OUI
— petit brûleur plat
Huile soîaire, lampe Schuster et llaer...
Huile de colza, lampe Carcel
lampe d’étude
Paraffine
Spermaceti
Cire
Stéarine
Suif
On ne se préoccupe pas assez de la vapeur d’eau qui contribue, avec la chaleur produite par l’éclairage, à rendre l’air étouffant.
Il est évident que la ventilation, même quand elle est à peu près abandonnée au hasard, diminue énormément la proportion d’acide carbonique que l’éclairage met dans l’air des locaux habités.
La construction des appareils influence surtout la production des éléments de combustion incomplète. Un bon tirage est, en général, favorable à la combustion intégrale; cependant, si l’afflux d’air est excessil et que cet air soit froid, l’effet contraire est atteint; la combustion se ralentit et il s’échappe des corps incomplètement brûlés. Les oscillations delà flamme sous l’influence des courants d’air, les flammes trop longues (lampes qui lîlent, huile, pétrole), assurent le même résultat et mettent de l’oxyde de carbone dans l’air. Pour cette raison, il ne faudrait jamais avoir un bec de gaz nu (bec papillon, en ailes de chauve-souris) dans l’intérieur des locaux.
générale.] ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS. 087
En tenant compte des fuites que les appareils mal faits laissent s accomplir dans l’habitation môme, on comprend que l’éclairage au gaz, un peu largement établi, influence fâcheusement la santé des personnes qui ont cet éclairage partout, dans leur salle à manger, leur cabinet de travail et même leur chambre il coucher.
La réelle prophylaxie consiste à avoir des appareils scrupuleusement construits et installés. On y arrive vulgairement, à notre époque, sans parler des systèmes (Siemens) qui évacuent du même coup les produits de la combustion. Aussi ne parlons-nous que pour mémoire du dispositif assez compliqué de Faraday, perfectionné par Rutter, qui enveloppe la flamme d’un globe de verre portantii sa partie supérieure une ouverture par laquelle les produits de combustion s’échappent dans un tube de métal qui les conduit à l’extérieur; et de cet autre, plus simple, en usage dans les casernes et les hôpitaux anglais, adopté depuis dans les hôpitaux de l’Allemagne du Nord, et qui consiste en un entonnoir renversé, de 25 centimètres de diamètre, suspendu à 1 mètre au-dessus de la flamme, duquel part un tube qui se termine au dehors ou aboutit à une cheminée d’appel. La grande quantité d’eau qui se condense le long des tubes d’évacuation gène parfois ce fonctionnement.
Les fuites de gaz. — De tous les accidents qui peuvent être dus à l’éclairage, sans parler encore de la lumière électrique, les empoisonnements et les explosions causés par les fuites de gaz sont les plus redoutables.
Il y a deux sortes de fuites de gaz. Les unes se passent dans la maison, soit à la faveur des mauvais appareils, soit par rupture ou fissure d’un tuyau de distribution, soit simplement parce qu’on a oublié de tourner un robinet. Ce sont les moins dangereuses; l’odeur du gaz donne l’éveil, on cherche rapidement d’où vient la fuite et l'on s’empresse de l’oblitérer. Pourtant, elles sont volontiers la cause des explosions, parce que i’on pénètre, sans savoir, avec une lampe allumée, dans la pièce où le gaz s’est mélangé à l’air. Il arrive même qu’un domestique, remarquant l’odeur de gaz, allume une lampe tout exprès pour chercher la fuite et devient, naturellement, la première victime de son imprudence. Ces accidents seraienl encore plus communs, si le gaz d'éclairage, plus léger que l’air, ne commençait par gagner le plafond. Dans tous les cas, il est bien clair qu’en semblable occurrence il faut ouvrir largement toutes les issues et, s’il se peut, établir un courant d’air dans la pièce avant d’y entrer, et surtout avant d’y introduire une flamme quelconque.
D’autres fuites proviennent de maljoints, d’érosions, de ruptures dans les conduites de distribution hors de la maison, ou encore de l’état de vacuité des siphons destinés a absorber l’eau que le gaz entraîne avec lui dans les tuyaux de conduite (Layet). Le gaz qui s’échappe ainsi se diffuse naturellement dans le sol, où les conduites sont plongées à 1 mètre de profondeur en moyenne. On a calculé que la proportion qui est perdue par ce mécanisme représentes p. 100 de tout le gaz produit, à Berlin (Roth eL Lex), 10 p. 100 a Paris (Sainte-Claire-Deville), et davantage Londres. Toutefois, Coglievina fait observer que, s’il est vrai que les compagnies de
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gaz ne sont payées que des neuf dixièmes du gaz qu’elles fabriquent, il y a une part de l’autre dixième qu’elles consomment elles-mêmes et une part qu’elles fournissent pour rien, sans le vouloir, à l’éclairage municipal; en effet, elles sont payées pour fournir du gaz de telle heure à telle heure, c’est-à-dire qu’elles allument beaucoup de becs avant l’heure fixée et que d’autres de ces becs ne sont éteints qu’après.
Le gaz émané dans le sol s’y diffuse au-dessus et au-dessous de la conduite, mais en obéissant essentiellement à deux forces (Sudakoff) : la tendance à s’élever verticalement, qu’il doit à sa faible densité; l’aspiration qui peut s’exercer à distance, en un point où l’atmosphère du sol subit une dépression.
Par son ascension verticale, le gaz s’échappe dans l’air des rues, par tous les points où un revêtement imperméable du sol (asphalte, fondation du pavage en bois) ne lui fait pas obstacle. Il reste inaperçu des humains, ce qui est beaucoup; mais il est meurtrier aux arbres des boulevards, des squares et des jardins publics (Eulenberg, Layet), à moins que l'on ne prenne des précautions spéciales pour l’en détourner. Il paraît qu’en hiver les racines des arbres exercent une aspiration horizontale sur le gaz répandu dans le sol.
Le sol lui-même n’est pas compromis par la présence du gaz d’éclairage; selon Sainte-Claire-Deville, ce serait plutôt le contraire, puisque le gaz jouit de propriétés antiseptiques par le goudron de houille, l’acide phénique et d’autres corps qu’il renferme. Toutefois, il ne paraît pas que le sol des villes soit sensiblement stérilisé de ce fait. En revanche, il exerce sur le gaz une action très importante, qu’ont signalée Biefel et Poleck : il le dépouille des hydrocarbures lourds et des matières odorantes, dans les proportions ci-dessous :
Composition du gaz d’éclairage (en volumes).