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générale.]
n’ôtre ouverts que pendant cinq mois de l’année et de ne pouvoir guère fonctionner plus de GO jours. Aussi, propose-t-il que la ville de Paris ressuscite le « bassin permanent de natation » qu’elle posséda de 1830 à 1828 ; elle imiterait, en mieux toutefois, la ville de Bruxelles, qui en a deux, non irréprochables; il paraît, en effet, que l’eau n’en est pas assez renouvelée et qu’une sorte de pellicule sordide recouvre habituellement la surface de celle-ci. Pourtant, ce sont là des inconvénients qu’il est facile de faire cesser; il suffit de pratiquer des orifices d’écoulement qui entraînent au fur et à mesure, par une extrémité du bassin, l'eau de la surface, à mesure que l’eau destinée à réchauffement arrive par une autre extrémité ou parle fond ; cela, bien entendu, en attendant le jour du renouvellement complet. En outre, dans les établissements bien conçus, on a soin de provoquer une agitation constante de l’eau du bassin, à l’aide de petites cascades ou de jets d'eau. Le reproche le plus sérieux que l’on puisse adresser à ces créations, c’est d’être trop souvent de simples institutions de luxe, uniquement accessibles aux gens à la mode, aux sportmen du genre, et de coûter trop cher pour les classes inférieures. Elles sont d’ailleurs souvent fermées et gérées par une société privée; ainsi la Société anonyme du bain royal à Bruxelles, la Victoria bath company, à Glasgow, la Glasgoiv swimming bath company, et quelques établissements du même genre en Allemagne.
Ces piscines, dans lesquelles on peut s’exercer à la natation (c’est même le but capital) sont chauffées par la vapeur ou, comme à Bruxelles, par le déversement d’eau chaude. En Allemagne, on cherche à atteindre une température de 22 à 25 degrés.
Au rapport de Robertson et A. Meyer (de Hambourg) à la réunion des hygiénistes allemands, à Stuttgart, un grand nombre de villes d’Angleterre et d’Allemagne possèdent un établissement, quelquefois plusieurs, dans lesquels sont réunis les dispositifs nécessaires pour prendre des bains selon les modes les plus variés, bains de piscine, bains en baignoires, bains de siège, douches froides ou chaudes, bains de vapeur, bains d’étuve sèche, russes, turcs, etc. Ainsi, Glasgow (deux établissements-clubs), Soulhport, Sheffield ; Hambourg, Berlin, Magdebourg, Leipzig, Hanovre, Brême, Badenweiler, Niirnberg, Dortmund, Vienne ( Dianabad et Sophienbad). On pourrait comparer à ces installations le Hammam de Paris, sauf que celui-ci a sacrifié le nécessaire à un luxe féerique. Les Français, assurent les rapporteurs, n’aiment pas nager et ne recherchent dans le bain qu’une satisfaction de sensualité sans l’effort d’un exercice de gymnastique; il n’y a pas à discuter avec des gens qui ont si bien étudié nos mœurs ; le fait est que les b rançais nagent, partout où il y a de 1 eau abordable, et qu’ils nageraient dans les bassins s il leur en était offert, pourvu qu’ils fussent propres.
Au dire de Robertson et Meyer, une propreté minutieuse règne dans ces bains publics ; chose sérieuse pour des Allemands, il est défendu d’y fumer. 11 y a des bains de première et de seconde classe; cette distinction n’est pas inutile; les gens pi essés et de peu de ressources trouvent même, à Brème, de petites baignoires dans lesquelles on peut se laver debout ou assis, à raison de lo centimes. Les
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baignoires sont en fonte ou en tôle émaillée, en zinc, rarement en pierre ou en bois.
Les figures 212 et 213 représentent le plan et la coupe du Bain public de Brême. Nous avons choisi ce modèle, parmi les nombreuses figures du mémoire de Roberlson et Meyer, parce qu’il nous a paru l’un des plus complets. Il y manque pourtant une piscine pour les femmes.
Le bassin, long de 14m,2îi, large de 8m,10, a une profondeur variable de 1 mètre
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à dm,60 (fig. 214); il faut une demi-heure pour le vider et l’eau en est renouvelée chaque nuit dans l’espace d’une heure et demie. Il reçoit constamment de l'eau propre, à raison de 10 mètres cubes par heure; sa température est maintenue à 22 ou 24°, par un afilux de vapeur qui s’opère par le fond du bassin. Les parois de celui-ci sont en briques et ciment, recouverts de carreaux de faïence et de marbre. Des crachoirs sont placés dans les angles.
En général, ces bains ne sonl pas absolument bon marché. Voici quelques excm-