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TAILLE MOYENNE 1>ES ENFANTS

Différence ip et hauteur du dossier gr.

Hauteur du siège pm

Largeur du siège o g

On ne peut guère reprocher au modèle de Varrentrapp que la disposition perpendiculaire de son dossier.

Des tables-bancs en fonte ont été construits, en Amérique d’abord, ce nous semble, puis en Allemagne, sur les indications de Varrentrapp (1875). Elles ont le mérite d’être peu encombrantes, faciles à entretenir et très durables. On y pratique autant d’articulations que l’on veut, pour pouvoir en replier les parties les unes sur les autres, au besoin. En général, elles sont à deux places et telles que les sièges et dossiers d’un rang d'élèves soient fixées à la table du rang qui vient après. L’avantage de la fonte est encore de donner à la table-banc d’une seule place assez de poids pour avoir de la fixité. En France, la fonte entre plus ou moins largement dans les mobiliers Bapterosses, Train, Lenoir, Lecœur, Lemel, etc.

On a pu voir à l’Exposition universelle de Paris, en 1878, un modèle autrichien, dit Kunze-Schildbach, qui, à l’aide d’un pupitre articulé, permet

Fig. 25G. — Pupitre Kunze-Sc/iüdbac/i.

de conserver une distance positive de 10 centimètres, quand l’enfant n’est pas à sa place ou qu’il veut la quitter. Lorsqu’il est assis, il augmente de 12 centimètres la largeur de son pupitre et obtient une distance négative de 2 centimètres en attirant, à lui par uu bouton la partie repliée (fig. 25G' Dans ce système encore, l’encrier possède un mode de fermeture qui n’est pas sans avantages.

La nécessité de conserver à l’élève assez de place pour se tenir debout entre la table et le banc et, néanmoins, de rendre la distance négative quand il écrit, a particulièrement fixé l’attention de la Commission suisse

LE GROUPE SCOLAIRE

I Hygiène-

qui, sur l’avis des professeurs Hermann Meyer et Horner, se prononça pour le modèle actuellement en usage à Zurich (fig. 2o7). Deux procédés se présentaient pour obtenir à volonté l’établissement de cette distance ou sa sup-

Fig. 257. — Table-blanc à valve, de Zurich.

pression; celui de Kunze, avec la table à deux parties, se coulissant l’une sur l’autre; et un autre, à valve ( Klapplisch ), imaginé par Fahrner.

C’est ce dernier qui prévalut parce qu’il peut, comme on le voit par la figure, substituer à l’inclinaison nécessaire dans l’acte d’écrire, un pupitre à pente plus raide, offrant son livre dans une position favorable à l’élève qui lit. La valve peut encore être disposée horizontalement lorsqu’il s’agit de fournir une table de travail (d’aiguille ou de broderie) aux jeunes filles. L’appareil est très solide, quoique peu volumineux; il satisfait à toutes les exigences sans avoir la physionomie d’appareil carcéraire, qu’on trouvait aux essais primitifs de tables à distance nulle. Le dossier est transversal et n’oblige pas l’élève à une attitude invariable; on s’est aperçu qu’avec le dossier étroit de Frey, les enfants s’appuyaient contre un bord ou pas du tout, par besoin de changer de position. On fait le dossier un peu plus haut pour les filles que pour les garçons. Toutes les tables sont uniformément à 75 centimètres de hauteur, pour faciliter la surveillance du maître ; le marchepied est élevé en conséquence; il est constitué par des planches assemblées, allant d’un bord à l’autre des deux bancs, gémellées et renforcées en dessous par des traverses. Comme le fonctionnement de la valve permet de rendre la distance aussi négative qu’on le désire, on s’est arrêté à 3 centimètres ; de plus, le siège peut aussi se relever. Ces tables-bancs sont à deux places; on pourrait les faire à trois ou quatre, mais le premier mode est plus avantageux pour la discipline et pour les allées et venues des élèves; les tables à deux places sont aussi, naturellement, plus commodes à déplacer et à transporter. Elles ont de 120 à 140 centimètres de longueur, de façon à donner à chaque élève 60 à 70 centimètres d’espace transversal.

LE MOBILIER SCOLAIRE

spéciale.]

Nous sommes très disposé à préférer les systèmes dans lesquels le pupitre ou le siège avancent ou reculent par coulissement aux systèmes à valves, qui prêtent trop aisément aux écoliers à faire du vacarme. Yandenesch laisse la tablette immobile; le siège est constitué par un pied solide sur lequel tourne un tabouret de forme elliptique, reposant sur le pied par une des extrémités de l'ellipse ; selon qu’on amène en avant ou en arrière l’extrémité libre, la distance est négative ou positive. Certains systèmes rendent le siège ou la table mobiles dans le sens vertical pour pouvoir les adapter à la taille des enfants. Nous inclinons à préférer les tables-bancs à pupitre et siège fixes, soil à distance nulle, comme les types réglementaires en France, soit à distance négative (modèle Cardot, à Paris). L'écolier ne peut s’y tenir debout qu’en sortant de sa place et en venant se placer dans le couloir latéral; ce qui oblige à n’avoir que des tables à deux places et beaucoup de couloirs; en d’autres termes, à élargir la surface.

De nombreuses mensurations ont permis de fixer les moyennes de taille des enfants des deux sexes de six à quatorze ans, de déterminer les dimensions respectives des diverses parties du corps à chaque âge, en ce qui intéresse les rapports de l'enfant avec le mobilier scolaire. Nous ne saurions reproduire ces données pourtant très intéressantes; nous nous bornerons au tableau suivant, qui contient les cinq types rendus réglementaires en France par l’arrêté de 1880. Ces types ne sont pas assez nombreux. A Zurich, il y en a huit pour les âges de six à quatorze ans.

Types de tables-bancs prescrits par les règlements français.

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