‹ Nouveaux éléments d'hygièneChapitre 176 sur 268 · CHLORE · texte numérisé non relu

CHLORE

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Extrait île viande de Pastoril

— of Meut «le Pisonis

— de viande de Kemmer.Vli

Extractum carnis de CiLiils

Extrait Liebig (Frav Beutosj

Saladero Concordia”

Peptoue de viande de Kemmerieli

Cibils Uermanos (liquide)

Bouillon-peptone île Kochs

Bouillon de viande condensé de Keninie-

ricli

Extrait de bruillon de Maggi

Bouillon concentré Morris, Lanuinget O.

Dans les cendres de Y extractum carnis de Cibils, il y a 35,89 p. 100 de potasse, 18 de soude, 25, 59 d’acide phospborique.

Ces extraits, en boîtes bien fermées, se conservent assez longtemps, mais non indéfiniment.

Farine de viande de Hassull. — On dessèche de la viande privée de sa graisse; on la pulvérise el l’on ajoute 8 p. 100 de fécule d’arrow-root, 2,3 de sucre, 3 de sel, épices, poivres, matière colorante.' L’analyse de trois échantillons de cette préparalion a donné à Parkes (p. 100) : Eau, 12,68; graisse, 10,99 ; sels, 3,82; azote, 8,81 =: albuminoïdes, 55,5); le reste est formé des épices, du sucre, de la fécule, etc., el de 1,8 p. 100 d’acide lactique. La farine de Hassall parait être un aliment positif. Cependant, Parkes a constaté que son usage prolongé entraîne la dyspepsie et qu il faut absolument y associer le pain et surtout la graisse.

Biscuits-viandes. Farines-viandes. — En 1833, Rôhrig essaya de fabriquer un biscuit au sanrj, qui n’eut pas de succès dans les armées. Thiel (1867) offrit un biscuit-viande que l’on préparait avec de la viande fraîche, hachée menu et incorporée à de 1 eau et à de la farine, en traitant d’ailleurs la pâte comme pour obtenir du biscuit ordinaire. Gehrig etGrunzig, de Berlin, ont mis dans le commerce une farine-viande dont la préparation esL restée secrète, mais dans laquelle on a trouvé à Netley, 33,3 p. 100 d’une substance albuminoïde, 4,3 de graisse, 34,7 d’hydrocarbonés, 8,8 de sels, 17 d'eau. Gail Borden, de Galveslon (Texas), produit un biscuit-viande, formé de parties égales d’extrait de viande et de farine. Le tout, avec force promesses el considérations alléchantes.

Saucisson aux pois; Erbswurst. — Ce saucisson est fait de farine de pois, de viande et de graisse de porc cuites, additionnées de sel. Parkes y a trouvé, pour ‘0° P- : 16,2 d’eau, 7,19 de sels, 12,297 d’albuminales, 33,03 de graisse, 30,663 d hydrocarbonés. Selon IUtter, un saucisson réservé aux officiers renferme un peu moins d’azote et un peu plus de sels que celui des soldais. Grivel et Sponl, en France, ont essayé de faire un saucisson aux pois et au jambon, dont on espère beaucoup. Lavernère a décrit devant la Société d' apiculture de France le procédé

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de fabrication allemand , c esL une machine rotative qui mélange la farine de pois el la viande hachée.

Le saucisson allemand était enveloppé de parchemin au lieu de hoyau et se conservait très bien pendant quatre à cinq mois. Son grand mérite est de pouvoir donner une soupe en cinq minutes, dès que l’on a de l’eau bouillante, el d’être prêt quand on n’a rien autre chose. Les soldats contractent, à son usage, de la flatulence, de la diarrhée, el s’en dégoûtent en peu de jours. Ce n’est pas encore cela qui rendra la guerre un exercice salubre.

Soupes portatives. — Ce sont des tablettes de matière nourricière, facile à désagréger, sur lesquelles il suffit de verser de l’eau bouillante pour avoir un potage. Pendantla guerre desAshantis, l’armée anglaises’est bien trouvée d’une préparation de ce genre : Edward's patent desiccated soup. Un industriel de Bordeaux, Gremaillv, a offert depuis dix ans, sous le nom de soupe française, des tablettes de légumes animalisés, dans lesquelles Poggiale trouvait Go p. 100 de matières grasses et albuminoïdes, 25 de matières végétales, 10 de sel ou de sucre.

Nutricine. — Sous ce nom alléchant, Moride a présenLé à l’Académie des sciences (8 novembre 1880) une préparation composée de viande crue, désossée et privée de tendons, el de pain ou de substances farineuses azotées, qui sont censées remplacer l’eau de la viande. Le mélange, séché à l’air ou à l’éluve, est pulvérisé, tamisé; la poudre, agglomérée avec de l’eau gommée ou de l’albumine, se prête à la confection de tablettes portatives.

Poudre-viande Hofmann. Carne pura. — En 1880, le docteur Meinert fit connaître la poudre-viande ( Fleischpu/ver ) du professeur Hofmann et les avantages qu’elle paraissait pouvoir présenter, au point de vue de l’alimentation azotée des groupes laborieux et des soldats. Cette poudre était fabriquée en Amérique (La Plala), avec la viande des bœufs qui surabondent dans le pays et par des procédés tenus secrets. Ses caractères étaient : le bon marché (3 fr. , 125 le kilogramme), sa facile conservation, son petit volume et son aptitude au transport, son bon goût, la rapidité delà préparation du bouillon par son moyen, ou môme de la préparation d’un repas pourvu qu’on lui associe de la graisse, des substances végétales, etc., ce à quoi elle se prête merveilleusement. La composition annoncée (Hofmann, Yoit, Forster, Kirn) était: eau, 10; albumine scche, 73; chlorure de sodium, 10; matières extractives et sels divers, 7.

Depuis lors, la société Carne pura s’est formée, à Brême, pour l’exploitation du brevet d’Hofmann et, à l’aide de capitaux considérables et d’une réclame active, habilement revêtue des dehors scientifiques, est arrivée à des résultats importants en Allemagne, en même temps qu’elle provoquait, ailleurs, des efforts dans le même sens. Elle entretient, à Buenos-Ayres, un médecin et un vétérinaire militaires prussiens, pour se mettre à l’abri du soupçon d'importer en Europe de la viande d’animaux malades; elle a, à Berlin ( Küstrinerplatz ), une petite usine et, sous la direction de Meinert lui-même, elle a pris une part fructueuse à l’Exposition de Berlin de 1883. Elle ne vend pas seulement des boîtes de poudre il bouillon, mais, en suivant les goûts allemands et, toujours d’après ses « principes scientifiques », elle fabrique des tablettes dans lesquelles on a associé il la poudre les choux et les pommes de terre, les pois, les haricots, les len tilles, le chocolat, etc.

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