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LES BATIMENTS SCOLAIRES

spéciale.']

L 'espace devra suffire non seulement aux bâtisses scolaires, mais encore à l’installation de promenoirs ou préaux couverts, d’un gymnase , d’une cour. Varrentrapp estime que la place réservée pour les jeux doit comporter 3 mètres carrés par élève, ou 600 mètres carrés pour 200 élèves. A l'a campagne, où le terrain est peu cher, il conviendra de ménager un jardin, où se donneront d’utiles leçons d’horticulture, d’agriculture, de botanique élémentaire. Javal demande, dans tous les cas, au moins 500 mètres.

On y assurera l’approvisionnement d’eau.

La façade principale de l’école ne sera pas tournée vers l’ouest, dont la chaleur et la lumière sont désagréables et d’où soufflent les vents du mauvais temps, dans nos régions. Tout le monde est à peu près d’accord sur ce point. Hors de là, les opinions sont fort divergentes, et nous en reportons la discussion à Y orientation de la classe , qui est le point capital.

Les classes, sauf celles de dessin, sont d’ordinaire placées au rez-dechaussée. Mais il faut que ce rez-de-chaussée n’en ait pour ainsi dire que le nom et qu’il soit élevé de 1 à 2 mètres au-dessus du niveau du sol; s’il y a un sous-sol, il aura 1 à 2 mètres d’émergence et ne s’enfoncera guère de plus d’un mètre. Ces classes doivent être planchéiées et non carrelées ou revêtues de ciment. Le plancher peut être du parquet ou mieux du bois blanc traité par l’huile de lin bouillante. On peint les murs à l’huile, en couleur verte ou jaune pâle. Nous aimerions mieux le badigeonnage à la chaux. Dans tous les cas les papiers de tenture sont exclus.

Le toit, ni trop plat ni trop incliné, peut être recouvert d’ardoises ou de tuiles ; les plaques métalliques nous paraissent moins recommandables, comme étant des corps bons conducteurs ; mais on peut supprimer cette conductibilité en introduisant une couche de scories entre deux parois de métal. Wiel et Gross proposent pour le toit la forme en dents de scie (Shedsystem, Scigedach ), couramment adoptée dans la construction des ateliers, mais qui n’est pas encore entrée, que nous sachions, Fig. 250. — École avec toit en scie Y).

dans l’architecture scolaire,

où il ne paraît pas certain, d’ailleurs, qu’elle soit supérieure aux autres. Ses avantages seraient l’arrivée de la lumière par en haut, ce qui est une direction assez naturelle ; mais elle entraînerait probablement à supprimer les fenêtres latérales, ce qui est lugubre et peu favorable à une large ventilation. La figure 250 peut donner une idée de ce que serait cette conception réalisée. Il va sans dire que les pentes raides et lumineuses (en verre dépoli) de cette sorte de toit seraient tournées vers le nord et que les élèves sur leurs bancs feraient également face au nord (Gross).

(*) a a, orifices de ventilation. — b b, prises d'air, — ce, vitres. — d d, couverture opaque:

Arnould, Hygiène. 2« édit. 74

LE GROUPE SCOLAIRE

Il n’ est pas indispensable que les architectes se livrent à une débauche de style à propos de bâtisses scolaires, surtout quand les ornements diminuent l’accès de l’air et de la lumière. Mais il est bon que la façade et l’aspect général de la maison donnent déjà aux élèves une leçon de goût.

L’élévation du rez-de-chaussée nécessite un escalier. Celui-ci sera composé de quelques marches en pierre, hautes de 14 à 15 centimètres, assez larges et longeant 1 mètre 50 à 2 mètres de la façade ; elles seront à bords mousses. L’escalier sera muni d’une double main courante. La porte d’entrée doit être également large et s’ouvrir à deux battants sur un vestibule spacieux, pour que les enfants ne se foulent point dans leur précipitation à entrer. Le moins possible de corridors. S’il y a un étage, les escaliers seront à angles droits et non tournants.

Au bas de l’escalier et latéralement on aura fixé des décrottoirs de fonte; à l’entrée du vestibule, il y aura un paillasson. Indépendamment des habitudes de propreté à faire prendre aux enfants, il y va de leur santé de garder de la boue aux semelles et d’apporter dans la classe des choses qui fourniront de l’humidité d’abord, de la poussière ensuite.

Le vestibule communiquera avec un vestiaire. Il possédera quelques robinets à eau pour les cas d’urgence. Lorsque des enfants doivent passer la journée à l’école et y prendre un repas, les locaux comporteront un réfectoire et des lavabos distincts.

L<a salie de classe. — Les dimensions en surface de la salle de classe doivent être calculées d’après le nombre et l’âge des élèves, d’après l’espace entre les sièges et les rangs de sièges, l’espace occupé par la chaire du maître, par les tableaux, le poêle, en tenant compte enfin de celui qu’il faut ménager pour la circulation autour des tables. Les dimensions cubiques dépendent de la hauteur, quand il est satisfait aux exigences des premières.

On ne peut dépasser le chiffre de 50 élèves, dans une seule salle, si l’on veut que le maître suffise à la surveillance et à l’enseignement. Ce maximum est, d’ailleurs, une garantie contre l’encombrement; il serait plutôt utile de l’abaisser. 11 est clair aussi que les élèves plus jeunes tiennent moins de place et consomment moins d’air que les « grands».

D’autre part, la salle ne saurait avoir une longueur telle que le maître n’aperçoive plus distinctement les élèves du fond ou ne puisse plus s’en faire entendre et que ceux-ci ne distinguent plus les chiffres ou les figures que le maître écrit au tableau. Au point de vue de la largeur, si l’on a adopté l’éclairage unilatéral , il ne faut pas que les élèves les plus éloignés des fenêtres reçoivent moins de lumière que les autres. Disons tout de suite qu’il y a une étonnante variété dans les chiffres exigés par les auteurs et surtout dans les proportions qui sont réellement on usage dans les divers pays.

On convient généralement qu’il faut à l’élève de 6 à 16 ans l’espace transversal nécessaire pour appuyer ses deux coudes sur la table, c’est-àdire environ 60 centimètres. Perpendiculairement à celle dimension ou

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