‹ Nouveaux éléments d'hygièneChapitre 132 sur 268 · C. Toile de chanvre pour doublure t i'2â · texte numérisé non relu

C. Toile de chanvre pour doublure t i'2â

D. Drap bleu foncé 14'45”

E. Drap garance 14*50’

I1’. Drap bleu-gris pour capote 15'6"

Le récipient, qui se refroidit moins vite, nu, que recouvert de n’importe

[Hygiène

DES ABRIS ET DU VÊTEMENT

quelle matière, rappelle 1 expérience de Melloni, mais ne prouve rien pour ce qui est de la peau humaine. 11 perd plus de chaleur par contact que par rayonnement; d’autre part, la surface de rayonnement est augmentée par la couvertuie d étoile. Ce qu il faut voir ici, c’est qu’un corps chaud se refroidit plus vite, d’un môme nombre de degrés, lorsqu’il est revêtu de toile que quand il est enveloppé de drap; qu’il se refroidit à peu près de la même façon sous la toile de coton et sous celle de chanvre; moins, mais d’une façon pareille, sous toutes les espèces de draps militaires, sauf un léger avantage en faveur du drap gris des capotes. Dans les expériences ultérieures (18G3) de W. Hammond, citées par Morache, et qui ont eu également en vue l'armée, l’avantage de la toile de coton a été plus formel ; peut-être en raison des villosités de cette sorte de toile, favorables au séjour de l’air dans les mailles du tissu, lorsque l’industrie ne fait pas tout son possible pour détruire les propriétés de la matière première.

Expérience de Hammond.

Récipient de cuivre non recouvert

A. Coton pour chemises

i „ „„„ i î B- Toile de chanvre pour chemises

< C. Flanelle blanche

ave 1 D. Drap bleu foncé

E. Drap bleu clair

Durée

du refroidissement de 150° Fahrenheit à 140° (650,5 C. à 60°,0).

Les expériences de Krieger (1869) ont eu pour but de faire ressortir la conductibilité des étoffes. On a successivement entouré de soie, de flanelle, de drap de laine, simples ou doubles, un cylindre de tôle rempli d’eau chaude. Le cylindre perdait 3 p. 100 moins d’unités de chaleur avec l’enveloppe de soie double qu’avec la soie simple; 14 p. 100 de moins avec la flanelle double qu’avec la flanelle simple ; 16 à 20 p. 100 de moins avec le drap double.

Schuster reproche aux expérimentateurs qui l’ont précédé, et à Krieger en particulier, d’avoir négligé, dans ces recherches, un certain nombre d’éléments qui ont compromis l’exactitude des résultats ; spécialement de ne pas s’ètre préoccupés de la nécessité de mélanger, pendant toute la durée de l’expérience, les couches de l’eau chaude du cylindre, plus chaudes en haut, plus froides en bas, eL de ne pas s’être isolés des influences thermiques du local dans lequel l’expérience avait lieu. Il pense s’ètre mis à l’abri de ces causes d’erreur, au moyen d’un appareil de son invention, qui comprend un mélangeur et supprime l’influence des oscillations thermiques de l’air autour du cylindre, représentant le corps dont on observe le refroidissement. En outre, il a recouvert d’abord celui-ci d’une peau de chagrin, avant de lui appliquer le revêtement de toile, de coton, etc., en vue de se rapprocher davantage des conditions qui caractérisent le corps humain. Les réflexions de cet auteur nous ont paru très importantes.

Au lieu de chercher le temps que met un corps, revêtu d’une certaine étoffe, à se refroidir d’un nombre déterminé de degrés, Schuster a fixé le nombre de degrés dont se refroidit un même corps dans un même temps. Le tableau ci-dessus résume ses résultats. (l.a température de l’eau dans le cylindre = i0° ; celle du local = 7°) :

générale.]

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