IX. Rôle étiologique général de l’alimentation
Le régime des individus ou des groupes peut pécher par excès ou par défaut. Touchant à l’un ou à l’autre de ces deux vices par quelque côté, il y a encore le manque d'équilibre alimentaire, dans lequel c’est moins la la surabondance ou l’insuffisance absolue des matériaux, qui entraînent des troubles physiologiques, que la prédominance ou l’infériorité relatives de tel ou tel des principes alimentaires dont nous avons montré la nécessité et dont nous avons essayé d’établir la meilleure pondération. Mais l’étiologie n’a pas encore tiré tout le profit possible de cet ordre de faits, en somme assez délicats à apprécier.
1° Alimentation excessive. — Elle est aiguë ou chronique.
Sous la forme aiguë, l'alimentation excessive consiste en repas trop copieux, absolument ou relativement h la capacité digestive des individus, à la digestibilité des substances ingérées. La conséquence immédiate, c’est la souffrance, l’irritation, la révolte de l’estomac, pouvant aller jusqu’aux symptômes plus spécialement qualifiés d 'indigestion. Il est clair que la répétition de ces accidents aigus mène à la dyspepsie et la gastrite.
Sous la forme chronique, le plus habituellement, sinon toujours, l’alimentation excessive est telle précisément par le fait que les principes azotés remportent sur les hydrocarbonés, ou, plus exactement, les matières
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animales sin les végétaux. En dernière analyse, elle se présente comme un défaut d’équation entre la recette et la dépense.
Les conséquences en sont multiformes et disparates. Elle entraîne Y obésité, mais aussi la dyspepsie, la gastrite chronique et Y amaigrissement ; on voit, à Vichy, se promener côte à côLe et boire à la môme source, des individus squelettiques et d’autres, ventripotents, qui appartiennent aux mêmes classes de la société, ceUes qui mangent trop et trop bien. On y voit aussi (Durand-Fardel) des curés et des notaires diaboliques; ces professions n’entralnenl aucun travail corporel et, de tout temps, ont fourni aux bonnes tables de serieux convives. Les théories modernes, si savantes, sur l’origine et la nature de la goutte n’ont, en somme, pas ruiné l'étiologie formulée dans la charmante fable de La Fontaine [la Goutte et l’Araignée)-, les bûcherons y sont infiniment moins sujets que les évêques. Il semble probable que la gravelle soit dans le même cas. Nous ne nous arrêterons pas devant l'hérédité, d’ailleurs incontestable, de l’obésité et de la goutte; celte hérédité-là s’est faite de toutes pièces, de père en fils; on ne la voit pas chez les pauvres gens, et beaucoup de riches qui y tendent par la faute paternelle ne résistent pas d’une façon accentuée à ce fâcheux courant.
L’obésité est presque une maladie, aussi les guérisseurs s'en emparent-ils. Cependant, il y a une prétention à la physiologie et à l’hygiène de la part de presque tous les médecins qui s’en sont occupés spécialement (Banting, Ebstein, de Saint- Germain, G. Sée, Monin, etc.). Ce que nous devons relever, c’est que la plupart cherchent à mettre la dépense à la hauteur de la recette; et, en cela, nous ne saurions trop nous ranger à leur avis.
2° Alimentation insuffisante. — Celle-ci affecte encore le mode aigu et rapide ou le mode prolongé, chronique. Dans le premier cas, c’est Yinanitiation (Ghossat) ou mieux Yinanisation, suivant le terme judicieusement adopté par R. Lépine, sur l’autorité de Littré ; Y inanition en est l’aboutissant. Dans le second cas, c’est la famine et la faim chronique.
Inanition. — Elle résulte de la privation complète d’aliments de toute nature, y compris les boissons, ou encore de la suppression des aliments solides seuls, des boissons seules, ou même des essais d’alimentation avec une substance insuffisante, telle que la gélatine seule, la graisse seule, la graisse et l’eau, etc. Ces derniers cas ne se présentent guère que dans l’inanisation expérimentale, telle que l’ont pratiquée Magendie, Collard de Martigny, Chossat, Boussingault, Régnault et Reiset, Bidder et Schmidt, Bischoff, Voit et Pettenkofer, Cl. Bernard.
Les petits enfants, toutefois, sont victimes <;à et là d’une inanition par alimentation insuffisante, comme quantité ou comme qualité, qui rappelle d’assez près l’inanisation que les physiologistes exercent sur les animaux; celte variété intéresse la médecine légale autant que l’hygiène.
L’inanition par privation absolue d’aliments se réalise également dans les expériences de laboratoire ; mais c’est celle qui nous intéresse particulièrement, parce qu’on l’observe sur l’homme, chez des hystériques, des fous, des malheureux qui adoptent ce genre de suicide, chez des naufragés [la Méduse) et parfois des assiégés, chez des ouvriers enfermés dans une galerie de mine par éboulement.
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Expérimentale ou observée directement, l’inanition sert surtout la physiologie et, si elle a fourni à l’hygiène de précieux enseignements, c’est' que les physiologisles lui ont précisément demandé les lumières nécessaires pour déterminer les conditions normales de la nutrition; ce qui ne laisse pas que d’avoir un côté paradoxal.
L’animal inanitié perd de son poids, à chaque jour d’abstinence. Un enfant de 3 kilogrammes perd environ 100 grammes par jour (Lépine). La respiration se ralentit; la quantité d’acide carbonique exhalé diminue et, vers la fin, le poids de l’oxygène absorbé est supérieur à celui de CO2 exhalé.- La température baisse, mais modérément (Ghossal), probablement parce que la dépense de calorique est médiocre; le refroidissement se précipite le jour de la mort. La quantité d’urée excrétée diminue chez les carnivores, mais augmente chez les herbivores, par exemple les cochons d’Inde (Lépine) ; les fèces deviennent nulles ; vers la fin, il y a quelquefois de la diarrhée. Ce dernier cas est habituel chez les enfants inanitiés, parce que l’inanisation se fait chez eux assez souvent sous l’influence d’une nourriture que leurs organes digestifs ne peuvent élaborer. Le chiffre des globules du sang diminue, mais la masse totale de ce liquide est loin de subir un amoindrissement en rapport avec la disparition de la graisse, avec l’atrophie du foie, de la rate, des muscles. Le pouls se ralentit peu, mais faiblit. Il se produit de la faiblesse musculaire, de l’insensibilité, un délire le plus souvent tranquille, avec hallucinations. Tout l’ensemble de l’individu, qu’il s’agisse des sitophobes (Guislain) ou des enfants inanitiés, se ratatine, s’affaisse, se ride; la peau se cyanose et exhale une mauvaise odeur. Les autopsies ne révèlent à peu près rien, sauf la disparition, incomplète d'ailleurs, de la graisse, l’amaigrissement des organes et peut-être la congestion des méninges (Bouchaud). Parrot a signalé la stc’utose cérébrale des enfants inanitiés.
Une opinion vulguire est que la mort par inanition arrive plus vite lorsque la privation de boissons accompagne celle d’aliments solides. Pourtant, les animaux privés de ceux-ci et à qui on laisse de l’eau à discrétion refusent assez ordinairement de boire (Lépine). Il est vrai que, dans le cas inverse, les animaux privés de boisson refusent la nourriture sèche. Dans les deux cas, ils meurent de faim.
Un enfant inanitié meurt en huit à dix jours, plus ou moins tôt, selon qu’il est né faible ou robuste. Quant aux adultes, il est difficile déjuger du temps qu’il faut pour déterminer la mort d'après ce qui se passe chez des malades, fous, hystériques, stiijmutisées. Mais la prolongation de l’existence est probablement possible dans des limites assez larges. A propos de cet « excentric » Yankee, le Dr Tanner, qui, dans le cours de 1880, transforma cette question médicale en un pari et parvint dit-on, à passer quarante jours sans manger (mais non sans boire), les journaux de médecine et même les journaux politiques ont rappelé un certain nombre de faits, plus ou moins constatés, desquels il résulte que la tolérance de l'homme pour l’abstinence plus ou moins complète est d’une remarquable énergie. L. Thomas cite : le nommé Granié, condamné à mort (1831), qui refuse toute espèce d’aliments à partir de sa condamnation et ne succombe qu’au bout de soixantetrois jours; un commerçant, âgé de trente-deux ans, qui se retire dans un bois pour y mourir de faim, le 13 septembre 1818, et y est trouvé respirant encore le 3 octobre, jour où il succombe après qu’on lui eut fait prendre du bouillon et un jaune d’œuf; Luc-Antonio Viterbi, condamné à mort en 1821, qui, du 25 novembre au 20 décembre, refusa presque toute nourriture et succomba à cette dernière date. Ces deux derniers ont pu, pendant la plus grande partie de leur jeône, noter et écrire leurs sensations. Nous notons que Viterbi avait contracté la diarrhée par 1 abstinence et qu un repas très copieux qu’il fit un jour, espérant mourir plus tôt
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par suite d’un excès au milieu de son long jeune, n’aboutit qu’à faire cesser cette diarrhée.
Dans ces derniers temps (I88G et 1887), l’Italie nous a fourni quelques jeûneurs, dont l’un a été l’occasion, pour le professeur Bernheim (de Nancy), d’une théorie que l'on n’avait pas encore vu apparaître en semblable matière. Succi était, dit Bernheim, un autosuggestionniste ; il se suggérait, de ne pas avoir faim. Et, comme l’inanition toute seule ne Lue pas en trente jours, il ne mourait ni de faim ni d’inanition. S'il n’y a pas eu de supercherie, l’explication est scientifique. On peut croire, d’ailleurs, que les jeûneurs sont des névropathes renforcés; ils ont d’avance les dispositions à subir la suggestion, qui réussissent si bien aux extatiques et aux stigmatisées.
Lorsque l’inani Lié n’est pas absolument à bout, on peut le ramener à l’état normal par une alimentation progressive. Il ne reste plus traces des souffrances passées. Cependant, Henri Savigny, chirurgien de la Méduse, qui prit sa propre histoire pour sujet de thèse de doctorat (1816), assurait avoir été longtemps affecté d’affaiblissement de la mémoire.
Faim chronique. Famine. — Les accidents dont il vient d’être parlé n’affectent que des individus isolés ou de très petits groupes; les causes qui les provoquent échappent presque fatalement à l’action de l’hygiène et, dans tous les cas, sont difficilement accessibles dans le moment où ils se produisent. Pour venir en aide aux inanitiés du radeau de la Méduse, il n’y avait qu’à les recueillir sur un navire approvisionné; pour arrêter l’inanition chez les mineurs engloutis, il n’y a qu’à les retirer du sein de la terre. Seulement, l’application de ce précepte très simple est au pouvoir d’un hasard heureux ou nécessite des efforts surhumains. La famine, au contraire, atteint des populations, dépend de causes qu’il est possible de prévoir et de prévenir, comporte des remèdes rationnels et praticables.
La faim chronique est l’état des individus ; la famine est ce même état, envisagé dans le groupe, embrassant à la fois la disette alimentaire et les troubles qui s’observent sur la collection des affamés. La faim prolongée, la privation incomplète mai^liabituelle, peut bien passer pour une maladie. Elle provoque, en tout cas immédiatement, un certain nombre d’affections banales, dispose les affamés à en contracter d’autres et, pour des raisons qui vont être expliquées, prépare merveilleusement, quand elle sévit sur des groupes, le terrain d’éclosion d’affections d’une nature spéciale dont le typhus pétéchial est le type.
La famine relève directement de la disette de substances alimentaires et se confond presque avec elle. La disette elle-même est causée par les intempéries atmosphériques, qui font manquer les récoltes; par les mauvaises pratiques agricoles, qui ne tirent pas de la terre tout ce qu’elle peut rendre ou donnent à une seule denrée une prédominance trop exclusive; par les maladies parasitaires végétales (ergot de seigle, maladies des pommes de terre), par les épizooties; par la guerre, soit qu’il s’agisse d’assiégés à bout de provisions, soit que l’on considère les habitants des campagnes, ravagées par le passage des armées; par l'état social des groupes ethniques, les entraves apportées à la liberté commerciale, les mesures administratives imprévoyantes.
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L;i privation incomplète d’aliments agit dans le même sens que 1 inanisalion expérimentale; elle déprime toutes les fonctions et rend les individus désarmés contre les influences étiologiques banales. Il nous a paru, pendant la famine des Arabes (1867-1868], que l’influence du froid chez les faméliques se traduisait spécialement par des affections suppurantes (pneumonies, pleurésies, péricardites, méningite cérébro-spinale), sans réaction et sans plasticité. En outre, la famine occasionne des trouilles digestifs plus sûrement que l’inanisation pure et simple, parce que les allâmes recourent à toutes sortes de substances pouvant avoir 1 apparence d’un aliment, dans l’espoir de calmer ou de tromper leurs tortures; c est ainsi qu’ils dévorent de l’herbe, des racines, des immondices, des viandes putréfiées, des cadavres d’animaux et quelquefois pis encore, ne réussissant, naturellement, qu’à violenter leurs voies digestives et à ajouter les troubles gastro-intestinaux, d’irritation, aux souffrances de la faim.
La famine entraîne donc la souillure organique de l’air et multiplie les déjections humaines, d’autant plus dangereuses dès lors que l’inertie et le découragement des faméliques ne font plus rien pour les éloigner. Les cadavres d’animaux et d’hommes ne tardent pas. eux-mêmes à se multiplier eL à accumuler la putridité animale autour des abris des survivants; les épizooties accompagnent souvent la famine, en sont une conséquence et l’aggi'avent à leur tour.
D’autre part, il vient un moment où les groupes affamés abandonnent la lutte, sortent des foyers où ils ont longtemps souffert et respiré un air putride et se précipitent, all’olés et menaçants, vers les points où ils supposent que l’abondance n’a pas cessé de régner, c’est-à-dire régulièrement vers les grandes villes. 11 arrive alors que les administrations ou même la charité privée, en vue d’organiser les secours et de les rendre plus prompts et plus surs, réunissent dans des « maisons de refuge » ou des « camps d’asile » les malheureux immigrants à qui, d’ailleurs, il faut un abri aussi bien que du pain. C’est dans des circonstances de ce genre qu’éclate le typhus exanthématique, non seulement dans les groupes faméliques, mais encore et peut-être plus rigoureusement chez les individus normalement alimentés qui vivent à leur contact.
Les épidémies de typhus ont si régulièrement suivi les famines célèbres que l’on a fini par outrer le rapport étiologique et par prendre l’habitude de dire : « fièvre de famine » (de Mersseman), « famine fever, Hungerpest, Hungertyphus, typhus famélique ». Cependant, si rien ne conduit plus sûrement au typhus que la famine, il est certain qu’en aucun cas le premier ne sort de la seconde sans l’intermédiaire de l’étoffe putride que l’on vient de signaler. On voit, d’ailleurs, le typhus éclater parfois sans qu’il y ait eu famine, mais non sans qu’il y ait eu accumulation de détritus putrides, ainsi dans les vaisseaux, les bagnes, les prisons, les armées de Crimée (1854-1855). Nous sommes même disposé à assimiler complètement, sous ce rapport, au typhus pétéchial, le typhus à rechutes, fièvre récurrente, relapsing fever, que Murchison regardait comme, plus étroitement que le premier, lié à la famine (relapsing or famine fever). La grande raison apportée par l’illustre auteur anglais était, que le relapsing fever ne sort pas des pauvres, c’est-àdire des groupes affamés. Or, il reste là où il est né, tout simplement parce qu’il n’est pas contagieux.
La famine et l’associalion famélotyphique ont des fastes lugubres dont il est utile de rappeler les dates; elles éclairent l’étiologie. La famine fut l’état normal en Lorraine pendant la période française de la guerre de Trente ans (1630-1640) ; si l’on prend les historiens a la lettre, cette famine aurait été accompagnée de la peste (peste sitmloise). 11 est possible que celte peste n’ait été autre que le typhus.
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La famine régna dans presque loul le nord-est de la France pendant la Fronde (1645-1653), avec des foyers de Lyplius plus ou moins actifs; les généraux du temps coupaient les blés en vert pour du fourragea leur cavalerie. Une famine rigoureuse sévit sous l’administration de Colbert, en 1662. La disette et ses conséquences furent permanentes en France tant que fut en vigueur cet abominable contrat, relatif au commerce des grains, que le peuple a flétri du nom de « pacte de famine » (1729-1789). « Trois mots résument l’histoire de l’ancienne monarchie, dit Louandre : la guerre, la peste et la famine. » Quelques vieillards ont encore le souvenir de la « mauvaise année » (1817). En 1847, il s’en fallut de peu que notre pays ne connut les horreurs qui affligèrent des contrées très voisines.
C'est à cette date (1847-1848) que de Mersseman observa, dans les Flandres belges, sa fièvre de famine. A la même époque, famine et typhus régnaient en Irlande (Graves), foyer classique des exacerbations périodiques du double fléau, terre annexée à la Grande-Bretagne, affermée à ses habitants, pays de consommation de pommes de terre et d’alcool. Ils régnaient en Silésie (Virchow), l’Irlande du continent. En 1867 et 1868, ils éclatèrent tout à coup dans l’Algérie française, sur la population indigène, au grand effroi de la colonie européenne.
Fauvel a raconté devant l’Académie de médecine (1873), comment les Tartares vaincus, émigrant par centaines de mille vers Constantinople et les villes du littoral asiatique de la Turquie, exténués par la misère et la famine, entassés sous des abris insuffisants, engendrèrent le typhus pour leurs hôtes et pour euxmèmes (1860 et 1863), au point que plus du tiers de 300,000 émigrants avait disparu au bout d’une année.
La mention des famines obsidionales et, généralement, du typhus encore, complète cette funèbre histoire (Naples, 1328; Warbourg, 1760; Mayence, 1793; Torgau, 1813 ; Metz et Paris, 1870). De nos jours encore, il est commun d’entendre parler de famines dans l’Inde, en Perse, toujours dans des populations dont l’état social eL politique est tel qu’il ne soil pas impossible d’y voir l’origine première de la disette et des catastrophes qui en dérivent.
La prophylaxie de la famine est, d’une part, dans l’énergie et la prévoyance des peuples, d’autre part, dans la facilité matérielle et morale des relations internationales, l’extension des moyens de communication, la liberté des échanges, l’amoindrissement du despotisme sous quelque forme qu’il se présente. A vrai dire, tout ceci n’est autre chose que le progrès humain lui-même.