LES HOPITAUX
spéciale.J
En France, on recherche la périphérie des villes pour y installer les hôpitaux de nouvelle création : l'hôpital Bichat et les hôpitaux d’isolement de la banlieue, à Paris; le nouvel hôpital Saint-Eloi, de Montpellier, à oOÜ mètres des dernières maisons du faubourg Bourdonne! ; l’hôpital de Saint-Denis ; l’hôpital du Havre (1885), sur le versant sud de la côte d’ingouville, l’hôpital de Nancy; l’hôpital qu’Anvers bâtit sur les plans assez bizarres présentés par Baeckelman en 1875. C’est dans les faubourgs ou à la campagne que le terrain est le plus facile à trouver et le moins cher; or, les établissements hospitaliers modernes ont besoin de surface.
nue Ambroise Part»
Fi^. 2G9. — Hôpital Lariboisière (Paris) (’).
En effet, on abandonne le mode architectural massif, et le genre monumental dont l’Hôtel-Dieu de Paris, La Charité (Sainte-Eugénie) de Lille, •sont les plus beaux types et, sans doute, les derniers; on n’y retrouvait (*)
(*) Plan du rez-de-chaussée. — a. Salle des malades. — b. Préau des malades. — c. Bureaux de la direction. — tf. Consultations externes. — e. Réfectoire des gens de service, cuisine générale et ses dépendances.
— f. Pharmacie, cabinet du pharmacien, dépendance de la pharmacie. — ij. Vestiaire des médecins.
h. Malades agités. — i. Cabinet de la sœur. — j. Office. — h. Dépôt de linge sale et lieux d'aisance des malades. — n. Communauté. — o. Bains. — p. Chapelle. — q. Buanderie et dépendances. — r. Salle d'opérations. — s. Salle des morts et d'autopsie. — t. Vestiaire. — u. Cour des convois.
Échelle de 0“,UOO.'i pour un mètre = 1/2000.
1320 LES MALADES ET LES MALADIES. [Hygièue
pas en aération et en bénéfices réels pour la guérison des malades ou blessés les sommes énormes que coûtait ce luxe mal compris. L’hôpital Lariboisière, de Paris (fig. 269), révèle déjà le besoin de la fragmentation des bâtisses hospitalières; mais l’on conservait la superposition des étages et l’union matérielle de l’ensemble, plus agréable aux infirmiers qu’utile aux malades. Notre époque a rompu avec ces traditions. Le type moderne est {'hôpital fragmenté, composé de pavillons sans étages, — ou tout au plus avec un étage qui, parfois, ne règne pas sur toute la longueur du bâtiment, — et qui ne sont réunis que par une galerie couverte ou même par un simple trottoir ou une allée sablée.
Fig. 270. — Hôpital de Montpellier (système Tollet) (*).
L’hôpital américain Boslon free Hospital, décrit par Sarazin, était évidemment une réalisation de l’idée nouvelle. L’hôpital militaire de Bourges et la plupart des hôpitaux de construction récente, qui viennent d’être nommés, en sont d’autres remarquables applications. Les principes posés par Tollet, en matière d’habitations collectives, ont puissamment contribué à propager le système et à le rendre praticable. Le nouvel
(*) A. Pavillon de malades. — A'. Pavillou de payants. — A'. Pavillon de rechange. — A'". Pavillon à construire en cas d’extension de l’hôpital. — B. Contagieux. — C. Maternité. — C'. Infirmerie de la maternité. — D. Malades à observer. — Ë. Scrvicos généraux. — F. Communauté et lingerie centrale. — G. Chapelle. H. Direction. — H'. Économat. — 1. Magasin. — J. Remise et écurie. — K. Buanderie et séchoir !i l’air libre. — L. Amphithéâtre.