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sources, sont alors projetés loin d’elles par l’ascension del eau souterraine. » Ces vues ont l’attrait de la simplicité. Malheureusement, même en regardant comme certaine l’aptitude très contestée du bacille typhique à vivre dans l’eau, elles supposent résolues un assez grand nombre de questions relatives aux rapports de la nappe avec les collections d eau visibles et au déplacement des microorganismes dans le sol; questions encore à 1 étude, mais dont la solution ne semble pas devoir incliner manifestement dans le sens de l’éminent professeur de Paris. Après tout, si le bacille typhique se plait dans l’eau, on ne voit pas bien en quoi l’ascension de la nappe vers les couches superficielles, naturellement les plus souillées, pourrait lui être défavorable.
ou Thermalité du sol.
Les couches du sol qui intéressent l’hygiène reçoivent de la chaleur, d’une part du foyer central, d’autre part du soleil. Leur état thermique, sous cette double influence, est réglé par la conductibilité et la capacité calorifique des éléments du terrain, modifiées elles-mêmes par les proportions d’air ou- d’eau que le sol renferme.
La température du sol s’accroit d’environ 1 degré par 30 ou 32 mètres, en descendant de la surface vers le centre. Le fait intéresse immédiatement les mineurs, dont quelques-uns travaillent à 300 ou 600 mètres sous terre. Dinzer, observant par des trous de sonde et tenant compte de la chaleur développée par le forage même, a élevé ce chiffre à 1° par 27m,8. C’est là une loi d’observation. Mais l’on conçoit que, pour être générale, elle ne se vérifie qu’à partir d’un point suffisamment distant de la surface pour que le sol devienne indifférent aux oscillations de la tempéi’ature extérieure. La profondeur de ce point varie quelque peu selon les latitudes et surtout en raison de la conductibilité des éléments du sol, de la perméabilité du terrain qui permet plus ou moins les échanges gazeux, etc. Les caves de l’Observatoire de Paris, à 29 mètres de profondeur, marquent au thermomètre, depuis plus de cent ans (Réaumur, Lavoisier, Arago), une température d à peu près 1 1°,7 (C.), sans oscillation notable. En diminuant ce chiffre d’un peu moins dune unité, on obtient 10°, 8, qui est précisément la moyenne thermique annuelle de Paris, donnée par les instruments et l’observation directe.
Le point de température invariable, dans la profondeur, possède, en effet, la moyenne thermique du lieu. A Paris, ce point est donc vers 3o ou 36 mètres de profondeur (la moyenne réelle, d’après Renou, ne dépassant pas 10°). Partes, observant en Angleterre, place ce point entre 16 et 30 mètres; Roth et Lex, en Allemagne, à 10 mètres. Là où la moyenne thermique du lieu est au-dessous de zéro, la zone de température constante est toujours gelée; par suite, l’épaisseur du sol gelé est d’autant plus grande que la température moyenne annuelle est plus au-dessous de zéro (Soyka).
L effet de la chaleur centrale est perceptible dans les mines, sous les tunnels de montagnes. Nous avons personnellement constaté 2o degrés, au fond de la fosse du Chaufour (Anzin), à 400 mètres, la température extérieure étant de 10°. Il y a également 30°, t dans le tunnel du Mont-Cenis, à 1,609 mètres au-dessous du sommet de la montagne (Giordano); 30°, 6 dans le tunnel du Saint-Golhard, à I,2o0 mètres au-dessous de la surface (A. Koch).
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11 y a une troisième source de chaleur pour le sol, sur laquelle Soyka appelle légitimement l’attention ; ce sont certains phénomènes physiques ou chimiques qui s’accomplissent à sa surface ou dans ses premières couches. Ainsi, V absorption de l’eau ou de la vapeur, la condensation de la vapeur d’eau. On sait que 1 kilogramme de vapeur en repassant à l’état d’eau abandonne 536 calories. 11 est assez curieux que cette condensation, déterminée par le fait que le sol est plus froid que l’air, tend précisément à compenser ce refroidissement. Les actions chimiques capables de faire de la chaleur dans le sol sont de l’ordre des oxydations et des réductions, qui, pour la plupart, s’accomplissent avec l’intervention des microorganismes; la destruction des combinaisons organiques met en liberté de la chaleur latente.
Pouvoir thermique «lu noI. — Comme d’habitude, le pouvoir émissif et le pouvoir absorbant marchent, dans le sol, d’une façon parallèle. L’un et l’autre sont liés aux propriétés physiques et minéralogiques des éléments du sol ; plus élevés dans le sol léger et moins dans les matériaux compactes (Soyka, Lang); moins sensibles dans les terres ou roches de couleur claire et très accentués dans celles de couleur sombre (Wollny). L’humus, qui est noirâtre, absorbe beaucoup plus le calorique que la craie ou que divers sols siliceux de couleur éclatante. La coloration est tellement décisive en ceci, que la teinte brune permet réchauffement de certaines argiles (lœss, lehm ) ou marnes douées cependant d’une capacité calorifique assez considérable. La couleur sombre élève, de même, l’aptitude au refroidissement (Flügge). Tout ce qui mulLiplie la surface, la culture, la végétation, augmente les pouvoirs émissif et absorbant.
Capacité pour le calorique. — Il faut distinguer la capacité pour le calorique (ou chaleur spécifique) des éléments du sol et celle des sols euxmêmes.
En les rapportant à la chaleur spécifique de l’eau = 1,000, on a attribué à diverses substances minérales ou même végétales les capacités suivantes :
Eau
Bois
Tourbe
Gypse
Carbonate de chaux
1,000 (Régnault).