,04 X 16X60X24 = 414,720 centimètres cubes d’acide carbonique.

L’àge, le sexe, l’activité ou le repos, la santé ou la maladie modifient naturellement cette moyenne. D’après Andral et Gavarrel, l’expiration de CO2 par heure est : à 8 ans, de 18sr,3; à 15 ans, de 3isr,9; à 16 ans, 39er,5; 18 à 20 ans, 4tsr,7 ; de 29 à 40 ans, 44^,7; de 40 à 60 ans, 37 grammes; de 60 à 80, 33sr,7.

Le tableau ci-dessous est emprunté à Wiel et Gnehm :

Production de CO2 par heure, selon Pettenkofer et Voit :

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