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LES HOPITAUX

spéciale.]

hôpital de Montpellier (fig. 270) a été construit par cet architecte, secondé par le professeur Bertin-Sans. L’hôpital de Saint-Denis, bâti par l’architecte Laynaud, a suivi les mêmes principes légèrement modifiés, de même que l’hôpital du Havre, confié à l’architecte Léon David.

Les pavillons, les blocks , les baraques, sont disposés de diverse façon, suivant les ressources du terrain. A Bourges, il y a deux rangs de six pavillons chacun ; les pavillons sont l’un derrière l’autre, à une distance de 15 mètres, avec 56 mètres d’intervalle entre les deux rangées. Les baraques de Moabit sont disposées perpendiculairement à une ligne qui représenterait un fer à cheval très allongé. A Montpellier, comme on le voit dans la figure, les pavillons sont par rangs de quatre, parallèles et successifs; les extrémités en regard ne se touchent pas. On pourrait les disposer en quinconce; ceux de l’hôpital du Havre sont dans un ordre un peu irrégulier. Ce point n’a pas d’autre importance que de favoriser plus ou moins le service.

Comme nous le disions, ce système exige de la surface, 100 mètres carrés par lit, en moyenne. Le prix des bâtisses, non compris le terrainne doit pas être sensiblement au-dessus de 2,000 francs pour une ville moyenne. Vallin est justement étonné que l’hôpital du Havre ait coûté 6,000 francs parût.

Construction des pavillons. — Nous construisons, en France, tous nos pavillons à une certaine hauteur au-dessus du sol. Tantôt le soubassement est simplement rempli de gravois ou de scories ; tantôt, il constitue un véritable sous-sol, comme au Havre, où il a 3 mètres de hauteur et renferme des promenoirs et divers services. C’est dans le cas où ils reposent sur une excavation que les pavillons, à Tempelhof, se nomment blocks. Ils ont la forme rectangulaire, sauf à Anvers où on leur a donné la forme circulaire, imaginée par Baeckelmans et préconisée par John Marshall et Saxon Snell, laquelle, évidemment, supprime beaucoup d’angles (il ne faudra pourtant pas mettre, un jour, les malades dans une sphère creuse). En général, ils n’ont qu’un étage habité. C’est la perfection ; mais cela tient infiniment de place et complique le service. Nous admettons volontiers que l’on ménage un sous-sol habitable, ne servant qu’à un séjour temporaire et diurne, et même que l’on ait deux étages de salles, comme en quelques blocks de Tempelhof. Le grand inconvénient des deux étages étant les échanges d’atmosphère, si l’on supprime ceux-ci par un plafond imperméable, par des paliers fermés et une cage d’escalier ventilée pour son propre compte, la salubrité de l’un ou de l’autre étage ne sera pas sérieusement compromise.

L’entrée par une des extrémités du pavillon nous semble préférable au palier intermédiaire aux deux moitiés de la bâtisse; ce palier peut être un réservoir d’air suspect. De même les dépendances nécessaires de chaque pavillon sont mieux aux extrémités qu’au milieu. Cette disposition permet, en outre, de ménager, à l’une des extrémités, le local de jour ( Tagraum ) et la loggia ou terrasse couverte, que l’on voit communément aux pavillons hospitaliers d’Allemagne.

Les cliniques de Berlin ont certains étages de leurs pavillons divisés longi-

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tudinalement par une cloison, qui ménage d’un côté un corridor et, de l’autre, de petites salles à 2, 4, 8 lits s’ouvrant sur ce corridor. Cette pratique est peut-être la meilleure pour les grands blessés et les accouchées,

pourvu que le corridor soit ventilé soigneusement.

Les dimensions des pavillons peuvent varier selon le nombre des lits qu’on y mettra et, par suite, selon le genre de malades que l’on doit y traiter. Les vénériens, par exemple, n’ont pas besoin d’un cube d’air exagéré. Le cube de 50 mètres par malade peut être accepté comme moyenne. J. Rochard propose : Longueur 30 mètres; largeur 9 mètres; hauteur 5 mètres; en tout 1,350 mètres cubes, ou 67 mètres cubes par malade s’il n’y a que 20 lits ; 46 mèlrescubeparlitsiTon en met30.

La figure 271, ci-contre, ex plique quelques-uns des détails qui précèdent et de ceux qui vont suivre.

On a soin de remplir d'arbres, de plantes d’agréments, les espaces intermédiaires aux pavillons.

Le système actuel a l’avantage considérale de permettre les dis tinctions nécessaires dans le même hôpital : de réserver un pavillon exclusif aux femmes en couches; de ménager, au fond du terrain, des pavillons d'in- (*)

Fig. 271. — Construction d’un pavillon hospitalier (*).

fectieux, un pavillon d'aliénés en observation, etc.

Le tout est entouré d’une grille plutôt que d’un mur claustral.

Locaux. — Sans parler des bureaux de l’administration, des cuisines , des locaux de la pharmacie et de la communauté des sœurs ou du casernement des infirmiers, qu’il n’est pas nécessaire d’incorporer à l’hôpital aussi intimement qu’on le fait d’habitude, il est indispensable de ménager à l’usage des malades eux-mêmes, d’autres pièces encore que les salles. Tout le temps que les malades passeront hors de celle-ci peut être considérée comme un gain pour leur salubrité, en même temps que diverses convenances seront mieux satisfaites et que le bien-être des clients s’élargira. C’est ainsi que l’hygiène, à ce double point de vue, a bénéficié de l’instal-

(*) A. Cabinets d'aisance. — B. Tisnnnorio, Bains. — C. Infirmiers. — D. Cabinet du médecin. — G. Galerie extérieure.

En haut, t lit par trumeau et annexes aux extrémités. Au milieu, 1 lit par trumeau et anucxcs au centre. En bas, 2 lits par trumeau; annexes aux extrémités.

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lation de lavabos séparés, l’extrémité de chaque salle ; de réfectoires , si attrayants que beaucoup de patients, qui ne sortiraient pas de leur lit sans cela, se lèvent pour manger à table; de chau/foirs, de fumoirs. Joignons à ces locaux les préaux, les promenoirs couverts sans parois latérales, où les malades trouvent le triple avantage d’un changement de place, d’un peu d’exercice et surtout d’une aération immédiate particulièrement salutaire.

Pour la bonne exécution du service, non moins que pour le maintien de l’hygiène intérieure, on doit ménager à l’extrémité des salles opposées h celle où se trouvent les lavabos, urinoirs et cabinets, une chambre de surveillant avec une baignoire et une petite officine oii les tisanes pourront être tenues chaudes, où l’on pourra préparer des cataplasmes. Il n’est point bon que les odeurs et les vapeurs de ces préparations se répandent dans la salle. Les linges de pansements journaliers, le cérat, la ouate, etc., seront renfermés dans des armoires. Il est très avantageux que celles-ci soient égalements hors de la salle, afin de ne pas y diminuer l’espace et surtout pour que ces objets ne s’infectent pas eux-mêmes dans l’atmosphère des malades et ne deviennent pas un moyen de transmission morbide. Il y aura une salle de bains, à part.

A une faible distance de chaque grande salle devront se trouver de petites salles de 4 à 6 lits et des cabinets à deux lits (dont un inoccupé et de rechange) pour les malades qui ont particulièrement besoin de calme et de soins, ou qui, parleurs plaintes, leurs cris, leur agitation délirante, priveraient de repos leurs compagnons de souffrance en salle commune.

Tout à fait à l’écart des salles et ne pouvant être soupçonnés des habitants de celles-ci, on aura élevé la salle des morts et le cabinet d'autopsies, masqués par des arbres, décents, dallés et peints à l’huile, parfaitement aérés et tenus dans une propreté minutieuse. Le mobilier doit en être facile à laver et à désinfecter. Les tables d’autopsie seront faites d’une substance imperméable. Un progrès moderne consiste à construire ces tables sous la forme d’une boîte rectangulaire, un peu plate, dont la paroi supérieure est à claire-voie et dans la concavité de laquelle débouche un fort tuyau d’aspiration latérale, correspondant à une cheminée d’appel. Les liquides cadavériques s’écoulent par le fond de la boite et le pied creux delà table jusqu’à l’égout et les émanations odorantes sont aspirées par le ventilateur.

Nous ne dirons rien de la chapelle, sauf pour demander qu’elle ne soit pas encombrante et qu’elle n'accapare point l’air et la lumière des malades.

Disposition des salles. — On a très généralement adopté aujourd’hui, pour les salles d’hôpital, la forme d’un long rectangle, avee des fenêtres sur deux faces, en regard les unes des autres, et dans lequel les lits sont placés perpendiculairement au grand axe de la salle, sur deux rangs, la tète vers le mur et dans l’intervalle des fenêtres (Lariboisière, La Charité de Lille, et les pavillons-hôpital du système Tolletj. Cette disposition est préférable à ce que Ion voit dans quelques salles de 1 hôpital Saint-Antoine (Paris) : le rectangle divisé en deux par une cloison longitudinale et les lits sur un rang de chaque côté de la cloison, la tête contre ce mur intérieur; c’est, évidemment, l’annulation de l'effet des fenêtres opposées, bien plus détestable encore est le plan qui consiste à tailler, dans un rectangle

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long et large, des salles représentant telle-mèmes des rectangles perpendiculaires au grand, dans lesquels les lits sont appuyés en deux rangs contre les cloisons intérieures et où il ne reste plus qu’une ou au plus deux fenêtres en regard, ouvertes sur la plus courte paroi de la salle (ancien hôpital des Cliniques à Paris ; hôpital militaire de Conslanline).

On voit encore, dans quelques hôpitaux civils (et militaires) du Nord [Arras, Valenciennes, Maubeuge), des salles plus rapprochées du carré que du rectangle, ayant des fenêtres sur deux ou même trois côtés et les lits rangés le long des murs, sur les quatre parois. Celte disposition est louable, à la condition qu’on ne se laisse pas tenter par le grand espace qui reste libre au centre de la salle et qu’on n’y mette pas de lits, ce qui arrive à Arras. Le Dr Folsom a adopté ce plan pour l’hôpital général de Massachusetts et quelques autres; il recommande les dimensions suivantes : 56 pieds (17 mètres) dans la longueur et 43 pieds (13 mètres) en largeur, avec 6 lits sur la longue paroi et 5 sur la plus courte; soient 52 malades, disposant de 221 mètres carrés de surface. En supposant une hauteur de 4m,5, le cube intérieur est de plus de 45 mètres cubes par malade. Il n’y a à en défalquer que le volume de l’appareil de chauffage placé au centre de la salle.

Avec les salles rectangulaires et des fenêtres opposées, la meilleure orientation paraît être N.-E. à S. -O., pour que l’insolation dure toute la journée. L’éclairage diurne ne réclamant pas de conditions spéciales. Pour la nuit, on a le gaz, ou, comme au Havre, 1a. lumière électrique.

Population par salle et par hôpital. — Les calculs de miss Nightinhale ont démontré que le chiffre de 22 lits par salle (nous entendons les salles communes) est la plus favorable au bon fonctionnement de la ventilation et du chauffage, à la surveillance et au service du personnel d’assistance, à l’économie financière. On le dépasse presque toujours : Lariboisière, 32 lits ; Boston free hospital , 23 lits; Vincennes, 32 lits ; (même dans les pavillonshôpital du système Tollet, Bourges et Saint-Éloi de Montpellier, 28 lits. L’hôpital Tenon et La Charité (Lille) ont justement ce chiffre louable de 22 lits par salle. Il est d’autant plus important de limiter ce chiffre, dans les hôpitaux civils, que les lits sont à peu près tous constamment occupés. Dans les hôpitaux militaires, avec un vieux bâtiment, aussi mal aéré et ensoleillé que possible, comme l’hôpital militaire de Lille, on arrive encore à des résultats passables en n’occupant que 18 à 20 lits dans des salles de trente et en se ménageant des salles de rechange , c’est-à-dire que chaque salle occupée en hiver reste vide en été et réciproquement. C’est aussi le cas du Gros-Caillou, à Paris (Legouest).

Il est de règle d’espacer les lits d’au moins 1 mètre, de ménager entre la tête du lit et le mur un intervalle de 60 centimètres et, entre les deux rangées de lits, un couloir de 2m,8 de large. Dans ces conditions, si le lit luimême a IIU,10 de largeur et lm,80 de longueur, chaque malade disposera de près de 8 mètres carrés de surface et, par conséquent, de 36 mètres cubes d’espace, si la salle a 4m,5 de hauteur. Ces fixations sont un minimum : à Lariboisière, les lits sont espacés de im,50. La moyenne d’espacement, dans les hôpitaux de Paris, est de im,I0 (Poncet). Il n’est pas de rigueur que l’intervalle soit le même entre tous les lits; il dépend du nombre de lits placés contre les trumeaux. S’il y en a deux par trumeau, ils

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peuvent être un peu rapprochés, pourvu que l’on regagne l’espace par la distance entre chaque couple de lits (Yoy. fig. 271, en bas).

Les lits doivent être en fer plutôt qu’en bois, garnis d’un sommier, d’un matelas, d’un traversin, tous deux en crin et laine, de couvertures de laine et d’une paire de draps. Les rideaux sont en général à supprimer.

Le chiffre de la population totale à admettre dans chaque établissement dépend beaucoup du système appliqué dans la construction. Les hôpitaux sans étages, à pavillons isolés, risquent certainement moins que d’autres d’aboutir à l’encombrement en réunissant un grand nombre de malades, puisque les individus assistés sont dispersés sur une grande surface, divisés en petits groupes et que chaque groupe est une sorte de maison indépendante, environnée d’air de toutes parts. Bourges a 350 lits. On n’a pas craint de prévoir 800 lits pour le nouvel hôpital Saint-Éloi de Montpellier. Nous pensons que c’est une exagération dangereuse et faite pour compromettre un système d’ailleurs excellent. En effet, toute salle d’hôpital est un foyer puissant d’émanations et de souillures atmosphériques ; la dilution de ces impuretés dans l’air, au degré inoffensif, est subordonnée à la distance du foyer pour le point envisagé et au rapport entre la masse d’air environnant et l’abondance des souillures fournies par le foyer. Les ressources de la dilution peuvent se trouver débordées et les pavillons amoindrir les uns pour les autres les qualités de l’air. Si bien bâtie que soit une ville, elle n’a jamais l’air pur des champs; que serait-ce d’une ville de malades? Le nouvel hôpital du Hâvre n’a que 300 lits.

Quant aux hôpitaux massifs, à étages superposés et à bâtisses d’une seule tenue, les fixations adoptées jusqu’à présent pour le personnel secouru y sont toujours trop élevées : Lariboisière (type mixte), 625 lits; La Charité (Lille), 400 lits; le nouvel Hôtel-Dieu de Paris, 400 lits (les prévisions primitives portaient 800 lits !) ; l’hôpital militaire de Yincennes, 532 lits, Tenon, 600 lits. L’hôpital Majeur ( Ospedale Maggiore) de Milan renferme, dit-on, 3,500 lits et l’on assure qu’il est le plus sain de toute l’Italie : à la vérité, le chiffre réel des malades n’y dépasse pas 2,800, ce qui les met déjà au large. En outre, il faut croire qu’il a paru aux médecins et administrateurs du pays que l’on pouvait faire mieux puisque l’on a constitué, à Mombello, à 15 kilomètres de Milan, en pleine campagne, un vaste asile où sont reçus les aliénés et bon nombre de pellagreux.

Les établissements absolument temporaires, comme les ambulances de guerre, sous baraques et en pleine campagne, comportent une tolérance, vu leur caractère transitoire. On y réunit de 500 à 1,000 blessés; les Américains, pendant la guerre de Sécession, ont même construit des agglomérations de pavillons à 25-50 lits, pour une population de 4,000 blessés! Il n’en est pas résulté de désastres, au témoignage de W. Hammond. Mais ce n’en est pas moins une situation pleine de périls etque nous déconseillons formellement.

Ventilation , chau/J'age, approvisionnement d'eau, éloignement des immondices des hôpitaux (Yoy. Hygiène générale).

Hôpitaux spéciaux. — Nous traiterons plus loin la question de Y isolé-

1 fi LES MALADES El LES MALADIES. [Hygiène

ment do certains malades et des locaux à leur réserver. Mais nous devons ici une mention spéciale aux Maternités , en raison de leur extrême importance, aux hôpitaux payants, maisons de santé en France, cotiafje-lwspitals en Angleterre, et à quelques autres établissements de secours.

Maternités. — Le l'ait d’accoucher à l’hôpital constitue de sérieuses chances de mort à la femme qui vient emprunter cet asile. La mortalité des nouvelles accouchées étant del sur 212 dans les villes, elle devient! sur 32 dans les hôpitaux et les maternités (L. Le Fort, Dumontpallier). Et Tarnier estime que parfois, dans les hôpitaux de Paris, il y a 543 décès chez les femmes en couches de plus qu’il ne devrait y en avoir si la proportion des décès était la même qu’à domicile (Hervieux). En 1870, E. Besnier évaluait à 4 p. 100 la mortalité des nouvelles accouchées dans les hôpitaux et maternité de Paris. Or, il y a plus de 6,000 de ces accouchements.

Année 1874.

Accouchements.

Décès.

Proportion

Dans les hôpitaux

Chez les sages-femmes....

A domicile

Cet état de choses légitime et au delà les préoccupations qui se sont manifestées à différentes reprises au sein de la Société médicale des hôpitaux de Paris (particulièrement en 1870). Il faut donc, le plus possible, épargner aux femmes en couches l’hôpital et son atmosphère viciée et faire que les maternités , disjointes de l’hôpital commun, ressemblent le moins à celui-ci et se rapprochent le plus des conditions d’un domicile moyen.

Les causes qui multiplient les chances de mort chez les nouvelles accouchées ne sont pas seulement la promiscuité respiratoire et les échanges d’émanations ou de germes entre les accouchées et les autres malades, entre les accouchées elles-mêmes; il faut y ajouter les divers modes de transport du poison puerpéral qui se réalisent(médecins, élèves, infirmières, instruments, etc.) dans la Maternité sous forme de salle commune.

Les accouchées, même dans les conditions physiologiques, ont une extraordinaire puissance de viciation de l’air (lochies, sécrétion lactée, déjections des enfants). Il faut les séparer des autres malades et les séparer les unes des autres. Tarnier a réussi à faire élever, dans des jardins entre le Luxembourg et l’Observatoire, un pavillon MaLernité, inauguré le 8 juillet 1875, qui paraît extrêmement louable sans valoir, cependant, celui que l’on aurait obtenu avec la réalisation du plan primitif de l’auteur, tel qu’il l’exposait à la Société médicale des hôpitaux, en 1870. Ce plan ne comportait qu’un rez-de-chaussée et prévoyait une infirmerie distincte de la maternité proprement dite; tandis que le pavillon actuel a un étage sur rez-de-chaussée et que les femmes en couches qui deviennent malades sont soignées dans la chambre où elles se trouvent, leur porte étant toutefois interdite au personnel ordinaire du service*

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