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PRINCIPES ALIMENTAIRES

Soi

les Boschimens, les Mongols ont des capacités analogues. Mais la moyenne des hommes n’en est pas là. Aussi l’alimentation exclusive avec de l’albumine (en y ajoutant de l’eau et des sels), théoriquement possible, est impraticable.

L’albumine est animale : albumine, fibrine, caséine, globuline, syntonine, — ou végétale : gluten, légumine, etc. Cette dernière est plus riche en azote et moins en carbone que l’albumine animale.

Forsler étudie à part l’influence, sur la consommation de l’albumine dans le corps, de l’association de ce principe avec d’autres substances azotées. La créatine, la tmcléine, produit de décomposilion de l’albumine, sont peu ou point absorbées. La lécithine, dérivée de la neurine, est décomposée, mais n’influe pas sur la teneur en albumine.

La gélatine et les tissus gélalinisables, solubles, riches en azote, ont été tour à tour prônés à l'excès, par d’Arcet (1830), Duméril, Pellelan, Yauquelin, Guérard, ou déclarés nuis par Magendie. Selon Voit et Panum, ils sont résorbés et décomposés, comme les autres principes albuminoïdes, mais ils ne sont pas fixés dans l’organisme. Si l’usage de la gélatine se prolonge, il se perd plus d’albumine qu’il n’en entre. Néanmoins, la gélatine épargne l’albumine; il est moins consommé de celle-ci avec la gélatine que sans elle. En d’autres termes, la gélatine est utile, quand elle accompagne l’albumine. Les peptones, selon Voit, ressemblent à cet égard à la gélatine. Les peptones étant le produit de la digestion de l’albumine, Forsler pense qu’ils peuvent être utiles aux malades, comme facilement absorbables, à la condition de ne pas remplacer indéfiniment l’albumine. La gelée de viande nous parait être dans le même cas.

Association delà graisse à l’albumine. — Les corps non azotés ne sont pas destinés uniquement à faire de la chaleur, comme le supposait Liebig.

L’addition de graisse à l’albumine n’empêche pas la consommation de celle-ci, mais elle la ralentit et même la diminue, au point qu’un emmagasinement d'albumine est possible. Le tableau ci-dessous, de Porster, représente ces résultats tels que l’expérience chez le chien les fournit:

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