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[Hygiène
notable après que l’eau souterraine a présenté son plus bas niveau. Nowak (de Prague) fait des observations qui l’amènent à conclure que le Grundwasser monte avant la pluie; de telle sorte que cette ascension permet d’annoncer la pluie plus sûrement que la chute du baromètre. Albu, à Berlin, contredit énergiquement Virchow sur les rapports que. celui-ci admet entre les années sèches et le typhus abdominal et s’efforce de ruiner la part d’influence que l’illustre professeur est disposé à accorder aux oscillations de la nappe souterraine, à l’humidité du sol, aux fermentations organiques. En 1871, 1872 et 1873, il surprend à plusieurs reprises le typhus abdominal et la nappe souterraine oscillant parallèlement, c’està-dire en sens inverse de la règle. Krügkula (1878) note que l’épidémie de 1877, à Vienne, éclata au moment où la nappe souterraine, après avoir atteint son plus bas niveau, commençait à monter. Fodor, cependant élève de Pettenkofer, est obligé de déclarer qu’à Budapest les rapports sont inverses de ceux de Munich ; le typhus et la nappe montent et descendent ensemble.
A Paris, Léon Colin s’inscrit en faux contre l’absolutisme de la théorie de Pettenkofer. A côté des faits ordinaires de mobilité et d’ubiquité de la fièvre typhoïde, il cite spécialement l’épidémie de la caserne du Mansourah, près de Constantine (1876), où la nappe souterraine est à une profondeur trop considérable pour que ses oscillations puissent influencer le dégagement d’émanations à la surface du sol ; celle du château de Montbéliard, sur un rocher imperméable et taillé à pic; c’est-àdire à peu près sans nappe souterraine ; et, enfin, la recrudescence pendant le quatrième trimestre, époque des pluies, de l’épidémie parisienne de 1876.
Pour notre compte, nous invoquerons les cas de contagion immédiats, et que personne ne conteste, de fièvre typhoïde chez les infirmiers employés dans des salles de typhoïsants, ou chez des malades atteints d’affections banales et soignées au voisinage de typhoïsants (Arnould, Quinquaud, Ollivier, Laveran, Debove, etc.) ; les faits de transmission immédiate dans des villages, quelques jours après l’arrivée d’un malade, ou même quelques jours après que des personnes de ce village sont allées visiter de leurs parents, malades dans un village voisin. Il n’est guère possible, ici, que le germe typhogène ait eu le temps d’évoluer en poison dans le substrat; il n’y a pas eu le temps nécessaire pour l’accomplissement des deux phases d’une génération alternante; ce sont bien les typhoïsants qui ont infecté les individus sains, sans l’intermédiaire du sol et tout au plus, avec laseule véhiculation atmosphérique. Ce qui, par parenthèse, atteint aussi bien la fameuse théorie de W. Budd que celle de Pettenkofer.
Ces observations contradictoires sont indiscutables et, en réfléchissant aux circonstances nombreuses qui peuvent faire varier tantôt les foyers putrides d’où émane la fièvre typhoïde, tantôt les conditions adjuvantes de ces foyers, humidité, chaleur, etc., personne ne s’étonnera d’apprendre que les choses ne se passent pas partout exactement comme à Munich ou
Dresde. Est-ce à dire que les vues étiologiques de Pettenkofer soient