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Dassin de chasse automatique (système Field -Waring

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hauteur, est recouvert d’une cloche dont la base ne s’applique qu’incomplètement sur la paroi du fond. Un tuyau d’eau de la distribution municipale (à droite de la figure) alimente incessamment le bassin. Lorsque l’eau s’est élevée jusqu’à l’orifice supérieur du tube central, celui-ci devient par rapport à la cloche la longue branche d’un siphon ; il s’amorce tout seul et le bassin se vide d’un seul coup dans le canal qui passe audessous de lui. Ce mécanisme a été le point de départ de tous les appareils de chasse, automatique ou à tirage, qui se construisent aujourd’hui. En réglant convenablement l’écoulement de l’eau parle tuyau afférent, on a une chasse deux fois, quatre fois, etc., en 24 heures, produite avec de l’eau pure ou tout au moins propre.

En dehors des lavages ( by (lushing), il est nécessaire que le curage des égouts avec le rabot, la brosse, le râteau de fer ( by scrubbing ) intervienne de temps à autre. A Paris, les siphons sous le pont de l’Alma se curent automatiquement avec une sphère-vanne qui, roulant contre la génératrice supérieure des tubes, oblige l’eau à passer sous elle avec violence et à chasser les dépôts en avant.

Déversoirs de trop-plein. — On ne fait plus, aujourd’hui, les égouts assez grands pour recevoir d’un seul coup toute l’eau des averses les plus abondantes. On préfère leur donner des dimensions limitées et pratiquer des canaux de dérivation, « déversoirs de nécessité » ( Nolhauslassen ), qui rejettent aux rivières le produit des crues énormes et subites des eaux vannes. Cela n’a pas grand inconvénient pour la rivière, puisqu’elle est déjà trouble par le fait de l’averse et que l’eau d’égout, par la même raison, se trouve diluée à un degré extrême; Bruxelles, Berlin, Hambourg, Francfort, Londres, ont adopté largement cette pratique.

L’eau des pluies ne fournissant qu’un lavage intermittent, il est clair que l’u tilisation des égouts pour l’éloignement des immondices emporte un approvisionnement d’eau généreux. C’est ainsi que Ward, Edwin Chadwick, ont compris la « circulation continue » et que les hygiénistes modernes la poursuivent. S’il y a stagnation des matières excrémenlitielles dans l’égout, ce n’est plus qu’une fosse fixe très allongée.

Ventilation des égouts. — Les succès médiocres des systèmes pneumatiques et les explications que nous en avons, données nous empêchent de croire que l’on puisse jamais appliquer à une grande ville la « vidange par canalisation étanche, qui aurait pour effet de supprimer toute communication entre les matières excrémentilielles, d’une part, et l’air et les terrains environnants d’autre part. » Ce rêve de la Commission d' assainissement de Paris de 4880, entraînerait môme de sérieux dangers, s’il se réalisait jamais. Dans ces condilions, nous pensons que ce qu’il y a de mieux, c’est de faire tourner à la ventilation des égouts les communications qu’ils ont fatalement avec l’air extérieur.

Le plus communément, les égouts se ventilent par les bouches et par les regards, à la condition que le tampon de ces derniers soit grillé ou entouré d une grille. G est ce qui existe à Berlin, où les égouts ne peuvent • se ventiler par les tuyaux de chute des water-closets ni par les tuyaux d’eau

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pluviale, parce que les uns et les autres sont siphonnés au pied, de même d’ailleurs que les branchements particuliers. Rawlinson avait conseillé une grille à charbon à l’orifice du regard d’égout, pour filtrer l’air. Ce dispositif a surtout pour effet d’empêcher le passage de l’air; on en a posé à Danzig et à Francfort, mais l’on a soin de ne pas s’en servir, non pins que l’on ne se sert ailleurs de la cuvette à bascule Millerat, qui obture les bouches d’égout, quand elle fonctionne. Dans ces deux dernières villes, ainsi qu’à Londres, on a élevé, au point culminant du réseau, des tours de. ventilation , ou hautes cheminées d’appel dans lesquelles on entretient un feu de charbon. L’ingénieur Lindley (Francfort) leur attribue une efficacité qui a été contestée, les gaz d’égout descendant souvent plutôt qu’ils ne montent.

En 1854, il avait été prescrit, à Paris, -de ménager des cheminées d’aération des égouts dans les murs de séparation des habitations. Ces cheminées, raccordées au branchement particulier, montaient jusqu’au toit. Or, elles ne ventilent pas, si l’on n’y maintient un bec de gaz allumé (Belgrand, Wazon). En Angleterre, on sépare absolument l’égout de tous les tuyaux et conduites venant de la maison, par les obturateurs hydrauliques ( disconnecting traps). Mais alors, on installe tout exprès (Rawlinson, Philbrick) des tuyaux d’extraction ou des colonnes ventilatrices chauffées au gaz, qui montent le long de la façade des maisons ou servent d’ornemention aux places publiques. Le tuyau de chute des eaux de pluie peut encore servir à la ventilation des égouts, en le prolongeant suffisamment en haut pour que son orifice supérieur ne s’ouvre pas au bord de la fenêtre d’une mansarde, comme L. Le Fort l’a reproché à quelques-unes de ces conduites.

Le système américain (Bayles, J. Adams), appliqué à Brooklyn, consiste à faire respirer l'égout à travers le principal tuyau de chute de la maison ; pour le réaliser, on se borne aux siphons sous la cuvette des water-closets et sous la bonde de l’évier, et l’on supprime la disconnection par le siphon de pied. Il est très rationnel, d’ailleurs, comme nous le verrons, d’établir un tuyau de chute unique, s’élevant du branchement particulier jusque par-dessus le toit, raccordé par de courts tuyaux latéraux aux cabinets de chaque étage et servant à la ventilation des siphons obturateurs de chaque cuvette. On aiderait (Wazon) avantageusement à la ventilation de l’égout en faisant passer l’air d’entrée par un tuyau parlant d’une fente pratiquée au bord supérieur du trottoir. A Bruxelles, on n’empêche pas la communication de l’air de l’égout avec celui de la rue. Les bouches d’égout, sauf 300 sur 4,100, sont munies de coupe-air ; mais les plaques de regard sont percées de trous. On ne se plaint pas de cette diffusion de l’air des égouts.

D'ailleurs, les tuyaux de chute des latrines ne sont prolongés en bas jusqu’à l’égout que dans les villes qui pratiquent le tout à l’égout. Il fut un temps où, à Lille, le Conseil de salubrité interdisait l’entrée des égouts aux eaux ménagères. Aujourd'hui, la conduite de ces eaux plonge dans le branchement sur l’égout, quand la rue en a un. Le tuyau de chute de l’eau pluviale est dans le même cas.

Branchement particulier. — A Paris, c’est un égout en pente assez raide, •

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mais en maçonnerie, comme les autres. A Berlin, Francfort, etc., c’est la continuation, de la maison à l’égout de rue, du drain principal de la maison, lequel est en poterie ou en fonte, vernissé intérieurement. Wazon conseille de même, pour Paris, de prolonger le drain de maison, en poterie vernissée, dans le trop large branchement actuel, jusqu’à l’égout public, et c’est ce qu’a adopté le préfet de la Seine (10 novembre 1886), après avis conforme de la Commission d’assainissement.

Conduites de maison. — Elles font suite aux tuyaux de chute, suivant divers principes. Tantôt, comme Wiebe l’a réalisé à Kœnigsberg, les conduites spéciales se rendent toutes, du pied des tuyaux de chute, dans un

Fig. 184. — Jonctions doubles en Fig. 185. — - Siphon de cour, avec grille mobile et panier grès (de Jeanménil et Ramber- ramasse-boue (Geneste et Herscher).

villers).

puisard de cour ( Hofgully ), d’où part le drain principal. Tantôt, ces conduites se réunissent directement au drain de maison, par des jonctions simples on doubles (fig. 184), de façon à rencontrer le premier sous des angles très aigus. Les joints doivent, naturellement, être étanches.

La figure 185 représente un véritable puisard de cour, qu’il convient d’installer, lors même que le tuyau de cour n’est que tributaire du drain principal.

Il est inutile de multiplier, dans ces conduites, les siphons obturateurs flousedraintraps), qui se remplissent de graisse, de cheveux, et sont une cause d’obstructions. On place seulement un siphon un peu au-dessus de l’arrivée de la conduite principale dans le branchement ou dans l’égout de rue. Mais il est essentiel de ménager, de distance en distance, des re-

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gards de visite , en amont cl g 1 inflexion siphoïde et obturés pur des tampons hermétiques (fig. 18(5).

Tous ces tuyaux et siphons en grès vernissé à 1 intérieur, que la maison anglaise Doulton a eu le mérite d’introduire en France, sont aujourd’hui fabriqués couramment par nos compatriotes (usines de Jeanménil et Rambervillers, de Pouillysur-Saône) et remplissent les conditions d’étanchéité et de glissement à un point qui ne laisse rien à désirer.

On s’est longtemps servi, à Paris, à titre d’obturateur, d’une cuvette hydraulique, dite gueule-de- cochon, de même qu’à Bruxelles les conduites de maison se déversaient dans un chaudron incliné ou dans une pierre de

taille cubique creusée en forme de cuvette et munie, sur une de ses parois latérales, d’une ouverture oblique dont l’arête supérieure forme diaphragme

Fig. ISO. — Tampon avec étrier (Geneste-Herscher).

Fig. 187. — Sterfput de Bruxelles avec immersion de 0m,01.

plongeant ou coupe-air. Cet appareil primitif (fig. 187) se nomme sterfput (puits mort). Ces engins empêchent assez mal le reflux des gaz dans la maison, mais ils procurent sûrement la malpropreté et la fétidité de l'égout. On peut les améliorer. Mais, somme toute, on se déshabitue des disconnecteurs de pied et l’on a probablement raison.

Les tuyaux de chute des éviers, des baignoires, des cabinets de toilette doivent aussi être prolongés sur le toit, ou plutôt, un seul tuyau suffit sur lequel s’abouchent les courts tuyaux de décharge des eaux sales, disconneclés par un siphon qui se ventile sur le tuyau commun.

Les tuyaux de chute des pluies de la façade antérieure peuvent aller tout droit à l’égout ou au branchement particulier; ceux de la cour et de la façade postérieure se rendent dans le drain de maison. Tous doivent rencontrer le drain principal sous un angle aigu.

Nature des immondices qu’on peut admettre a l’égout. — Après les rudes épreuves auxquelles le choléra avait, à plusieurs reprises, soumis les grandes villes d’Angleterre, les hygiénistes du pays, avec la ténacité particulière à cette nation, dénoncèrent spécialement comme un terrain disposé à recevoir toutes les épidémies la souillure du sol et de l’air par les immondices et notamment l’infection fécale des habitations. De ce grand mouvement provoqué dans l’opinion publique l’ésulta l’adoption, par les autorités sanitaires ( general JJoard of health ; melropolitan Board of health; local govcrnment Board), de ce principe : « Les égouts doivent recevoir tout

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ce qui est susceptible d’ôtre entraîné par les eaux. » Les matières fécales étaient évidemment dans ce cas, étant établi qu’il serait fourni à chaque maison une abondante provision d’eau et que, désormais, l’eau allait devenir l’agent de la circulation continue entre le sol et le monde vivant. On n’admit pas de moyen terme et l’on fut logique jusqu’au bout; les matières fécales, liquides ou solides, ne doivent pas séjourner un seul instant dans la maison ; tous les cabinets d’aisances deviendront des waler-closets et un Ilot d’eau entraînera le produit de l’exonération intestinale et vésicale, aussitôt que ce produit aura quitté le corps des humains; on ne le tolérera môme pas, en tout ou en partie, à faible distance, et le courant secondaire qui l’aura enlevé de la maison le portera sans désemparer à un (leuve souterrain qui l’éloignera de la ville, comme le premier l’a éloigné de la maison.

Tel a été le principe que les Anglais, depuis 1850, se sont mis à appliquer avec une persévérance qui a entraîné les nations du continent. Quelques-unes font môme mieux que les Anglais, parce qu’elles profitent de l’expérience de leurs devanciers. En Allemagne, spécialement, on a poussé à un haut degré l’art de construire les égouts et la pratique de l’épuration agricole des eaux vannes. En France, les études ne datent pas d’hier; elles sont plus complètes, peut-être, qu’ailleurs, et les expériences instituées à Paris ont servi de guide aux étrangers. Malheureusement, des résistances plus ou moins conscientes ont retardé jusqu’à présenties réalisations décisives.

Pour reprendre les arguments qui plaident en faveur du tout à l’égout, nous devrions d’abord rappeler ce que nous avons dit de la haute malpropreté des fosses fixes et leur condamnation unanime, au moins en principe, par tous les hygiénistes; puis, l’impossibilité d’étendre à toute une grande ville la méthode des fosses mobiles. Nous retrouverons plus loin (destination finale des immondices), d’autres raisons d’abandonner ces procédés, dans l’embarras que cause le collectionnement secondaire de leurs produits. Pour le moment, il convient d’examiner directement l’intluence sanitaire des égouts : 1° au point de vue de leur contenu ; 2° au point de vue des faits observés.

4° Eaux et atmosphère des égouts. — Le contenu des égouts ne se ressemble pas, du système de petite canalisation à celui des égouts combinés, c’est-à-dire complets. C’est surtout de ces derniers qu’il sera question.

a .Eaux d'égout. — Elles diffèrent également d’une section à l’autre du réseau, selon les habitudes de la population, la présence ou l’absence et la nature des industries.

Ce qu’il y a de remarquable, c’est qu’elles ne soient pas, chimiquement, beaucoup plus sales dans les villes qui pratiquent le tout à l’égout que dans les villes à fosses Axes, ainsi que l’on peut en juger d’après la comparaison ci-dessous, laite par 1* ried. Sander, entre quinze villes anglaises à fosses fixes et 16 à water-closets; Paris, qui n admettait pas alors officiellement les solides dans les canaux ; Zurich, où 21,000 habitants avaient des tinettes filtiant à 1 égout et 29,000 ny déversant que les eaux ménagères; en/in Munich, où le Schwemmsystem est encore peu répandu :

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HtTIÈItES FIXES (DISSOCIES).

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